La Plume d'Aliocha

21/07/2009

Plaisir de lire (1) Le polar

Filed under: Salon littéraire — laplumedaliocha @ 16:39

J’amorce ici une série de 4 billets intitulés « Plaisir de lire » à l’occasion desquels je vous propose d’échanger des idées de lecture pour les vacances sur 4 thèmes :

– policier,

– humour,

– grands romans,

– journalisme.

Commençons donc par mon genre préféré, le roman policier.  Autant vous l’avouer tout de suite,  je ne fais pas partie du petit microcosme parisien qui ricane quand on évoque le Da Vinci Code. Et pour cause, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire les trois romans de Dan Brown, n’en déplaise aux intellectuels bon ton. En réalité, j’aime deux types de polars. Les efficaces qui m’emportent et me vident l’esprit. A ceux-là je demande d’être rythmés, haletants, d’éviter les envolées littéraires souvent ratées dans le genre policier et d’être rédigés dans une écriture acceptable.  Et puis il y a les polars littéraires. Ceux qui cumulent le style, le sens du récit et parfois même une vision de l’homme ou une analyse de la société qui les hissent au rang d’écrivains « à part entière ».

Voyons donc les efficaces :

Olivier Descosse « Les enfants du néant ». Un psychanalyste dont la femme a été assassinée par l’un de ses patients décide de se reconvertir en profileur et d’entrer dans la police. C’est rapide, efficace, le genre de livre qu’on ne lâche pas. Si  l’auteur vous plaît, vous pouvez acheter ses autres romans les yeux fermés. Veinards, je les ai tous lus et il me faudra attendre le prochain.

Mo Hayder : « Skin ». Vous savez, c’est l’auteur de « Tokyo » (prix des lectrices de Elle), « Pig Island », « Rituel » etc. C’est le modèle suspens bien mené, même si Tokyo avait nettement plus de nerf et d’originalité que les autres. On y retrouve les incontournables femmes assassinées dans des conditions atroces, mais avec l’originalité d’une flic membre d’une brigade de recherche subaquatique (les amateurs de plongée apprécieront), laquelle a des difficultés familiales qui viennent donner de l’épaisseur à l’enquête principale. Autant vous le dire tout de suite, il y a quelque chose de malsain dans ces romans.

Joseph Finder : « ParanoIa » : c’est un « business thriller », autrement dit un polar qui se déroule dans le monde économique. Un salarié dont le seul talent est d’être un menteur hors pair, se retrouve au coeur d’une bataille industrielle entre deux géants informatiques. Pour les amateurs d’intrigues qui fuient les serial killers et autres polars frappés au sceau du mal absolu.

Patrick Bowen : « Monster » : le personnage principal est médecin dans une petite ville de Floride. Un soir, un patient amené par la police perd son portable chez lui. Il sonne, le médecin répond, il n’aurait pas dû. Haletant.

Frédéric Lenoir et Violette Cabesos : « La promesse de l’ange » : Ce thriller métaphysique met en scène une archéologue aux prises avec une énigme qui la renvoie au XIème siècle lors de l’édification de l’abbaye du Mont St Michel. Un roman bien tourné qui alterne scènes historiques et scènes contemporaines, sur fond de mystères religieux.

Giacometti – Ravenne : Bienvenue dans le polar franc-maçon. L’un des auteurs est journaliste, l’autre est franc-maçon justement. Par conséquent, les récits qu’ils font de la maçonnerie sont, pour ce que j’ai pu vérifier, assez justes. Je viens de finir La Croix des assassins, impeccable.

Vous pouvez aussi dans ce genre jeter un oeil sur Franck Thilliez, un bon maître du suspens. Ses histoires sont troubles, violentes, un peu trop sanguinaires parfois, mais bien efficaces.

Les polars de grande classe

Antoine Chainas : « Versus ». C’est ma découverte de l’année. Vous y trouverez le bandeau « Recommandé par Rue89 ». A juste titre. C’est l’histoire d’un flic qui déteste tout le monde, les criminels, les femmes, les étrangers, les homosexuels, les imbéciles. Un bloc de haine pure, source de tous les dérapages possibles et de toutes les manipulations. La qualité de l’écriture est époustouflante pour un roman policier. Un flic maudit dans un roman maudit. Très atypique.

Jean-Bernard Pouy : « la Récup’« . Celui-là, c’est un de mes auteurs fétiches. Anarchiste, disjoncté, avec un vrai talent d’écriture. Il a reçu le grand prix de l’humour noir et c’est mérité. Le héros de ce roman est un petit cambrioleur, recruté par des gens qu’il ne connaît pas avec une mission simple : ouvrir la porte d’une maison. Mais au lieu de le payer, ses employeurs le laissent pour mort sur un quai de gare. En regardant un vieux film avec Lee Marvin, il décide que lui aussi va devenir Lee Marvin et récupérer ce qu’on lui doit. Bienvenue dans l’univers de Pouy. Si le style de l’auteur vous plaît, je vous recommande tous les autres les yeux fermés.

Jean-Christophe Grangé : « Le serment des limbes ». J’ai lu les autres, ils m’avaient plus, mais celui-ci aurait été de la même veine, qu’il se serait retrouvé classé au-dessus, à la rubrique efficace. C’est son polar le plus achevé, remarquablement documenté, bien vu psychologiquement, très bien construit. Un voyage au coeur du mal qui a des allures de grande littérature. Je l’ai recommandé à une dizaine de personnes, absolument toutes enthousiasmées. Le suivant, « Misere », est très réussi également. Pour l’anecdote, il se trouve que l’auteur est journaliste.

Willkie Collins : « Sans nom ». Collins est un auteur anglais du 19ème siècle, avocat de formation, qu’on dit être l’inventeur du thriller juridique. D’abord soutenu par Dickens, ce-dernier jaloux de son succès aurait tenté ensuite de l’éclipser. Qu’importe, l’auteur a été redécouvert en France il y a une quinzaine d’années et a fait de nombreux adeptes. « Sans nom » est pour moi le meilleur, c’est aussi le plus volumineux (700 pages de mémoire). A la mort de son père, une jeune femme se retrouve dépouillée de sa fortune par un oncle maladif manipulé par une diabolique gouvernante. Elle s’acquoquine avec un voyou des bas fonds de Londres pour récupérer son rang. Une plume magnifique, un sens du récit hors pair, c’est un roman qu’on ne lache pas. Et quand je dis cela, ce n’est pas une formule. Je me souviens à l’époque où je l’ai découvert avoir pris une douche, m’être habillée et être allée travailler le livre à la main, ce qui a nécessité un nombre incroyable de contorsions et quelques prises de risques inconsidérées, pour moi comme pour le livre. Au passage, on observe qu’un vrai suspens ne nécessite aucun des ingrédients grossiers maniés lourdement par les mauvais auteurs.

Serge Brussolo : Connaissez-vous Brussolo ? Ce n’est pas à proprement parler du polar, plutôt une série de cauchemars très caractéristiques de cet auteur inclassable. Tout commence toujours normalement puis on bascule doucement dans la folie. Maison bâties avec des cadavres, produits amincissants qui rendent fous, étrange maladie qui déforme atrocement les corps, l’auteur joue sur le registre des peurs absurdes qui hantent nos cauchemars. Etonnant. Certains restent dans le domaine du possible, d’autres relèvent du plus pur délire. L’étendue de l’imagination de l’auteur semble sans limite. Attention toutefois, c’est prenant, bien écrit, mais tourmenté et parfois oppressant. J’en ai achevé certains avec le même soulagement que celui qu’on ressent en s’éveillant d’un mauvais rêve.

Pierre Magnan : Encore un auteur pour ceux qui préfèrent les intrigues à l’hémoglobine. Celui-ci aussi est atypique. Le film « La maison assassinée » avec Patrick Bruel, vous vous souvenez ? Il est tiré d’un roman de Magnan. Tous ses polars se déroulent en Haute Provence. La langue est parfumée comme un marché du midi de la France. Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer un extrait de son autobiographie :

« Pierre Magnan vit aujourd’hui à Forcalquier. La sagesse lui a dicté de se rapprocher des lieux habités et de se séparer des surplus. C’est ainsi que sa bibliothèque ne se compose plus que de 25 volumes de “la Pléiade” et de quelques livres dépenaillés pour avoir été trop lus. Il aime les vins de Bordeaux (rouges), les promenades solitaires ou en groupe, les animaux, les conversations avec ses amis des Basses-alpes, la contemplation de son cadre de vie.

Il est apolitique, asocial, atrabilaire, agnostique et si l’on ose écrire, aphilosophique ».

Je les recommande tous, à cette réserve près qu’il commence à sortir du genre policier pour parler de lui ou de sa région. Lisez donc la 4ème de couverture pour être sûr qu’il s’agit bien d’un policier.

Hannelore Cayre : C’est une avocate parisienne. Elle  a écrit trois romans policiers. Le héros, toujous le même, est un petit pénaliste  à la morale assez élastique dont on ne sait plus très bien de quel côté de la barrière il se situe. Court, efficace, original.

Ah! J’allais oublier. Pierre Bordage. Vendéen au style élégant, remarquable conteur, l’auteur est surtout connu dans le monde de la science-fiction. « Porteur d’âmes » est son premier roman policier. Excellent. Je recommande aussi deux trilogies. La première est celle des Prophéties. Elle comprend « L’évangile du serpent », « L’ange de l’abîme » et « Les chemins de Damas ». L’intrigue se déroule à notre époque. Le premier volet évoque l’émergence d’un nouveau messie à travers les « évangiles » rédigés par un tueur professionnel, une strip-teaseuse, un journaliste et un disciple. Les deux volets autres plongent l’Europe dans une guerre de religions. Passionnant. L’autre trilogie est celle de « L’enjomineur ». Cette fois nous sommes sous la révolution française. Le portrait de la révolution sous ses aspects les plus noirs est saisissant. Attention, il faut croire un peu en la magie. Il ne s’agit pas stricto sensu de romans policiers, mais le grand sens du récit de l’auteur en fait des livres à suspens remarquables. Et puis il y a le dernier en date, un thriller d’après la fin du monde « Le feu de Dieu ». Sous une pluie de cendres et dans une nuit perpétuelle, le héros tente de rejoindre à pied sa femme et ses enfants enfermés à plusieurs centaines de kilomètres de Paris avec un fou. Il n’y a plus de route, plus de nourriture, un froid glacial règne et les rares survivants s’entretuent. Magistralement mené.

Ceux que vous pouvez reposer : Harlan Coben, l’auteur de « Ne le dis à personne » s’essouffle. J’ai lu « Dans les bois » acceptable, le suivant est ennuyeux. Oubliez aussi John Grisham, il a tout dit depuis longtemps, malheureusement (le tout dernier serait de meilleure qualité, mais je ne l’ai pas lu). En revanche, ceux qui ne connaissent pas peuvent lire les premiers qui sont excellents dans le genre thriller juridique.

Mes autres auteurs fétiches : Benacquista (tout). Fred Vargas :  faut-il encore la recommander ? A quelques allergiques aux succès populaires sans doute. L’immense Ellroy se passe de commentaires. La vénitienne Dona Leon vous entraînera dans des enquêtes tranquilles le long des canaux de Venise. En Suède, le très désabusé commissaire Walander (Hennig Mankell) pourrait bien ternir le soleil de vos vacances ; à cette réserve près, c’est du très bon polar. Enfin,  s’il y a des retardataires qui n’ont pas encore cédé à la trilogie Millennium, allez-y les yeux fermés. La réputation de cette trilogie n’est pas usurpée. En plus vous découvrirez, surtout dans le premier, les difficultés auxquelles les journalistes sont confrontés dans leur métier. Je me souviens l’avoir terminé alors que je sortais un scoop, pas bien gros, mais un scoop quand même. Je me posais les mêmes questions que le héros au même moment, c’était une bien étrange sensation. Quant aux passionnés d’internet, ils seront séduits par l’extraordinaire hackeuse Lisbeth Salander.

Evidemment, tous vos avis et conseils seront les bienvenus, j’avoue être un peu en panne de polars pour l’été.

Mise à jour 30 juillet 2009 : je vous recommande l’excellent billet de Philarête sur le roman policier. Par ailleurs, j’ai lu durant ce long week-end « Au-delà du mal » de Stevens Shane. Voilà un roman qui va entrer dans les classiques du policier. Il raconte le parcours d’un serial killer aux Etats-Unis traqué par toutes les polices, la mafia et la presse. On y croise un sénateur véreux qui utilise le criminel pour défendre la peine de mort et booster sa carrière, un criminologue qui compte bien bâtir sa réputation sur l’analyse de ce tueur hors normes (au point d’espérer qu’il ne sera pas trop vite arrêté pour pouvoir l’observer) et un journaliste d’investigation aussi brillant que trouble. L’écriture est blanche, clinique, la construction remarquable. Un roman désespérant mais de très grande qualité. Pour ceux qui préfèrent se distraire, « Apocalypse » le dernier de Ravenne et Giacometti, est parfait. Dans la lignée du Da Vinci Code, les deux auteurs, passionnés depuis l’adolescence par le mystère de Rennes-le-Château, avancent leur propre interprétation de l’affaire. En précisant bien sûr qu’il ne s’agit que d’un roman.

Publicités

62 commentaires »

  1. Rebonjour Alliocha,

    Merci pour cette liste d’ouvrage tout à fait en phase avec l’esprit vacances. J’aime aussi le polar quoique le préférant à consonance historique. Dans ce registre, je ne saurai trop vous conseiller la lecture des aventures de Nicolas le Floch façon des plus agréables de revisiter, et de découvrir, l’Ancien régime à la veille de la révolution. A la même époque, toujours pour découvrir la vie à Londres à la même époque, les aventures, rédigées avec talents par Bruce Alexander, du juge Felding, juge à Bow Street, et de son fidèle Jeremy devraient vous ravir. Plus anciennes mais tout aussi passionnantes sont les aventures de Cafdaël, le moine créé par Elis Peeters. Tous ces ouvrages sont disponibles dans la collection 10-18 qui regorge de trésors (je pense en particulier aux aventures du Juge Ti).

    Quant à Pierre Bordage, je vous conseille vivement de lire ses ouvrages de SF comme « les Guerriers du silence » ou « Whang » (ce dernier étant d’une brûlante actualité qui ravirait Eolas).

    Bonne lecture

    Aliocha : pour tout vous dire, je suis d’une ignorance crasse en histoire, ce qui m’a tenue jusqu’ici éloignée de polars historiques, mais après tout, c’est peut-être une bone manière de m’ouvrir l’appétit en histoire. Sur Bordage, j’hésitais en effet, n’étant pas une fanatique de science-fiction, mais je vais vous écouter sur ce coups-là. Et merci pour votre précédent commentaire qui m’a touchée.

    Commentaire par H. — 21/07/2009 @ 17:05

  2. J’apporte ma pierre, ayant lu certains des livres cités ici 😉 par ailleurs, votre classment entre « efficace » et « de grande classe » me semble infiniment subjectif, ainsi j’aurais rangé Grangé dans les « efficaces » et Mo Hayder dans « la grande classe » (j’apprécie les deux également par ailleurs).

    Mo Hayder : très bien, effectivement, je recommanderais pour ma part plutôt Tokyo qui est un gigantesque claque, notamment de par la profusion de détails sur le Japon et la seconde guerre mondiale en Asie. Celui-ci n’est pas à classer dans les « efficaces » , même si les autres romans sont plus dans cette veine effectivement.

    La promesse de l’ange : Alors, autant toutes les séquences historiques sont géniales, vivantes, très bien documentées, bref excellentes, la partie contemporaine m’a semblée nettement plus empreinte de lourdeur, notamment dans les péri-évènements amoureux de la première moitié du roman. J’ai failli le lâcher, avant de finalement me laisser embarquer dans cette formidable histoire contée autour du Mont-St-Michel. Mieux vaut être prévenu.

