La Plume d'Aliocha

15/07/2009

Dur, dur d’être reporter

Filed under: Comment ça marche ? — laplumedaliocha @ 11:49

Allons bon, on tourne le dos quelques jours au monde, histoire de se reposer, et voici que l’actualité, celle qui intéresse ce blog en tout cas, s’agite !

La police nous rejoue l’affaire Fillipis

Commençons par la France. Nous avons donc un nouveau martyr de la liberté de la presse en la personne d’un journaliste stagiaire au Monde arrêté et placé en garde à vue lors d’une manifestation à Montreuil. Le plus piquant, c’est que la manifestation avait pour objet de protester contre les violences policières. Convenons que les policiers n’ont pas été très fins dans cette histoire. Réagir de façon musclée était déjà malvenu, procéder à des arrestations l’était plus encore, mais s’offrir un journaliste, fut-il stagiaire, alors là, c’en est trop. Surtout qu’ils nous ont rejoué la partition du journaliste fesses nues, façon Fillipis. Je suppose que notre jeune ami doit cette mésaventure au fait qu’il n’avait pas de carte de presse pour appuyer ses dires. D’après son récit, on comprend en effet qu’il a mentionné sa qualité à plusieurs reprises, mais il n’évoque à aucun moment le fait qu’il aurait montré un document. Au passage, je rappelle que cette carte est délivrée la première fois à condition de justifier, via une attestation d’employeur, que l’on est  embauché par une entreprise de presse pour réaliser un travail journalistique. La période de stage dure deux ans et donne droit à une carte de stagiaire avant d’obtenir la carte de journaliste professionnel. Si mon jeune confrère commence tout juste, il n’a pas encore cette pièce d’identité, a fortiori s’il n’est qu’en stage d’été. Vous observerez au passage l’utilité de cette carte d’identité professionnelle dont l’objet n’est pas de créer une insupportable discrimination vis à vis des gentils et talentueux blogueurs, mais de permettre à un professionnel de justifier de son identité lors des multiples occasions où nous devons accéder à des lieux sensibles ou couvrir des événements tels qu’une manifestation. Evidemment, cette affaire constitue une nouvelle et fâcheuse atteinte à la liberté de la presse, à cette réserve près que j’accorde aux policiers le bénéfice du doute concernant la justification d’identité. Cela étant, il y a quand même un aspect positif : la possibilité pour un journaliste d’accéder à des lieux qui, en principe, lui sont fermés et de témoigner.

Mauvaise couverture !

Pendant ce temps, en Somalie, on apprend que deux agents de renseignement français se sont fait passer pour des journalistes. C’est un peu comme si des militaires se déguisaient en membres  de la Croix Rouge. Je relaie donc ici les protestations de Reporters sans frontières. Bien que non protégé, le titre de journaliste n’est pas une couverture pour agents de l’Etat en mission. Utiliser cette qualité, c’est mettre en danger les journalistes qui risquent à leur tour d’être soupçonnés d’espionnage. Déjà qu’on ne les croit pas quand ils invoquent leur profession, y compris en France…

Tintin à la plage

Et puis il y a cette nouvelle moins anodine qu’il y parait : Aphatie est parti en vacances ! Si, si. Outre que nous n’aurons plus notre billet quotidien, cela m’amène au thème de la trève estivale des journalistes. Pas pour vous parler du nombre de semaines de congés dont nous bénéficions (cela dépend de la convention collective) mais pour soulever une question. Pendant les vacances, les journalistes sont …en vacances. Vos journaux vont donc alléger leur nombre de pages, vous proposer des séries de l’été et des jeux ridicules sous prétexte de bronzer intelligent.  C’est pareil qu’en week-end, quand la télévision nous abreuve de sport comme si le monde s’arrêtait de tourner parce que nous nous arrêtons de travailler. François Dufour, dans un livre au demeurant assez creux intitulé « Les journalistes français sont-ils si mauvais ? », observe que ces vacances de la presse sont un travers bien français et qu’en Italie par exemple, les quotidiens ne maigrissent pas durant l’été (c’est la seule critique intéressante que contient le livre). Entre nous, je n’ai pas vérifié, si un lecteur a ici l’habitude de passer le mois d’août en Italie je suis preneuse d’informations. Toujours est-il qu’il se passe beaucoup de choses en France et dans le monde durant l’été. C’est le moment par exemple que choisit parfois le gouvernement pour faire passer des réformes techniques sophistiquées dans l’endormissement général. Pas de journaliste pour s’en apercevoir, ni d’experts pour critiquer, ni de public pour s’indigner. L’actualité ne se repose jamais, les journalistes si. Voilà peut-être un sujet qui mérite réflexion.

