La Plume d'Aliocha

01/08/2009

Les doigts de pieds en éventail….

Filed under: A propos du blog — laplumedaliocha @ 15:42

Chers amis virtuels et néanmoins précieux,

Le temps est venu pour moi de poser la plume.

Je sais, la plupart des bons blogueurs ne lâchent jamais le clavier, ils ne connaissent ni vacances, ni jours fériés, ni panne d’inspiration, ni besoin légitime de repos. Ils sont virtuels, invisibles et inusables. Seulement voilà, l’actualité pour moi est un métier avant d’être une distraction. Alors quand je pars en vacances, c’est sans l’actualité. Qu’elle fasse ce qu’elle veut, mais qu’elle le fasse sans moi. J’ai hâte d’abandonner mon inconfortable chaise de bureau pour un transat les pieds dans l’eau et mon écran pour la nature. Le temps est venu de se taire et d’écouter, de lire plutôt que d’écrire, de contempler et de méditer. Et pour cela, il faut éteindre portables et ordinateurs, oublier l’information en boucle sur LCI ou ailleurs, s’inscrire aux abonnés absents y compris à l’égard des rédacteurs en chefs névrosés et autres tyrans du même acabit. Advienne que pourra. Comme dirait mon accupuncteur en cela approuvé par mon maître de yoga, IL FAUT LACHER PRISE. Je profite de ce billet pour faire passer le mot car, croyez-en une droguée du boulot et de l’info, ils ont prodigieusement raison !

Un petit bilan avant de partir néanmoins. Depuis la création de ce blog le 9 septembre dernier, mon tableau de bord a recensé 223 billets publiés (et 89 non publiés, vous avez échappé à quelques coups de gueule virulents), plus de 6500 commentaires et 339 000 visites. Un grand merci à tous pour votre présence et votre participation aux discussions ! Evidemment, sans le soutien d’Eolas, ce blog plafonnerait à 25 visiteurs par jour. Qu’il en soit remercié.

Certains sujets m’interpellent depuis une semaine, mais j’avoue avoir eu la paresse de les commenter. Heureusement, d’autres l’ont fait mieux que moi. Voyez ce billet de Claude Soula sur les difficultés de l’agence Gamma, cet article de Philippe Cohen sur les RG et la burqa ou encore l’émission qu’a consacré @si à l’affaire Drai (réservée au abonnés, mais entre nous, 3 euros par mois, c’est pas la mer à boire, si ?).

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Une balade dans Paris ?

A tous ceux qui ont décidé de profiter de Paris au mois d’août, je propose avant de partir une petite promenade journalistique. Faites donc un saut au Musée d’Orsay, vous y trouverez une galerie consacrée au journalisme et notamment, si ma mémoire est bonne, une carte signalant l’emplacement des journaux à l’âge d’or de la presse, dans le quartier qu’elle a aujourd’hui quasiment déserté, entre le Sentier et l’hotel Drouaut. En sortant, dirigez-vous vers la très belle église de St Germain L’Auxerrois. A droite en entrant, se trouve une magnifique chapelle. Dans la travée centrale, vous verrez une dalle indiquant que le père de la presse française, Théophraste Renaudot (en photo) repose en ces lieux. Si la faim se fait déjà sentir, vous pouvez déguster une salade chez Cojean juste à côté. Ambiance éthérée dédiée aux mannequins et autres jolies créatures soucieuses de leur ligne, vue sur la Seine, et produits aussi frais que savoureux. Idéal par temps chaud. Si les saladeries branchées ne vous tentent pas, traversez le Pont Neuf et allez gouter le plaisir d’une terrasse Place Dauphine, c’est l’un de mes endroits favoris. A moins que vous ne préfériez une tartine et un verre de vin à la Taverne Henri IV, juste à l’entrée de la place à côté de l’antiquaire. En passant, jetez un coup d’oeil à la maison des avocats (hotel de Harlay) en face du Palais de justice, juste à côté se trouve le siège de la légendaire Gazette du Palais.

Si vous préférez la cuisine italienne, alors foncez chez Fellini, rue de l’arbre sec. Ils font les meilleures vongole de Paris. Attention toutefois, à plus de 20 euros le plat de pâtes, l’addition monte vite. Si vous ne voulez pas vous ruiner, optez pour les spaghettis vongole ou les santa lucia (divin) arrosé d’un verre de vin blanc ou rouge de la maison, de bonne tenue (surtout le rouge). C’est l’adresse confidentielle des gens de presse, de la mode, du show bizz et de certains politiques. Et pour cause, dans son décor intemporel d’affiches de cinéma sur fond de pierres brutes, il rompt avec les traditionnelles tables branchées de la capitale et offre de surcroît la même qualité de produits depuis plus de dix ans, ce qui est fort rare à Paris.  De là, vous pourrez visiter dans la même rue quelques numéros plus bas la Galcante. C’est ma caverne d’Ali Baba. Ils ont des kilomètres de journaux archivés, de l’Illustration à Combat, Match ou France-Soir en passant par les premiers numéros du Canard enchaîné, les titres de la presse du 19ème siècle et mille autres trésors. Vous pourrez notamment y acheter un exemplaire original du journal de votre naissance. Si vous avez soif en sortant, allez donc boire un verre au Fumoir rue de l’Amiral Coligny. C’est de très loin l’endroit le plus agréable du quartier pour  lire un journal l’après-midi dans des fauteuils confortables avec vue sur le Louvre, la Seine et St Germain l’Auxerrois. Quant à l’ambiance à l’heure de la happy hour, elle vaut le détour. On peut aussi y déjeuner et y dîner.  Libre à vous ensuite de remonter la rue du Louvre pour marcher sur les traces des titres qui ont fait l’histoire de la presse. J’ai cherché en vain sur le web une carte, il vous faudra donc prendre des notes à Orsay ou vous munir d’un guide. Bonne balade !

A partir de demain soir, je placerai les commentaires en mode « approbation préalable » pour être tranquille. Je ne voudrais pas qu’un troll fiche le bins ou que quelques joyeux lecteurs se suspendent au lustre en jouant avec des pots de Danette. Il y a eu des précédents ! Comme je ne pense pas me connecter en vacances, ou très peu, les commentaires qui seront envoyés en mon absence attendront donc mon retour.

Vous allez me manquer.

Bon mois d’août à tous !

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