La Plume d'Aliocha

29/04/2009

Bouton à contrecoeur et à contretemps

Filed under: Eclairage — laplumedaliocha @ 11:49

Il aura tenu un peu plus d’un an. Aujourd’hui c’est fini. Daniel Bouton a annoncé sa démission de la direction de la Société Générale dans un entretien accordé au Figaro. Il part, dit-il, sans indemnités. A contrecoeur sans doute, mais la pression du politique comme de l’opinion, y compris au sein même de la banque était trop forte. Il faut dire que la grande banque française a traversé un véritable tsunami. Janvier 2008, la banque révèle qu’elle est victime d’une perte de 4,9 milliards qu’elle attribue à la fraude organisée par l’un de ses traders, Jérôme Kerviel. Elle annonce en même temps au marché une perte de 2 milliards liée aux subprimes. Daniel Bouton donne sa démission, mais son conseil d’administration la refuse. Puis surgit la polémique autour des stock options et des retraites chapeau.  Le 27 avril dernier enfin, Libération croit savoir que la banque est confrontée à de nouvelles pertes de plusieurs milliards liées à son activité de gestion d’actifs. La banque dément mais c’en est trop, Bouton jette l’éponge. 

Tout un symbole

Ce départ est un symbole. Il faut savoir en effet que les règles françaises du gouvernement d’entreprise, c’est-à-dire les bonnes pratiques en matière de fonctionnement des organes de direction des entreprises et de production de l’information financière ont été définies par les dirigeants successifs de la Société Générale. Dans les années 1990, c’est le président de la banque de l’époque, Marc Viénot, qui s’attelle à la rédaction des premiers préceptes en la matière. Il y aura un rapport Viénot 1 puis un rapport Viénot 2. Ces bonnes pratiques ne sont pas rendues obligatoires, mais elles sont largement recommandées par les pouvoirs publics. Et puis en avril 2002, à la suite de l’affaire Enron, l’AFEP et le Medef font appel à son successeur, Daniel Bouton pour produire un nouveau rapport tenant compte des faiblesses identifiées lors de la faillite du courtier américain en énergie. Celui-ci conclura essentiellement à la nécessité d’appliquer…les règles définies par son prédécesseur. Quel aveu sur l’impact réel de ces recommandations dans la pratique à cette époque  ! C’est ainsi que les dirigeants de la Société Générale sont devenus en France les grands penseurs du gouvernement d’entreprise. Le destin, cruel, a voulu que l’établissement et ses dirigeants se retrouvent confrontés à l’échec de ces beaux principes.

Car la « fraude Kerviel », à supposer qu’elle soit réellement passée inaperçue de sa hiérarchie , ce qui reste à démontrer, cette fraude donc est, à tout le moins, une gigantesque faillite du système de contrôle interne de la banque. Il aura fallu en effet plus de 75 alertes en un an sur les opérations du trader pour que l’on découvre enfin le problème. Le rapport de l’inspection interne de la banque est ici

Comment ne pas faire le lien entre ces faiblesses de la surveillance des risques dans la banque et les leçons données à la place de Paris par Daniel Bouton sur l’art de bien diriger une société cotée  ? Comment ne pas s’étonner que la Société Générale ait voulu distribuer des stocks options en plein cataclysme alors que la rémunération des dirigeants fait partie des bonnes pratiques du gouvernement d’entreprise et ont d’ailleurs donné lieu à une ultime adaptation du code français de gouvernance cet hiver sous la pression du politique ?

Cela fait des années que les grands patrons de sociétés cotées refusent que les règles de gouvernement d’entreprise deviennent obligatoires et se réservent donc la faculté de les appliquer comme bon leur semble. Mais voici qu’une loi du 3 juillet 2008 transposant en France une directive européenne va les obliger à s’y conformer ou à expliquer pourquoi ils n’appliquent pas les règles. Un tour de vis supplémentaire qui leur laisse encore une certaine marge de manoeuvre, mais nous rapproche enfin d’un système contraignant.

Et la responsabilité dans tout cela ?

Au final, avec la démission de Bouton, c’est le pape des bonnes pratiques en matière de direction d’entreprise qui tire les conclusions de son échec. Pas spontanément toutefois, mais sous la pression de ses propres équipes, de l’opinion, de la presse et du politique. Voilà qui appelle deux réflexions.