Publicités

16 commentaires »

  1. Jean-Jacques Bourdin sur RMC a déjà abordé cette question dans son émission.
    Il ne comprend pas plus que vous cette vacance médiatique de deux mois…du coup leurs programmes sont maintenus tout l’été.
    Il y a donc bien des exceptions intelligentes en France !

    Aliocha : je l’ignorais, merci pour l’info.

    Commentaire par Nemo — 15/07/2009 @ 11:55

  2. Des espions se font passer pour journalistes.
    Oui, c’est inquiétant, très inquiétant.
    C’est une manifestation, une manifestation de plus, de la guerre moderne, qui est une guerre totale, une guerre qui est partout et qui ne respecte rien.
    Il est extrêmement dommage, désespérant même, que la France s’y abandonne ainsi, à la fois si résolument et si aveuglément.

    Si nous étions moins aveugles, peut-être partirions-nous moins en vacances, peut-être les journalistes partiraient-ils moins en vacances…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 15/07/2009 @ 13:21

  3. Bonjour Aliocha,

    Comment un organisme de presse peut-il envoyer sur le terrain des stagiaires non munis de papiers protecteurs mentionnant leur fonction et leur mission? Le cœur du premier problème que vous soulevez n’est-il pas là?

    Aliocha : bah, ce n’était pas un événement capital non plus. Ce qui me surprend, c’est qu’on l’ait envoyé seul, pas terrible comme formation. Pour le reste, vous voyez l’utilité d’une carte d’identité professionnelle. Faute de l’avoir, on est dans l’ennui. J’imagine que la rédaction n’imaginait pas que ça déraperait à ce point. Entre nous, c’est un métier où il faut être débrouillard et puis je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il a eu l’occasion de faire un reportage intéressant, je regrette d’ailleurs que le papier soit si court.

    Sur le deuxième point, j’aimerais savoir ce que font les autres pays démocratiques (en particulier les Etats-Unis). Connaissez-vous leurs pratiques en matière de couverture?

    Aliocha : non, malheureusement.

    Concernant le départ en vacances des journalistes, n’est-ce pas le moment pour des journalistes moins connus de tenter leur chance? A condition bien entendu que les organismes de presse qui les emploient n’en profite pas pour alléger leurs journaux alors que l’actualité est toujours aussi riche (et même plus comme vous le soulignez).

    Aliocha : mais justement, ils allègent. Il y a donc moins de journalistes et quelques stagiaires, c’est tout.

    Commentaire par Zythom — 15/07/2009 @ 13:45

  4. Les questions de Zythom me paraissent très pertinentes.
    Que faisait un stagiaire en plein milieu d’une manifestation, et visiblement entre force de l’ordre et manifestants. M’est avis que ce chérubin de la profession n’a pas tout dit… Caméra, appareil photo, bloc note, dictaphone etc… ne font il pas parti de l’attirail du journaliste sur le terrain ?

    Aliocha : il faudrait demander à la direction du Monde, je ne puis que subodorer. J’imagine que l’événement n’était guère important et qu’on l’a envoyé « au cas où… ». Quant à l’attirail que vous évoquez, il ne démontre pas la qualité de journaliste. Au surplus, la presse écrite n’a pas besoin d’appareil photo ni de caméra. Restent le carnet et le dictaphone mais quand ce genre d’événement dégénère, mieux vaut ranger tout ça et ouvrir grand les yeux 😉

    Je doute que des agents en mission à l’étranger s’affichent en tant que tel. Non seulement, ils auront un peu de mal a avoir un visa, mais en plus leur vie sera menacée à la seconde où ils auront posé le pied sur le sol étranger… d’autant plus qu’ils seront obligatoirement surveillé. Je suppose même qu’ils ont une carte de presse officielle (ce que l’on appelle couverture).
    Votre indignation est compréhensible, mais que vous ne compreniez pas qu’ils se fassent passer pour autre chose qu’ils sont, là, j’ai un peu de mal. C’est de la mauvaise fois, je trouve.

    Aliocha : vous ne m’avez jamais vu indignée, sinon vous ne diriez pas ici que je m’indigne ! Disons que j’estime que c’est en effet une mauvaise idée. Pour tout vous dire, je trouve même ça crétin, les journalistes suscitant généralement la méfiance et étant régulièrement accusés d’espionnage dans les pays peu versés dans les droits de l’homme. Par ailleurs, je n’ai pas manifesté d’incompréhension en ce qui concerne la nécessité d’une couverture.

    Pour votre dernier point, je n’ai pas d’opinion. Tout le monde à droit à des vacances, et les français les prennent en très grande majorité durant les 2 mois d’été. C’est d’ailleurs obligatoire de part la loi. Il me semble que le droit du travail oblige les français à poser 2 semaines au moins durant cette période.

    Aliocha : qui a dit que je voulais priver les journalistes de vacances ? Il s’agit simplement de réfléchir sur l’idée que l’actualité ne s’arrête pas entre le 15 juillet et le 31 août et qu’il pourrait être judicieux d’organiser de meilleures rotations des équipes au lieu de réduire les paginations et d’envoyer tout le monde à la plage.

    Un peu trop de mauvaise fois dans votre sujet. Un peu de vacances s’impose ? (boutade, veuillez m’excuser) 😉

    Commentaire par Testatio — 15/07/2009 @ 15:38

  5. Et pourtant, c’est tellement bon de tourner le dos à l’agitation du monde et de se bloquer dans cette position pour ne plus y revenir. Des vacances (de l’esprit) à jamais.

    Aliocha : question de goût je crois. Personnellement, je n’aime rien tant que les changements d’état, ils ravivent mon intérêt pour les choses 😉

    Commentaire par david — 15/07/2009 @ 16:02

  6. Oui. Mais je vous l’avais dit, je me suis un peu mis en retrait de l’actualité (pure). A elle seule, la distance permet de porter un regard différent. Un constat s’impose : il n’y a pas dans l’actualité tellement de choses essentielles.

    Commentaire par david — 15/07/2009 @ 16:12

  7. @ Aliocha :
    « Vous observerez au passage l’utilité de cette carte d’identité professionnelle dont l’objet n’est pas de créer une insupportable discrimination vis à vis des gentils et talentueux blogueurs, mais de permettre à un professionnel de justifier de son identité lors des multiples occasions où nous devons accéder à des lieux sensibles ou couvrir des événements tels qu’une manifestation. »

    D’où la raison pour laquelle dans certains films du genre polar les journalistes portent leur carte de presse dans le ruban de leur chapeau : pour qu’ils soient reconnus comme tel immédiatement ?

    Commentaire par Triskael — 15/07/2009 @ 16:44

  8. A l’époque, les costumes n’avaient pas de poches (pas encore inventées).

    Commentaire par david — 15/07/2009 @ 17:01

  9. « Surtout qu’ils nous ont rejoué la partition du journaliste fesses nues, façon Fillipis. Je suppose que notre jeune ami doit cette mésaventure au fait qu’il n’avait pas de carte de presse pour appuyer ses dires. »

    Attention, de la manière dont vous le dites, on pourrait croire que vous trouveriez cela moins choquant s’il s’était agi d’un simple citoyen et non d’un journaliste, fût-il stagiaire.

    Le vrai enjeu est la proportionnalité entre les actions coercitives de maintien de l’ordre et la menace représentée par les individus visés.

    Aliocha : je vous remercie d’y avoir vu une ambiguïté et de l’avoir interprétée à mon avantage. Mon propos était en réalité subversif et consistait à dire que les policiers évitent généralement d’infliger pareil traitement à ces embarrassants et bruyants témoins que sont les journalistes. Il ne s’agit en aucun cas de dire qu’un journaliste doit recevoir un traitement différent des autres citoyens. Entre nous, je me félicite même de ces incidents qui nous permettent d’accéder à la vérité au-delà des discours politiques et des visites en grandes pompes de lieux modèles. Je crois d’ailleurs que mes confrères seront d’accord avec moi sur ce point. Il ne faudrait pas assimiler la lutte pour la défense de la presse, de son indépendance et de sa liberté avec un combat dévoyé qui consisterait à vouloir instaurer ou préserver je ne sais quel statut privilégié.

    Commentaire par DM — 15/07/2009 @ 18:34

  10. @Aliocha: En effet, comme vous le soulignez à juste titre, l’application de ces procédés à un journaliste permet de les mettre en exergue alors qu’ils pourraient passer inaperçus autrement, de la même façon que l’application à des hommes politiques soupçonnés de corruption ou agissements semblables leur a fait prendre conscience de certaines réalités de la justice française.

    Commentaire par DM — 15/07/2009 @ 21:53

  11. Je vous confirme en tout cas qu’en Espagne, les journaux ne maigrissent pas, et El Pais vous livre un pavé quotidien (un numéro peut atteindre facilement les 100 pages avec le supplément local) qui vous tient la journée à la plage pour 1,20 euros.

    J’ai suivi sur ce journal la crise Georgienne l’été dernier et j’ai été estomaqué de la qualité de l’information (le lendemain de l’invasion, un article d’une demi page relatait les problèmes géopolitiques liés à l’Abkhazie, mais aussi au problème du bail précaire de Sébastopol, de la recherche d’une base définitive en eaux profondes pour la flotte de la mer noire et du passage du futur gazoduc contournant la Russie). Avec des nouvelles quotidiennes de la politique européenne et française, et des analyses fascinantes de la jurisprudence du Tribunal constitutionnel. Et je vais vous dire, lire un quotidien pareil, c’est jouissif. J’envie les Espagnols, et je n’ai jamais manqué mon rendez-vous avec mon kiosquier (où il y a la queue en permanence) sur le chemin de la plage. C’est beau, un pays avec une presse en forme, qui se paye des vrais journalistes et pas des stagiaires. El Pais, c’est 2,1 millions de lecteurs dans un pays de 40 millions d’habitants. C’est des scoops (l’affaire des GAL, les mémos Aznar-Bush). J’espère que la crise ne va pas remettre en cause cet équilibre.

    Ah, et le fondateur d’El Pais, José Ortega Spottorno, avait comme modèle Le Monde français. Celui de Beuve-Méry, pas de Minc et Colombani, mais tout de même.

    Bon, la situation est différente : 30 ans après la dictature, les espagnols ont encore soif de presse écrite. Et les dessins de presse d’El pais sont moches et incompréhensibles.

    Commentaire par Eolas — 16/07/2009 @ 00:32

  12. Je répondrais à Maître Eolas qu’au Royaume-Uni, la presse écrite y rencontre aussi toujours le succès. Et pourtant, le pays n’a pas rencontré la dictature depuis des siècles.

    Par exemple, sur l’affaire des notes de frais des parlementaires, le Daily Telegraph a vendu environ 220.000 numéros de plus que la normale en quatre jours…le chiffre moyen de vente quotidienne étant de 842,912 sur le mois de Janvier 2009 lorsque le Parisien peine à atteindre 500.000 exemplaires.
    http://en.wikipedia.org/wiki/The_Daily_Telegraph
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Presse_en_France

    J’ai l’impression que la presse française rencontre une crise bien particulière qui l’affecte plus durement même s’il existe en parallèle, un phénomène global de recherche de nouveau modèle économique. Quel en serait la cause, la collusion avec le pouvoir?

    Commentaire par Nemo — 16/07/2009 @ 10:21

  13. Et comme chaque année, ce sera au mois d’aout qu’il se passera beaucoup de choses…. et peu de journalistes pour les couvrir

    Exemples : les différentes crises financières ont toujours démarré en aout… qu’en sera t il cette année?

    Commentaire par misty — 16/07/2009 @ 12:48

  14. Quand le chat est parti, les souris dansent. C’est bien connu. L’actualité attend que les journalistes soient en maillots de bain à la plage pour faire son show. C’est vache.

    (Ou alors, imaginons : l’actualité est comme une planète en rotation et on ne la voit bien qu’en août, quand les journalistes sont en vacances. C’est pas de pot).

    Il se passe toujours plein de choses. Le reste n’est qu’impressions.

    (Ceci dit, je suis assez épaté par ce que rapporte Eolas sur la crise géorgienne dans la presse espagnole).

    Commentaire par david — 16/07/2009 @ 13:58

  15. « Une des abominables horreurs du XXème siècle qui s’insinuent lentement dans l’esprit des journalistes, c’était qu’ils devenaients démodés. Les événements acquéraient un style et une structure qui rendaient presque impossible d’écrire des articles à leur sujet. Si un reporter faisait consciencieusement ses devoirs en ce qui concernait l’espace, c’est à dire s’il redevenait littéralement un écolier et s’il se remettait aux notions de physique oubliées et s’il apprenait des termes techniques quasi imprononçables, il ne pouvait guère utiliser ce langage dans des articles destinés à la consommation populaire. Pourtant, s’il essayait de faire des reportages sur des gens participant aux projets spatiaux, il se heurtait à ce problème bien connu que les ingénieurs travaillant pour la NASA semblaient s’ennorgueillir d’afficher des personnalités subtilement sans visage et tout à fait interchangeables. Un phénomène se produisait qui était trop complexe pour que des observateurs de passage puissent le rapporter sous forme de dépêches quotidiennes et c’est ainsi que le phénomène lui-même se mit à produire les nouvelles pour les reporters. Leur travail se réduisait à récrire des brochures publicitaires. Lorsqu’ils interviewaient une personnalité du programme spatial, cet éminent personnage leur citait des phrases qui sonnaient exactement comme les brochures, à cela près que les brochures étaient exemptes des vicissitudes des communications entre le cerveau et la langue, étaient plus détaillées et plus faciles à citer. Des ordinateurs auraient pu écrire leurs articles.
    Bien sûr, cela arrivait partout. C’était la signature du siècle. Bientôt les journaux ne serviraient plus qu’à publier des informations sur la mode, le théâtre, le crime, le cinéma, les mariages et les divorces ».

    Norman Mailer dans « Bivouac sur la Lune », 1969-1970 (réédité en Pavillons Poche, Robert Laffont).

    La citation aurait sans doute été plus à sa place dans la catégorie Mon amie la com’ mais ce billet est plus récent, traite du dur travail de reporter et je voulais faire suite aux commentaires sur l’intérêt des journaux pendant l’été (et toute l’année en général).

    Aliocha : merci David, c’est remarquablement visionnaire, malheureusement…

    Commentaire par david — 17/07/2009 @ 11:52

  16. Je vous confirme que, comme en Espagne, les journaux ne maigrissent pas en été en Italie, et que le Corriere della Sera ou la Repubblica ont toujours leurs quelques 60/70 pages quotidiennes. Les analyses y sont fines et la qualité du contenu fait rougir le français expatrié…

    Commentaire par Stéphane — 22/07/2009 @ 18:58


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :