La Plume d'Aliocha

03/06/2009

Les élections européennes n’ont pas bonne presse

Filed under: Débats — laplumedaliocha @ 17:06

Je ne suis pas toujours d’accord avec Jean-Michel Aphatie, mais je trouve son billet d’aujourd’hui particulièrement intéressant. Il relate la déception de François Bayrou à la suite de son interview du jour sur RTL, celle-ci n’ayant à son sens pas accordé suffisamment de place aux élections européennes. JMA entend la critique et l’analyse pour finir par conclure que si le débat organisé par les journalistes sur le sujet manque d’envergure, c’est peut-être que ces élections en manquent aussi.

Extrait : « Que reproche-t-il (NDLR : Bayrou), au fond, au journalisme ? D’être ce qu’il est ou bien d’être le produit de la situation fabriquée par la politique? A l’évidence, la deuxième hypothèse me paraît la bonne. François Bayrou, comme les pharaons d’antan, reproche le contenu de la mauvaise nouvelle à celui qui la porte. Vielle figure du débat public. Quand la politique manque de sincérité, le journalisme ne peut que le refléter. Et puis aussi, ceci, qu’il faut toujours répéter : dans une société de libre débat, le journalisme et ceux qui en font n’ont aucun pouvoir. Ils n’orientent, ni ne déterminent l’opinion publique. Ceux qui construisent les esprits et impriment les consciences, ce sont les acteurs. Ce sont eux qui choisissent et agissent. Et s’ils font mal, ou s’ils sonnent faux, ils ne doivent pas s’en prendre à ceux qui leur tendent le miroir de leur action ».

Bayrou avait sans aucun doute raison de regretter que l’interview ne se concentre pas assez sur l’Europe. Mais si l’on dépasse cette critique pour tenter de déterminer pourquoi, et si l’on écarte le trop facile « le journaliste est un imbécile », alors il faut bien se rendre à l’explication de JMA, il y a un problème dans ces élections européennes et, plus profondément un problème en France avec l’Europe. Peut-être vient-il d’un décalage entre les enjeux que mesurent ceux qui fréquentent Bruxelles et la manière dont l’exercice est perçu en France. Je ne connais pas une seule personne ayant eu l’occasion d’exercer des fonctions au niveau européen qui ne rentre à Paris avec la conviction profonde que « tout se passe là-bas désormais ». Généralement, les gens qui vous confient cela en sont les premiers surpris. Ayant pris cette hauteur de vue, ils s’étonnent de nos querelles internes, et pour tout dire de notre aveuglement. Il y a sans doute de quoi, mais alors  pourquoi la réalité européenne a-t-elle tant de mal à se faire appréhender à sa juste mesure ? Pourquoi parait-elle si lointaine, administrative et virtuelle ?

Au-delà des positions de principe, il y a sans doute un problème de pédagogie et d’information. Ce qui nous ramène au journalisme. Peut-être faudrait-il que nous informions davantage sur le sujet, même si nous savons qu’au départ au moins, nous intéresserons peu.

 

Lire aussi cet article d’Arrêt sur images (payant).

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15 commentaires »

  1. Bonjour Aliocha,

    Votre chronique du jour m’intéresse particulièrement, étant amené périodiquement à traiter des questions européennes dans mon propre journal, non pas de l’Union européenne, toutefois, mais du Conseil de l’Europe – dont je regrette vraiment qu’on parle si peu en France, en général.

    Je crois en effet que les perspectives européennes (communautaires ou autres) méritent qu’on s’y intéresse de plus près et qu’on y sensibilise nos lecteurs / spectateurs / auditeurs (biffez les mentions inutiles). Cette réalité si lointaine, administrative et virtuelle dont vous parlez, je crois que nous devons nous y confronter d’abord, nous autres journalistes, pour mieux l’exposer au public. Or, j’ai parfois le sentiment que nombre de confrères abdiquent et refusent cette responsabilité, au seul motif que c’est – a priori – trop compliqué, pas intéressant ou pas assez vendeur.

    Aliocha : c’est une idée récurrente, me semble-t-il, dans la presse que l’Europe n’est pas vendeuse, peut-être ne savons-nous pas tout simplement la vendre. Un nouveau magazine « L’européen » vient de sortir. Nous verrons bien s’il réussit. Personnellement, j’en doute, mais plus pour des raisons de ligne éditoriale et de maquette qu’en raison du thème. En ce qui me concerne, je traite beaucoup de la commission européenne en raison de l’impact de son action sur la législation économique et financière, ainsi que de la CJCE et de la cour européenne des droits de l’homme. Mais évidemment, c’est de l’information technique dédiée aux professionnels, de là à intéresser le grand public…

    Commentaire par Martin K — 03/06/2009 @ 17:59

  2. « …dans une société de libre débat, le journalisme et ceux qui en font n’ont aucun pouvoir. Ils n’orientent, ni ne déterminent l’opinion publique. » Entièrement d’accord avec JMA et avec vous…dans une société de « libre débat », pas dans la nôtre où le politique ne veut plus débattre, où il veut simplement nous raconter des histoires destinées à donner un sentiment de sécurité indépendamment de ce qui se passe dans le monde et, dans notre cas, en Europe. Que les journalistes politiques, s’il en existe encore, combattent cette funeste tendance et refusent de jouer à ce jeu stérile pour la Démocratie.

    J’avais voté péniblement en 2007. Pour la première fois, je n’ai pas envie de voter alors que je suis convaincu que c’est dans l’Europe et par l’Europe que notre pays trouvera le second souffle dont il a un besoin urgent. Le « non » de 2005 a été un terrible faux-pas dont notre pays mettra des années à s’en sortir. Les démagogues qui ont, par intérêt personnel (je pense principalement à L. Fabius) ont poussé les français dans cette voie sans issue portent une très lourde responsabilité. Cela restera leur marque principale dans l’Histoire. Le système politique français, à base de clientélisme, ne pouvait accepter un tel bouleversement qui ruinait à moyen terme toutes les positions péniblement acquises. Qu’on ne se trompe pas, même si l’Histoire ne recommence pas, c’est un raisonnement identique qui a conduit à la création de l’état Vichyssois il y a 70 ans. On n’efface pas les tendances lourdes d’un pays comme la France avec des déclarations d’intention. Le Général qui la connaissais bien, l’Histoire, savait ces penchants funestes. Sa plus grosse erreur aura été de tailler à notre pays une cotte mal taillée que ses successeurs n’ont eu de cesse de ravauder pour revenir à leurs vieux démons (en témoigne le quinquennat et d’autres billevesées comme l’inscription du « principe de précaution » dans la Constitution). Le monde politique est devenu le refuge des « Rastignac » de tout poil et un excellent moyen d’arrondir ses fins de mois à bon compte. Il n’y a qu’à écouter les propos d’un Georges Frêche sur la manière de faire de la politique pour s’en convaincre. En attendant, notre économie va dans le mur, la dette explose, le système scolaire et universitaire ressemble de plus en plus au Titanic, etc…. Pauvre France!

    Commentaire par H. — 03/06/2009 @ 18:06

  3. A force d’entendre des hommes politiques nous vendre que l’Europe est plus une contrainte qu’un atout par des propos du type « sur ce point, le gouvernement ne peut rien faire : c’est l’Europe qui décide » ou « nous avons du nous battre contre l’Europe pour obtenir cela », il est certain qu’au bout d’un moment il en résulte une certaine défiance à l’égard de l’Europe. En France, l’Europe a bon dos pour justifier les actions ou les inactions françaises.

    Peut-être les journalistes devraient-ils offrir un autre regard sur l’Europe en informant plus et plus justement sur l’Europe. Sans doute qu’en informant plus et mieux sur l’Europe et ses actions, ils changeraient la perception que chacun de nous a de l’Europe, montreraient qu’elle est bien différente de ce qu’on en sait et de ce qu’on nous en dit. Ils intéresseraient donc plus. Plutôt que tendre le miroir des actions des politiques français, il conviendrait de tendre le miroir des actions européennes.

    Commentaire par Ferdydurke — 03/06/2009 @ 19:56

  4. aliocha: « pourquoi la réalité européenne a-t-elle tant de mal à se faire appréhender à sa juste mesure ? Pourquoi parait-elle si lointaine, administrative et virtuelle ? »
    dites-vous.

    J’ai l’impression que la réponse est évidente:
    1) un système institutionnel français centré sur une institution, le président
    2) une pratique politique qui fait que la « chose » et les débats politiques dans ce pays restent concentrés autour de cette institution, entre le titulaire actuelle de la fonction qui ne laisse pas beaucoup d’espace aux autres institutions, et des adversaires qui apparaissent obnubilés par une seule échéance, celle de la prochaine élection présidentielle

    En outre, ce sont peu ou prou les mêmes qui en refusant que les partis organisés au niveau européen (et pas exclusivement au niveau national) puissent présenter des listes pour les élections européennes ont nettement réduit l’intérêt de ces élections, alors que c’est la seule institution qui soit démocratique et européenne. Logique que tout ça paraisse « lointain, virtuel et administratif » et donc sans enjeu réellement politique

    Commentaire par Eric — 03/06/2009 @ 20:12

  5. les français ne s’intéresseraient pas à l’europe?

    avez vous déjà oublié la campagne du référendum de 2005. La France est l’UNIQUE pays de l’Union dans lequel un débat public a eu lieu. L’édition du traité européen a été le plus gros succès de librairie du printemps.

    Tout ça pour quoi? On s’est fait entendre dire que:

    1) il ne fallait pas voter oui ou non, mais uniquement oui
    2) vous avez voté non? alors vous êtes d’infâmes européens, des sous hommes j’en passe et des meilleurs.
    3) de toute façon on se fiche de votre point de vue

    alors sérieusement, pourquoi s’intéresser à cette élection vu le cas que l’on fait de toute façon de l’avis de l’opinion publique?
    Ne serai t’il pas plus simple d’enteriner une fois pour toute que l’Union ne concerne en rien les 480 millions de personnes qui la peuple et que son fonctionnement est farouchement hostile à toute forme de démocratie. Et supprimons donc l’élection des députés pour un mécanisme de cooptation.

    Est-ce que quoi que ce soit changerai d’ailleurs?

    Personnellement j’ai voté en 2005 pour le oui. Pour la première fois de ma vie je ne me rendrai pas dimanche à une élection, et en fait plus jamais de ma vie je ne me déplacerai pour une élection européenne. J’ai mieux à faire et manifestement l’europe n’a que faire de mon avis.

    Alors pour une fois que nous sommes d’accord…

    Commentaire par fred — 03/06/2009 @ 20:53

  6. Je pense qu’un autre problème, lié au fonctionnement de l’Europe et à celui des journalistes est la distance temporelles. Le temps qu’une décision au niveau européen commence à avoir des impacts au niveau local, par une retranscription dans le droit local en question, tout le monde a oublié d’où elle venait. On fait même en France des lois dont on sait très bien qu’elles ont toute chance d’être à terme annulées par des lois européennes.

    Peut-être manque-t-il à l’Europe une définition claire de domaines de compétence globaux, et une interdiction aux gouvernement locaux d’empiéter sur ces domaines, pour donner enfin une véritable existence politique à l’Europe ?

    @Ferdydurke 3 : « A force d’entendre des hommes politiques nous vendre que l’Europe est plus une contrainte qu’un atout par des propos du type “sur ce point, le gouvernement ne peut rien faire : c’est l’Europe qui décide” ou “nous avons du nous battre contre l’Europe pour obtenir cela”, il est certain qu’au bout d’un moment il en résulte une certaine défiance à l’égard de l’Europe. »

    Moi, si je croyais à cette phrase, j’aurais justement la réaction contraire : Si c’est au niveau de l’Europe que ça ce joue vraiment, c’est là que je dois voter !

    Commentaire par Gathar — 03/06/2009 @ 21:00

  7. Un autre article sur le sujet assez intéressant :
    http://www.telos-eu.com/fr/article/comment_les_medias_traitent_leurope

    Commentaire par Walden — 03/06/2009 @ 21:59

  8. @ Gathar

    Bon réflexe. Mais… combien d’entre nous iraient voter pour ceux qui nous sont si opportunément présentés comme les responsables de notre situation ou des empêcheurs de gouverner en rond? Comme vous le dites, « on fait même en France des lois dont on sait très bien qu’elles ont toute chance d’être à terme annulées par des lois européennes« . Bien pratique pour bénéficier d’un effet d’annonce du type « promesse tenue (votez pour moi) » et se défausser ensuite sur l’Europe qui empêche son application, aux dépens des Français.

    Le jour où l’Europe disposera d’une voix suffisamment forte pour rééquilibrer le discours tenu au niveau national, chacun saura à quoi s’en tenir, en toute conscience. Cette voix pourrait être celle des journalistes. A charge pour les journalistes de présenter le bon comme le mauvais.

    Commentaire par Ferdydurke — 03/06/2009 @ 22:39

  9. J’adore les discussions sur l’Europe, cette vieille chose sympathique qui a été flinguée par l’élargissement à 25. L’Europe a été transformée en parking de supermarché condamné à être de plus en plus vaste.

    J’adore cette naïveté des dirigeants européens qui pensent possible une politique commune -voire une armée commune!- avec des pays aussi différents que la Pologne, la France, la Slovénie ou, pourquoi pas, la Turquie.

    J’adore ces principes paraît-il démocratiques qui consistent à ne prendre en compte que les « oui » (c’est définitif) et jamais les « non » (on revote ou on contourne). C’est beau le despotisme éclairé.

    J’adore ces démocrates de l’UMP et du PS qui, en France, ont découpé des régions fictives pour le scrutin européen afin de gêner au maximum les minorités. Les 4% d’une minorité dans un secteur de la France renforcent les 6% obtenus ailleurs puisqu’on fait une moyenne nationale. Mais, avec ce découpage, les 4% dans une région isolée comptent pour rien…

    J’adore ces partisans du « oui » qui n’ont pas l’air de s’apercevoir que la partie économique du traité constitutionnel européen (refusé en 2005) interdisait l’intervention massive de l’Etat dans les banques par exemple, les subventions à certains secteurs économiques, le déficit supérieur à 3%… Bref interdisait une bonne partie de la politique économique actuelle.

    On pourrait continuer longtemps comme ça. Et on s’étonne que l’électeur ne se passionne pas pour cette vieille chose maquillée comme une voiture volée…

    Commentaire par didier specq — 03/06/2009 @ 23:39

  10. @didier specq
    Tout à fait d’accord avec vous. Il semble d’ailleurs que bien que pour la construction européenne, j’ai voté « non » comme vous à ce traité, et pour les même raison.

    Pour en revenir aux « désintérêt » de ces éléctions, certes les partis ont leur part de responsabilité, notamment le PS et l’UMP, et le MODEM dans une moindre mesure, qui ne voient ces éléctions que sous l’aspect de leur différentes stratégie nationale…

    Mais les journalistes sont au moins autant responsable, et ne vous en déplaise chère Aliocha, ils en sont même les principaux responsables. Sur TF1, on parle de l’Europe après les agressions à l’arme blanche, F2 ne consacre que quelque sujet depuis une semaine, toute les chaînes (et les éditions papiers, et les éditions net que je consulte) se sont jetés sur le mystère du vol 447 pour Paris, alors qu’il y a pas grand chose à en dire, etc…

    Pire, si je prend l’exemple du fameux meeting de Rezé, cellant la réconcilitiation des deux femmes du PS. Je suis sûr qu’avec une rapide recherche ont peut savoir quelle tenue elle portaient, ce qu’elles se sont offert etc… Mais sinon elle à dit quoi Ségo sur l’europe. Je vous laisse aller sur le blog de Jean Quatremer pour le savoir…

    Commentaire par adrien — 04/06/2009 @ 09:32

  11. Si l’on veut savoir ce qui se passe au niveau européen, comment fonctionne l’Europe et ce que fait l’Europe, on peut aller s’y promener :

    Conseil de l’Europe

    Commission européenne

    Parlement européen

    En prime, un site synthétique : Toute l’Europe

    Commentaire par Ferdydurke — 04/06/2009 @ 11:46

  12. […] journaliste de France Inter qui l’interviewait ce matin. Eh oui, il n’y a pas qu’RTL qui soit en butte aux critiques du candidat. Deux choses sont relativement inédites dans cette […]

    Ping par L’admiration est-elle journalistiquement correcte ? « La Plume d’Aliocha — 04/06/2009 @ 14:36

  13. @ Didier Specq

    Il est naturel de souligner le mauvais, mais pourquoi ignorer le bon?

    L’Europe c’est aussi des actions et financements dans les domaines de la recherche et l’innovation, de l’éducation, de la formation et de la mobilité, de la coopération et du développement, et tant d’autres activités

    L’Europe c’est aussi des financements pour la création et le développement des entreprises accessibles via le réseau Enterprise Europe Network, et ses représentations locales

    L’Europe c’est aussi des financements accessibles aux élus, près de chez vous, en matière sociale, culturelle, économique, agricole.

    L’Europe est très loin de ce qu’on en dit en France…

    Commentaire par Ferdydurke — 06/06/2009 @ 14:31

  14. Le bon? Tous les financements que vous citez existeraient forcément au niveau national si la France ne contribuait pas à l’Europe. Les financements accessibles aux élus, près de chez nous pour reprendre votre expression, ce sont forcément mes impôts dont une part va à l’Europe…

    Je ne pense pas que l’Europe pêche ses ressources ailleurs que dans les contributions des pays européens et notamment -c’est bien normal- chez les plus riches, comme la France.

    Commentaire par didier specq — 06/06/2009 @ 18:07

  15. @ Didier Specq

    En effet, la contribution française au budget européen fut en 2008 de 18,4 Mds d’euros pour un retour en 2007 se montant à 13,90 Mds d’euros (voir ici. Diantre! On donne plus qu’on reçoit!

    Certes, les fonds versés pourraient directement être utilisés par la France. Mais la France seule serait-elle en mesure et déciderait-elle d’accomplir les actions effectuées par l’Europe? Rien n’est moins sûr.

    Prenez la construction d’une maison. Vous pouvez très bien le faire tout seul : les matériaux, l’outillage et les financements vous sont accessibles. Vous pouvez même apprendre à construire une maison tout seul.

    Vous pouvez aussi confier cette tâche à une entreprise, qui apportera son savoir-faire, son outillage, les matériaux, son personnel, etc. Cela vous coûtera plus cher mais cela vous dispensera d’acquérir les compétences nécessaires, les matériaux et l’outillage. Vous y gagnerez en temps et en efficacité, autant lors de la phase de préparation et d’organisation que lors de la phase de construction. Pour un résultat qu’on peut supposer meilleur que si vous aviez construit vous-même.

    L’Europe c’est un apport de valeur ajoutée en retour à un investissement. Cela ne se mesure pas qu’en euros sonnants et trébuchants. C’est ce même apport de valeur ajoutée qui fait qu’on s’adresse à une entreprise disposant d’un savoir-faire, de ressources, d’un réseau de fournisseurs, de personnel, de temps, etc.

    Prenons l’exemple des programmes européens dans le domaine de l’éducation, de la formation professionnelle et de la mobilité intra-communautaire. Avec le budget correspondant à la part allouée par l’Europe à la France, celle-ci pourrait-elle mettre en oeuvre seule les mêmes programmes que l’Europe? Pensez en termes de personnel, de temps, de ressources, d’organisation, de gestion et de suivi et dites-moi si la France seule a les moyens (et la volonté) d’organiser et de conduire les mêmes actions?

    Autre exemple : Vous êtes journaliste, je suis lecteur/spectateur/auditeur. Je peux accéder moi-même à l’information, les moyens techniques d’y parvenir existent. Que m’apportez-vous en tant que journaliste? Qu’est-ce qui justifie que je contribue au financement du journal dans lequel vous écrivez? Quelle est votre valeur ajoutée?

    Si je suis votre raisonnement, je n’ai plus de raison d’acheter des journaux…

    Commentaire par Ferdydurke — 07/06/2009 @ 09:06


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