D’abord, je gage que Daniel Bouton part en s’estimant l’injuste victime d’une méconnaissance de l’économie et des marchés, qu’il se sent le bouc-émissaire de politiques en peine de crédibilité et d’une opinion publique excitée par la presse. Il n’y a qu’à lire sont interview dans Le Figaro pour s’en convaincre. Il faut savoir que dans les milieux d’affaires de notre pays, on déplore à longueur de temps le manque de culture économique des français autant que l’on s’agace de la vieille tradition de lutte des classes qui continue de régir, ou de « polluer », nos rapports sociaux.  C’est sans doute cette crispation profonde de l’élite économique qui explique l’absence de mea culpa de Daniel Bouton et de tous les autres. Mais ces « défauts » français, bien réels, ne sauraient exonérer les dirigeants de grands groupes cotés de leurs responsabilités, a fortiori lorsque ce sont eux-mêmes qui en ont défini les contours. On ne peut tout à la fois édicter en grandes pompes les principes d’une direction responsable d’entreprise et prétendre échapper aux critiques lorsque l’établissement que l’on dirige se retrouve confronté à une fraude historique et à des pertes non moins historiques. C’était en janvier 2008 qu’il fallait partir. Question de cohérence.

Mais cette affaire soulève une autre question plus générale. La taille des groupes cotés internationaux est devenue telle que certains observateurs éclairés du monde économique se demandent  s’ils sont encore gouvernables à l’échelle humaine. Pour piloter ces géants, on met en place des système de contrôle interne et de gestion des risques très sophistiqués, trop peut-être. La Générale était un modèle à ce sujet. Sauf qu’à s’appuyer davantage sur les systèmes que sur le jugement humain, on en vient à engendrer une gigantesque déresponsabilisation collective. La question n’est plus « ai-je évalué les risques de mon action ? », mais « ai-je correctement appliqué les procédures de contrôle écrites dans le manuel ? », en d’autres termes, « ai-je couvert ma responsabilité ? ». C’est ainsi que l’on découvre avec stupeur dans le rapport d’inspection interne de la banque (cité plus haut) sorti début février 2008 sur la fraude de 4,9 milliards que les personnes censées surveiller les activités du front office, et donc de Jérôme Kerviel,  avaient posé des questions à ce-dernier sur ses activités, qu’elles n’avaient pas compris ses réponses, mais s’en étaient tenues là.  Pourquoi ? Tout simplement parce que le manuel de procédure ne demandait pas que l’on comprenne la réponse mais simplement qu’on l’enregistre, pas plus qu’il ne recommandait d’alerter la hiérarchie en cas de doute. C’est écrit en toutes lettres dans le rapport d’inspection. Voilà comment le jugement humain et la responsabilité s’effacent devant un respect purement formel de la réglementation. Comment s’étonner ensuite que Daniel Bouton s’estime injustement attaqué ? Du bas jusque en haut de la hiérarchie, chacun a respecté les règles, par conséquent les catastrophes ne sont la faute de personne. 

Chaque grande crise financière engendre dans son sillage de nouvelles lois destinées à corriger les failles que l’on estime avoir été à l’origine de la catastrophe. Il y a malheureusement un domaine qui échappe au pouvoir du législateur, c’est celui des mentalités. Or ce sont elles qu’il faut changer, ou à tout le moins tenter d’encadrer. Y parviendra-t-on ? Là est toute la question.

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18 commentaires »

  1. Excellente analyse de la responsabilité et du jugement humain… Elle peut largement s’étendre à toutes les professions… Encadrons et dé-responsabilisons… Tout est dit…
    Merci pour cette agitation matutinale des méninges.
    Bonne journée

    Commentaire par Olivier — 29/04/2009 @ 12:36

  2. « Il faut dire que la grande banque française a traversé un véritable tsunami. »
    mince! 100 000 000 de morts à la banque? et j’ai raté ça? dommage.

    « Il part, dit-il, sans indemnités. »
    sans oublier le fait que la retraite chapeau n’est pas compté comme indemnité et reste, elle… (enfin si j’en crois @si).

    Sinon, une chose me saute aux yeux dans votre intéressante analyse, ce n’est peut être pas évident pour tout le monde, mais la responsabilité de ceux qui ont définis et validés les procédures devrait être engagé si tout le monde peut les suivre à la lettre sans pour autant couvrir le risque qu’elles sont sensés prévenir. Y’avait il des procédures pour la définition de procédures? Il y a forcément quelqu’un qui quelque part à fait une erreur menant à ça, cette personne n’a peut être pas eu conscience de sa responsabilité.

    Aliocha : le grand argument en la matière, c’est que, contre la fraude, on ne peut rien car par définition elle consiste à contourner les systèmes de sécurité tout en se rendant indétectable. Tout l’enjeu de l’affaire Kerviel pour la Générale est donc de démontrer la manipulation et son caractère occulte, ce que dément le trader. Sauf que, ici, l’inspection interne de la banque elle-même pointe les défaillances de surveillance. Le système était-il mal conçu ? C’est la conclusion du rapport d’audit de Pricewaterhousecoopers, accessible sur le site de la banque (pas le temps de retrouver le lien, c’est en mai ou juin 2008 et ça s’intitule pudiquement rapport, partie 1, 2 et 3). Sauf erreur de ma part, ce défaut de confection est juridiquement imputable au président de la société. Les spécialistes vous diront aussi qu’il ne suffit pas de mettre en place des systèmes, il faut aussi former le personnel à la détection des risques et des fraudes, il faut que les salariés comprennent et s’approprient le système. Or, ici, on voit bien que dans la folie haussière des marchés, les traders étaient devenus des stars incontestables et que personne au back office et au middle office n’osait les contrôler réellement. C’est encore de la responsabilité des dirigeants.

    Commentaire par tshirtman — 29/04/2009 @ 12:55

  3. Reconnaissons deux choses à Bouton :
    – il avait présenté sa démission déjà une fois, et le conseil lui avait renouvelé sa confiance.
    – il a sans doute raison quand il dit que les Stock Options sont aujourd’hui la meilleure rémunération (s’ils étaient généralisés), car ils permettraient à la SoGé de différer la rémunération de ses collaborateurs (ce qui pour les plus grassement payés lui épargnerait quelques ronds) et surtout de les motiver pour que, dans 5 ans de cela, la situation soit moins cataclysmique.

    Sur l’absence de jugement, sans vouloir toucher le point Godwin, on peut dire qu’on a déjà de l’expérience en la matière… mais qu’il est normal, à partir du moment où une structure dépasse une taille critique, que soit mise en place une « intelligence d’organisation », c’est à dire une organisation qui, par son existence, décharge les collaborateurs d’une partie du surdimensionnement de leur tâche.

    Commentaire par Paul — 29/04/2009 @ 13:14

  4. Aliocha,

    Excellent billet qui démontre combien peuvent-etre ineptes des règles de gouvernance interne.
    Avec l’arrivée de la Sarbanes-Oxley Act et le penchant procédurier des groupes internationaux, beaucoup de salariés se sont retrouvés à surtout devoir satisfaire les exigences d’une procédure (cocher la bonne case) au mépris manifeste d’une réelle prévention du risque (aucune action entreprise, la case cochée n’empêche pas le risque d’apparaître).
    Je vous rejoins entièrement sur cet indispensable besoin de former les salariés à la compréhension du risque et sa prévention.
    Cependant, je ne peux m’empêcher de penser que dans la mesure où les salariés se détachent de plus en plus du projet d’entreprise auquel ils ne s’identifient plus, la formation se fait moins efficace.
    On touche là à un sujet d’ampleur: comment parvenir à un système d’entreprise efficace dans la prévention des risques lorsque les acteurs dudit système ne croient plus à l’entreprise?
    J’ai bien peur que quelles que soient les procédures mises en place, et les formations en découlant, ce ne soit inefficace tant que l’on ne remet pas l’humain au coeur de l’entreprise.

    Commentaire par Nemo — 29/04/2009 @ 13:23

  5. Merci Aliocha pour cet excellent article. Le problème de la gouvernance et de l’éthique en entreprise est crucial en France. J’ai récemment suivi un enseignement sur ce sujet. Notre intervenant, québécois, nous déclarait alors que la France avait en la matière entre 20 et 30 ans de retard. La faute, entre autres, à la porosité un peu trop importante entre la très haute fonction publique, le monde politique et les très grandes entreprises nationales ainsi qu’à des conseils d’administration privilégiant encore trop souvent le copinage à la compétence. S’il est paradoxal de voir l’entreprise, la première avec Marc Viénot, à formaliser de telles pratiques, prise si l’on peut dire la main dans le sac, ce n’est donc pas surprenant. Vous avez donc tout à fait raison de souligner qu’ « Il y a malheureusement un domaine qui échappe au pouvoir du législateur, c’est celui des mentalités ». Et là, c’est plus qu’un combat qu’il va falloir mener, c’est une guerre.

    Commentaire par H. — 29/04/2009 @ 14:11

  6. Je suis un homme de paille
    Derrière moi les autres se cachent
    C’est l’essentiel de mon travail
    Je suis payé avec du cash
    Je ne dois pas laisser de traces
    C’est ma façon d’être efficace
    Derrière les autres je m’efface

    Aaaah que c’est bon
    d’être un homme de paille
    car on peut se rouler dans le foin

    Mais quand parfois ça tourne mal
    Quand ils redoutent un vrai scandale
    Ils me font sortir de la paille
    Comme un horrible épouvantail
    Pendant ce temps là ils se taillent
    Ils se cachent derrière mes médailles
    Mes relations électorales…

    Commentaire par La French Connexion — 29/04/2009 @ 14:34

  7. Bien vu et bien écrit. En définitive et à barreau infiniment plus bas de l’échelle des dégâts, le système de contrôle interne et de gestion des risques de la SocGén, c’était l’équivalent du correcteur d’orthographe intégré dans Word : si on s’endort dessus sans davantage se poser de questions, on peut en trépasser outre qu’acceptable…

    Autrement cela, j’observe que M. Bouton chipe à M. Burgaud le trophée envié de bouc-émissaire de la semaine. Qui, next week?

    Aliocha : il y a une comparaison passionnante à faire entre les deux affaires. A la Socgen, un jeune trader qui rêve d’être roi du monde, dans l’affaire Outreau un jeune juge qui veut rendre justice à des enfants. Au final, deux gigantesques désastres que les systèmes n’ont pas permis d’éviter. Une folie collective (l’argent dans un cas, la peur de la pédophilie dans l’autre), une hirérachie inefficace, la définition de responsabilités difficile, des sanctions qui tardent à venir etc…..

    Commentaire par Goloubchik — 29/04/2009 @ 14:39

  8. Une petite coquille: « sont interview dans le figaro »=> »son interview »…

    et, histoire d’occupper votre WE, un lien vers une critique de maljournalisme économique au monde et à the economist (en anglais):
    http://www.eurotrib.com/story/2009/4/28/175125/963

    (je le mets uniquement pour votre culture car c’est a priori dans votre domaine de compétence, n’y voyez pas une pique ou un encouragement à la réaction).
    Bon WE.

    Aliocha : toutes les critiques sont les bienvenues dès lors qu’elles restent sur un mode courtois, ce qui est le cas en l’espèce 😉

    Commentaire par javi — 29/04/2009 @ 14:40

  9. @Aliocha: merci, ça confirme ce que j’ai pensé après avoir validé mon commentaire, la responsabilité remonte forcément jusqu’à la tête…

    Commentaire par tshirtman — 29/04/2009 @ 14:44

  10. Bonsoir Aliocha
    Bravo pour ce billet qui s’applique quasiment à tous les domaines en France, même les plus sophistiquées et/ou industriels.
    Lambda

    Commentaire par lambda — 29/04/2009 @ 23:22

  11. Ce que vous êtes sérieuse Aliocha! Vous croyez vraiment qu’un capitalisme moral est possible? Sans rire. Bisous.

    Commentaire par didier specq — 30/04/2009 @ 08:32

  12. Amusant non ?

    Interdire à un président ou à un directeur général de bénéficier d’un plan généreux de stocks options au moment même où son entreprise bénéficie d’aides de l’Etat est un discours juste qui paraît sensé et inattaquable.

    Mais à y regarder de plus prêt ce raisonnement repose en réalité sur une base beaucoup plus fragile : le souci de caresser l’opinion publique dans le sens du poil !

    En effet,l’argument ne tient pas, du moins dans le cas qui justifie l’intervention des pouvoirs publics : celui de la Société Générale.

    Les Français s’étaient émus de la masse de milliards déversée dans les bilans des banques à un moment où on disait que les caisses de l’Etat étaient vides et où les sommes consacrées au plan de relance étaient chichement mesurées.

    Le Président de la République était intervenu à la télévision pour expliquer en quoi consistaient ces mesures d’aide aux banques et comment elles étaient financées.

    La conclusion était parfaitement claire : cela ne coûterait rien aux contribuables et, au contraire, l’Etat y gagnerait.

    C’est exact, au moins en ce qui concerne la partie concernant le renforcement des fonds propres : l’Etat a souscrit pour 1,7 milliard d’euros de titres « super subordonnés » émis par la Société Générale qui lui rapporteront 8,18 % par an.

    En résumé, Daniel Bouton est privé de stocks options au motif qu’il fait gagner de l’argent à l’Etat !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 30/04/2009 @ 10:03

  13. Bonjour,

    Je rejoins votre analyse relative aux systèmes de contrôle interne et le mécanisme de déresponsabilisation et partage la vision relativement pessimiste de Nemo lorsqu’il souligne que dans la mesure où les salariés se détachent de plus en plus du projet d’entreprise auquel ils ne s’identifient plus, il est difficile de leur demander de faire preuve de prise de recul et de proactivité.

    J’ajouterais un second constat, qui ne pousse pas non plus à l’optimisme: à l’heure actuelle, les grands groupes investissent des sommes très substantielles dans des systèmes d’information et de contrôle, et tirent argument de la mise en place de ces systèmes pour réduire autant que possible le middle management et embaucher des gens moins bien formés, le tout afin bien sûr de réduire les coûts au maximum.

    En bref, le discours ambiant est que la mise en place de ces process limite significativement les risques et qu’il suffit d’embaucher des salariés capables de « nourrir le système » et d’appliquer ces process…

    Commentaire par stéphano — 30/04/2009 @ 11:55

  14. Votre analyse fait tout de même bien écho à celle sur la différence entre capitalisme et corporatisme de Jesrad : http://jesrad.wordpress.com/2008/08/27/le-capitalisme-contre-le-corporatisme/

    Commentaire par Arkh — 30/04/2009 @ 14:44

  15. Contrairement à mes précédents commentaires, je suis tout à fait en adéquation avec votre post et celui de M.H.,…malheureusement, je le constate tous les jours.

    Commentaire par bleu horizon — 01/05/2009 @ 21:42

  16. Ce n’est pas un problème de personne – Daniel Bouton ou d’autres, ce n’est pas un problème de taille d’entreprise – gigantesques multinationales soit-disant incontrôlables, mais c’est tout simplement le fondement du système qui crée ces situations ! Et que l’on m’épargne les sempiternelles refrains me traitant de communiste qui n’aurait pas évolué depuis Marx: au-delà de toute idéologie, ce n’est que lucidité que de reconnaître que nous vivons dans un système dont l’unique, je dis bien l’UNIQUE dessein est l’accumulation financière. Comment peut-on être naïf au point d’imaginer que – spontanément bien sûr, sans une baïonnette dans le dos – les dirigeants des grandes entreprises moralisent leur activité? Une MORALE? Reprenons quelques cours d’histoire et nous verrons que ce mouvement est très ancien – de Colbert à Gambetta, ça vous dit quelque chose? – pour aboutir une SEULE considération: la soif de l’or! Alors maintenant, on peut toujours s’asseoir au bord du trottoir et se dire que bon, les patrons exagèrent un peu mais qu’au fond ils sont quand même gentils et qu’ils vont finir par comprendre que le plus important dans la vie, c’est l’amour…

    Commentaire par Moi — 01/05/2009 @ 22:04

  17. rien à voir, mais je vous recommande de jeter un œil sur ce lien, dans le cadre de vos billets sur le journalisme: c’est un blog qui a l’air assez intéressant, même si personnellement je me sens assez peu capable de confirmer ce que raconte l’auteur. Il s’est intéressé aux mécanismes de propagationdes rumeurs sur le web et dans les médias.
    http://www.journalistiques.fr/post/2008/09/12/Conspirationnisme%3A-l-effet-Koulechov-applique-a-la-construction-de-l-actualite

    Commentaire par Javi — 04/05/2009 @ 13:46

  18. Quelques oublis sur Daniel Bouton : il a toujours pu compter sur des soutiens discrets mais très appuyés. On ne sera pas étonné de savoir que sa référence politique fut Alain Juppé. Viennent derrière Eric Woerth et Roseline Bachelot. Compte aussi dans ses amis un certain «camarade» nommé Laurent Fabius – que d’aucuns considèrent encore comme un opposant à Little Nikos. Ils furent camarades de promotion à l’ENA, grande Ecole de Politicards.

    On veut nous faire croire que le départ de Daniel Bouton doit être interprété comme un coup de barre à «gauche» de Little Nikos sauf que… BiBi voit arriver à la place du Bouton un certain Frédéric Oudéa. Ce dernier fut inspecteur des Finances avant d’entrer en 1995 à la Société Générale mais aussi et surtout… il fut conseiller technique au Budget entre 93 et 95 quand Little Nikos était installé à Bercy. Notre bon Frédéric reconnaît «avoir aimé son passage dans la haute fonction publique». Daniel Bouton, lui, reconnaît que son successeur est un «Directeur Général de grande qualité». Petites conversions et conversations entre Amis.
    Un petit mot sur ses indemnités. Monsieur Bouton dit partir sans un euro d’indemnité sauf qu’il devrait rajouter ce qu’il va toucher pour sa retraite. BiBi a fait les calculs : une pension lui sera versée à hauteur de 730000 euros par an, soit 60.000 euros par mois, soit 2000 euros par jour. Comme le chantait Jean Ferrat : Que c’est beau la (fin de) Vie ! »

    Commentaire par BiBi — 07/05/2009 @ 20:02


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