La Plume d'Aliocha

30/03/2009

Grève de la faim à Libé : l’épilogue

Filed under: Comment ça marche ? — laplumedaliocha @ 09:25

Il semble que le conflit entre Libération et sa salariée en grève de la faim ait enfin trouvé un dénouement. Je vous recommande à ce sujet la lecture du billet de Claude Soula. Il s’interroge sur le lourd silence qui a entouré cette affaire. Et en effet, vous pouvez vérifier sur Google en tapant « Florence Cousin », c’est le nom de la journaliste ou bien encore « grève de la faim à Libération » vous ne trouverez que très peu d’informations. Et pour cause, le syndicat du livre terrorise la presse. Inutile d’espérer que les quotidiens fassent bloc avec Libération, ils auraient trop peur d’importer le conflit chez eux. C’est ainsi depuis des décennies. Sauf qu’en temps de crise, ce chantage perpétuel et les coûts délirants qu’il engendre ne fait plus rire personne. Reste une question : les autres quotidiens songeraient-ils que Libération est mourant et qu’il vaut mieux ne pas couler avec lui ?

Pour faire le lien avec le billet précédent, je gage que si un internaute cégétiste flâne par ici, il va trouver mes observations parfaitement détestables. Et s’il cherche un peu, il trouvera bien un endroit sur ce blog ou je déclare être de droite. Du coup, mieux vaut lui éviter cette peine inutile, voilà c’est dit. Il n’en faudra pas plus pour lui permettre d’affirmer que je suis un suppôt de Sarkozy, une affreuse capitaliste manipulant l’opinion doublée d’une sans-coeur incapable de la moindre compassion vis à vis d’une femme qui met sa vie en péril pour garder son emploi. S’il a un blog et quelque talent de plume, il rappellera les immenses progrès sociaux obtenus par son syndicat et se scandalisera que je puisse les mettre de côté pour n’évoquer qu’un « cas particulier » qu’il jugera peut-être lui-même « un peu limite » mais qui me vaudra le reproche de caricaturer l’action de la CGT pour la discréditer aux yeux du public. Poussons plus loin la thèse du complot que j’affectionne particulièrement : comme nous traversons une crise économique grave, il estimera que je critique l’action syndicale pour protéger un patronat bien décidé à licencier pour continuer à se servir des rémunérations indécentes.  La thèse est osée, séduisante, mais ne reflète pas du tout mes intentions, je n’entendais que vous livrer l’épilogue de cette affaire et mettre en exergue l’un des maux dont souffre la presse. Toutefois, quand je songe au nombre de gens que je vais contrarier, pour un peu, j’écraserais une larme avant de nous saborder, moi et ce blog. Et puis non, après tout, je ne vais pas le faire. Il parait en effet que nous vivons en démocratie ce qui suppose notamment que nous avons tous le droit d’exprimer librement nos opinions.

Ah, j’oubliais, la petite phrase indispensable pour finir : ce n’est pas l’ensemble de la CGT qui est en cause ici, mais une poignée d’extrémistes. Toujours dans la lignée de la discussion d’hier, vous voyez, c’est ce genre de petite formule qui nous permet d’échapper à des déluges de protestations. Sauf que, comme l’observe Claude Soula, « la CGT pourrait aussi faire le ménage chez elle … ».

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