La Plume d'Aliocha

22/07/2009

Plaisir de lire (2) l’humour

Filed under: Salon littéraire — laplumedaliocha @ 13:17

Avez-vous observé à quel point le rire se fait discret en littérature ? Oh, bien sûr, en réfléchissant un peu on songe à Rabelais, Molière, Cervantès, Céline et quelques autres. Tout de même, les auteurs qui font rire, ne serait-ce que de façon ponctuelle, ne sont pas légion. Alors, forcément, ce billet sera bien plus court que le précédent. Surtout que j’ai choisi de m’en tenir aux contemporains. Voici donc quelques auteurs qui me font rire :

San Antonio : celui-là était l’auteur favori de mon premier patron, un avocat. Or, il se trouve que  mon patron m’énervait prodigieusement. A l’époque, au début des années 90, les rares fois où j’avais vu Frédéric Dard à Apostrophe, sa prestation ne m’avait guère inspirée. Il faut dire que j’étais encore dans ma période vibrante et romantique. Il me fallait de la Grande Littérature, des chefs d’oeuvre inspirés capables de me laisser tremblante d’adoration à la fin du livre, éblouie et reconnaissante. Balzac, Sophocle, Dostoïveski, rien de moins, le reste ne m’inspirait que mépris. Alors Frédéric Dard, vous comprenez, c’était un peu comme proposer un concert de Dick Rivers à un amateur de musique classique, impensable. Et puis il y a un peu plus d’un an, un ami m’a recommandé San Antonio. Me voici donc avançant timidement la main pour me saisir de l’auteur honni, du grand rigolo que j’imaginais grossier et vulgaire et dont la lecture me semblait réservée à quelques hommes à l’humour gras essentiellement sur le chapitre du sexe. Comme quoi, les préjugés….Je me souviens encore des 10 minutes de fou rire inextinguible qui m’ont secouée dès les premières pages du roman. Vous savez, ce rire qui vous broie les abdominos et vous étouffe ? Je ne saurais donc trop vous recommander d’en glisser un au hasard dans vos bagages. Une telle maîtrise de la langue est un bonheur pur, on croirait retrouver Audiard. Attention, son fils a pris la relève, je n’ai pas testé mais je crois préférable dans le doute de s’en tenir au père, d’autant que celui-ci fut très prolixe.

William Boyd : ah ! comme j’aimerais n’avoir jamais lu « Un anglais sous les tropiques » et pouvoir l’emmener dans mes bagages, seulement voilà, c’est fait. Alors il ne me reste plus que le plaisir de le recommander. Un fonctionnaire de sa très gracieuse majesté envoyé en Afrique croit l’heure de son ascension sociale arrivée et multiplie les faux pas avec un talent qui frise le génie. L’humour anglais dans toute sa splendeur.

Romain Gary : Lady L.  Toujours dans la lignée de l’humour anglais, voici un roman atypique de Gary, mais tous les romans de Gary d’ailleurs ne sont-ils pas atypiques ? Une très respectable lady britannique, proche de la reine, fête son anniversaire dans son chateau. En  réalité, la vieille aristocrate est une ancienne prostituée qui va confier à l’anglais très coincé qui l’adule en secret sa véritable histoire. Une formidable satyre  (oups, je passe mon temps à confondre satyre et satire, mille pardons) de la bonne société en forme de pied de nez. Et une fin inattendue où l’on découvre que, décidément, cette vieille dame indigne avait plus d’un cadavre dans le placard. L’un de mes Gary préférés.

Eduardo Mendoza : Précisons d’abord que Mendoza est un auteur espagnol tout à fait respectable et respecté. Il a écrit des choses sérieuses, quoique souvent satyriques, satirique (donc) et puis des choses moins sérieuses, voire franchement délirantes. C’est le cas de « Sans nouvelles de Gurb ». Accrochez-vous, je vous explique. Gurb est un extra-terrestre arrivé sur terre en compagnie de son chef, le narrateur,  et qui a notamment le pouvoir de prendre la forme des créatures terrestres. L’inconscient choisit de s’incarner en Madonna et part découvrir Barcelone. Son compagnon le recherche partout, offrant au passage une description hilarante d’un monde humain auquel il ne comprend strictement rien. Le roman est très court, totalement déjanté. Un pur plaisir. L’autre s’intitule « Le dernier voyage d’Horatio II ». Là encore nous sommes dans le loufoque absolu sur fond de critique sociale. Horatio II est chargé d’emmener une assemblée hétéroclite en vaisseau spatial, on ne sait trop où. L’opération se déroule dans un bins indescriptible qui suscite chez le narrateur une curieuse façon de décrire ses sentiments : « je suis à deux degrés au-dessus de la colère et à 5 en-dessous de l’hystérie », par exemple. A ne pas rater, si on aime le loufoque évidemment. A titre de test préliminaire, si vous appréciez ici les échanges entre Tschok, Fantômette, Goloubchik, Mussipont et Ferdydurke, il y a des chances pour que vous soyez sensible à l’humour délirant de Mendoza. D’ailleurs, je le recommande chaudement à ceux-ci.

Joseph Connolly : « Vacances anglaises ». Ce roman a donné lieu à un film « Embrassez qui vous voulez » avec Dutronc, Carole Bouquet, Michel Blanc, Karine Viard etc. Le film est assez fidèle au roman, en moins drôle. Deux familles anglaises voisines et amies partent en vacances. L’une est riche, l’autre ruinée mais entend bien faire comme si elle avait le même train de vie. La drolerie du livre réside essentiellement dans le procédé utilisé par l’auteur qui consiste à s’installer dans la tête de ses personnages, à nous livrer leurs pensées intimes, lesquelles se retrouvent en décalage comique avec la réalité. Il a une suite, Joyeux Noël, où l’on retrouve les mêmes personnages fêtant Noël. Un peu moins bien, malheureusement.

Jean-Louis Maunoury : « Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja« , « Hautes sottises », et enfin « Divines insanités ». L’auteur a rassemblé plusieurs centaines d’anecdotes concernant Nasr Eddin Hodja, « personnage apocryphe ou réel du XIIème siècle, maître d’école coranique et bouffon du sultan Tamerlan, une sorte de Candide oriental » nous apprend l’éditeur. Ces petites histoires circulent depuis des siècles en Perse, en Turquie et dans le monde arabe. Pour vous donner un exemple de la logique du personnage, Nasr Eddin se fait cambrioler en pleine nuit. Il attrape son voleur et lui dit : « comment, moi qui vis depuis des années dans cette maison, je n’ai jamais trouvé d’argent et toi qui viens pour la première fois et de nuit encore, tu prétends en trouver ? ». On l’aura compris, non seulement ces histoires sont drôles, mais elles sont aussi une manière amusante et subversive de voir le monde sous un autre angle. Le rire devient alors une salutaire libération de la raison.

Un billet ayant tendance à chasser l’autre, je précise que les « Plaisir de lire » ont vocation à vivre ensemble et à se compléter. N’hésitez donc pas à les commenter en même temps.

Publicités

50 commentaires »

  1. Le rire est une des choses les plus difficiles qui soient, qu’il s’agisse de films, de chansons, de livres ou de BD. En roman, ça l’est de tenir la longueur sur toute une histoire : Desproges et Brassens s’y sont essayés, et pour le premier ça n’est pas concluant, quant au second je me suis laissé dire que ce n’est pas formidable non plus.
    Je fréquente l’humour surtout en BDn et je m’en éloigné de plus en plus. Mais je peux quand même conseillé :
    – The autobiography of me too (one ; of me too two ; of me too free (like a bird)), parodie hilarante de la veine autobiographique née dans les années 90 en BD par Bouzard, autoproclamé roi de la bd underground, veine qui a contribué à sortir un peu la bd du statut de sous-littérature (un peu) mais qui a tendance à devenir gonflante. Ce sont de petites histoires courtes (3-4 pages). Il s’essaye à une histoire complète avec Autobiographie of a Mi-troll : le narrateur s’aperçoit que son père est en fait un troll, et part à sa recherche dans la forêt de Brocéliandre! Jouissif;
    – Idées noires, de Franquin. Un Franquin comme Gaston Lagaffe ne nous y a pas tellement habitué, sombre, amer, mais toujours juste et hilarant, avec le même trait incomparable qui en fait un maître de la bd franco-belge. Un classique;
    – De Gaulle à la plage, de Ferri. Qu’a fait de Gaulle entre la libération et le moment où on l’a rappelé pour reprendre le pouvoir : il est allé à la plage, avec Yvonne, son fils et son aode de camp ! De Ferri également, Les Fables autonomes, concentré de culture américaine profonde, passée à la moulinette ariégeoise de son auteur. Du même, dessiné par Larcenet, Le Retour à la terre, où l’emménagement d’un couple de citadin (Manu et Mariette) dans la campagne profonde;
    – en histoires longues, Les aventures de Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves (essayez de dire son nom à l’envers – pas en verlan, mais bel et bien « à l’envers » – et vous aurez une idée de l’univers dans lequel se débat le héros). On a rarement aussi bien mêlé le fond et la forme.

    Si je vous saoûle avec mes p’tits Mickey, dites-le moi hein. Je reviens plus tard parlé livres sans images…

    Aliocha : grâce à vous, je vais devenir incollable en BD ! Il était temps de combler mon ignorance crasse en la matière. Je note tout et suis au passage assez fière d’avouer ici, comme ça, en public, que je connais les idées noires et que je le strouve fantastique. Mes préférées : le cultivateur de bonzaï qui a réduit ses gamins, le partisan de la peine de mort guillotinné par sa fenêtre ou encore celui qui se construit un abri atomique et saute sur une bombe au dernier coup de pioche. Un bonheur pur !!!

    Commentaire par gwynplaine — 22/07/2009 @ 13:55

  2. Bon, impossible de laisser ce post impuni 🙂
    Pour les amateurs de SF déjantée, il y a bien sûr « le guide du routard galactique » (ou quel que soit son nom actuellement, vu qu’il en change régulièrement au fil des procès avec le guide du routard) de Douglas Adams.
    …et dans la même veine mais version fantasy, à lire en anglais de préférence, la série Discworld de Terry Pratchet.

    Pour taper un peu plus haut dans la qualité littéraire, un des livres les plus drôles que j’aie pu lire: « les versets sataniques » de Rushdie, malheureusement célèbre pour de bien mauvaises raisons.

    (et je souscris totalement au post de gwynplaine, en particulier de Gaulle à la plage est à ne pas rater).

    Aliocha : En SF aussi je suis faible, allons-y donc….merci !

    Commentaire par QIAH — 22/07/2009 @ 14:15

  3. Vous avez cité Jean-Louis Maunoury et ses recueils, excellente idée tellement c’est savoureux! J’y ajouterai juste Absurdités et paradoxes de Nasr Eddin Hodja.

    Nettement décapant, Les embaumeurs de Akiyuki Nosaka. Le récit de Laface, mouleur de masques mortuaires au Japon, fils d’un fossoyeur pilleur de tombes, et de ses compères avec lesquels il décide de se lancer dans la vente d’enterrements et de fêtes funéraires aux vivants, avant de rencontrer un chirurgien véreux avec lequel il aura l’idée géniale qui leur assurera succès et renommée. Je n’en dis pas plus.