    Jean-Christophe Grangé : Bon, toujours aussi efficace dans le déroulé de ses romans et dans la recherche en filigrane du « mal absolu » qui transparaît dans son oeuvre, mais malheureusement toujours aussi « mauvais » en ce qui concerne ses fins, qu’il aime (à mon gout de lecteur) abusivement abruptes et concises…ses romans soulèvent de nombreuses questions que Grangé aime à laisser sans réponse aucune, et on reste souvent sur sa faim en tournant la 4ème de couverture. Par ailleurs, le déroulé est quasi-systématiquement le même, pas autant que pour Brussolo (dont on dirait qu’il a une carte à choix multiples, similaire pour chacun de ses dizaines de romans) certes, mais qui tend à lasser quand on se trouve en lire deux d’affilée. C’est peut-être sévère, mais comme je parle d’un auteur que je suis depuis le collège et « le vol des cigognes » , je me permets forcément d’être plus critique…qui aime bien châtie bien 😉

    Si vous aimez les polars historiques, je ne peux que vous recommander Imprimatur, de Rita Monaldi et Francesco Sorti, qui conte une intrigue se déroulant dans une auberge romaine en 1683, et décrit avec une acuité saisissante et fort précise ce lieu et cette époque, tout en contant admirablement les aventures de protagonistes tous très particuliers. Un des meilleurs polars historiques qu’il m’ait été donné de lire.

    Si vous aimez les polars uchroniques, je vous recommande instamment la lecture de Fatherland, de Robert Harris, ou l’enquête d’un SS dans les années 60 et une Europe devenue nazie pour longtemps, pour comprendre ce que sont devenus les juifs après une découverte qui bouleverse ses certitudes. Encore un gros travail de documentation (mais les auteurs US de bestsellers sont en général assez pros de ce point de vue) , et une belle plongée dans l’incertitude humaine.

    Bonne journée, et surtout bonne lecture, Aliocha !

    Aliocha : décidément, il va vraiment falloir que je me mette au polar historique, vu le plebiscite auquel il donne lieu sous ce billet. Quant à ma classification, elle est en effet, subjective et contestable 😉

    Commentaire par Moktarama — 21/07/2009 @ 17:12

  3. « Vous savez, c’est l’auteur de “Tokyo” (prix des lectrices de Elle) »

    Ca me ferait plutôt fuir comme prix.
    J’ai fait un atelier d’écriture avec une nana qui avait eu ce prix pour son seul roman (plutôt un recueil de nouvelles en fait), c’était chiant, tellement mal écrit que c’en était souvent pas français, et elle était horriblement imbue d’elle-même.

    Sinon je plussoie fortement Brussolo.
    Par contre c’est violemment glauque, et ses romans ont tendance à se ressembler les uns les autres (il ne faut pas trop en lire à la suite).

    Aliocha : le prix des lectrices de Elle, qui peut en effet inciter à sourire, a quand même participé à la mise en lumière de notre géniale Vargas. Rien que pour cela….Quant à Brussolo, vous avez raison, d’ailleurs, je recommande les quelques romans sortis en Folio en priorité.

    Commentaire par SpaceFox — 21/07/2009 @ 17:13

  4. @H. :

    J’approuve pour ce qui est du personnage créé par Jean-François Parot, ainsi que pour Ellis Peters et frère Cadfael. On pourrait ajouter sans problèmes l’inusable juge Ti de Van Gulik, ou encore Marc Paillet avec le groupe de missi dominici de Charlemagne à qui il fait traverser nombre de contextes et de lieux…les éditions 10/18 font en ce domaine (du polar historique documenté sérieusement) un fort beau travail, nonobstant la qualité honteuse (même si ça s’est amélioré depuis quelques années) du travail d’imprimerie et de collage de leurs livres de poche.

    Aliocha : c’est bon, je m’y mets au polar historique, d’ailleurs j’ai déjà lu un frère Cadfaël et c’est vrai qu’il était bien. Simplement, j’ai tendance à préférer les contemporains qui me permettent plus facilement de m’impliquer dans le livre.

    Commentaire par Moktarama — 21/07/2009 @ 17:16

  5. Bonjour,
    je me demande depuis quelques temps si vous allez parler des 3 romans de Stieg Larsson « Millenium ».
    L’auteur (et le héros) nous emmènent dans des aventures qui mènent enquète et journalisme … L’auteur, journaliste lui-même, propose entre autre sa vision du journalisme, que j’ai eu grand plaisir à confronter à vos propres réflexions livrées sur ce blog.

    Pour le coup, ne les voyant pas ici, je souhaiterais avoir votre avis dessus, à moins que vous n’ayez été apeurée par le battage ayant été fait autour de cette série.

    Par ailleurs, je suis amateur de science-fiction plutôt que de polar, mais c’est avec grand plaisir que je vois Brussolo et Bordages figurer parmi votre liste de suggestion. C’est également en tant qu’amateur de SF que je vous propose le livre « Transparences » d’Ayerdhal, qui pourrait être catégorisé « Polar fantastique » …

    Aliocha : Vous ne m’avez pas lue jusqu’à la fin, ce que je vous pardonne aisément car je suis bien trop longue (toujours ma volonté d’en faire trop 😉 ). J’ai fait partie des tout premiers lecteurs de la trilogie, bien avant qu’elle ne soit célèbre. Par conséquent, c’est déjà loin dans mon esprit, ce qui explique que je n’y ai pas consacré de billet. Tout ce qui date d’hier est déjà dépassé à mes yeux, affreuse déformation professionnelle. Ayerdhal, je tourne autour, vais voir cela de plus près.

    Commentaire par Shadow007 — 21/07/2009 @ 17:30

  6. Je me suis demandé, est-ce bien honnête, tout ça… et puis bon, c’est elle qui a commencé, après tout : elle a parlé de livres policiers, non ?
    Ma contribution :

    http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2009/06/03/vie-de-flics/

    Je suis l’auteur du livre si gentiment chroniqué, manquerait plus que j’en aie honte, après tout !

    Aliocha : vous venez de commettre un nombre incalculable de crimes à l’encontre de ce blog, monsieur le policier :
    – faire de la réclame chez une journaliste,
    – pratiquer l’auto-promotion,
    – citer une de mes consoeurs, au risque d’exciter ma jalousie,
    – et en plus la journaliste favorite d’Eolas, celle-la même (grrrrrr) qu’il ne cesse de vanter sur son blog et avec laquelle je dois partager l’affection du maître (enfer et damnation !!!),
    mais vous avez fait tout cela de manière touchante, donc vous êtes pardonné. En plus, votre livre a l’air fort intéressant, par conséquent, vous auriez eu tort de ne pas nous en informer.

    Commentaire par Serge Reynaud — 21/07/2009 @ 17:54

  7. Dans le Noir. + que du policier, J’ai adoré:  » La Voix  » d’Arnaldur Indridason. Déchirant.

    Egalement à lire:

     » L’Affaire de Road Hill House » de Kate Summerscale : un travail époustouflant fait de recherches minutieuses au sujet d’un fait divers criminel survenu en Angleterre au milieu du XIXe siècle. L’enquêteur réel est à l’origine de la création littéraire du personnage du détective. Le Roman Policier s’imposera après cette affaire qui avait passionné l’Angleterre. On y croise, entre autres, Wikie Collins.

    Aliocha : « La voix » je l’ai lu sur une plage, j’ai failli me suicider à l’huile solaire ! Vous êtes plus résistante que moi au désespoir, mais c’est vrai qu’il est bon. L’autre, j’en prends bonne note.

    Commentaire par Véronique — 21/07/2009 @ 20:02

  8. Bon ben, je vais rester classique et américain (je me rattraperai avec les Grands romans) : James Ellroy, Dashiell Hammett sans oublier l’excellent Edward Bunker ? S’agissant de ce dernier, je suis certain que Mussipont approuvera.

    Aliocha : mince, heureusement que vous êtes là vous. Mussipont m’a effectivement recommandé Bunker et j’ai beaucoup aimé. Merci pour Hammett, je tourne aussi autour…

    Commentaire par Ferdydurke — 21/07/2009 @ 20:24

  9. Je ne trouve pas Jean-Patrick Manchette (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Patrick_Manchette) dans votre liste, qui est paraît-il le père du polar français moderne. J’ai beaucoup aimé son premier, à quatre mains, « Laissez bronzer les cadavres ». Une histoire de prise d’otages dans un petit village, qui a ceci de particulier de se dérouler sur une journée, avec décompte du temps en tête de chaque chapitre. Haletant. (C’est lui aussi qui est à l’origine de la première traduction française de « Watchmen », un classique de la BD américaine – à lire absolument, en VO si vous pouvez car la nouvelle traduction est vraiment moins bonne.) J’ai aussi adoré l’adaptation qu’à fait Tardi de son « Petit bleu de la côte Ouest ». Il est le père de l’inspecteur Tarpon, joué par Delon entre autres au cinéma. Et il avait un vrai sens du titre : « Laissez bronzer les cadavres », « La position du tireur couché », Que d’os »… Je ne connais pas assez pour juger, mais d’après ce que j’en entends, il serait à ranger dans les écrivains à part entière.

    Sinon en polar BD, les adaptation de Nestor Burma par Tardi, sotamment « 120 rue de la gare ». A lire aussi le très bon « Tueur de cafard » (Tardi dessine New-York).

    Aliocha : Miam, le Manchette que vous me décrivez me plait déjà. Encore un que je regarde dans les librairies sans avoir encore sauté le pas. Et hop ! Pour Tardi, je l’apprécie en illustrateur de Celine, il n’y a pas de raison qu’il ne me plaise pas en polar.

    Commentaire par gwynplaine — 21/07/2009 @ 20:40

  10. Dans une autre catégorie (pas des grands polars au style brillant, embrassant dans un grand mouvement la sociologie et l’éthique, avec pincée d’angoisses existancielles) ni non plus des « page-turner » redoutables d’efficacité au suspens halletant, je vous propose:
    Fredric Brown. A essentiellement écrit des romans et nouvelles policières et de SF. Capable d’un humour féroce (SF: Fantomes et farfafouilles, si vous vouez decouvrir ce que les américains appellent les very short stories) mais aussi de loufoquerie sérieuse (?) (Policier, la nuit du Jabberwock. Faites donc le compte des whiskey bus en une nuit par le héros). Comme bon classiques, les premiers « Ed et Am Hunter ». Sympa et dans un esprit de policier classique un peu pépère.
    Tim Cockey. Le héros se prénomme Hitchcock, son chien Alcatraz. Il est croque-mort et se retrouve bien malgré lui embarqué dans des intrigues policières. Beaucoup d’humour, de tendresse et de respect pour les personnages. Capable de faire passer de l’émotion (la mort de ses parents…) mais sans lourdeur ou pathos…
    Choix spécial: Ce n’est qu’a moitié un roman policier… Mais il faut lire « Eloge de la pièce manquante » d’Antoine Bello. Un livre qui parle de puzzle, qui est un puzzle, mais aussi une enquête sur un serial killer. Parle de beaucoup d’autres choses au passage. La littérature, la forme, l’essence, l’auto-référence… Les dromans suivants ne sont pas des policiers (« Les falsificateurs », « Les éclaireurs ») mais partagent certains thèmes, en étant plus personnels et moins « structurellement formels ».

    Aliocha : tout cela me plait beaucoup et notamment Cockey dont j’avais entendu parler mais oublié le nom, merci de me le rappeler, j’adore l’humour !

    Commentaire par Aegor — 21/07/2009 @ 20:41

  11. Ah oui, et aussi « From Hell » (Delcourt), un roman graphique (expression idiote inventée parce que ça fait plus noble que BD), la thèse d’Alan Moore (le même scénariste que « Watchmen ») sur Jack l’éventreur (indispensable selon quelqu’un qu’on ne peut soupçonner de mauvais goût vu qu’elle m’a choisi pour partager sa vie). Et aussi « Le troisième testament » (Alice et Dorison) : si vous avez aimé le Da Vinci Code, celui-là est pour vous (certes c’est aussi de la BD). Comme vous l’aurez remarqué, je suis grand amateur de BD.

    Aliocha : en effet, grâce à vous je vais pouvoir m’y retrouver un peu, je me sens toujours très bête dans un rayon de BD, à part Tintin, Iznogoud, Lagaffe, Talon, les autres me sont inconnus.

    Commentaire par gwynplaine — 21/07/2009 @ 21:19

  12. Damned! je suis grillé pour une rubrique «polars»! Mais c’est justice: votre science et votre éclectisme vous donnent plusieurs longueurs d’avance…

    À part les «thrillers métaphysiques» et les trop glauques, je suis emballé par tous les titres que vous recommandez.

    Je vais aussi me procurer Serge Reynaud, qui a le bon goût (sans ironie – quiconque vient chez aliocha a bon goût) de faire sa pub ici.

    Dans les contemporains, j’aime bien aussi l’inspecteur Chen, de Quiu Xialong, intrigues dans la Chine d’aujourd’hui, entre Parti omniprésent, vieux secrets datant de la Révolution culturelle, et criminalité moderne. Ça fait un drôle de contraste avec le juge Ti — mais le lecteur de Van Gulik n’est pas entièrement perdu, car l’inspecteur Chen, poète à ses heures, apprécie les écrivains de l’époque Tang (celle où se passent les enquêtes du Juge Ti).

    Aliocha : cessez de me flatter, Monsieur le philosophe, je rougis de honte à l’idée d’avoir étalé devant un homme si savant que vous mes modestes distractions littéraires. Je ne saurais trop vous prier de faire vous-mêmes un billet sur le sujet qui sera nécessairement plus inspiré et plus inspirant que le mien. Et allons-y pour la Chine contemporaine !

    Commentaire par Philarete — 21/07/2009 @ 22:18

  13. Désolé de truster les coms, mais votre billet m’a fait plonger dans ma bibliothèque, et dans le dernier polar qui m’a vraiment marqué c’est RG (Tome I : Ryad-sur-Seine, Tome II : Bangkok-Belleville – chaque tome raconte une histoire complète), dans la collection Byaou de Gallimard. Graphiquement irréprochable (Frédéric Peeters est l’un des tous meilleurs dessinateurs de ces derniers temps), elle est scénarisée par un ancien RG qui lui donne une ambiance du type L627 de Tavernier, avec des histoires prenantes au plus près du terrain. Du vécu, de la sueur et des vrais gens… Une grande réussite.

    Sinon, pour des livres sans image (j’en lis aussi), un livre noir, road-movie avec un couple de protagonistes assortis comme Starsky et bottes de cuir, « Comment va la douleur ? » de Pascal Garnier, chez Zulma.

    Aliocha : ne vous excusez surtout pas du double plaisir que vous m’offrez de participer à la conversation avec entrain et de me donner, ainsi qu’aux lecteurs de ce blog, des idées de lecture.

    Commentaire par gwynplaine — 21/07/2009 @ 22:31

  14. Bonsoir Aliocha
    Merci pour tous ces auteurs. Peut être faut il y ajouter Michael Connelly ?
    Mais à lire, à mon avis, chronologiquement, en commencant par Les égouts de Los Angeles.
    Lambda

    Aliocha : vous avez raison, encore un que j’ai lu il y a si longtemps qu’il est passé aux oubliettes, à tort !

    Commentaire par Lambda — 21/07/2009 @ 23:49

  15. Dans la catégorie incunables, à lire et relire, pour l’été, légers et délicieux comme une eau de toilette fragrance agrumes avec une pointe de vétiver subtilement poivrée, deux Hubert Monteilhet, « De quelques crimes parfaits » et « Les mantes religieuses ».

    Aliocha : et hop ! c’est noté. Sinon, l’eau de toilette, Guerlain ?

    Commentaire par Goloubchik — 22/07/2009 @ 00:45

  16. Et Dennis Lehane ? Plutôt mal traduit en français, j’en ai peur, à l’exception de Shutter Island — souvent encensé, et candidat à la catégorie « grande classe », mais finalement pas mon préféré. En revanche, la série des Kenzie / Gennaro (A drink before the war et ce qui s’ensuit) rentre avec classe dans la catégorie des « efficaces ».

    Aliocha : je n’ai pas réussi à le fini Lehane (oublié lequel) ce qui m’embarrasse parce qu’il a l’air en effet de beaucoup plaire, la traduction peut-être, je vais réessayer. Et je note Kenzie.

    Commentaire par Ajdudant tifrice — 22/07/2009 @ 04:45

  17. Pourraient encore manquer à ce long florilège les excellents James Lee Burke, Donald Westlake (dont Richard Stark), Robert Crais, et John Connolly peut-être ?

    Aliocha : sauf erreur de ma part, Burke et Westlake sont publiés chez un éditeur que je n’aime pas, le même que BUnker, il faut que je me force à dépasser la forme du livre. Connolly, je vais voir. Ce qui me fait penser que j’ai oublié l’excellente « chambre des curiosités » de preston & Child, le meilleur de ces deux auteurs. Leur inspecteur du FBI en costume blanc et rolls m’enchante.

    Commentaire par Thomas S. — 22/07/2009 @ 07:20

  18. Livres ET BD : casterman et rivages noir se sont associées pour recréer des titres de la collections rivage noir en BD (http://bd.casterman.com/catalogues_list.cfm?CategID=3681&OwnerId=436), dont le fameux Shutter Island évoqué par l’Adjudant Tifrice (dans ma pile des à lire), collection fort bien faite qui me donne envie de découvrir les auteurs choisis. Notamment Pierre Pelot et son « Pauvre Zhéros », dont l’adaptation laisse présager un très bon bouquin.
    J’ai bien aimé aussi La version du Poulpe de Dider Daeninckx : Nazis dans le métro. De Daeninck, avec Tardi (et en BD, on ne se refait pas) à lire absolument : Le der des ders, qui allie le polar au thème prédominant chez Tardi, la Grande Guerre. Même si celui-là se passe dans l’après-guerre.
    Dans ma pile à lire aussi, profitant de la sortie cinéma, un livre (pas une BD) illustré dans le style des pulp américains, une biographie sur Dillinger.

    Aliocha : et moi qui étais en panne d’idées…chic alors, la panne est réparée ! J’aime bien Le Poulpe, mais je n’ai lu que les deux de Pouy, avec une préférence pour « la petite écolière écuyère a cafté » (je n’ai saisi le jeu de mot du titre qu’après avoir fini le livre !)

    Commentaire par gwynplaine — 22/07/2009 @ 07:57

  19. Bonjour Aliocha,

    Un grand merci pour cette liste de policiers, meme si certaions d’entre eux m’étaient déjà connus. Je vous rejoins particulièrement sur le serment des limbes…

    Permettez moi de vous conseiller les Trevanian, du nom de leur auteur. A ma connaissance, suelement deux sont trouvables en librairie aujourd’hui puisqu’ils ont été ré-édités récemment…

    je ne vous en dis pas plus, lisez les, ils sont excellents !

    Aliocha : et hop, c’est noté, j’en salive déjà.

    Commentaire par La Maximilienne — 22/07/2009 @ 09:35

  20. je vous conseille personnellement les polars chinois de Qiu Xiaolong, géniaux, mêlant la politique et le sordide de la vie.
    « La danseuse de Mao » est particulièrement réussi.

    J’apprécie également les classiques enquêtes du Juge Ti.

    Bonnes lectures et merci pour vos conseils et l’intelligence de vos billets.

    Aliocha : le polar chinois tenant la corde avec le polar historiques dans les conseils des commentateurs, je file voir cela de plus près !

    Commentaire par Loup — 22/07/2009 @ 10:43

  21. Je vois que nous avons en commun un certain nombre de lecture.

    Dans le fantastique je peux vous proposer quelques Stephen King (je suis tombée dedans à l’âge de 12 ans, un peu comme Obélix xD) : Misery, Dolores Claiborne et Rose Madder (qui je pense sont accessibles même aux réfractaires du fantastique).

    Egalement Daniel Pennac et sa famille Malaussène.

    Un peu d’humour avec Jonathan Stroud et la trilogie de Bartiméus (d’accord, c’est classé dans la littérature enfant et ç’est un peu dans la ligne Harry Potter, mais j’ai un faible pour Bartiméus, le Djinn et les notes de bas de page sont un régal)

    Aliocha : King, bien sûr, j’ai vu le film Misery, donc je ne vais pas lire le livre mais je note les autres. Quant aux livres pour enfants, pourquoi pas ? Je me délecte actuellement de la grande encyclopédie des lutins de Pierre Dubois. La manière dont il décrit le plus sérieusement du monde la taille, la forme, les habitudes vestimentaires, les moeurs et l’habitat de chaque peuple de lutin m’enchante.

    Commentaire par Siskotte — 22/07/2009 @ 10:58

  22. Pour ajouter une modeste pierre à l’édifice : Vengeance, un polar classique avec privé poursuivi par la guigne trés bien ficelé, et plus fantastique L’échiquier du mal.

    Commentaire par Aardvark — 22/07/2009 @ 12:16

  23. Oups, de Dan Simmons, j’ai ommis de préciser.

    Aliocha : bonne idée, son nomme dit quelque chose, mais je crois que je n’ai pas encore sauté le pas. Comme quoi, on a parfois besoin d’être un peu poussé…

    Commentaire par Aardvark — 22/07/2009 @ 12:17

  24. @ Aliocha, suite à la réponse 6 : merci de votre absolution, je le ferai plus… Mais si j’écris un tome 2, je vous l’envoie !
    @ Aliocha, suite à la réponse 17 :
    Les Donald Westlake, même les plus faibles, sont des moments de lecture bidonnants, déglingués, jouissifs, c’est clairement un de mes préférés. Bien lire le 4° de couverture avant, car il fait parfois dans le sérieux, et là ça confine au chef d’oeuvre (Le couperet, Adios Shéhérazade…), mais dans une tout autre veine.

    Commentaire par Serge Reynaud — 22/07/2009 @ 13:19

  25. @Aliocha 23. : Sautez donc et l’absence scandaleuse du thème « SF/Fantastique » pour les romans de l’été sera peut-être pardonnée. 😉

    J’aurais aussi conseillé Illium et sa suite Olympos, mais ce ne sont pas des polars, et l’Echiquier du mal sera un meilleur 1er contact avec Dan Simmons si vous ne pratiquez pas la SF.

    Dans la même catégorie limite des « polars fantastiques » je pense qu’il serait triste de bouder Neverwhere (Nail Gaiman).

    Commentaire par Kemmei — 22/07/2009 @ 13:22

  26. Bonjour Aliocha.

    Ma contribution : « La route de tous les dangers » de Kris Nelscott (éd. de l’aube, Diffusion Seuil 2007). Une plongée étonnante dans l’envers du rêve américain (Le Monde), un livre qui ne ressemble à aucun autre (Elle)…

    A mesurer à l’aune de l’amérique de Barack Obama.

    Smokey Dalton est un nègre.C’est du moins comme cela que le qualifie Laure Hathaway, jeune femme blanche de bonne famille, lorsque, en 1968, elle pousse la porte de son bureau de détective privé à Menphis. Elle voudrait comprendre pourquoi sa mère, avant de mourir, lui a laissé une partie de son héritage – à lui, un homme de couleur. Et le mieux est certaimennt de poser la question au bénéficiaire lui-même.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 22/07/2009 @ 13:26

  27. @Kemmei

    je note Nail Gaiman, et il faut absolument que je trouve illium, car je suis ridicule à avoir Olympos tout seul

    Endymion est pas mal aussi je trouve

    Et je suis d’accord l’absence de SF/fantastique pour l’été est scandaleuse !! xD

    @aliocha

    Même si Kathy Bates est remarquable dans Misery (et dans Dolores Claiborne également, il FAUT lire le livre (vous vous souvenez de la scène où Sheldon est attaché au lit, personnellement la scène est encore plus forte dans le livre)

    Commentaire par Siskotte — 22/07/2009 @ 13:36

  28. Faites attention avec Guerlain. Lors d’un séminaire en marketing, l’intervenant nous raconta que ce vieux parfum créé au début du 20e siècle qu’est Shalimar était décrit par les marketeurs actuels comme le parfum de la bourgeoise soumise (celle qui rêve d’amours exotiques dans le jardin de Shalimar). Vrai ou faux, je l’ignore mais sait-on jamais… Je sens que je subir un attentat à la mode de Bush à coup de flacon, moi 😉

    Aliocha : il se trouve, espèce de malotrus, que je porte L’heure bleue en hiver, Opium entre le 1er et le 31 décembre (il me réchauffe) et….Shalimar en été. Un jour dans une librairie, un garçon fort jeune et fort branché s’approche de moi et me demande le nom de mon parfum. Habituée à n’y voir aucune tentative de drague mais plutôt un réflexe proustien, je réponds « l’heure bleue, pourquoi, ça vous rappelle votre grand-mère » et là le garçon rougissant me rétorque, « pas exactement, mais pas loin ». Qu’importe, je resterai fidèle à Guerlain.

    Commentaire par Ferdydurke — 22/07/2009 @ 14:24

  29. En historique russe, on peut noter aussi Boris Akounine, avec d’une part Pélagie, et d’autre part Eraste Fandorine.

    En historique anglais, il y aussi Peter Tremayne, avec la série Soeur Fidelma.

    Sinon, Anita Blake, de Laurell Hamilton, on la classe dans quoi ?

    Aliocha : En effet, j’ai lu Fandorine, pas encore Pélagie.

    Commentaire par Kharkhov — 22/07/2009 @ 14:28

  30. merci pour cette super liste, j’étais en panne d’idées. Je vous rejoins totalement sur Vargas, elle fait partie de ces auteurs que j’aime tellement … et dont je suis presque déçu qu’ils soient si célébrés que ça leur enlève un peu de crédibilité littéraire…

    Aliocha : bah, il arrive que de très bons auteurs soient aussi très populaires, tant mieux pour elle. Le statut d’artiste maudit n’est guère confortable…Le vrai malheur, c’est qu’elle n’en a pas sorti cette année, ça me déprime !

    Commentaire par Mc — 22/07/2009 @ 14:33

  31. @Aliocha dans sa réponse au 5 :
    Vous êtes bien trop modeste, c’est tout simplement ma très mauvaise manie de lire en diagonale qui a encore frappée plutôt que la longueur du post …

    Merci beaucoup pour cette série de suggestions, qui serait tombée à point si je n’avais pas déjà fait le plein de lecture à la médiathèque …
    Je pars en congé très bientôt et ne pourrais donc pas remplir les trous béants que font apparaitre toutes ces suggestions dans ma sélection…

    Aliocha : moi aussi je lis en diagonale, et je sais que ça peut parfois jouer des tours…

    Commentaire par Shadow007 — 22/07/2009 @ 14:41

  32. Moi je recommande « ne rien faire pendant le vacances » 🙂

    Aliocha : ce qui soulève une intéressante question : lire, est-ce faire quelque chose ? Indiscutablement, mais c’est faire quelque chose d’agréable et de non obligatoire, ce qui compense, non ?

    Commentaire par misty — 22/07/2009 @ 15:11

  33. R.J. Ellory, « seul le silence ».
    « Un livre magnifique, qui vous hantera longtemps », Mickael Connelly
    « R.J. Ellory est un écrivain immense. Et lire cette histoire à la fois sombre, bouleversante, magnifiquement construite, à l’écriture d’une puissance rare, est une expérience qui vous laissera un souvenir impérissable ». The guardian.
    Bon, j’y retourne, il est vraiment génial!!

    Aliocha : tiens, ça fait longtemps que je n’ai pas lu un Ellroy, c’est le dernier me semble-t-il ? Allons-y !

    Commentaire par fred — 22/07/2009 @ 15:45

  34. Chouette ce billet !

    J’essaierais peut-être Monster ou Versus.

    Et je ne m’attendais pas du tout à y voir le nom de Pierre Bordage. La trilogie des prophéties est effectivement très prenante, bien que le dernier volume, « les chemins de Damas », soit un peu en dessous de ses deux prédécesseurs. « Wang » est phénoménal mais là, on s’écarte totalement du genre policier.

    De mon côté, je me permets de recommander deux noms que vous n’avez pas cités : Donald Westlake, spécialement la série des John Dortmunder. Le cambrioleur le moins veinard et aux yeux battus est entouré d’une équipe pour le moins atypique. Pour ceux qui aiment les pavés, « Dégats des eaux » devrait prendre un aspect jubilatoire. Pour ceux qui aiment l’expéditif, « Pourquoi moi ? » fera sourire avec plaisir. Ah, je vois que Westlake est évoqué dans les commentaires. Q’avez-vous contre Rivages Noir Aliocha ? 🙂

    George P. Pelecanos : Son dernier en date (si je n’abuse), « Les jardins de la mort » est sorti en poche. Pour ceux qui aiment les auteurs qui s’approprient une ville (Washington en l’occurrence) et qui ont la faculté de donner de l’ampleur à leurs personnages avec une minutie tout à fait surprenante, c’est l’auteur à lire. Les enquêtes ne sont pas toujours haletantes (elles le sont parfois quand même !), mais les univers et personnages sont profondément attachants. Les plus recommandes sont le DC Quartet et les D. Strange/T. Quinn.

    Et enfin, vivement la fin 2009 pour avoir entre les mains le dernier tome de la trilogie American Madness de James Ellroy !

    Aliocha : je n’aime pas la collection Rivages noirs, de même que le livre de poche, les babel, l’imaginaire de Gallimard, et les flammarion. Mon métier me rend sensible à la présentation du texte, au papier, aux couvertures. Certaines de ces collections sont de très bonne qualité, mais je n’accroche pas, c’est inexplicable. Westlake et Wang décidément ont du succès !

    Commentaire par zo. — 22/07/2009 @ 16:15

  35. @ Aliocha 15:

    Pas Guerlain : Davidoff (Cool WaterGame).
    Irrésistible, disent-elles.
    Aucun mérite: avec ça, Quasimodo aurait emballé vite fait Esmeralda. Notre-Dame de Paris aurait été un roman à l’eau de rose édité chez Harlequin.
    A quoi ça tient, la littérature!

    Aliocha : dites-moi, il est heureux que les ordinateurs ne diffusent pas encore le parfum sinon je serai déjà tombée comme une mouche 😉

    Commentaire par Goloubchik — 22/07/2009 @ 16:16

  36. @Aliocha : Désolé de m’excuser alors, d’autant que je le refais dans le billet suivant. Concernant Vargas, connaissez-vous « Les quatre fleuve », édition spéciale d’une enquête d’Adamsberg parue pour les vingt ans de Viviane Hamy, sa maison d’édition. C’est une histoire à quatre main avec le dessinateur Baudoin, ni vraiment roman, ni vraiment bd, un hybride des deux qui jouent avec les codes de l’un et l’autre… mais vraiment polar. Intéressant parce qu’on peut mettre un visage sur Adamsberg et Danglard. Personnellement je ne me les figurais pas ainsi, mais aujourd’hui je ne peux plus les voir autrement.

    Aliocha : chic alors, j’en ai raté un, je cours l’acheter !

    Commentaire par gwynplaine — 22/07/2009 @ 16:21

  37. Bon… je note que vous m’honorez d’un pluriel à malotru. C’est tout dire. 😉

    Ma préférence exclusive va à l’Eau d’Issey : sobre, frais, à peine poivré, tout en discrétion. Il correspond d’ailleurs assez bien à l’eau de toilette que décrit Goloubchik y compris dans sa composition (vétiver, musc, santal, bergamote, citron, yuzu, estragon entre autres). Existe pour femme, composition différente, plus fleuri et marin. Je vous le recommande.

    C’est Opium qui me rappelle ma grand-mère et je vous prie de le prendre comme un compliment : belle carrière en entreprise à une époque où le plafond de verre était bien plus bas qu’aujourd’hui, indépendante en diable, subtile, capable de tenir tête à son époux officier de cavalerie dont le tempérament n’était pas piqué des hannetons : une vraie femme de tête comme j’aime.

    Ceci dit, votre réplique au jeune branché n’est pas du tout en accord avec le concept de la bourgeoise soumise. Vous voilà rassurée, j’espère. Le pôvre petit, s’il avait dans l’idée de vous draguer, cela a du le refroidir. Remarquez, c’était un bon moyen de tester sa détermination. On est volcanologue dans l’âme ou on ne l’est pas… 😉

    Aliocha : en effet, et il se trouve qu’avec Aliocha, il faut savoir insister, faire preuve d’esprit, d’endurance, avoir une réputation irréprochable mais ne pas être snob ou coincé, accepter de se lancer dans une cour qui durera des mois, être sérieux et drôle à la fois, responsable et aventurier, doté d’un fort caractère mais surtout pas macho, savoir cultiver une complicité mais rester indépendant, être profondément spirituel mais surtout pas grenouille de bénitier, travailler sans être totalement indisponible…..et j’en passe. Vous imaginez ce que Monsieur Aliocha a galéré ?

    Commentaire par Ferdydurke — 22/07/2009 @ 16:57

  38. L’Asie dans tous ses états

    Je vous propose Bangkok 8 de John Burdett : une histoire bien montée qui se passe dans les quartiers chauds de Bangkok. Une plongée dans cette ville à ravir ceux qui connaissent et à emoustiller la curiosité pour ceux qu n’y sont jamais allés. Par le même auteur : Bangkok Tattoo, dans la même veine

    Mort d’une héroine rouge de Qiu Xiaolong. Toujours l’Asie mais la Chine en plein boom économique mais avec toutes ses lourdeurs du régime politique notamment sur les enquêtes policière. Comme Burdett, Qiu Xiaolong a écrit une série de romans qui nous plonge dans la Chine actuelle

    Commentaire par misty — 22/07/2009 @ 17:12

  39. Désolé Aliocha, je croise vos billets, j’ai mis les polars dans la seconde partie de mon commentaire :
    https://laplumedaliocha.wordpress.com/2009/07/22/plaisir-de-lire-2-lhumour/#comment-6731

    Ce faisant, je pense à Dantec Maurice (La sirène rouge, Les racines du mal ou Babylone Babies) et vivement, je déconseille, fortement, le dernier Indridason (Hiver arctique) qui, à mon avis, est né en période d’impôts à payer.

    Commentaire par David — 22/07/2009 @ 17:43

  40. De Shalimar, c’est à ma belle-mère et à mon ex-femme, ces deux bourgeoises que ma « madeleine » m’égare.

    Aussi, quand je pense à Guerlain c’est de Gainsbarre que je me souviens:

    « Jusques en haut des cuisses
    Elle est bottée
    Et c’est comme un calice
    A sa beauté
    Elle ne porte rien
    D’autre qu’un peu
    D’essence de Guerlain
    Dans les cheveux »

    Initiales BB (S.G.)

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 22/07/2009 @ 18:15

  41. @ Aliocha

    Aaargh! Perfide et infâme que vous êtes! Je me suis pris la tête pendant une bonne vingtaine de minutes à essayer de trouver le jeu de mots dans « la petite écolière a cafté » avant que vous ne corrigiez. Au point de me demander si ce n’était pas fini pour moi : fonte massive de neurones, rupture des synapses, collapsus du cortex cérébral, etc… Et des capacités de réflexion réduites à celles d’une amibe. Merci d’avance de ne pas ajouter « comme un mec normal » sinon j’appelle Ségolène pour s’excuser en votre nom.

    Tout cela parce que vous grignotez des biscuits chocolatés pendant les heures de travail, je parie. Pfff.

    @ Goloubchik

    Cool Watergame, ça n’est pas le titre d’un film avec Clara M., par hasard? Ok, je continue de creuser.

    Commentaire par Ferdydurke — 22/07/2009 @ 18:47

  42. @ Ferdydurke:

    Z’étiez pas loin. Le bon titre est  » Niet cool watergames », un court-métrage récent avec effectivement Clara M. J’y jouais le glorieux rôle du plombier (d’ethnie berrichonne qui n’entend le rap qu’au premier degré :-)).

    Incidemment, vous aurez certainement observé qu’Aliocha n’a retenu aucune catégorie « romans érotiques » dans son appel à titres. Effet du guerlainisme?

    Commentaire par Goloubchik — 22/07/2009 @ 19:21

  43. @ Goloubchik

    Mince, vous m’avez repéré en train de squatter chez le meilleur ennemi d’Aliocha.

    S’agissant des romans érotiques, Aliocha ne se serait pas risquée à nous tendre la perche! De toute façon, je suis convaincu qu’une cavalière à cravache n’a pas besoin de romans… 😉

    Aliocha : Georges Bataille quand même, mais que je perçois davantage comme une expérience philosophique que comme un érotique.

    Commentaire par Ferdydurke — 22/07/2009 @ 20:00

  44. Ah tiens, un autre roman, un peu polar, mais très atypique : « Le Bizarre incident du chien pendant la nuit ». Atypique parce que celui qui mène l’enquête (qui a tué le chien de la voisine ?) est un autiste, et qu’il est aussi le narrateur. Très bien écrit, on entre vraiment dans la logique particulière du personnage, très très bon.

    @Ferdydurke : je vous trouve vous-même un peu cavalier…

    Commentaire par gwynplaine — 22/07/2009 @ 20:48

  45. @ Gwynplaine

    Pas cavalier : Volcanologue. 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 23/07/2009 @ 07:37

  46. Volcanologue, pardon. J’observe tout de même que vous êtes très à cheval sur votre titre 😉

    Commentaire par gwynplaine — 23/07/2009 @ 09:29

  47. @ Gwynplaine

    Joli! Oui, je l’avoue. J’y tiens. Mais… Peu importe la monture pourvu qu’on ait l’ivresse (plagiat). Je crois que je vais arrêter de faire le féministe modéré chez Eolas pour revenir jouer ici le rôle de macho que m’a attribué la maîtresse des lieux…

    Aliocha : et qui vous va si bien…

    Commentaire par Ferdydurke — 23/07/2009 @ 16:51

  48. @ Ferdydurke:

    « Je crois que je vais arrêter de faire le féministe modéré chez Eolas pour revenir jouer ici ».

    Lâcheur. Camerone, vous connaissez?

    Si vous revenez ici pour citer Voltaire l’Apocryphe, je vous préviens, vous aurez un trépas sur la conscience. Je suis à bout. Déjà que j’avais failli craquer avec Moro-Giafferi…

    Aliocha : « ils étaient 62 face à 2000 cavaliers, le soleil baissa les yeux lorsqu’ils furent exterminés…. »

    Commentaire par Goloubchik — 23/07/2009 @ 21:57

  49. @ Aliocha

    Oui, Mam’zelle Karamazov. Je fais de mon mieux, vous savez. Je m’en voudrais tant de vous décevoir.

    @ Goloubchik

    Comme vous ne devez pas parler de Melle Diaz dont le prénom n’a pas de e, vous faites certainement allusion à la bataille mexicaine. Le message a le mérite d’être clair! Vous leur direz que j’ai fait mon devoir?

    Quant à ma conscience, vu ce qu’on lui colle sur le paletot, elle saura s’accommoder d’un trépas! 😉

    Aliocha : Et flagorneur avec ça, décidément mon cher, au vu de vos travers, vous êtes un homme, un vrai, reste à déterminer si vous en avez aussi les qualités 😉 Toute plaisanterie mise à part, j’ai regretté d’avoir loupé la dantesque discussion sous le billet Orelsan d’Eolas, ce d’autant plus qu’il nous a gratifié de sa verve; Tiens rien que pour le plaisir, je reproduis ci-dessous sa très littéraire répartie à une lectrice qui parlait des dangers de la chanson. Après tout, nous parlons ici de littérature et la remarque d’Eolas est magnifique :

    « Non, non, NON, NON ! Comment pouvez-vous écrire qu’il faille protéger qui que ce soit des chanteurs ? Vous connaissez une personne morte sous les coups des douze pieds d’un alexandrins ? Assommée par une rime ? Occise par un sonnet, mutilée par par une allitération ? Faut-il donc un permis de port d’arme pour écrire un pantoum ? » (réponse Eolas au commentaire 22 du billet sur Orelsan)

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 00:12

  50. @ Aliocha

    La remarque d’Eolas est en effet très bien tournée et vaut le détour. Ceci dit, vous êtes la bienvenue et la discussion n’est pas terminée, je peux vous en assurer. Je suis même étonné que vous ne soyez pas intervenue. Il s’agit de la liberté d’expression quand même…

    A l’occasion je vous enverrai par mail la compilation des commentaires portées sur mon carnet de correspondance d’écolier franco-allemand, que j’ai une fois fournie en guise de CV. Tout y est déjà : insolence et flagornerie comprises. 😉

    En attendant :

    « Le seul homme digne d’être aimé est celui qui ressemble à tous les hommes, qui a la parole, les traits de tous les hommes, qu’on ne distingue des autres que par des défauts ou des maladresses en plus… », Jean Giraudoux in Ondine

    Aliocha : pour la discussion, entre mes billets et les dossiers à boucler avant les vacances, j’ai zappé, je me vois mal débarquer après plus de 400 commentaires, il faudrait que je lise tous les autres avant. Cela étant, ma position est évidemment en faveur de la liberté d’expression, j’en avais parlé chez Autheuil de mémoire. Pour les bulletins, avec plaisir, mais je crains de ne rien apprendre de nouveau…ce que je sais déjà, peut-être en pire, tout au plus 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 12:50

  51. Au vu du commentaire descriptif d’Aliocha sous 37, sont à signaler deux ouvrages à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire (à réserver d’avance chez son libraire, vu le succès prévu):

     » Manuel de survie à l’usage des compagnons de journalistes-blogueuses » par M. Chalio, préface censurée d’Orelsan, Editions de l’Enfer-sur-terre. Aussi indispensable que le Guide des Castors Juniors.

    Plus juridique, « Minutes du procès en béatification de M. Aliocha, vivant martyr de notre siècle » du Cardinal San Pellegrino-Campari, Editions de la Curie Romaine.

    Aliocha : Correction, le deuxième est de l’évêque Chasse-Spleen.

    Commentaire par Goloubchik — 24/07/2009 @ 14:00

  52. @ Goloubchik

    Je n’avais pas vu la réponse d’Aliocha sous mon commentaire! Merci à vous!

    @ Aliocha (suite à votre réponse en 37)

    « Vous imaginez ce que Monsieur Aliocha a galéré ? »

    Oh que oui… Je l’imagine sans aucune peine… Pouvez-vous transmettre à Monsieur Aliocha de ne pas se sentir seul, l’assurer de ma compassion et de ma solidarité d’homme qui a galéré n’a pas fini de galérer, je vous prie. Sans oublier de le féliciter de vous avoir fait croire à une réputation irréprochable. Warf! Un homme irréprochable, vous m’en direz tant! Là, je m’incline respectueusement. Surtout si c’est vrai. 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 14:47

  53. @ Aliocha, sur votre comment en 51:

    – Peut-on se mettre d’accord en visant l’archevêque italo-portugais Campari-Saudade ?

    – Dans le contexte général, je ne résiste pas à vous rappeler un court extrait (en basic international english dans le texte) de « Plateforme », qui m’a toujours amusé par son côté provocateur.

    Rappel de la situation: allongé sur une plage thaïlandaise, l’anti-héros, Michel, lit à sa (future) amante le texte d’un publi-reportage paru dans un hebdo local anglophone de Phuket. L’interwievé, Cham Sawanasee, y promeut son agence de rencontres à visée maritale (Heart to Heart) entre hommes occidentaux et femmes thaï.

     » There seems to be (…) a near-perfect match between the Western men, who are unappreciated and get no respect in their own countries, and the Thaï women, who would be happy to find someone who simply does his job and hopes to come home to a pleasant family wife after work. Most Western women do not want such a boring husband.

    One easy way to see this (…), is to look at any publication containing « personal » ads. The Western women want someone who looks a certain way, and who has certain « social skills », such as dancing and clever conversation, someone who is interesting and exciting and seductive. Now, go to my catalogue, and look at what the girls say want. It’s pretty simple, really. Over and over they state that they are happy to settle down FOREVER with a man who is willing to hold down a steady job and be a loving and understanding HUSBAND and FATHER. That will get you exactly nowhere with an American girl.

    As Western women (…) do not appreciate men, as they do not value traditionnal family life, marriage is not the right thing for them to do. I’m helping modern Western women to avoid what they despise ».

    Prenez donc garde si vous trouvez un jour dans le courrier adressé à M. Aliocha une lettre responsive de l’agence Heart to Heart… 🙂

    Commentaire par Goloubchik — 24/07/2009 @ 17:09

  54. Ne s’agissait-il pas plutôt de l’évèque Chasse Spleen et Tradition?

    Commentaire par Ferdydurke — 24/07/2009 @ 18:12

  55. J’aime beaucoup les polars des éditions rivages.
    Un auteur que j’apprécie beaucoup: Graham Hurley (avec l’inspecteur Faraday).
    Les 2 derniers polars que j’ai aimés : l’usine à lapins de Larry Brown (son dernier : sombre, avec des personnages éclopés de la vie) et le mambo des 2 ours de JR lansdale.

    Commentaire par jb26 — 25/07/2009 @ 14:41

  56. En panne de polar pour cet été? il n’y en a qu’un à prendre dans sa valise: Tonton Clarinette de Nick Stone. Il est un peu imposant au premier abord mais si vous le commencez vous ne le lacherez plus avant de l’avoir terminé. Je le classerai dans la catégorie efficace-grande classe. Ce roman est l’occasion d’un voyage en Haïti. A lire absolument.

    Commentaire par pojoe — 25/07/2009 @ 22:20

  57. je partage le même avis que vous sur les polars cités que je connais et m’empresserai donc de suivre vos conseils pour ceux que je ne connais pas.
    Vous nous proposez de donner nos coups de coeur et j’avoue que je suis étonnée que vous ne citiez pas la série écrite à quatre mains par Preston et Child. « la chambre des curiosités » m’a donné envie d’acquérir, de dévorer et de prêter toute la série des aventures de l’inspecteur Pendergast.
    Par ailleurs, j’ai un énorme plaisir à retrouver les livres trop rares du romancier photographe Patrick Bard. Il faut lire impérativement « la Frontière » ( et en complément le premier tome de la série BD AmeriKKKa d’Otéro).
    Sinon, je suis amoureuse d’Harry Bosch !
    Dernières découvertes:Little Bird de Craig Johnson et sad sunday de Gilles Vincent!
    Libraire préféré: Bernard Strainchamps , animateur du site mauvais genre et fondateur de la librairie Bibliosurf. ( http://www.bibliosurf.com/ )

    Commentaire par jimetdalva — 27/07/2009 @ 10:31

  58. Chère consoeur,

    Tous ces commentaires, déjà… pas sûr que je ne répète pas ce qui a déjà été dit…

    Bref, en matière de polar, je recommande absolument la trilogie marseillaise de feu notre confrère Jean-Claude Izzo.
    Et aussi, les polars d’un auteur belge passionné par la première guerre mondiale, Xavier Hanotte (ex: De secrètes injustices).

    Commentaire par Martin K — 30/07/2009 @ 11:41

  59. Après la bataille : encore des références, en polar et SF notamment, la liste de lecture d’un libraire BD (mais qui ne sont pas des BD).
    De plus, je conseille son blog, il s’agit de petits billets quotidiens souvent très drôles sur sa boutique, ses clients, bref la petite comédie humaine d’un commerce de proximité : les libraires se cachent pour mourir.

    Commentaire par gwynplaine — 13/08/2009 @ 22:22

  60. […] retraite. Seulement voilà, rien ne tourne comme prévu et le chasseur devient une cible. Merci à Gwynplaine de m’avoir rappelé l’existence de ce grand auteur de roman noir. Commentaires […]

    Ping par Mes lectures de l’été « La Plume d’Aliocha — 28/08/2009 @ 11:12

  61. A retardement, merci pour cette sélection, que je conserve et suivrai à l’occasion en confiance : je fais aussi partie de ces intellectuels (et catholique, pour aggraver mon cas) qui ont pris du plaisir à la lecture de « Da vinci code » ou de « la promesse de l’ange », et j’adore JB Pouy.
    Wendrock (nous nous sommes déjà croisés chez Philarète —qui est très en forme ces jours-ci !)

    Aliocha : fichtre, merci pour ce témoignage, je désespérais de rencontrer un catholique ayant accepté de lire ce roman pour ce qu’il est, un roman (je ne suis qu’une catholique de coeur, assez peu sensible à la préservation du dogme tant que celui-ci ne souffre que de l’intérêt que lui portent les romanciers). Quant à Philarête, le billet d’humeur lui va fort bien en effet !

    Commentaire par wendrock — 09/09/2009 @ 20:45

  62. Merci pour cette sélection, j’en ai pris note et je compte aller dés ce soir à la bibliothèque suivre quelques unes de vos recommandations.
    Si vous l’avez lu, qu’avez vous penseé de L’étreinte du mal de Chelsea Cain, pour ma part j’ai dévoré le livre.
    J’ai lu egalement Monster de Patrick Bowen et comme vous l’avez écrit, tout simplement haletant!

    Commentaire par harouna — 15/12/2009 @ 13:55


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :