La Plume d'Aliocha

07/04/2009

Pas…ou pas assez ?

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 12:06

Jean-Michel Aphatie évoque ce matin avec émotion le discours de Ségolène Royal à Dakar.  Il est vrai qu’elle y convoque les grandes figures de Martin Luther King à Léopold Sedar Senghor, alors forcément, on ne peut qu’adhérer, le coeur palpitant d’émotion et l’esprit emporté sur les ailes de l’espoir (fichtre, c’est contagieux le lyrisme, excusez-moi). Sauf qu’il y a, au milieu de ce joli texte, une vilaine « petite phrase ». Voici l’extrait : 

« Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont rappelé au monde l’existence des grands royaumes et des grands empires de l’Afrique. Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont retracé les mille et une relations nouées bien avant la conquête, en des temps où le Sahara, la Méditerranée et l’Océan Indien n’étaient pas des frontières mais des points de passage et de mise en contact.

Quelqu’un est venu ici vous dire que « l’Homme africain n’est pas entré dans l’Histoire ».

Pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et qui n’engagent pas la France. Car vous aussi, vous avez fait l’histoire, vous l’avez faite bien avant la colonisation, vous l’avez faite pendant, et vous la faites depuis ».

Je passe sur la pertinence de la démarche,  pour m’appesantir sur la citation et en particulier sur ce que Jean-Michel Aphatie, tout à son élan, n’a pas analysé suffisamment, à mon sens. Nicolas Sarkozy n’avait pas dit « l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire » mais « l’homme africain n’est pas ASSEZ entré dans l’histoire ». 

Il me semble que lorsqu’on prend la responsabilité – contestée – de s’excuser au nom de la France pour les propos tenus par le Président de la République, que l’on désigne au passage par le terme assez discourtois de « quelqu’un », encore faut-il le citer correctement. Sinon, on joue au jeu dangereux du pompier pyromane.  Un discours politique est toujours écouté avec la plus grande attention, analysé mot à mot, évalué et soupesé par ceux à qui il est destiné. A fortiori quand il est prononcé par un Chef de l’Etat en visite à l’étranger. Dès lors, la différence entre « pas » et « pas assez » est loin d’être anodine. Erreur de plume ? A chacun de se faire son opinion.

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40 commentaires »

  1. Comment avez-vous fait pour vous en rendre compte ? Vous connaissiez le discours de Sarkozy par coeur ? Ou vous êtes revenue à la source ?
    En tout cas bravo de l’avoir noté.
    Vous restez très neutre en conclusion (belle attitude de journaliste professionnelle) et il est très tentant pour le lecteur de conclure à votre place.

    France Inter étant en grève, je me suis d’ailleurs accidentellement rabattu sur RTL, et j’ai été étonné par la vacuité de l’interview de Kouchner : est-ce lui qui est toujours comme ça (« c’était maladroit… J’ai été choqué… Enfin non, je n’ai pas été choqué mais j’ai trouvé que c’était particulièrement malvenu… Bref c’était maladroit »), ou bien M. Aphatie qui n’a pas été à même d’en tirer quelque chose d’un peu plus constructif ? Est-ce à ça que ressemblent généralement ses interviews ?

    Aliocha : j’ai bien peu de mérite, JMA cite les deux phrases de même que la moitié de la presse. Il m’a suffit de retrouver et de comparer les deux discours pour vérifier la différence. Je trouve simplement que l’on passe un peu vite sur la disparition du mot « assez » compte-tenu du contexte et de l’intention de Ségolène Royal.

    Commentaire par Novice — 07/04/2009 @ 12:23

  2. Vous avez l’oeil 🙂 Mais j’ai l’impression que votre post appuie la thèse de JMA : l’habileté (volontaire ou non) de Ségolène Royal dans ses propos.

    Certes les journalistes analyseront le discours de Ségolène Royal à la loupe, je suis déjà moins sûr que ce soit le cas du quidam comme vous semblez le dire. Sur le moment les politiques ne s’embarassent pas des nuances, adverbes, et plus généralement de l’exactitude de leur propos. C’est encore plus flagrant quand ils étalent des chiffres, personne n’est d’accord, mais comme personne ne tranche et personne ne peut/veut vérifier sur le moment, l’effet immédiat est garanti auprès de l’auditoire.

    Merci de vos articles en tout cas, je commente rarement mais j’ai souvent plaisir à lire ce blog…

    Aliocha : disons que je ne partage pas son enthousiasme pour une « habileté » à mon sens délibérée, qui risque de créer la zizanie entre deux peuples, voire entre le continent africain et nous pour une simple question d’ego. Le discours de Sarko était déjà controversé, la critique de Royal en terme de communication a pour effet de raviver la polémique en la biaisant. D’un point de vue diplomatique, c’est moyen, quant à l’honnêté intellectuelle….

    Commentaire par Pada — 07/04/2009 @ 12:30

  3. Elle aurait fait une école de journalisme, Ségo ? 😉

    Commentaire par Hub — 07/04/2009 @ 12:31

  4. Bienvenu dans un monde de démagogie, d’incompétence, de clientélisme où tout est à l’avenant.

    Je n’aime pas cette alliance de mot « l’homme africain », il y a sous jacent, des connotations que je déplore, je la trouve même pire que le reste de la phrase. Soit on parle des hommes en général comme par exemple « les hommes qui vivent en Afrique », soit spécifiquement des africains.

    Sur l’incompétence, une phrase plus pertinente (à mon sens) aurait été « le continent africain n’est pas suffisant entré dans l’histoire et pourtant il y a toute sa place, ses habitants ont droit de se saisir de l’histoire, de notre histoire commune, celle de l’humanité »

    Monsieur le stylo spécial de la présidence ne regrette rien, je n’attendais pas plus de lui.

    Toutefois, la démagogie est dans ce cas est dans l’autre camp, car que dire quand « on oublie » un terme d’une phrase pour accentuer cette « bourde » dans le cas contraire où c’est réellement un oubli est bien, c’est aussi de l’incompétence .

    Dans les deux cas, c’est du pur clientélisme.

    Nous n’avons que les Politiques que nous méritons.

    Pardon.

    Commentaire par bleu horizon — 07/04/2009 @ 12:46

  5. Vous avez tout à fait raison sur le mot « assez ». Notons tout de même que la suite du « raisonnement » sur l’homme africain pas ASSEZ rentré dans l’histoire est beaucoup plus catégorique. Ainsi, deux phrases plus loin: « Jamais l’homme [africain] ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. » A la lecture de la suite du discours, le raccourci de Ségolène Royal ne semble pas trahir le propos présidentiel.

    Aliocha : je pense simplement que lorsqu’on adopte une démarche aussi grave que de présenter des excuses au nom d’un pays pour les propos prononcés par le Chef de l’Etat et en les mettant entre guillemets (j’ai fait un copié-collé du discours) on se doit au moins de le citer correctement. Pour le reste, j’adhère aux théories de Levi-Strauss pour peu que je me souvienne fidèlement de Race et histoire que j’ai lu il y a plus de 20 ans. A chaque civilisation sa notion de progrès et même son rapport au progrès. Je ne suis absolument pas convaincue qu’il faille juger les autres peuples à l’aune de nos propres valeurs. Je ne défends donc pas ici Sarkozy sur le fond, disons seulement que je n’aime guère le procédé utilisé pour le contrer.

    Commentaire par jeando — 07/04/2009 @ 12:57

  6. Marrant comme on DOIT exonéré les journalistes qui interprètent le discours du pape sur le préservatif et que leurs a-peu-près doivent être pardonné du moment que le sens n’est pas supprimé mais que pour le discours de sarko, il faut prendre le texte mot à mot. Même si pendant tout le discours sarko affiche son mépris des africains et leur refuse l’appartenance à l’histoire (opposant homme moderne et homme africain par exemple), vous vous raccrochez au mot « assez » pour réduire l’ampleur du désastre de ce discours.

    Je suis athée et non-ségoléniste, mais je ne comprend pas ce 2 poids, 2 mesures. Quand on lit ou écoute le discours de Dakar, il n’y a pas à tergiversé. Le sens est la. Voir les phrases qui suivent ce « pas assez » :

    « Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.

    Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

    Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance.

    Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.  »

    Aliocha : Parce que vous trouvez qu’un article de presse est aussi important que le discours d’un Chef d’Etat ou que les excuses officielles d’une figure de l’opposition corrigeant les propos du Président de la République devant un pays étranger ? Je vous remercie de l’honneur que vous nous faites, mais je crains que pour le coup il ne soit absolument pas mérité. Les erreurs de plume sont impardonnables chez tout le monde, mais certaines sont plus impardonnables que d’autres.

    Commentaire par le renégat — 07/04/2009 @ 13:22

  7. Mais le sens du discours est la, Aliocha. Même si dans la phrase, il dit « assez », dans le discours (et en particulier dans les phrases que je site), on sens qu’il nie leur appartenance à l’Histoire. Le discours de royal n’aurait pas du contenir les guillemets. Mais le fait est la, dans le discours de Dakar, le Président de la République Française a nier l’appartenance à l’Histoire de tous les Africains.

    Aliocha : 1. elle présente des excuses pour les propos tenus par le Chef de l’Etat alors qu’il aurait suffit qu’elle en prenne le contrepied, tout le monde aurait compris qu’elle avait une divergence de vues avec lui. 2. Elle s’excuse sur la base d’une citation tronquée, personne ne me fera croire que c’est une erreur. 3. Ceci au nom d’une interprétation personnelle ? Fichtre, n’oubliez pas que nous sommes sur le terrain diplomatique, ça fait beaucoup, non ?

    Commentaire par le renégat — 07/04/2009 @ 13:31

  8. Aliocha, vous avez raison. L’erreur de Ségolène Royal réside dans les guillemets qui font passer un raccourci pour une citation à part entière. Toutefois, sans chercher aucunement à défendre l’un ou l’autre des protagonistes, mais puisqu’on est sur des questions de forme, ne peut il s’agir d’une erreur de transcription? Car, si SR voulait citer textuellement le discours de Sarkozy, pour que l’on sente la nuance à l’oral elle aurait dit:  » Quelqu’un est venu ici vous dire : « l’Homme africain n’est pas entré dans l’Histoire » « . Or la tournure qu’elle emploie correspond plutôt à celle qui introduit un résumé, un raccourci plus qu’une citation.
    Mais je cesse là le pinaillage pour vous rejoindre en considérant qu’en effet, quand on s’excuse au nom de la France pour des propos prononcés par le président de la République, on doit veiller à ce qu’il n’y ait aucune ambigüité.

    Commentaire par jeando — 07/04/2009 @ 13:35

  9. Aliocha: ça marche avec le Pape, pourquoi pas avec Sarko ?

    Ce qui est certain, c’est que je sens que ça va lui revenir dans les dents un jour prochain de débat de 2nd tour…

    Commentaire par Paul — 07/04/2009 @ 13:59

  10. « Le trader, qui depuis des décennies, vit avec les cycles économiques, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec les marchés financiers, ne connaît que l’éternel recommencement des cotations rythmé par la répétition sans fin des mêmes opérations et des mêmes transactions.

    Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

    Dans cet univers où la finance commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance.

    Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. » (anonyme)

    Pardon? Vous plaisantez! 😀

    Commentaire par Ferdydurke — 07/04/2009 @ 16:16

  11. excellent! de plus elle parle pour se faire entendre en france! c’est raté
    – info « breaking news » en une – le très malheureux tremblement de terre en italie.
    – je regardais les sites sénégalais d’infos qui n’en parlaient pas en une de leur site ce matin…
    c’est qui la « dame blanche » –
    de plus c’est l’installation de conseils municipaux dont certains ont gagné contre le parti presidentiel…

    je n’en peux plus de la prestattion de royal – au moins sarkozy a été élu et représente officiellement la France – il a une légitimé (pour dire des conneries cependant il a gagné les élections).

    Au nom de qui elle s’excuse de la France, moi, je ne l’ai mandaté à rien…

    elle fait la maligne, elle joue avec le feu… elle est aujourd hui comparée à lefebvre de l ump ben ce n’est pas ue avancée pour elle. (elle joue perso de chez perso…)

    (vos commentaires sont toujours aussi cool!)

    Commentaire par olivier — 07/04/2009 @ 22:12

  12. @ Aliocha (sous #5)

    Ah non !
    Ou alors c’est l’arroseur arrosé ?!

    Ségolène Royal n’a pas « présent[é] des excuses au nom d’un pays pour les propos prononcés par le Chef de l’Etat ».

    Tout d’abord, dans le discours de Ségolène, il n’est fait mention ni de Nicolas Sarkozy, ni du « Chef de l’Etat Français » … Mais je vous accorde que le lien est implicite … MAIS SEULEMENT implicite.

    Mais surtout, Ségolène ne fait pas son discours « au nom d’un pays », et encore moins des excuses au nom d’un pays !
    Elle dit « pardon », pas « pardonnez-nous » et encore moins « Au nom de la France, je vous demande le pardon » !!

    Alors je veux bien qu’on critique l’omission du « assez », mais alors pourquoi ne pas critiquer que Ségolène n’ait pas dit « Lors de son discours en Afrique, Nicolas Sarkosy a dit, je le cite … »
    Je rejoins ici le commentaire #8 de jeando

    De la même façon que NS n’est pas explicitement cité, de la même façon que SR ne dit pas qu’elle citait in-extenso, je ne comprends finalement pas le pourquoi de ce billet…

    Enfin, un discours, c’est avant tout oral.
    Les guillemets, on ne les entends pas forcément …

    Commentaire par Yves D — 07/04/2009 @ 23:53

  13. Ou alors Aliocha se la joue « Nicolas Sarkosy chez Elkabach le 1er avril dernier » ??
    A écouter ici:
    http://www.europe1.fr/popup/reecoute/(idconducteur)/103284/(idemission)/1362
    Déplacer le curseur à “1h15 minutes”

    Retranscription partielle :
    Nicolas Sarkosy « Par exemple sur les enseignants chercheurs quel est le problème? Enfin qu’est-je dit qui vous ait choqué, Monsieur Elkabach ? Et j’y répondrai bien volontiers, mais je demande aussi UN PEU DE PRÉCISION … J’attends … »
    Elkabach marmonne des mouais sur la fin de la phrase de NS, et essaie de répondre sans répondre … ce qui lui vaut la réplique de NS : « Monsieur Elkabach, je répondrai bien volontiers à votre question, mais vous même, mais comme vous dites, Monsieur le Président de la République vous avez stigmatisés les enseignants-chercheurs … Je vous demande respectueusement, gentiment, simplement, sereinement, QUEL JOUR, QUELLE PHRASE, A QUEL MOMENT »

    Je ne suis pas journaliste, mais je précise que la retranscription ci-dessus est de moi, et donc que la place des virgules et autre ponctuation ou guillemets, est de moi 😉

    Commentaire par Yves D — 08/04/2009 @ 00:08

  14. Bonsoir Aliocha bonsoir à tous
    c’est dans ma voiture que j’ai appris « cette affaire »
    je vous mets le lien d’une vidéo sur dailymotion trés intéressante
    c’est l’interview de ségolène Royale aprés son intervention

    sur cette vidéo nous entendons les paroles de Nicolas Sarkozy et il est vrai que ce qu’il a dit est humiliant pour l’

    Commentaire par artemis — 08/04/2009 @ 01:39

  15. suite (j’ai toujours un problème d’envoi de mes commentaires) la culture africaine qu’il ne se projette pas dans l’avenir dixit Nicolas Sarkozy
    c’est implicitement affirmer la suprématie de nos valeurs sur celles de l’Afrique

    écoutez bien les paroles de N Sarkozy le mot assez n’a plus d’importance c’est l’ensemble de ces propos qui est humiliant

    en revanche Ségolène Royale ne parle pas au nom de la France mais dans l’interview dont je vous mets le lien elle précise qu’elle souhaitait que les choses soient remises à leur place et elle se positionne bien au nom d’un certains nombre de Français

    tout ceci est bien maladroit car il est nullement besoin en ce moment de montrer un front désuni au niveau international
    Nous avons un président qui a été élu démocratiquement et je pense que chaque élu quel que soit son niveau de responsabilité a le devoir de ne pas critiquer directement ou indirectement le chef de l’état lorsqu’il est fait un discours à l’étranger
    cela ne peut créer que la confusion dans les esprits et discréditer notre pays

    Commentaire par artemis — 08/04/2009 @ 02:00

  16. Encore des petites phrases politiques ambigües et assassines de part et d’autre :

    D’un côté nous avons : « PAS ASSEZ entré… »

    Parce que… :

    – l’histoire ne leur a pas permis d’y entrer : un peu comme si NS soulignait cette absence inexpliquée et regrettable ?

    – d’autres nations ne leur a pas permis d’y entrer ? Dans ce cas les propos frisent un peu avec l’hypocrisie, un peu comme : « On vous a toujours cloué le bec… Quel dommage qu’on ne vous ai pas entendu !… »

    De l’autre il y a : « PAS entré… »

    Les propos rapportés sont indéniablement faux. Pourquoi cette erreur ?

    – Manipulation politique grotesque de SR ? Vieille stratégie éculée qui consiste à sortir un mot ou une phrase de son contexte pour en inverser le sens…

    – Erreur de discours ?

    – Manipulation dont SR serait victime : l’erreur est tellement grotesque (sur le fond et la forme) qu’on se demande si SR n’a pas été un piégée. De fait, pour l’instant, c’est SR qui passe pour une vilaine menteuse manipulatrice !

    – Stratégie de communication : créer volontairement un (faux) débat pour revenir sur la scène politique. Plus le débat repose sur de fausses bases, plus il sera houleux et plus les médias en parleront. C’est fidèle à ce viel adage qui prétend : »En bien ou en mal, l’essentiel c’est qu’on en parle ; au final on n’aura oublié les raisons »

    Pour ma part, j’ai du mal à choisir une hypothèse plutôt qu’une autre !

    Commentaire par Oeil du Sage — 08/04/2009 @ 08:59

  17. Je rejoins le commentaire déjà fait sur le parallèle entre approximation journalistique et ségolènique… Royal n’est pas plus importante qu’un journaliste. Le journaliste lui aussi bénéficie d’une tribune médiatique importante, et défend, plus ou moins consciemment une ligne politique: celle de son journal. Je suis d’avis que le biais attribué au Monde (pour reprendre un billet récent) dans le traitement de l’affaire de la LRU a autant voire plus d’impact politique que les réactions d’un parti politique (le PS) qui n’a pas forcément un accès « plein » aux médias (on pose souvent des questions sur tous les dossiers en cours lors d’une interview, tandis que le journaliste peut faire un article complet sur un seul sujet). Le journaliste participe fortement à la création d’un consensus politique, peut-être plus qu’un acteur plus ou moins marginalisé du jeu politique.

    Commentaire par javi — 08/04/2009 @ 09:15

  18. @ Oeil du Sage

    Pourquoi vous embêter? La compilation de vos hypothèses peut se résumer en deux mots : discours politicien.

    De plus, j’ai du mal à distinguer la différence entre manipulation et stratégie de communication… Pas vous?

    Commentaire par Ferdydurke — 08/04/2009 @ 10:13

  19. Je trouve très gênant de reprocher à SR cet « assez » qui n’a aucune influence sur le sens général du discours tout en affirmant que Ségolène Royal s’exprime au nom de la France et des Français ce dont il n’est pas question une fois dans son discours et qui est, pour le coup, un travestissement de la vérité.
    Le seul moment où elle explique d’où elle parle est le suivant:
    « j’ai envie de dire ici en tant que citoyenne et élue de la République française » ce qu’elle a parfaitement le droit de faire étant en effet citoyenne et élue de la République Française.
    Je conçois bien qu’on soit réticent (voire totalement opposé) à ce que des membres de l’opposition s’expriment directement sur des questions de politique étrangères, mais cela ne justifie pas de déformer leurs propos afin qu’ils collent à ce qu’on a envie de leur faire dire.

    Commentaire par Jak — 08/04/2009 @ 10:25

  20. Coloured Humor de BiBi : « Très beau discours en effet de Ségolène très Royale mais n’aurait-elle pas demandé conseil à Jean-Christophe Mitterrand (qui connait bien l’Afrique, continent à fric), pour l’écrire ? » 🙂

    Commentaire par BiBi — 08/04/2009 @ 10:37

  21. SR n’a pas dit qu’elle parlait au nom de la France

    NS, lui par contre s’exprimait au nom de notre pays.
    Et ses propos à lui étaient inqualifiables.

    Commentaire par noel — 08/04/2009 @ 15:06

  22. [HORS-SUJET]

    Je me permets de glisser un lien vers le site du documentaire réalisé Anders Ostergaard Burma VJ qui sortira le 27 avril 2009 et consacré au travail des vidéo-journalistes qui filmèrent les manifestations de septembre 2007 en Birmanie et la répression sanglante qui y mit fin. C’est avec l’aide d’une ONG qui les équipa de caméras discrètes et les aida à faire sortir les images du pays que ces journalistes de fortune purent témoigner des évènements qui s’y déroulaient, en risquant la torture et leurs vies.

    [FIN du HORS-SUJET]

    Commentaire par Ferdydurke — 08/04/2009 @ 18:37

  23. Tiens, puisqu’il n’y a pas (encore) de « billet neuf » ici, et qu’on est dans le « détail » (pas de l’histoire … heu, je sais c’est un peu osé celui là), remarquons ceci :

    Le Chef de l’Etat, lors de son allocution à l’université de Dakar, citait, au début de celle-ci, Aimé CESAIRE (Cahier d’un retour au pays natal).

    Le texte de l’allocution de NS : « monter les malédictions enchaînées, les hoquettements des mourants, le bruit de l’un d’entre eux qu’on jette à la mer »
    Le texte original d’Aimé Césaire : « monter les malédictions enchaînées, les hoquettements des mourants, le bruit d’un qu’on jette à la mer »

    Ah ? Mais il y a une subtile différence, non ?

    Pour quelqu’un qui s’adresse à « l’élite de la jeunesse africaine en tant que Président de la République française » (sic), il pourrait citer cet auteur emblématique de la « négritude » correctement … Erreur de plume ? A chacun de se faire son opinion.

    Bon, allez, arrêtons de faire du mal à l’arrière train des dyptères 😉

    Aliocha : ah ça, après les catholiques et puis la révolte des universitaires, je sens qu’on va se prendre une rébellion des dyptères à cause de vous. Je sens venir le grand soir ! Plus sérieusement, vous voyez quand même la différence entre une question de grammaire et le problème du « assez » ? Par exemple si je vous dis : il n’y a pas assez de vin dans mon verre, c’est pas pareil que « il n’y a pas de vin dans mon verre », si ?

    Commentaire par Yves D — 08/04/2009 @ 19:00

  24. Au-delà de l’attraction médiatico-politique que suscite madame Ségolène Royale, qui tient à une posture « décalée » d’opposante au pouvoir en place, on doit reconnaître que le champ lexical véhiculé par notre Président à Dakar, est d’un crétinisme crasse.

    En effet, le discours s’inspire de la littérature exotique coloniale sur l’Afrique, qui n’ouvre pas de vrais débats politiques et économiques.

    Henri Guaino a fait lire au Président un discours qui plonge ses racines dans le sous-sol livresque d’une époque à jamais révolue : la « pensée philosophique » du XIXème siècle, de La Raison de l’histoire, du Hegel pour qui l’Afrique, comme le reprend justement le Président dans son discours, est « immobile » à travers l' »homme africain » qui « jamais ne s’élance vers l’avenir »; la nostalgie de l’enfance africaine de Camara Laye symbolisant une Afrique qui refuse de « lever la tête et regarder avec confiance l’avenir » ; la « négritude » de Léopold Sédar Senghor, objet de vives critiques dans les universités africaines dont Wole Soyinka (Premier Noir prix Nobel de littérature en 1986) s’est fait le chantre.

    Entre le discours de Dakar et La Raison de l’histoire, il y a toute la distance d’une synthèse philosophique. Hegel prononce la damnation de l’Afrique sur la base de trois coups de force théorique, pour le moins contestables : d’abord qu’il existe une histoire universelle qui résume toutes les trajectoires, toutes les histoires régionales; ensuite que cette histoire universelle ait pour finalité de révéler un sens, absolu, un esprit universel; enfin qu’à l’intérieur de ces histoires régionales, une partition et une graduation existent.

    Nous étions en pleine laïcisation de la philosophie chrétienne. De ce projet de civilisation universelle autour de l’Europe et de l’Occident général, l’Afrique fit les frais.

    Elle fut, dans les pages que lui consacrent La Raison de l’Histoire, incapable d' »entrer dans l’Histoire universelle », incapable de mouvements et d’initiatives, incapable de s’ouvrir au monde…Des mots repris à la lettre, des expressions retranscrites dans le discours de Dakar.

    De Hegel, justement, on apprendra que l’Histoire est plus convaincante que la philosophie, chouette de Minerve qui ne prend son envol que tardivement.

    Interrogeons donc un de nos plus grand spécialiste au monde le professeur Yves Coppens, pour savoir si l’Afrique est entrée dans l’Histoire : « Pour la première fois au monde, l’apparition de la matière pensante, après quatre milliards d’années d’histoire et presque quinze milliards d’années d’histoire de la matière inerte, cette première irruption de la matière pensante est africaine. L’Afrique a au moins participé à la création de l’homme moderne, si elle ne l’a pas créé. »

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 08/04/2009 @ 19:48

  25. @ Aliocha en 23

    En effet, cela n’est pas pareil :

    Dire « il n’y a pas de vin dans mon verre. » nous informe que vous êtes mal reçue.

    Dire « il n’y a pas assez de vin dans mon verre. » nous informe que vous êtes une assoiffée… 😉

    Tant que vous ne dites pas « il n’y a jamais de vin dans mon verre », tout n’est pas perdu…

    Aliocha : forcément qu’il est vide mon verre, vous l’avez renversé sur la moquette, il y a quelques billets de cela 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 08/04/2009 @ 19:52

  26. @ Aliocha en 25

    Bien joué… je m’incline. Sans rien ajouter sur la rancune féminine 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 08/04/2009 @ 20:46

  27. Bonjour, juste un petit mot pour vous remercier pour ce blog en général, et vos analyses du monde du journalisme en particulier.
    Je souhaitais aussi vous faire passer un lien vers un blog que j’apprécie beaucoup, et dont l’auteur vient de publier un petit texte concernant la crise du journal … :
    http://www.groklaw.net/article.php?story=20090408133406731

    Commentaire par Shadow007 — 08/04/2009 @ 22:42

  28. Puisqu’on étudie les petits mots qui en disent beaucoup sur leur auteur, je voudrais vous signaler, dans le même registre, le portrait d’Harlem Désir paru récemment en dernière page de « Libé ».

    L’auteur parle, en deux lignes, d’un Harlem Désir « épinglé » il y a longtemps pour un « emploi fictif pas méchant ». Le lecteur de Libé n’en saura pas plus.

    Effectivement, Harlem Désir, en 98, a été épinglé ainsi. Comme j’étais chroniqueur judiciaire à Lille à cette époque, je m’en souviens. Je peux même ajouter que sa condamnation a été confirmée par la cour d’appel de Douai.

    Le leader antiraciste avait été condamné par le TGI de Lille pour des salaires perçus (120.000 F au total si mes souvenirs sont exacts) par le biais d’une association subventionnée (l’ARFEM) dirigée à l’époque par l’ancien maire socialiste d’Hem, ville de la banlieue lilloise. Jamais, Harlem Désir n’avait mis les pieds à l’ARFEM ni fourni le moindre travail pour l’ARFEM chargée de l’éducation des migrants.

    Bref, pour parler simplement, Harlem Désir, avec la complicité évidemment du responsable de l’ARFEM qui signait les chèques, avait piqué de l’argent public qui était destiné aux immigrés. Voilà ce que « Libé » appelle un emploi fictif pas méchant. Elle est pas belle la vie?

    Commentaire par didier specq — 09/04/2009 @ 08:28

  29. Plutôt que « piqué », il faudrait dire plutôt reçu puisque l’action d’Harlem Désir ne consistait qu’à dépenser l’argent public détourné par quelqu’un d’autre de son but initial.

    Commentaire par didier specq — 09/04/2009 @ 08:35

  30. Un petit hors sujet pour revenir au G20, l’économie mondiale, les paradis fiscaux, le blanchiment d’argent pas toujours propre,… bref, toutes ces belles choses qui font rêver les citoyens du monde :

    L’ex-magistrate française Eva Joly, candidate aux européennes, invitée hier sur France2 et interrogée sur les thèmes cités plus haut, a rappelé que l’économie souterraine mondiale frauduleuse et « pseudo-légale » qui transitait par ces lieux enchanteurs financiers était évaluée à 11 trilliards de dollars !… 11 trilliards de $ ça fait 1 000 000 000 000 000 000 000 $

    ça fait rêver non ?

    Commentaire par Oeil du Sage — 09/04/2009 @ 09:11

  31. @specq
    Désir du Passé… Désirs d’Avenir 🙂

    @Oeil du Sage
    Pour faire lien avec le travail de journaliste, BiBi a lu il y a un mois environ un encart de la Chambre de Compensation Clearstream paru dans le JDD qui se glorifiait d’avoir fait condamné Denis Robert et Canal Plus pour avoir fait passé sur les antennes de la Chaine le film « Les Dissimulateurs ».Probablement un euro symbolique par la Justice de notre beau Pays. Le passage à l’antenne passait en …2001 ! Bonjour l’acharnement ! ( Signalons que Denis Robert a gagné nombre de procès contre eux)
    Tout cela est evidemment destiné à montrer à ceux qui voudraient s’engouffrer sur ce même chemin de l’Investigation ce qu’il en coûte de vouloir s’attaquer aux Secrets de la Haute Finance.

    Commentaire par BiBi — 09/04/2009 @ 09:30

  32. @Oeil du sage (#30):

    Heu non, à priori, 1 000 000 000 000 000 000 000 $ c’est PAS ASSEZ pour 11 trilliards de $.

    Ceci dit (en dehors du « un » à la place du « onze »), l’utilisation du terme « trilliards » est sujette à malentendu.

    Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelles_longue_et_courte#Pays_utilisant_l.27.C3.A9chelle_longue :

    Comme les nombres aussi grands sont rares dans la vie de tous les jours, une proportion significative de lecteurs interprèteront « billion » comme 1012 (« un million de millions »), même s’ils sont assez jeunes pour avoir appris autrement à l’école. En suivant ce motif incorrect, certains même extrapoleront « trillion » comme un billion de billions (1024) plutôt que l’actuel usage en échelle longue 1018 ou l’échelle courte 1012.

    Pour les raisons ci-dessus, éviter les mots « billion », « trillion », etc. semble être recommandé lorsque l’on écrit pour le grand public.

    Commentaire par Yves D — 09/04/2009 @ 13:10

  33. @ Aliocha (sous #23)

    Oui, bien sûr …. mais de toute façon, j’aurai plaisir à vous resservir d’un peu de vin, en espérant éviter que ce temps printanier ne fasse qu’un dyptère vienne se noyer dans votre verre 😉

    Commentaire par Yves D — 09/04/2009 @ 13:13

  34. Remarque à mon com #32 :

    Les « exposants » ne passant pas dans les commentaires, il faut bien sûr lire 10E12, 10E18 et 10E24 (dix puissance 12, etc), au lieu des 1012, 1018 et 1024 …

    Commentaire par Yves D — 09/04/2009 @ 13:14

  35. J’ai un vague souvenir d’avoir entendu dans le discours ‘oral’, « qui n’engagent pas la France et les Français ».
    Ai-je halluciné ?
    Dans le discours écrit, je ne retrouve pas le « et les francais ». Les journalistes utilisent-ils donc les papiers envoyés par les services de presse de SR, ou paluchent-ils tout le discours oral à la main ?
    (Les 2 cas expliqueraient l’écart, quoique les 3ieme cas (mon hallucination), est encore plus probable ^^)

    De toute manière, cette phrase « qui n’engagent pas la France » est purement scandaleuse de Royal. C’est dans ces quelques mots qu’elle parle au nom de la France (pour ceux qui n’en était pas convaincu ci-dessus). Elle n’a pas à parlé au nom des français, elle n’a pas été élue. Mais il est vrai que SR a du mal avec les élections… heu les résultats des élections. (humour !)

    J’aurai plus tendance à croire qu’elle a fait sciemment cet affront ‘à Sarko’ pour faire parler d’elle (peut être pas l’erreur du « Assez »), car en politique, le jour ou les journalistes ne parlent plus de vous, c’est ce qu’on appelle ‘la mort politique’.
    On ne peut pas dire qu’elle se grandisse, mais elle existe, tel est son but, et elle l’a réussi vu qu’on en parle même ici.

    Pour répondre enfin au post, je trouve tout comme Aliocha que lorsqu’on se permet de critiquer, il faut être très précis.
    On tourne trop facilement dans la démagogie et le populisme. Heureusement pour elle, personne n’a relevé l’erreur que l’on nous révèle ici (je le l’ai lu nulle part ailleurs)
    C’est dommage venant d’un leader politique français, et c’est très peu ‘pédagogue’ pour les africains. J’ose espérer qu’ils ne prendront pas son exemple pensant que c’est juste de déformer la réalité et les propos des autres pour faire passer son propre message. On ne pourrait pas dire qu’elle leur rend service…

    NB : le discours de Sarko a déjà largement été critiqué, dénoncé, et touti-quanti, donc, je ne le commente pas, tout est dit plus haut ^^

    Commentaire par Testatio — 09/04/2009 @ 16:17

  36. Une preuve supplémentaire de la consternante médiocrité de nos dirigeants comme de ceux qui les conseillent et de leur absence totale de rigueur intellectuelle. Effectivement, quand on cite un discours et particulièrement lorsqu’il existe suffisamment de traces écrites ou enregistrées de cette allocution pour vérifier son postulat, l’on n’a pas droit à l’erreur.
    En même temps, je ne crois pas qu’il restait grand-monde pour croire à la solidité de la dialectique royalesque.

    Je rappelle toutefois que notre président bien-aimé ne saurait trop pesamment se plaindre d’avoir été incorrectement cité. Lui-même n’a pas craint de braver le ridicule en scandant crânement : « l’enfer n’est pas que chez les autres » lors du Congrès 2008 de la Fnsea.

    Aliocha : oups, je réagis bien tard, mais je voulais vous dire que votre visite me fait plaisir, j’aime beaucoup l’esprit de votre blog et j’adore votre style !

    Commentaire par misssfw — 10/04/2009 @ 11:25

  37. Bonsoir Aliocha
    Encore un grand merci pour votre Blog, pour vos billets, et pour les commentaires très instructifs qu’ils provoquent.
    Mais pas plus de deux verres de vin pour les garçons et un verre pour les filles car après c’est cancérigène, dixit le Monde. Encore un propos sexiste.
    Lambda

    Commentaire par lambda — 10/04/2009 @ 22:55

  38. @ misssfw

    Méfiez-vous des assertions hâtives du genre « je ne crois pas qu’il restait grand-monde pour croire à la solidité de la dialectique royalesque. » Ségolène Royal est loin d’être une idiote et ne parle pas sans réfléchir. Elle continue d’exister sur la scène politique et cela se voit autant dans les sondages qui ne lui sont pas si défavorables que cela que dans les réactions que suscitent ses propos. Si tout le monde se fichait de ce qu’elle dit, comment expliquer tant de réactions, tant de moqueries, souvent à la limite de l’insulte ?

    Ségolène Royal adopte une posture politique à contre-pied de la parole dominante (celle qui est au pouvoir) et le dénigrement dont elle est l’objet ne peut que la faire apprécier davantage des Français, à l’heure où le système Sarkozy voit sa popularité s’effriter chaque jour davantage, ses méthodes et leur efficacité étant remises en question, ne serait-ce que par la réalité quotidienne de la situation des Français.

    D’ailleurs, tandis qu’en France elle est moquée ou critiquée pour sa demande de pardon, en Afrique elle est encensée. Voilà donc une Ségolène Royal qui commence à se donner une stature internationale en plus de se positionner en France.

    A mon avis, derrière les sarcasmes et les moqueries se cache la peur d’un adversaire qui se prépare au combat, ce dont la droite est parfaitement consciente mais ce qu’elle se garde bien de dire ouvertement.

    Cela servira un jour à Ségolène Royal. En 2012, peut-être? La mésestimation de l’adversaire profite toujours à ce dernier et c’est à l’issue de l’ultime round qu’on connait le vainqueur, pas pendant les rounds intermédiaires.

    Commentaire par Ferdydurke — 12/04/2009 @ 09:27

  39. @ Ferdydurke

    Oulà, si on m’ôte mon droit inaliénable et sacré à l’assertion hâtive, à la caricature mesquine et au ricanement partial, il ne me reste plus qu’à me pendre avec le câble d’alimentation de mon portable (un seppukku* geek, en somme).

    * Orthographe approximative.

    Commentaire par misssfw — 12/04/2009 @ 13:00

  40. @ misssfw

    Si vous avez perçu mon commentaire comme une tentative de vous priver de vos droits sacrés et inaliénables, je me jette à vos pieds et fais de mon petit corps une table basse afin de vous soutenir et empêcher la funeste issue de ce seppuku geekesque (effroyable perspective, même affligé d’un k surnuméraire).

    De plus, ayant déjà renversé du vin sur le tapis de notre hôte, je ne donne pas cher de ma pauvre carcasse si elle apprend que je me suis rendu responsable d’une pendaison dans son blog.

    Commentaire par Ferdydurke — 12/04/2009 @ 14:03


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