    Dans un autre style et toujours autour du thème de la mort, De joyeuses funérailles de Ludmila Oulitskaïa, auteure dont j’aime beaucoup tous les ouvrages : Un peintre juif russe émigré est à l’article de la mort dans son loft de Manhattan, entouré de sa femme, fort désireuse de sauver l’âme de son époux, et de ses maîtresses. Viendront à son chevet un prêtre orthodoxe et un rabbin dont la rencontre vaut son pesant d’or.

    Si j’ai le courage de déplacer quelques piles brinqueballantes de livres, je vous en suggérerais d’autres.

    Aliocha : Noté, ça me plait bien ! Je m’étonne que vous n’ayez pas cité Kawabata quelque part vous, entre l’asie et l’érotisme, je sens que je ne vais pas y couper sous le prochain billet 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 22/07/2009 @ 14:45

  4. Dernièrement « La Conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole m’a beaucoup fait rire.
    Le personnage principal est truculent.

    Aliocha : voilà un roman plébiscité ici. Je n’ai pas réussi à le lire, mais il est vrai qu’un livre c’est une rencontre, je n’étais peut-être pas dispnible. Hip, je vais le retrouver au fond de ma bibliothèque.

    Commentaire par Laurent — 22/07/2009 @ 15:11

  5. @ Laurent

    Je confirme ce roman picaresque des années 80 est divinement jubilatoire et d’une rare intelligence ! Prix Pulitzer 1981, la citation de Swift en exergue à son livre n’est pas usurpée : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui ».

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 22/07/2009 @ 15:54

  6. je vous recommande chaleureusement : Wilt 1 de Tom sharpe. je pleuré de rire de temps en temps et ça fait du bien.

    Aliocha : j’en suis déjà à 20 kilos de bagages, rien qu’en livres, et hop, 20,3 kilos !

    Commentaire par euromix — 22/07/2009 @ 16:00

  7. J’oubliai je recommande chaudement Mario Vargas Llosa avec « Pantaleon et les Viteuses » drôle et grave à la fois.

    L’histoire d’un officier (Pantaléon) qui implante secrétement une maison close pour militaires. Pantaléon chargé par ses supérieurs de « pacifier » sexuellement les troupes isolées en Amazonie péruvienne à le génie de l’organisation,l’amour de l’obéissance et une seule mystique : l’efficacité de l’institution militaire. En organisant une expédition de prostituées le S.V.G.P.F.A. (Service de Visiteuses pour Garnisons, Postes Frontières et Assimilées)je vous laisse imaginez le reste…pour les militaires qui sont en pleine jungle !

    Aliocha : j’ai déjà prévu un mario vargas llosa mais pas celui-là, allons-y. Vais finir par ouvrir une souscription sur ce blog pour financer mes lecture sde vacances 😉

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 22/07/2009 @ 16:29

  8. “Pantaleon et les Visiteuses” !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 22/07/2009 @ 16:30

  9. @ Laurent

    Excellente suggestion que La Conjuration des imbéciles : Une référence qui a aussi sa place parmi les grands romans. Unique (à double titre puisque ce fut le seul de son auteur) et indispensable!

    Commentaire par Ferdydurke — 22/07/2009 @ 17:01

  10. L’artiste Laurent Laurent a commis de drôles de bouquins drôles (http://www.laurentlaurent.com/livres.htm).

    Dans le genre, le canado-lyonnais Alain Turgeon n’est pas mal non plus avec son style décalé (notamment son Préambule à une déclaration mondiale de guerre à l’ordre).

    Je ne voudrais surtout pas omettre de citer ce texte particulièrement jouissif qu’est « Jeffrey Bernard est souffrant » de Keith Waterhouse, en réalité pièce de théâtre qui narre le retour sur sa vie et ses démons d’un journaliste alcoolique enfermé pour la nuit dans un pub de Soho, rôle interprété en son temps par Jacques Villeret (Actes Sud Papiers).

    D’une pierre deux coups, rayons polars drôles, Westlake bien sûr. Et puisque vous y serez (même si c’est l’objet d’un autre billet), évidemment, ne passez pas trop loin des Hammett et Chandler (Goodis, Himes et Mc Bain) et puis Manchette (aux bouquins intéressants, mais dont la lecture de ses chroniques pour Charlie Hebdo, de son Journal 1966-1974 ou d’un Temps noir qui lui est consacré s’avère plus stimulante) mais surtout James Ellroy dont l’oeuvre devrait influer sur la littérature en général (le rythme), Pete Dexter (Train, Paperboy, Rage ou Cotton Point). Quant aux Burma par Tardi (qui sont de très bonnes BD), pas idiot de taper directement chez leur auteur, Léo Malet. Et, j’allais oublier, des bouquins de Jean-François Vilar pas mal du tout (Bastille Tango, C’est toujours les autres qui meurent et Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués).

    Comme toujours, j’en ai fait plus long pour l’autre billet que celui-ci. Mais je ne le savais pas avant de commencer, hein ?!

    Aliocha : vous êtes pardonné ! C’est vrai, Burma, on l’oublie et c’est dommage…

    Commentaire par David — 22/07/2009 @ 17:32

  11. D’accord avec vous pour San Antonio, personnellement je m’en fait un délice pendant les trajets en train. L’intrigue n’y est pour rien, le commissaire san Antonio pour pas grand’ chose, mais quand débarque Béru, c’est tout un poème, un régal de langage. De Frédéric Dard, on peut aussi lire avec profit « La vieille qui marchait dans la mer », roman hors San Antonio, moins dans le rigolo mais très bien quand même.

    Récemment, j’ai lu « Edmond Ganglion et fils » de Joël Egloff, l’histoire d’une entreprise de pompe funèbre qui périclite dans un petit village parce que plus personne n’y meurt. Du coup, imaginez la fête quand quelqu’un vient à y décéder ? Jubilatoire.

    Deux courts récits de Fellag (dans le même bouquin) m’ont particulièrement ravis également : « Comment réussir un bon petit couscous » et « Manuel bref et circoncis des relation franco-algérienne ». Extrait de la quatrième de couv’, issu de « Comment réussir… » : « Entre le poulet et le mouton sont joliment disposées quelques saucisses. Pour ceux qui l’ignorent, je tiens à préciser que la merguez, à l’instar du gros saucisson appelé casher parce qu’il est halal, est une invention des juifs d’Algérie. Elle symbolise les peurs ancestrales des circoncisions ratées. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que Freud n’est pas d’origine viking, mais d’origine contrôlée. »

    Sinon les Arto Pasilinaa ne sont pas a négliger, avec une mention spéciale pour « Le lièvre de Vatanen » et « La forêt des renards pendus ».

    Très bien également la fantaisie loufoque de « La course au mouton sauvage » de Murakami Haruki

    Hors roman, les « Chroniques de La Montagne » d’Alexandre Vialatte son intemporelles, il s’agit d’un des tous meilleurs écrivains qui soit. C’est pour moi le plus grand écrivain des méconnus, voire même le plus méconnu des grands écrivains.

    Aliocha : bon, j’abandonne la liste pour les vacances, il me faudra un an pour lire tout ça, et moi qui étais en panne d’idées avant d’écrire ces billets..

    Commentaire par gwynplaine — 22/07/2009 @ 17:48

  12. Bonjour Alliocha,

    Plus difficile de rire avec un livre, en tout cas pour moi. Quelques-uns ont réussi cependant. « Mes jeunes années » de Winston Churchill aux éditions Texto où l’auteur, alors qu’il approche, du moins le pense-t-il, de la fin de sa vie politique (milieu des années 30), décrit avec un humour des plus « British » ses débuts dans la vie. Et puis, ce petit chef d’œuvre et unique roman (je crois) de René Goscinny, « Tous les visiteurs à terre » chez Acte Sud, où l’auteur décrit avec un immense talent et énormément d’humour la population qui hante les grands paquebots.

    Commentaire par H. — 22/07/2009 @ 17:50

  13. Et de Goscinny on en vient à Sempé, qui est a recommander pour l’ensemble de son oeuvre.

    Commentaire par gwynplaine — 22/07/2009 @ 18:24

  14. @ Gwynplaine

    C’est vrai que La course au mouton sauvage est loufoque mais il a aussi un petit côté tragique du, à mon avis, à cette impression que les personnages ne sont pas les acteurs mais les marionnettes d’une histoire qu’ils s’efforcent tant bien que mal de contrôler et qui les emmènent plus ou moins malgré eux vers une issue incertaine.

    Ce jeu permanent aux frontières de la loufoquerie, du tragique et du merveilleux est d’ailleurs récurrent chez Murakami.

    Commentaire par Ferdydurke — 22/07/2009 @ 18:24

  15. Pour les San Antonio, pas grand chose à rajouter : c’est un de mes tout premiers chocs de lecture, il y a plus de trente ans, et ça ne s’est jamais arrêté. Je les ai TOUS lus, et depuis, je relis.
    Pour Eduardo Mendoza, Le mystère de la crypte ensorcelée, L’artiste des dames, Le labyrinthe aux olives, en plus de l’indispensable Sans nouvelles de Gurb : c’est de l’humour déjanté, maîtrisé, exceptionnel. Pour le reste de sa production, c’est très étonnant, il est d’un classicisme sans aucun intérêt. Mais ceux que je viens de citer : inratables !
    J’ai cité dans les commentaires suivant l’article « Polars » la production de Donald Westlake : elle a tout autant sa place dans la présente section « Humour », à lire absolument.
    Merci pour vos conseils, bon et bel été de lecture !

    Commentaire par Serge Reynaud — 22/07/2009 @ 18:32

  16. @Ferdydurke : c’est vrai, enfin pour les autres Murakami je ne sais pas, pas lu, mais pour celui-là oui. De prime abord je me suis souvenu de la loufoquerie, mais le fait que les personnages sont trimballés sans vraiment de prise sur les évènement me revient maintenant. Vous trouvez que ce côté tragique ne lui donne pas sa place ici ?
    De manière générale, je ne sais pas pour vous, mais il m’arrive souvent d’avoir l’impression de n’avoir rien retenu d’un livre que j’ai lu, puis en fouillant dans mais souvenirs, je m’aperçois qu’il m’en reste toujours quelque chose.

    Sinon, pour le sujet qui nous intéresse, dans le complètement loufoque cette fois-ci « Un chien dans la soupe » de Stephen Dobyns, chez Gallimard. Il vaut surtout par son histoire, parce que j’ai dû passer au-dessus du style (à cause de la traduction ?). J’ai aussi une mini réserve sur la fin, mais le corps du récit, une virée dans le New-York noctambule interlope en compagnie d’un chauffeur haïtien de taxi clandestin et de son client qui cherche à tirer le meilleur parti du cadavre d’un chien.

    Commentaire par gwynplaine — 22/07/2009 @ 20:38

  17. @ Laurent 4:

    +1. Oh oui à “La Conjuration des imbéciles” de John Kennedy Toole. Il fait partie des bouquins déjantés pour lesquels j’ai vraiment craqué.

    Les concernant, j’achète, au hasard fréquent de mes incursions dans les librairies, tous les exemplaires disponibles (en poche, n’étant pas apparenté au Sultan de Bruneï) et les offre -comme Cathy Guetta distribuant des flyers à Ibiza- à mes fréquentations.

    Cela permet de définir avec elles une certaine « longueur d’ondes ». En règle générale, celles ou ceux qui ne m’en reparlent jamais ont des chances minimes d’êtres couchés sur mon testament.

    Pour l’anecdote, dont je réserve le complet secret à mes futurs petits-enfants (qui n’en auront cure, ces doux crétins), ce roman a généré, entre un célèbre blogueur très acculturationné et mon lombriquesque et éphémère ego de commentateur, un malentendu de première catégorie qui me rend toute guette à chaque remémoration.

    Autrement, dans la catégorie « humour » (fin et profond) et en indécrottable monomaniaque, Hubert Montheilet encore et toujours : « Retour à zéro » (Denoël).

    Si vous le trouvez chez un bouquiniste, n’hésitez pas. En cas de déception, je rembourse (1).

    (1) Sous réserve de l’acceptation inconditionnelle des conditions générales et particulières, déposées en l’Etude de mon frère de lait, Huissier de justice, et communicables sous versement préalable de la somme de 250 € par tête de pipe.

    Commentaire par Goloubchik — 22/07/2009 @ 22:39

  18. Re-Bonjour

    Question humour, le plus dur c’est effectivement de tenir la distance tout le long d’un roman. De ce point de vue, je recommanderais « Kennedy et moi », de Jean-Paul Dubois (sauf si vous avez vu le film. Oh allez, même si vous l’avez vu, tiens), « Mon chien stupide », de John Fante et, pour faire la liaison avec le billet précédent, « Un privé à Babylone », de Richard Brautigan.

    (Sombre idiot : j’ai oublié de citer Caryl Férey dans le billet précédent !)

    Commentaire par Thomas S. — 22/07/2009 @ 23:57

  19. Pourquoi ne pas accorder l’adjectif satirique?
    Merci

    Commentaire par Collégien — 23/07/2009 @ 00:37

  20. @ Gwynplaine

    Bien sûr qu’il a sa place ici! Je n’ai pas dit le contraire : j’ajoutais simplement une précision.
    Si vous avez aimé La course au mouton sauvage, jetez-vous sur les autres sans hésiter. Je vous recommande particulièrement Les chroniques de l’oiseau à ressort, Kafka sur le rivage et celui qui m’a, personnellement, le plus marqué Les amants du spoutnik.

    Merci de m’avoir fait relire Les Idées noires de Franquin. Je crois que j’aimerais toujours autant ces histoires comme celle du hérisson mutant qui envoie valdinguer les voitures dans le fossé, entre autres.

    Commentaire par Ferdydurke — 23/07/2009 @ 07:36

  21. Pour les vacances, un bouquin vraiment détendant et bien humoristique comme il faut : « Merde in France » de Stephen Clark. UN anglais débarque a Paris et découvre la vie parisienne dans toute sa splendeur. Il s’étonne par exemple de voir des parisiens faire la queu pour acheter la meilleure baguette du quartier. A mourrir de rire, mais a lire absolument en version orginale, afin de savourer au mieux l’humour anglais

    Commentaire par misty — 23/07/2009 @ 14:18

  22. Ciel! J’avais oublié « Comment voyager avec un saumon » d’Umberto Eco (existe en Poche). C’est drôle et en plus bonus (au contraire des autres ouvrages que j’ai lus de lui), il n’est pas nécessaire de le lire 4 fois et d’être adhérent de la bibliothèque de la Tour de Babel pour apprécier.

    Commentaire par Goloubchik — 23/07/2009 @ 19:44

  23. @Ferdydurke : vous me rassurez, j’avais peur de l’avoir lu de travers. Et la précision est utile, car je suis effectivement passé à côté d’un aspect essentiel du livre dans ma description. Je m’en vais de ce pas me pencher sur « Les amants du Spoutnik » (au fait, comment faites-vous pour les italiques ?). C’est marrant, mais quand j’ai aimé le livre d’un auteur, j’ai du mal à en lire un second, par peur d’être déçu.

    Ah, et puis j’ai pensé à un livre qui n’est pas réellement un livre pour rigoler, mais plutôt le portrait d’un rigolo : « Desproges, portrait » par Marie-Ange Guillaume. Très bien écrit, il évite le côté parfois parfois pénible d’une biographie, puisqu’il s’agit vraiment d’un portrait, avec un côté subjectif revendiqué et assumer (pas – trop – de recherches pour se souvenir du moindre détail de la vie du sujet, mais plutôt les évènements qui ont marqué son auteur, sans non plus verser dans l’hagiographie). Où l’on se rend compte que la vie du bonhomme vaut aussi d’être contée, en tout cas d’être contée de la sorte. Passionnant, je l’ai lu d’une traite.

    Commentaire par gwynplaine — 23/07/2009 @ 21:35

  24. Et ce court essai de Vargas, vous connaissez : « Petit traité de toutes vérités sur l’existence ». Quand la dame sort des sentiers du polar, ça devient très drôle. Le concept du ver fouisseur me plaît particulièrement.

    Commentaire par gwynplaine — 24/07/2009 @ 10:42

  25. @ gwynplaine

    Pour tout ce qui est italique, emphase, sous-lignage, retrait, lien, etc… voici :

    # HTML tag for strong emphasis of text (i.e. bold).
    # HTML tag for emphasis of text (i.e. italicize).
    #

    HTML tag to distinguish quoted or cited text.
    # HTML tag to label text considered deleted from a post. Most browsers display as striked through text.
    # HTML tag to create a hyperlink.
    # HTML tag to label text considered inserted into a post. Most browsers display as underlined text.
    # HTML tag will insert an unordered list, or wrap the selected text in same. An unordered list will typically be a bulleted list of items.
    # HTML tag will insert a numbered list, or wrap the selected text in same. Each item in an ordered list are typically numbered.
    # HTML tag will insert or make the selected text a list item. Used in conjunction with the ul or ol tag.
    # HTML tag for preformatted styling of text. Generally sets text in a monospaced font, such as Courier.

    Le texte à formater est à insérer entre les balises (tag en anglais). Pensez à refermer les balises ouvertes!

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 14:01

  26. @ Gwynplaine

    Flûte! Un oubli de ma part… Voici (espère-t-il) :

    xxx HTML tag for strong emphasis of text (i.e. bold).
    xxx HTML tag for emphasis of text (i.e. italicize).

    xxx

    HTML tag to distinguish quoted or cited text.
    xxx HTML tag to label text considered deleted from a post. Most browsers display as striked through text.
    xxx HTML tag to create a hyperlink.
    xxx HTML tag to label text considered inserted into a post. Most browsers display as underlined text.
    xxx HTML tag will insert an unordered list, or wrap the selected text in same. An unordered list will typically be a bulleted list of items.
    xxx HTML tag will insert a numbered list, or wrap the selected text in same. Each item in an ordered list are typically numbered.
    xxx HTML tag will insert or make the selected text a list item. Used in conjunction with the ul or ol tag.
    xxx HTML tag for preformatted styling of text. Generally sets text in a monospaced font, such as Courier.

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 14:16

  27. @ Gwynplaine

    Bon, dernier essai et mille excuses à Aliocha pour le ménage à faire (oui, je sais, c’est macho…) :

    <strong></strong> HTML tag for strong emphasis of text (i.e. bold).
    <em></em> HTML tag for emphasis of text (i.e. italicize).
    <blockquote></blockquote> HTML tag to distinguish quoted or cited text.
    <del></del> HTML tag to label text considered deleted from a post. Most browsers display as striked through text.
    <a href="http://example.com"></a> HTML tag to create a hyperlink.
    <ins></ins> HTML tag to label text considered inserted into a post. Most browsers display as underlined text.
    <ul></ul> HTML tag will insert an unordered list, or wrap the selected text in same. An unordered list will typically be a bulleted list of items.
    <ol></ol> HTML tag will insert a numbered list, or wrap the selected text in same. Each item in an ordered list are typically numbered.
    <li></li> HTML tag will insert or make the selected text a list item. Used in conjunction with the ul or ol tag.

    Aliocha : Pft, vous êtes du genre à accrocher vos caleçons au lustre et à attendre que quelqu’un passe derrière vous pour ranger. Eh bien il va y rester votre caleçon sur le lustre. Na.

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 14:33

  28. Merci Ferdydurke 🙂

    Commentaire par gwynplaine — 24/07/2009 @ 14:37

  29. @ Aliocha

    Mais c’est une scène de ménage que vous me faites là ou je rêve!!! D’une part, je ne vois pas comment – sinon du fait de l’intervention divine de la grâce en personne désireuse de me faire toucher les cieux du bout des orteils – mes caleçons se retrouveraient accrochés au lustre!!! D’autre part, comment je fais, moi, pour l’enlever d’un lustre auquel je n’ai pas accès, virtuel de surcroît?

    C’est pas d’jeu! Et rien que pour m’embêter. Du coup, moi aussi je boude. Na, vous-même!

    Aliocha : alors vous lachez ce livre, si, si, vous le posez, il ne va pas s’envoler. Vous vous arrachez au canapé (un petit effort, vous allez voir c’est pas dur de se dresser sur ses pattes de derrière). Voilà, très bien ! Vous allez chercher l’escabeau, vous savez, l’escabeau, c’est la petite chose avec des marches qui sert à se hisser au-dessus du sol. Où il est ? Mais comment voulez-vous que je le sache, il est là où vous l’avez rangé la dernière fois. Et quand vous l’aurez trouvé, (on n’y est pas !) vous irez récupérer vos petites affaires dans le lustre. Tiens, et tant que vous y êtes, essayez donc de retirer la tache de vin que vous avez faite il y a quelques mois sur mon yomouth. Et ne boudez pas, un peu d’enthousiasme, « les taches ménagères ne sont pas sans noblesse » a dit un jour un dialoguiste de grand talent 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 18:20

  30. Entre le tapis tâché, le lama dans le salon et la caleçon au lustre, la déco commence à avoir une drôle de gueule par ici…

    Aliocha : je ne vous le fait pas dire, mais vous observerez que je tache d’y mettre bon ordre.

    Commentaire par gwynplaine — 24/07/2009 @ 19:32

  31. Dites donc, Gwynplaine, c’est pour vous avoir rendu service que je me fais encore taper sur les doigts… 😉

    Vous oubliez Robert, le homard écrivain qui barbote dans la baignoire, Fantômette et Tschok barbouillés de Danette en plein rituel méphistophélique, Mussipont qui s’entraine au tir de goyave sur une réplique au 1/ 2000000 du Bismarck et Goloubchik qui met en scène des péplums d’un goût douteux (que la morale est susceptible de réprouver…)

    C’est vrai que c’est très « bohème » chez Aliocha 😉

    Tiens, Clara. Vous êtes là, vous aussi? Du calme, Goloubchik, du calme.

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 19:54

  32. @ Aliocha

    Maman, sors de ce corps!!! Bon d’accord, j’y vais, j’y vais… J’espère au moins que c’est un « premier pas vers des négociations fructueuses » a dit le même jour le même dialoguiste de talent 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 20:06

  33. @ Ferdydurke

    Vous qui maîtrisez à la perfection tous les codes HTML, cela se trouve, sur internet, le Loup de Tex Avery?

    A part ça, il progresse comment, ce bon vieux Bob, à la washboard?

    Commentaire par Goloubchik — 24/07/2009 @ 20:14

  34. Dans l’attente d’un bassin de dimensions olympiques, Bob s’entraîne assidument à la planche. J’ai affecté Clara au coaching. Vu qu’elle est en nuisette humide, cela ne la dérangera pas. L’entraînement se déroule à huis-clos, faut-il vous le préciser.

    Le loup? Le loup… celui-ci? Inutile de préciser qui est la personne à droite, vous l’aurez reconnue… 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 20:27

  35. Merci!

    Effectivement, le personnage féminin, par sa douceur, me fait penser à quelqu’un. Manque que la carte de presse…

    Commentaire par Goloubchik — 24/07/2009 @ 20:40

  36. @Ferdydurke : Désolé, je ne voulais pas vous mettre en mauvaise posture. Pour la peine je vous tiens l’escabeau, mais vous me feriez plaisir en passant quelque chose avant que d’y monter.

    Commentaire par gwynplaine — 26/07/2009 @ 20:09

  37. @ Gwynplaine

    Vous n’y êtes somme toute pour pas grand chose : je suis passé maître dans l’art de me mettre en mauvaise posture (ce qui a au moins l’utilité de développer les compétences, tactiques et stratégies permettant de s’en sortir). Rassurez-vous, je ne pratique pas le nudisme en ville (ou ailleurs, quoi qu’on pense!!!). 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 27/07/2009 @ 07:30

  38. j’ai vu plus haut le guide galactique, bonne référence ^^
    je conseille chaleureusement « l’affaire jane eyre » de Jasper FForde, (et ses suites) humour british sur histoire décalée.

    Commentaire par Melaquablue — 28/07/2009 @ 11:34

  39. Un oubli :

    Je n’ai pas mentionné ici ma Sainte Tetranité des affreux garnements de la bd, qui a eux seuls constituent quatre des oeuvres les plus hilarantes du vingtième siècle. Par ordre chronologique :
    Les Peanuts de Charles M. Schulz, ou pour la première fois des héros introduisent le doute et la déprime dans le comic-strip. Cet univers parallèle sans adulte est typique des autres qui vont suivre, il s’apprécie à divers degrés de lecture, enfant comme adulte (pour des raisons différentes). A part (peut-être) pour Le Petit Nicolas, c’est l’oeuvre sans laquelle aucun de ceux qui vont suivre n’existerait. Fantagraphic a entrepris le titanesque travail d’édition intégrale (prévue en 25 volumes), très bon travail d’édition repris par Dargaud en français (préférez évidemment la VO si possible). Indispensable!!!;
    Le Petit Nicolas de Sempé et Goscinny, où les aventures d’un petit garçon dans un monde aujourd’hui révolu n’ont pourtant pas vieilli. D’ailleurs ce monde est-il vraiment totalement révolu ? L’invention langagière de Goscinny y est formidable, le trait incomparable de Sempé fait mouche, comme toujours, et même si les ressorts sont toujours les mêmes, les histoires arrivent chaque fois à faire rire. Vous pouvez vous jeter sur les Histoires inédites (vol. 1 et 2) parues ces derniers temps chez IMAV, sinon les éditions Denoël reliées tissu sont à mon avis les plus belles (mais aussi les plus chères). Essentiel!!!;
    – <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mafalda&quot;Mafalda de Quino, à lire en intégrale et si possible en VO (malheureusement actuellement indisponible en intégrale VO). Les réflexions de cette gamine et de ses copains sur le monde qui les entoure sont des perles d’humour, beaucoup plus corrosif qu’il n’y paraît. Incontournable!!!;
    – et enfin, last but not least, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Calvin_et_Hobbes&quot;Calvin et Hobbes de Bill Watterson (à lire aussi en VO de préférence), ou le gamin le plus indiscipliné de tous, qui vis d’extraordinaire aventures en compagnie de son tigre Hobbes (qu’il est le seul à ne pas voie comme une peluche mais comme un vrai tigre). A déconseiller aux futures mamans. Existe également en intégrale. (Mettez ici le superlatif de votre choix.)!!!

    Commentaire par gwynplaine — 29/07/2009 @ 16:39

  40. Raaaaah, j’ai oublié de fermer des balise 😦 (moi qui avait réussi l’hyperlien doublé de l’italique!). Désolée Aliocha, je ne voulais pas laisser traîner mes chaussettes sales.

    Commentaire par gwynplaine — 29/07/2009 @ 16:41

  41. @ Gwynplaine

    Hé hé hé… *sourire moqueur aux lèvres*

    Attendez, je vais vous montrer où elles sont : j’ai une excellente vue plongeante depuis ce lustre qui me sert de refuge depuis trois jours (Oui, l’escabeau est tombé. Oui, j’ai honte. Oui, Aliocha va râler. Heureusement que j’ai un pantalon…)

    PS : avez-vous remarqué que seules les chaussettes sales traînent… une logique d’exclusion dont les chaussettes propres sont à l’origine, sans aucun doute.

    PPS : Calvin & Hobbes! Hyper-méga-génialissime… De ses réflexions philosophiques à sa « douloureuse » vie d’enfant « opprimé » par ses parents en passant par ses délires de conquérant de l’espace et ses farces avortées! Sans oublier des réparties savoureuses (« va jouer dans le micro-ondes » par exemple), particulièrement celles concernant Susie. Une référence indispensable surtout pour les futures mamans, bien au contraire! Autant les prévenir

    Commentaire par Ferdydurke — 29/07/2009 @ 20:13

  42. @Ferdydurke : tenez bon, j’arrive !

    Commentaire par gwynplaine — 30/07/2009 @ 11:46

  43. @ Gwynplaine

    Louable et généreuse initiative que la vôtre mais j’ai l’impression que nous allons nous retrouver à deux sur ce fichu lustre… 😀 Quand Aliocha va revenir, ça va scier (humour de castor), je le crains.

    Commentaire par Ferdydurke — 30/07/2009 @ 15:12

  44. @Ferdydurke : j’espère tout de même qu’elle reviendra vite, je ne voudrais pas que nous y restions des lustres (humour lumineux).

    Commentaire par gwynplaine — 30/07/2009 @ 15:43

  45. Bien, cher Gwynplaine. Ce n’est pas que votre compagnie m’indispose mais il faut bien se rendre à l’évidence et recourir aux procédures d’urgence, ce dans le respect des normes en vigueur. Dont acte.

    MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY de Lustre, Lustre, Lustre
    MAYDAY Lustre
    Position 48°51’N 2°20’E
    Le navire est en train de couler.
    Demandons assistance immédiate.
    2 personnes à bord.
    Restons à bord du navire. Impossible d’évacuer.
    Lustre clinquant et bourgeois de 3m de diamètre à 36 chandelles.

    Je crois aussi que le Titanic Park sera dans le ton :

    Aliocha : Allons bon, je m’éloigne 5 petits jours de la toile en me disant, bon, les lecteurs du blog sont des adultes responsables, je peux bien leur laisser les clefs, ils n’abimeront rien. Et voilà qu’en rentrant je trouve :

    – VOUS, Ferdydurke, le fauteur de trouble par excellence, accroché à mon lustre au risque de l’arracher du plafond, l’escabeau cassé en deux par terre et vos caleçons toujours en train de jouer les abats jour;
    – Gwynplaine qui jusqu’ici était fort civilisé se livre, si je ne m’abuse, à du saut à la perche dans le salon sous prétexte de vous sauver. Je suppose que c’est lui d’ailleurs qui a brisé mon secrétaire, déchiré les tentures et démoli la moitié de mes tableaux. Je ne suis pas sûre d’adorer les traces de pieds nus au plafond, reste à vérifier à qui elles appartiennent.
    Tout ceci ne serait rien si l’un de vous n’avait oublié de fermer le robinet de l’évier, de sorte qu’il y a, à vue de nez, 20cm d’eau dans tout l’appartement. Inutile que je demande à qui sont les chaussettes sales qui flottent à la surface, n’est-ce pas ?

    Fantomette et Tschok, réfugiés sur le lave-vaisselle, sont en train de mener des expériences culinaro-mystiques avec de la Danette et m’ont l’air de vouloir reproduire dans ma cuisine le plafond de la chapelle sixtine en monochrome au lieu d’écoper tandis que Goloubchik déclame du Houellebecq debout sur le canapé. Vu son état, j’imagine que mes Chasse Spleen et mes Haut Brion y sont passés.

    Alors maintenant vous avez 1 minute pour sauter du lustre et tout remettre en état, sinon, bon sang de bonsoir je fabrique une fronde de fortune avec un de mes soutien-gorges, je l’arme avec une boule de pétanque et je vous déloge de ce fichu lustre avant de vous achever au rouleau à pâtisserie.

    Commentaire par Ferdydurke — 30/07/2009 @ 18:26

  46. @ Gwynplaine

    *imite Haroun Tazieff*
    Voyez-vous, l’évènement qui se produit sous nos yeux illustre parfaitement le sacerdoce du volcanologue : Après une période de paix et de silence, soudainement une éruption vous explose à la figure avant même d’avoir pu en détecter les signes avant-coureurs, qui plus est pour d’insondables raisons lesquelles dépassent notre entendement. Car après tout, nous avons fait preuve de bonne volonté… Une vocation, je vous dis.

    @ Aliocha

    A première vue, vous êtes en forme! Bienvenue chez vous!

    « Fauteur de trouble », cela me correspond assez bien. Je l’avoue. C’est sans doute ce qui explique ma compassion pour ce pauvre Calvin…

    Ceci dit, votre menace est aussi charmante que vaine. Rien que pour vous voir la mettre à exécution, je ne quitterai mon lustre que par la force des rouleaux à pâtisserie et des boules de pétanques! Surtout si le reste de votre tenue de pétroleuse frondeuse se rapproche de celle de son inénarrable et indétrônable héraut (mon imaginaire se chargeant du reste) :

    En tout cas, voilà une arme d’auto-défense bien pensée. Economique, accessible et surprenante. J’imagine déjà l’effet produit par une telle scène en public 😀

    Commentaire par Ferdydurke — 30/07/2009 @ 21:23

  47. Ah !!! Eduardo Mendoza !!! Quel bonheur !!!
    Il faut absolument lire Le Mystère de la Crypte Ensorcelée et Le Labyrinthe aux Olives… Des romans plus ou moins policiers, où pour une raison vaguement expliquée, l’enquête est confiée à un fou libéré de l’asile pour l’occasion.
    Son dernier, L’Etonnant Voyage de Pomponio Flato, est un peu moins subtil, mais rigolo quand même.

    Mais j’aimerai toujours un type capable d’écrire une phrase comme: « Nous entrâmes dans son appartement, elle en sanglots, moi en caleçon »…

    Commentaire par Arnaud — 19/08/2009 @ 12:08

  48. Pardon Aliocha, mais mes codes prédéfinis sur mozilla ne marchent pas tous, alors j’essaie un truc.

    test

    test

    Commentaire par Gwynplaine — 02/06/2010 @ 23:19

  49. […] effréné d’une jouvencelle qui paraît pour la première fois dans le monde – quatre billets en quatre jours ! –, force est de constater que celui-ci est retombé, tel la vigueur d’un […]

    Ping par L’hommage de la BD à la littérature « La Plume d'Aliocha — 31/07/2010 @ 08:55

  50. Excusez ma fainéantise si mes propositions sont maintes fois mentionnées dans ce blog mais la vie est courte.
    Alors je suggère fortement « Série Z » et « Prenez soin du chien » de Jean-Maurice ERRE . Son dernier « Le mystère Sherlock » est de la même veine parait-il, il est en commande.
    Concernant les Wilt de Sharpe, le n° 4 m’a franchement fait rigoler. La sono traficotée par les quadruplées, un grand moment

    Commentaire par GEORIS Pierre — 28/08/2012 @ 15:43


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :