La Plume d'Aliocha

20/03/2009

La preuve par l’exemple

Filed under: Eclairage — laplumedaliocha @ 11:02

Ah ! Les journalistes ces imbéciles anti-cléricaux qui ne comprennent rien à rien et tapent sur l’Eglise pour booster leurs ventes, n’hésitant pas à utiliser l’arme de la désinformation massive. C’est vrai dites-moi, ils ont parlé de la levée des excommunications sur des évêques intégristes, lesquels m’explique-t-on ne sont pas évêques (dixit Eolas). Erreur fatale qui change radicalement le sens profond de l’information !

Et puis ils ont aussi parlé d’excommunication s’agissant de l’affaire de la fillette brésilienne, alors qu’il n’y a pas eu d’excommunication prononcée, celle-ci étant en principe automatique. Enfin, automatique pas tout à fait puisque précisément nous entrions là dans le champ de l’exception susceptible d’entraîner le pardon. Par conséquent, l’évêque en soulignant que la mère et les médecins étaient excommuniés, a bien prononcé de facto une excommunication….ou bien refusé de faire jouer l’exception, mais ne finassons pas à l’excès, le résultat est bien l’excommunication.

Sans compter la question du préservatif, sur laquelle on m’a soutenu qu’il était faux de titrer que le Pape contestait son efficacité. Ah ? Le bilan que je tire de nos débats d’hier, c’est que non seulement il en conteste l’efficacité mais surtout il considère qu’il pourrait aggraver le problème en encourageant les comportements à risque sous couvert (c’est le cas de le dire) d’une sécurité illusoire. Ce qui me donne à penser qu’il faudrait peut-être écrire sur chacun de ces petits objets : « à consommer avec modération, l’abus de sexe nuit à la santé ». Toute plaisanterie mise à part, j’avoue que j’ai trouvé ce débat passionnant, qu’il m’a enseigné beaucoup de choses et qu’au fond, je ne regrette qu’une seule chose : que les tenants des deux méthodes de lutte contre la maladie s’affrontent quand ils feraient mieux de s’unir. On me dit que ce n’est pas possible, que le préservatif est antagoniste de l’abstinence, j’en doute. Quand on fait un effort pour communiquer, on y arrive. Et l’enjeu est si important qu’on a une obligation de résultat sur ce coup-là.

Les leçons de la polémique

Ce qui m’agace ici, c’est le traitement qui a été réservé à la presse dans cette affaire. Et comme elle me parait emblématique d’un certain nombre de raisons expliquant l’expectation gap entre la presse et son public, je vais les reprendre ici brièvement. Commençons par la polémique. Se retrouver en une des journaux dans le cadre d’une controverse est toujours dangereux pour celui à qui ça arrive. Résultat, la susceptibilité des lecteurs est exacerbée. Les uns nous reprochent notre tiédeur, les autres notre virulence, selon qu’ils sont pour l’un ou l’autre camp. En réalité, ce qui les dérange, ce n’est pas la presse, qui n’est qu’un vecteur, mais le débat lui-même. Et comme ça les dérange, arrive très vite le deuxième réflexe : le journaliste est un imbécile qui ne comprend rien. Ce qui m’impose de réexpliquer les contraintes du métier : nous devons être objectifs, rapides, brefs et compréhensibles par tous. L’objectivité  est  perçue comme une attaque par tous ceux qui voudraient qu’on les défende sur le mode : celui qui n’est pas avec moi, est contre moi. La rapidité est analysée comme un réflexe superficiel et inconséquent lié à des préoccupations de concurrence et de rentabilité, la course au scoop.  Désolée, mais ce n’est qu’une des nombreuses contraintes qui pèsent sur nos têtes, nous travaillons au rythme de l’actualité qui elle-même bouge très vite. On n’y peut rien. Enfin, la synthèse et la vulgarisation sont analysées immédiatement comme le signe d’une inculture crasse. Eh non, ce n’est pas cela, mais encore une obligation du métier. Il nous est interdit de jargonner, de tergiverser, de finasser, nous devons délivrer des messages clairs et compréhensibles par tous. Je rappelle au passage que les journalistes sont tous recrutés au niveau bac +5, nous ne sommes donc pas totalement incultes, n’en déplaise à nos détracteurs. Le travail de synthèse est un des plus difficiles qui soit. C’est même un infernal casse-tête. L’article qu’on vous livre n’est bien souvent qu’un pourcentage infime du travail qui a été nécessaire pour le rédiger. Eh oui !

Je ne serais pas revenue sur l’affaire, si je n’avais été visiter ce matin le blog de La Croix. Et là, ô surprise, j’ai lu sous la plume de Michel Kubler ceci :

« Des prises de position successives de la hiérarchie catholique, au fil des dernières semaines, sont en train de provoquer un effet d’accablement sans doute involontaire, mais néanmoins réel et profond au sein de l’opinion, y compris catholique. Levée de l’excommunication des évêques lefébvristes et positions négationnistes de l’un d’eux, gestion catastrophique de ce dossier au niveau du Vatican, scandale autour de l’excommunication des personnes ayant procuré un avortement sur une fillette brésilienne de 9 ans, et maintenant propos de Benoît XVI sur le préservatif… »

Et le billet est titré « Accablement ». Mazette ! Vous observerez que l’on y retrouve les mêmes raccourcis de plume que dans les autres médias et les mêmes interrogations aussi, sauf qu’elles se teintent à La Croix de tristesse et d’incompréhension, tandis qu’elles fleurent davantage l’agacement et la révolte chez les autres. A part cela, le journal catholique infirme-t-il les informations délivrées par les autres ? Est-il plus précis techniquement ? Révèle-t-il une scandaleuse campagne de dénigrement contre l’Eglise ? Non. Simplement La Croix est autorisé par les catholiques à écrire cela parce que le journal bénéficie d’une présomption de bienveillance, tandis que le reste de la presse est soupçonné de comploter. De la même façon, on présumera que ses raccourcis ne sont pas le signe de l’ignorance mais le résultat d’une commodité d’écriture, là où tous les autres seront taxés de ne rien comprendre en écrivant pourtant la même chose.

Ce que j’entends montrer ici, c’est à quel point la lecture de la presse peut être subjective, émotionnelle, voire épidermique. Amis lecteurs, nous faisons de réels efforts pour être objectifs, faites nous la grâce de tenter de l’être un peu aussi. Les journalistes ne veulent de mal à personne, ils ne complotent pas, n’ont pas de listes de personnes ou d’institutions à abattre. Ils ont simplement le regard braqué en permanence sur notre société et ils racontent ce qu’ils voient, ni plus, ni moins.

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56 commentaires »

  1. « Les journalistes ne veulent de mal à personne, ils ne complotent pas, n’ont pas de listes de personnes ou d’institutions à abattre » hmmmm….
    Comme dans toute profession ii ya des bons et « mauvais » journalistes ; j’entends par mauvais ceux qui vont transformer la réalité pour vendre du papier.Je suis d’accord ils ne veulent de mal à personne et ne complotent pas mais plus leurs articles seront accrocheurs plus ils capteront l’attention du public…
    AH la logique de la loi du marché…
    Sinon je trouve votre billet très interessant, je continuerai à vous lire avec plaisir.

    Commentaire par Rakma — 20/03/2009 @ 11:29

  2. Je me demande si le problème ne vient pas de l’obligation que vous vous donnez vous-mêmes de traiter à chaud tous les sujets. Bien évidemment, les journalistes ne peuvent pas être spécialistes de tout. Mais dans ce cas, est-ce que les exigences d’objectivité, de distance et de vérification des sources n’imposeraient pas un léger délai dans le traitement de l’actualité, plutôt que de dire n’importe quoi dans l’instant ? Donner à chaud des éléments « factuels » et potentiellement erronés, l’AFP le fait déjà très bien. Le rôle du journaliste n’est-il pas justement de prendre le recul et de savoir faire appel à des personnes capables de remettre le fait brut dans son contexte ?

    Peut-être avez vous fait, ou serait-il utile de faire, un billet expliquant pourquoi les journalistes ne pourraient pas actuellement adopter une telle attitude.

    Commentaire par Bokken — 20/03/2009 @ 11:29

  3. Me sentant légèrement visé (ma paranoia bien connue), quelques remarques.

    Aliocha : vous n’êtes pas visé autrement que sur le mode du débat amical et vous le savez bien 😉 Cela étant, vos positions sont souvent emblématiques de cette irritation très particulière contre la presse que ressentent certains esprits méticuleux et savants qui refusent de tenir compte des règles de notre métier dans l’appréciation de notre travail. Ce n’est pas à un avocat que j’expliquerai qu’on doit juger un professionnel à l’aune de ses obligations à lui et non pas de ce qu’on rêve de le voir faire dans un monde idéal.

    Le texte que vous citez (http://blog.la-croix.com/redaction/2009/03/accablement.html )n’est pas un article mais un billet du blog de la rédaction. Je crois qu’un de nos (nombreux bien que les apparences en ligne soient trompeuses) points d’accord est que le journalisme et le blogage sont deux choses différentes ; qui peuvent s’inspirer mutuellement, être complémentaires, mais différentes.

    Aliocha : en effet, mais pas ou point de pousser un journaliste de la presse catholique à y commettre des erreurs et des raccourcis si graves dans un blog de son journal qu’ils remettraient en cause ses compétences professionnelles. Je ne fais pas de journalisme ici au sens où je ne livre pas d’information mais simplement des avis, opinions et commentaires qui n’engagent que moi. Pour autant, j’ai la même vigilance dans l’utilisation du vocabulaire sur ce blog lorsque j’évoque parfois des sujets sur lesquels je travaille dans la vraie vie que dans les articles que je publie dans la presse.

    De plus, au sein de l’Église, depuis longtemps, il y a affrontement entre les conservateurs et les réformateurs. Jean-Paul II et Benoît XVI appartiennent au camp des conservateurs, Benoît peut-être encore plus que Jean-Paul, car il a la certitude du très savant, conscient de son intelligence, qui du coup a tendance à penser que ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ont forcément tort (il ferait un très bon blogueur, tiens…). La Croix, et de manière générale l’Église en France est acquise à la cause des réformateurs (Lustiger, Di Falco…). Quand le pape tient de tels propos, tous les catholiques ne disent pas amen. Il y a des dents qui grincent, même sous des mitres.

    Aliocha : Les querelles de chapelle iraient-elles jusqu’à pousser les journalistes de La Croix à faire de la désinformation ? J’ose espérer que non.

    Pour ma part, je n’ai aucun problème avec le principe de critiquer le pape, ou plus précisément ses propos, ou de manière générale l’Église. Mais dans ce cas, j’exige qu’on le critique pour ses propos, qu’on la critique pour ce qu’elle dit ou fait, pas pour des clichés qui lui sont collés dessus. Le pape n’encourage nullement les comportements à risque, il ne dit pas “ne mettez jamais de préservatifs” ; il dit : choisissez la chasteté, le préservatif n’est pas la solution.

    Aliocha : je pense mon Cher Maître, sans vouloir vous offenser, que vous êtes le seul à avoir compris le message ainsi. Et je suis certaine que ce n’est pas ce que la presse fut-elle de gauche et violemment anti-cléricale a entendu signifier. Je vous promets que nous sommes beaucoup moins stupides que vous le pensez. Tout le monde a compris et relayé que la seule solution contre le sida aux yeux de l’Eglise c’est la fidélité pour les couples mariés et la chasteté pour les autres.

    Donc, dites-vous, en résumant cela à “le préservatif n’est pas efficace”, la presse aurait bien relayé les propos du pape, en les synthétisant ?

    Ce n’est toujours pas ce que je comprends en lisant ses propos, mais admettons, je ne suis pas infaillible, moi (par opposition au pape, bien sûr). Mais même dans ce cas, ce que dit le Pape n’est pas con. Voyez le billet de koztoujours sur la question ( http://www.koztoujours.fr/?p=3568#identifier_3_3568 ), qui relève un point intéressant et escamoté : l’OMS, organe laïque dépendant de l’ONU, estime que l’usage du préservatif comme moyen de contraception entraîne un risque de grossesse de 3% sur un an pour une activité sexuelle normale, dans des conditions optimales d’utilisation. Dans des conditions ordinaires d’utilisation (emballage déchiré à la main dans le noir après avoir été transporté longtemps dans une poche avec des clés), le risque de grossesse en cas de rapport pendant l’ovulation est entre 10 et 14%. Plus aucune organisation ne prône le préservatif comme moyen de contraception : la pilule, ou les DIU (stérilets) sont plus efficaces (on approche des 100%).

    D’où la question à mille euros que personne ne pose : si le préservatif est inefficace comme contraceptif, le devient-il face à un virus 450 fois plus petit qu’un spermatozoïde ? Rappelons que ledit spermatozoïde doit, une fois franchi l’obstacle, se frayer un chemin jusqu’à l’ovule. Le virus arrive directement sur les muqueuses. Il n’a plus qu’à trouver une brèche pour entrer.

    Bref, le préservatif diminue grandement les risques de contamination par voie sexuelle. Il ne les fait pas disparaître. On peut vivre toute sa vie sexuelle avec des partenaires changeants en ayant recours à des préservatifs sans être contaminé même si un ou plusieurs d’entre eux sont porteurs du virus. Mais à l’échelle d’un continent, le nombre d’échecs se comptent en milliers, voire en dizaines de milliers. Mieux vaudrait des dizaines de milliers que des millions ? Sans nul doute. En espérant que cela permettra de leur fournir des traitement plutôt que de se désintéresser de la question. L’Église préfère la solution à zéro contamination qui est conforme à ses valeurs millénaires.

    Je pense qu’on peut donc affirmer, une fois débarrassé des scories idéologiques religieuses ou anti-religieuses, que les méthodes les plus efficaces contre la contamination par le VIH sont, en ordre décroissant :
    – La chasteté (efficacité : 100%, difficulté de mise en œuvre : grande).
    – Le préservatif (efficacité : 90%, difficulté de mise en œuvre : moyenne, sauf pour les manchots : très grande).
    – Fermer les yeux et croiser les doigts (efficacité : nulle, difficulté de mise en œuvre : nulle).

    Le pape dit : utilisez la première méthode, la deuxième ne règle rien et peut aggraver le problème.

    On peut ne pas être d’accord avec ses conclusions, lui reprocher de ne pas abandonner ses principes prônant une sécurité absolue pour un pragmatisme aboutissant à une sécurité presque absolue, tout étant dans le presque, ou comme vous chercher une voie médiane, une conciliation entre les principes et le pragmatisme et promouvoir les deux premiers. J’applaudis, et préfère moi aussi cette solution, mais je ne suis pas pape, je peux plus facilement que lui prendre en compte l’imperfection de l’humain sans être bloqué par la quête de son perfectionnement (plus quelques avantages en nature). Et Mgr Di Falco ne fait rien d’autre en disant expressément : n’ajoutez pas le crime à la faute.

    Mais la caricature à la place de la vérité, ça me hérisse. Mon côté journaliste manqué.

    Aliocha : la caricature est dans votre regard, pas dans les articles. Par ailleurs je trouve dangereux de privilégier une solution dont on sait qu’elle est inapplicable à court terme (changement de mentalités) sur une autre solution qui a déjà fait ses preuves et qui continue de les faire, fut-ce avec une petite marge de risque. C’est un peu comme si vous me disiez, à bas la démocratie française, je préfère le Royaume de Dieu sur terre, or notre République laïque est à mille lieux de ce royaume et nous en éloigne plus encore que la monarchie. Cela dit, en toute amitié.

    Commentaire par Eolas — 20/03/2009 @ 11:47

  4. Je crois qu’une bonne partie des reproches faits à la presse dans de tels cas est liée en fait à la diffusion des réactions de diverses « personnalités publiques » (hommes politiques, scientifiques, religieux…). Il me semble qu’un commentaire du billet précédent l’évoquait déjà, d’ailleurs.

    Certains de ces gens réagissent de manière épidermique, parfois très virulente et interprêtent de travers les faits initiaux. Parce que, comme tout le monde, ils se sentent concernés par ces faits. Et comme ils ont un rôle public, la presse, fort logiquement, se doit de répercuter leur propos. Du coup, la presse est obligée de publier des déclarations parfois basées sur des déformations ou une mauvaise compréhension des faits. Et les gens qui lisent ça… en veulent à la presse de l’avoir publié !

    Mais, Aliocha, dites-moi si je me trompe, j’imagine que les journalistes n’ont qu’une marge de manoeuvre limitée. Ils ne peuvent pas passer les réactions sous silence (après tout, leurs lecteurs attendent des réactions de personnes publiques, et toute la réaction n’est pas forcément biaisée). J’imagine que dans une interview attrappée rapidement en 5 min, ils n’ont pas trop le temps d’analyser les propos et de demander à la personne de les préciser ou corriger. Et vu la place dont ils disposent, il ne peuvent pas non plus mettre une « réaction de la rédaction à la réaction » pour tempérer les choses. D’autant plus qu’au final, si une personnalité publique accepte de dire quelque chose sur un sujet, c’est qu’elle s’estime suffisamment informée pour ça, elle assume ses risques elle-même.

    Pour le reste, plus je vous lis et plus j’approuve votre analyse que la presse est critiquée quand, en gros, elle fait du bon travaille, dénonce les scandales et vulgarise… y compris quand je ronchonne moi-même en voyant comment un sujet que je connais est simplifié ou qu’un groupe que je soutiens est attaqué !

    Commentaire par Rémi — 20/03/2009 @ 12:06

  5. Aliocha, tout en n’étant pas journaliste (mais ayant pourtant moi aussi un niveau Bac+5 😉 )je suis largement d’accord avec vous et partage vos analyse.

    Pourtant je ne vous suis pas à 100% sur ce point : « les autres seront taxés de ne rien comprendre en écrivant pourtant la même chose ».

    En effet, et c’est notamment ce qui a agacé Eolas, ce n’est pas « la même chose » que d’écrire « Levée de l’excommunication des évêques lefébvristes » et « Levée de l’excommunication des évêques catholiques ».

    C’est dans cette subtile nuance que se cache beaucoup de polémique et se fonde une partie du billet d’Eolas.

    Certains y voient un « raccourci », d’autres une « grave erreur teintée de manipulation ».

    Reste que, sur le fond, il y a bien matière à polémique.
    Et que non seulement tous les « Bac+5 » ne sont pas forcément capable du recul ou de l’analyse nécessaire, mais qu’en plus les « Bac+5 » ne représentent qu’une minorité des personnes ayant lu/entendu ces infos.

    Mais moi aussi j’ai apprécié ces joutes oratoires ou bloguesques car pour moi aussi ce débat « m’a enseigné beaucoup de choses », et je partage les mêmes regrets que vous.

    Commentaire par Yves D — 20/03/2009 @ 12:08

  6. chère aliocha

    j’ai des difficultés pour poster chez vous

    je me suis amusée à faire un article sur Eolas et le préservatif du pape voici le lien
    une petite fessée à Eolas pour une fois
    http://emotions.20minutes-blogs.fr/

    Commentaire par artémis — 20/03/2009 @ 13:25

  7. @

    Je me joins à vous artémis !

    Mais pourquoi pour une fois ?

    « Bottons lui les fesses », tout en restant chevaleresques, chaque fois que l’Eolas, psycho-rigide, s’arc-boute et reste assis sur son propre fondement.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 20/03/2009 @ 14:00

  8. Aliocha: qui aime bien, châtie bien! C’est pourquoi je me permets de vous livrer cette nouvelle réflexion

    Que le journaliste de « la Croix » se soit laissé aller à résumer de cette façon les propos effectivement tenus par le Pape (je vous renvoie à l’interview complet http://zenit.org/article-20479?l=french.) n’exonère en rien la confrérie de ses responsabilités potentielles. Notons simplement au passage que ce « raccourci » est placé au cœur d’un article consacré au déplacement papal (page 17 de l’édition du 18 mars) et qu’il est suivi, comme vous l’avez également noté, d’une réflexion sur la façon dont les chrétiens engagés sur le terrain peuvent vivre une telle prise de position. Sur la même page, le journal précise également que le Pape appelle à la gratuité des soins pour les malades.

    Aliocha : j’ai fais une petite revue de presse des quotidiens hier : La Croix, le Figaro et Le monde ont relaté le voyage au-delà de la question du préservatif, Le Parisien et Libé s’en sont tenus à la polémique.

    Sauf à vouloir allumer le feu (les journalistes seraient-ils des pyromanes qui s’ignorent?), l’honnêteté intellectuelle élémentaire aurait voulu que la presse rapporte l’intégralité des propos tenus. Cela n’empêchait nullement un débat de s’ouvrir sur le préservatif (ce qui est hautement souhaitable) mais sans la mauvaise caricature qui en a été faite.

    Aliocha : c’est moins un problème d’honnêteté intellectuelle que de tournure d’esprit journalistique. Quand un événement comme celui-ci est prévu, nous nous attendons à des déclarations sur les sujets que nous savons importants, par exemple le sida en Afrique, et nous attrapons la phrase qui répond à ces attentes, c’est-à-dire ce que nous avons repéré comme étant l’info essentielle au milieu de déclarations qui nous intéressent moins. Une fois qu’on l’a chopée cette info, on la délivre. Il n’y a nulle manipulation, simplement des habitudes professionnelles. Ici à mon avis, les journalistes attendaient confirmation ou infirmation de la position traditionnelle de l’église et ont obtenu confirmation. C’était cela à leurs yeux, l’info essentielle, l’église continue de s’opposer au préservatif par principe. Je commence à comprendre que certains y voient l’idée qu’il vaut mieux mourir ou tuer que de recourir à ce truc là. Je n’ai jamais compris la position de l’église comme ça et je n’ai pas lu ça dans la presse sur cette affaire mais simplement que le Pape ne pouvait d’un point de vue doctrinal recommander autre chose que chasteté et abstinence.

    Ne croyez pas que ma ire soit du seul fait de cet « évènement ». Simplement, sur ce cas, c’était trop gros. Tant que faire du journaliste consistera, du moins en France, à rapprocher une allumette et de l’essence en affirmant ensuite qu’on est pour rien dans l’incendie qui suit, je crains fort que ce discrédit ait encore de longs jours devant lui. A travers votre blog, vous tentez courageusement d’expliquer votre métier et d’y instaurer un minimum d’éthique. Vous conviendrez aisément avec moi que trop souvent (c’est particulièrement vrai en matière judiciaire d’où l’intérêt du blog d’Eolas) l’information laisse le pas à la caricature biaisant de ce fait le débat qui s’ensuit. Sur beaucoup de sujet, il est des spontanéités dans les médias comme si, sans se concerter, tous les journalistes avaient d’un seul coup des préoccupations identiques. D’un seul coup, tous les grands médias titrent de façon quasiment identiques ur un fait le plus souvent en servant outrageusement de tribune à une partie (affaire Colonna). Par contre, il est des silences étonnants comme, par exemple, sur la manière dont un certain syndicat contribue consciencieusement à la ruine des ports français. Il est vrai que c’est Florence Parisot qui a levé le lièvre!!!

    Quels que soient nos différents, je vous assure de mon soutien mais de grâce, ne me faites pas croire que vos collègues ne sont que d’innocents agneaux en quête simplement de vérité. De la même façon que le capitalisme français ne s’en sortira pas sans adopter des règles éthiques très fortes (plus de conseil d’administration composé de copain), la presse française ne sortira la tête de l’eau que si elle renonce à ses désagréables penchants.

    Pour terminer, je terminerai en rapportant une histoire que j’ai personnellement vécue avec une journaliste BAC+5 il y a 7 ou 8 ans. J’expliquai à cette personne (qui faisait un reportage sur la présence de l’armée de l’air dans les Yvelines) que, avant la guerre, l’école de l’air se trouvait dans les Petites écuries du château de Versailles. Les élèves-pilotes volaient donc soit à Villacoublay, soit à Saint Cyr. Réponse de l’intéressée: « Vous savez, je ne fréquente pas les églises!!! ». Elle était sérieuse. J’ai failli, conduisant, en avoir un accident.

    Commentaire par H. — 20/03/2009 @ 14:15

  9. j’ai demandé à agora vox de publier mon article je vais voir
    en tout cas je me suis amusée mais je suis restée correcte dans mon article
    ce qu’il ne pourra pas me reprocher à la différence de certaines de ses réponses faites à ses lecteurs
    que tous ceux qui sont ok avec moi relaient l’info plus on est de fous plus on rie

    Commentaire par artemis — 20/03/2009 @ 14:17

  10. Si effectivement le traitement de l’information par les journalistes peut être sujet à critique, ici je ne trouve rien à redire.
    Je trouve que le débat engagé sur ces 3 sujets (évêques negationistes, capotes, excommunication) est totalement hypocrythe.
    Personnellement je suis athée et je me fiche de savoir quelle est la différence entre un évêque, un curé et un cardinal. Pour moi il y a un homme qui est négationiste. C’est la première info. Et il y a un autre homme indulgent avec ce négationiste. C’est la deuxième info. Je me fous de savoir si c’est pour le bien de l’unité de l’église ou autre chose. On me donne cette info, et je me fais mon opinion on fonction de mes convictions.

    Pour la capote et l’avortement, l’information est limpide: l’église est toujours contre. Pas une grande nouvelle en soi.

    Et que les journalistes simplifient les propos du Pape sur le préservatif ne me choquent pas non plus. Je ne demande pas aux journalistes de faire une analyse de texte, de lire entre les lignes ou de chercher un sens cacher. A qui s’adresse le pape? A un peuple qui souffre du sida et qui a un taux d’illettrés et d’analphabètes important. Alors si le pape dit A et que ses destinataires comprennent B, je trouve juste que les médias relaient B même s’il ont saisi le sens de A. Et le pape n’est pas con: il dit A sachant qu’on comprendra B, sans qu’on puisse l’accuser d’avoir dit B.

    Commentaire par Sad Panda — 20/03/2009 @ 14:21

  11. Oups, je viens de supprimer accidentellement le commentaire n°10 (ou plutôt l’ex-commentaire 10) à la suite d’une fausse manip’ pour débloquer un autre commentaire. Que son auteur, qui en plus me signifiait de mémoire son approbation globale sur le billet, veuille bien m’en excuser.
    Le commentaire bloqué était celui d’Eolas (n°3) qui, je l’espère, n’y verra aucune marque de censure. Je rentre seulement de rendez-vous.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/03/2009 @ 15:22

  12. ah je vois qu’eolas vous a répondu c’est bien
    cela ne remet pas en question le fait qu’il ait déformé les propos de la presse il fustige ce qu’il fait lui même
    bon on lui pardonne mais qu’à moitié car lorsqu’on donne des leçons aux autres il faut être sans reproche

    j’en terminerai là car maintenant j’ai d’autres chats à fouetter

    Commentaire par artemis — 20/03/2009 @ 15:53

  13. Il me semble difficile de nier que les déclarations du pape sont intervenues dans un climat très particulier. L’Eglise venait, coup sur coup, d’apparaître comme complaisante envers le négationnisme et d’une insensibilité proche de la cruauté mentale envers une gamine brésilienne violée. Ce contexte pourrait expliquer dans une large mesure la propension manifeste à présenter les nouveaux propos du pape sous leur jour le moins favorable. Titrer «le préservatif aggrave le problème du sida» ne transmet pas le même message que, par exemple, « le préservatif n’est pas la solution au problème du sida» — formulation par ailleurs plus fidèle au texte original.

    Il n’est pas question pour moi de remettre en question le travail de la presse ni ses contraintes. Mais on peut également prendre en considération certains facteurs qui, de temps à autre, favorisent ce qu’il est convenu d’appeler un emballement. À la différence de l’affaire précédente — la fillette brésilienne — l’émoi soulevé par la déclaration sur le préservatif a d’abord été purement français. C’est chez nous que s’est imposé le résumé «préservatif aggrave le problème du sida». C’est chez nous, également, que l’idée court depuis des années que le pape serait responsable de milliers de morts en Afrique du fait de son soutien à l’abstinence et à la fidélité comme seule solution durable au fléau. C’est chez nous, également, que la profession de journaliste est celle qui a été la plus décimée par le sida. Ce dernier fait m’incite à une indulgence considérable. Mais il me fait comprendre aussi que, joints à d’autres facteurs comme notre vieux fond anticlérical, plus vivant lui aussi que dans d’autres pays, l’information concernant l’Eglise soit particulièrement difficile à retransmettre correctement.

    Pour ma part, je ne connais pas d’informateur religieux chevronné qui ne se lamente de l’inculture religieuse de ses jeunes confrères. La faute en revient peut-être à l’Eglise, qui ne sait pas transmettre ses messages de façon plus synthétique et limpide. Mais le phénomène est tout de même général: les profs aussi se plaignent de l’inculture religieuse des étudiants. En classe de français, on n’ose plus faire étudier le poème de Baudelaire, «Harmonie du soir», avec ses rimes reposoir/ ostensoir/ encensoir… parce que ces mots n’évoquent plus rien à quiconque. C’est une question de génération, une question de culture et de transmission. Je ne dis pas que c’est la faute des journalistes: mais je constate qu’ils font partie des victimes.

    Aliocha : Je vous croyais au-dessus de la caricature, Cher Philarête, le portrait du journalisme français décimé par le sida et anti-clérical donc forcément dressé contre le Pape, franchement, on ne me l’avait jamais servi. Nous ne sommes pas loin du soi-disant antisémitisme des révélations sur Bernard Kouchner. Je préfère penser, là comme ailleurs, que la France a une vieille tradition de polémique qui souvent se substitue au débat, voire le rend impossible. C’est une tare suffisamment regrettable pour qu’on n’y ajoute pas des fantasmes de bas étage sur les motivations profondes de la presse quand elle évoque tel ou tel sujet. Pour le reste, j’ai assez argumenté, et j’ai beaucoup de travail.

    Commentaire par Philarete — 20/03/2009 @ 16:21

  14. @ Aliocha (en 11): C’était peut-être le mien, mais il me semble qu’il est encore présent (en N° 5) …

    A propos des articles de La-Croix en ligne (donc pas ceux d’un blog hébergé) :
    http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2368225&rubId=1098

    On peut y lire : « Le P. Lombardi a ajouté que ce qui est ressorti mercredi de l’échange du pape avec les membres de Sant’Egidio en Afrique, c’est qu’« il est aujourd’hui possible de soigner le sida » ».

    Si on suppose que le terme « soigner » n’est pas synonyme de « guérir », alors oui.

    Mais je suis sûr que plein de gens les prennent pour des synonymes (du genre de l’expression « ça y est tu as soigné ton rhume » qui signifie en fait « ça y est tu es guérie »).

    Et revoilà la polémique qui part …

    Commentaire par Yves D — 20/03/2009 @ 16:22

  15. Amusant de voir comme Eolas se débat dans ses contradictions, au point de travestir la réalité. D’après lui, le pape aurait dit « utilisez la première méthode, la deuxième ne règle rien et PEUT aggraver le problème. »

    C’est tout simplement faux, le pape a dit que le préservatif AGGRAVE le problème : pour lui c’est une certitude, pas un risque. Il pense que le préservatif ne PEUT PAS constituer un élément de la solution.

    Bien entendu le pape sait que ses fidèles ne sont pas parfaits et il sait qu’en s’abstenant de dire « le préservatif vaut mieux que rien » il provoque sans doute des milliers de morts.

    Pourquoi prend-il alors cette position ? Parce qu’il met le salut des âmes avant la survie des êtres de chair. Il vaut mieux mourir sans avoir pêché que de suvivre dans la jouissance interdite.

    L’église a toujours réservé un sort moins enviable aux avorteurs et aux sodomites qu’aux assassins et aux génocideurs.

    Commentaire par Augustissime — 20/03/2009 @ 16:25

  16. @ Eolas (là-bas plus haut dans les commentaires)

    Une petite question : Mr Amine, honorable chrétien d’un pays d’Afrique Noire ravagé par le SIDA, est séropositif. Sa chère et tendre épouse vient d’en décéder il y a un an. Il en a fait le deuil, et envisage de se remarier.

    Donc … il faut qu’il utilise le préservatif, ou qu’il se remarie chastement (en supposant que sa promise n’est pas séropo, bien sûr) ??

    Commentaire par Yves D — 20/03/2009 @ 16:27

  17. @ Augustissime (#16)

    Pas d’accord avec votre dernière phrase. Le commandement « tu ne tuera point » s’applique aux assassins comme aux avorteurs (qui sont d’ailleurs considérés comme des assassins).

    Dommage, ça gache votre commentaire …

    Commentaire par Yves D — 20/03/2009 @ 16:31

  18. @ yves d et augustissime

    désolé mais Maitre eolas est trop haut perché pour daigner vous répondre
    enfin j’aimerais qu’il me fasse mentir il donnerait une autre image du monde de la justice ( attention tous ne sont pas à mettre dans le même panier)
    rigide et ne reconnaissant pas leurs erreurs

    Commentaire par artemis — 20/03/2009 @ 16:36

  19. « Nous travaillons au rythme de l’actualité qui elle-même bouge très vite. On n’y peut rien. »

    C’est ce que j’aime dans La Croix, ils n’ont pas peur d’être décalé dans le temps. Les articles à chaud y sont assez rares. Ils semblent prendre le temps de creuser un peu. C’est en tout cas mon impression de lecteur.

    Je suis sûr que la plupart des journalistes sont intelligents, cultivés, ou ont fait de brillantes études 😀 mais franchement, quand ils se mettent à écrire des chroniques ou des éditos notamment, ils semblent plus se préoccuper de faire le spectacle que d’analyser une info. Et écrire sur des sujets qu’ils ne connaissent pas et dont ils se contrefichent ne semble pas leur faire peur. Finalement, ils sont un peu comme les chargé de comm’ de leur journal.

    j’avoue, je suis un peu énervé aujourd’hui.

    Sur les affaires B16, je ne crois pas qu’il y ait une désinformation intentionnelle. Je crois plutôt en un profond manque de culture. Philippe Val, sur France Inter ce matin, s’est montré très critique à l’égard du Pape. Assez irrité par le matraquage actuel, j’ai pourtant apprécié sa chronique. Je n’étais pas d’accord mais comme il connaît bien son adversaire, il tape juste.

    Ce qui m’énerve, c’est exactement l’exemple de Saint Cyr. Cette paresse intellectuelle que l’on masque en faisant la roue, avec un peu de condescendance.

    je vous laisse choisir la conclusion :
    Option 1 : Mon commentaire n’est sans doute pas très constructif mais c’est vendredi.
    Option 2 : C’est pas bien de se défouler sur le blog d’autrui un vendredi de carême 😀

    Commentaire par Lindir — 20/03/2009 @ 16:50

  20. Allons, allons, je vois que les esprits s’échauffent, même moi je pourrais bien perdre mon calme légendaire. Je me permets donc de rappeler qu’on essaie ici de débattre et non pas de polémiquer à grands coups de noms d’oiseaux et de provocations. Je n’entends pas que ce billet devienne un réquisitoire contre Eolas, que j’apprécie beaucoup, les catholiques, dont je suis, ou même Benoît XVI dont la pensée mérite un minimum de considération. On peut être en désaccord pacifique et respecteux, c’est même la meilleure façon de l’être si on veut discuter utilement. Bien entendu, je ne me permettrais pas de donner ce conseil si je n’avais décidé de commencer par me l’appliquer à moi-même 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/03/2009 @ 17:21

  21. Sur La Croix justement :
    « Sur Internet, des blogueurs se font les avocats du pape.
    Les propos de Benoît XVI sur le sida ont suscité une vive polémique. Plusieurs noms de la blogosphère française ont dénoncé une « désinformation » de l’opinion publique, à commencer par « Maître Eolas ». »
    http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2368233&rubId=4078
    Avec mention spéciale pour la conclusion de Bruno Frappat.

    Commentaire par Lindir — 20/03/2009 @ 17:35

  22. @ 18

    Je lis vos commentaires sur les articles d’aliocha, et chacun d’entre eux fustige Eolas, aucun d’entre eux n’a apporte un argument. Le plus respectable aurait ete de vous abstenir de vos piques gratuites et de poster le lien de votre blog une fois votre post redige.

    Vous vous « amusez » a faire une reponse a Eolas et vous esperez que l’on relait votre reponse car « plus on est de fous, plus on rit ». Je veux bien que vous m’expliquiez le comique de la situation…

    « désolé mais Maitre eolas est trop haut perché pour daigner vous répondre ». Comment voulez-vous avoir une once de credibilite avec des attaques de ce genre?

    Commentaire par Bobby Jones — 20/03/2009 @ 17:42

  23. Merci Aliocha pour ce petit rappel.

    J’ai lu avec grand intérêt le lien posté par Eolas vers koztoujours, et j’ai réalisé quelque chose:
    -l’église est présente en Afrique sur le sujet du Sida (ba oui, en France, on a pas trop l’habitude de les voir, mais la-bas ils semblent vraiment actifs)
    -le Pape est le chef de l’église, donc il doit connaitre le sujet (la preuve, il en parle même à des journalistes)
    -Donc, il y a une raison pour laquelle le pape dit que le préservatif peut aggraver la situation et pourquoi il prône un « éveil spirituel et humain ».

    Donc, si le pape sait de quoi il cause (et l’exemple de l’Ouganda donné sur koztoujours semble là pour le prouver), voire qu’il aurait même un peu raison, ou seulement soulevé un point de débat… et bien non, il a été unanymement condamné par les figures publiques, et je pense qu’il a souffert d’un délit de sale gueule (que l’actualité catholique incitait a commetre).

    Mais, si le cas de l’Ouganda est fondé (sous-entendu, si la baisse du taux de contamination est bien dûe à l’intervention de l’église), je ne désespère pas de voir un article de fond dans la presse, qui posera au moins la question « Capote et sida: et si le pape disait vrai? »

    Commentaire par Ryuu — 20/03/2009 @ 17:43

  24. Cher Ryuu,
    « en France, on a pas trop l’habitude de les voir, mais la-bas ils semblent vraiment actifs »

    Depuis une quinzaine d’années, des prêtres, religieux, religieuses africain(e)s viennent -plutôt nombreux- en France. Les plus sarcastiques d’entre-eux expliquent que c’est maintenant à l’Afrique de venir évangéliser la vieille Europe.

    Commentaire par Lindir — 20/03/2009 @ 18:00

  25. Toujours à l’attention particulière de Ryuu, sans pouvoir répondre à ses interrogations, quelques pistes sur lesquelles je suis tombé.

    Sur Libération, l’interview de Marc Dixneuf, directeur des programmes associatifs du Sidaction :
    http://www.liberation.fr/societe/0101556848-le-preservatif-n-est-pas-la-seule-solution-mais-c-est-une-solution

    Et sur le site de la conférence des évêques de France :
    http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/voyage-de-benoit-xvi-en-afrique/leglise-et-le-sida.html

    Aliocha : votre deuxième lien montre que la presse a donné la parole à la « défense », après l’effet d’annonce souvent rapide et irritant, vient le temps du débat contradictoire.

    Commentaire par Lindir — 20/03/2009 @ 18:17

  26. Ryuu est probablement juste à côté de la question pertinente : pourquoi au milieu d’un discours qui n’est agréable à entendre ni pour nous (le Pape réclame la gratuité des médicament et nettement plus d’aide en faveur de l’Afrique) ni pour les Africains eux-mêmes (qu’il appelle à prendre leurs responsabilités dans la gestion de leurs ressources), la presse française juge-t-elle utile de ne parler que des dix secondes consacrées au préservatif ?

    Commentaire par Mathieu P. — 20/03/2009 @ 18:25

  27. cher bobby Jones

    justement je démonte sur mon blog de manière tres respectueuse l’argumentaire d’eolas
    les propos d’eolas sont désolants car il fustige encore la presse qui grand dieu n’en a pas besoin vu le climat actuel

    @ aliocha
    chère aliocha on ne récolte que ce qu’on sème et eolas n’a que ce qu’il mérite
    Il n’avait pas à s’aventurer sur un terrain glissant
    allez donc voir mon commentaire et vous vereez

    Commentaire par artemisvelourine — 20/03/2009 @ 18:41

  28. Au sujet de votre remarque sur l’un des sens de la phrase du pape, cf votre réponse à eolas, en com 3:

    Je pense, Aliocha, sans vouloir vous offenser, qu’eolas n’est nullement le seul à avoir perçu la phrase dans ce sens là (ie: « Le pape n’encourage nullement les comportements à risque, il ne dit pas “ne mettez jamais de préservatifs” ; il dit : choisissez la chasteté, le préservatif n’est pas la solution. »)

    Une grande partie des + 400 com sous le post de l’autre jour chez lui portait justement là dessus. Ici même, certains commentateurs ont repris cette interprétation. C’était tout l’objet de la polémique (si j’ai bien compris): concrètement, les commentateurs se sont opposés sur la double interprétation de la citation, le problème étant que la citation a également un deuxième sens (“le préservatif n’est pas efficace”).

    La phrase étant valable dans les deux sens, le débat a finalement tourné au dialogue de sourd, avec clôture des coms assez rapide. Ce qui veut dire que les gens se sont crêpés le chignon pour des prunes: chaque interprétation est correcte, aucune ne peut prévaloir sur l’autre sémantiquement parlant.

    Sur la base de ce constat, il aurait été pertinent de s’interroger sur une autre question: pourquoi le pape communique t’il sur un sujet aussi sensible en employant un mode de communication équivoque et ambigu?

    Enfin, on pouvait s’interroger sur l’idée sous jacente aux propos du pape et qui porte sur la question de savoir si un dispositif de sécurité ou de protection (la capote en est un), parce qu’il procure un illusoire sentiment de sécurité, engendre ou non un risque supérieur au bénéfice escompté.

    La position purement idéologique de l’église est de considérer, sur une base totalement empirique et sans s’être livré à aucune mesure du phénomène, que les facteurs de risques liés à la distribution de préservatifs sont supérieurs à la diminution du risque engendrée par l’usage du préservatif.

    C’est un problème classique. Historiquement, on constate que l’utilisation d’un système de sécurité ou de protection efficace en soi a une incidence directe sur le niveau du risque qu’il est censé prévenir. C’est à dire que l’utilisation d’un système de sécurité permet en général d’atteindre le bénéfice escompté.

    Cependant, on constate également que l’existence des systèmes de sécurité ou de protection génère un maintien ou un renforcement des conduites à risque chez l’utilisateur du système. Ainsi, en matière de sécurité routière, l’amélioration constante de la sécurité des véhicules a entretenu chez certains conducteurs un sentiment illusoire de sécurité les poussant à adopter une conduite dangereuse.

    Parfois, certains systèmes pourtant complémentaires entrent en concurrence. Exemple: la ceinture et l’airbag. Puisque j’ai un airbag, pourquoi bouclerais-je ma ceinture de sécurité? En faisant cela, je prends plus de risque qu’en ne mettant pas ma ceinture et en déconnectant l’airbag.

    Etc.

    Il y a une abondante littérature sur les systèmes de sécurité et leurs effets pervers. Globalement, les gains obtenus en matière de diminution du risque sont le plus souvent supérieurs aux effets pervers, ce qui se traduit par une diminution de la mortalité générale dans tous les pays où abondent les systèmes de sécurité.

    L’erreur du pape est d’avoir considéré dès le départ, sans même s’appuyer sur la moindre étude sérieuse que, en ce qui concerne le préservatif, les effets pervers sont supérieurs au gain escompté, alors qu’il y a tous lieux de croire qu’il se passe pour la capote la même chose que ce qui s’est déjà produit pour la plupart des systèmes de sécurité: les gains sont supérieurs aux effets pervers.

    Il s’agit donc d’un choix de pure idéologie, parce que la capote est dans la ligne de mire de l’église.

    Cela dit, il est tout à fait possible que dans certains contextes sociaux la distribution de préservatifs comporte plus d’effets pervers que de bénéfices. C’est précisément l’objet des politiques sanitaires d’évaluer ce genre de choses et les gens qui font ces évaluations utilisent des outils beaucoup plus sérieux que de simples jugement de valeur à la sauce papale.

    Raison pour laquelle le pape s’est fait légitimement taper sur les doigts.

    Commentaire par tschok — 20/03/2009 @ 19:24

  29. @ Lindir
    Merci pour les liens, le deuxième surtout est particulièrement intéressante à mon avis.
    Quand aux religieux africains en France… j’avoue ne pas en croiser.

    Commentaire par Ryuu — 20/03/2009 @ 19:26

  30. Ce qui m’étonne, c’est que vous torpilliez toute organisation qui a une communication bien ficelée (c’est à dire avec une vacuité de sens et tout au niveau de la forme, pour que les citations soient reprises in extenso dans le canard du lendemain), et que vous dénonciez l’organisation dont la « com' » a été la plus bancale ces dernières semaines, sans chercher à aller au fond.
    Paradoxe…

    Commentaire par Paul — 20/03/2009 @ 19:34

  31. @tschok

    Pour le problème d’interprétation des propos du pape… est-il possible de savoir en quelle langue il s’est exprimé, et si une deuxième traduction n’est pas possible? Peut-être voulait-il etre plus neutre que la traduction l’a laissé entendre? (je n’en sais rien, je pose juste la question)

    D’ailleurs, cela a-t-il eu autant de retentissement à l’étranger? Où est-ce une indignation purement française?

    Quand a l’évaluation des politiques sanitaires, je trouve normal que le pape recommande la sienne.

    Aliocha : Voyez le deuxième lien de Lindir, com 25, vous aurez la traduction que je suppose officielle.

    Commentaire par Ryuu — 20/03/2009 @ 19:34

  32. @Yves D
    J’espère que vous faites semblant de ne pas comprendre. Le Décalogue condamne bien le meurtre, et l’église aussi évidemment, mais le meurtre ne constitue pas un motif d’excommunication… au contraire de la profanation de l’hostie !

    Commentaire par Augustissime — 20/03/2009 @ 20:24

  33. La capote n’est pas toujours fiable : http://cjoint.com/?dwv1k2Xriw

    Commentaire par K. Pote — 20/03/2009 @ 21:54

  34. @ Aliocha

    J’apporterai du crédit à vos propos le jour où le vote des journalistes sera semblable au reste de la population française. Tant qu’il reste autant orienté à gauche, je ne vois aucune raison de vous accorder le crédit de l’objectivité.

    Effectivement, Eolas manque de pertinence, comme je l’ai moi-même signalé dans ses commentaires. Par contre, ensuite, dans les analyses, débats, décryptages, certains journalistes se sont rendus coupables d’avis dépassant très largement leur fonction, les seuls que j’ai vu traiter correctement ces questions étant Valeurs Actuelles, et les journaux catholiques, et encore, j’exclue la Croix.

    Témoin l’article d’Henri Tincq sur Slate à propos du Vatican, qui contenait une erreur par paragraphe, ce que montre bien l’un des commentaires à la suite. Et Tincq est le spécialiste religieux au Monde ! Alors, je vous explique pas le niveau chez les autres….

    Aliocha : Les journalistes français sont en effet à 60 ou 70% de gauche. Il se trouve que je suis de droite. Pour autant si vous attendez que nous soyons tous de fervents supporters de Présent, comme les auteurs que vous recommandez sur votre blog, j’espère que vous attendrez longtemps. Pour avoir fréquenté Assas durant 6 ans, je connais fort bien la dialectique de l’extrême-droite et en particulier sa grande théorie du complot médiatico-gauchiste. Autant vous dire que je n’y adhère pas.

    Commentaire par Polydamas — 21/03/2009 @ 00:15

  35. @ Augustissime (#32)

    Vous avez bien compris que, contrairement à vous, je refusais de mettre sur le même plan le Droit Canon (réformé en 1983 par JP II) et le Décalogue.

    Le Droit Canon s’adresse avant tout au fonctionnement de l’Église catholique. Une sorte de Règlement Intérieur.
    Le Décalogue me semble lui être « supérieur » car il est un des fondements de cette Église.

    Et puis, pour que ce commentaire ait un peu plus de valeur ajoutée, voici les cas d’excommunication « automatique » (« latae sentenciae » en bon latin) :
    l’hérésie,
    l’apostasie,
    le schisme,
    la violence contre le pape,
    la consécration d’un évêque sans mandat du pape,
    l’avortement,
    la profanation de l’Eucharistie,
    l’absolution (par un prêtre) du « complice » dans le cas de relations sexuelles (6e commandement « tu ne commettras pas d’adultère »)
    et la violation du secret de la confession,

    On constate donc que ces cas concernent sinon les membres de l’institution ecclésiale (prêtres et leurs supérieurs, et autres clercs), au moins ceux qui se reconnaissent vraiment dans cette Église (sinon comment être « accusé de schisme » ou d’apostasie).

    Autant je veux bien suivre certains principes du Décalogue, autant je n’ai pas grand chose à faire du Droit Canon qui exprime trop les rigidités et les déviances d’une Église Catholique qui a du mal à s’adapter à son époque.

    Trois exemples, extraits des questions/réponses du « COMPENDIUM DU CATÉCHISME DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE », édition de 2005 :

    « 472. Pourquoi la société doit-elle protéger tout embryon?
    Le droit inaliénable à la vie de tout individu humain, dès sa conception, est un élément constitutif de la société civile et de sa législation. Quand l’État ne met pas sa force au service des droits de tous, et en particulier des plus faibles, parmi lesquels les enfants conçus non encore nés, ce sont les fondements mêmes de l’état de droit qui sont minés. »

    « 498. Quels sont les moyens de régulation des naissances qui sont immoraux?
    Est intrinsèquement immorale toute action – comme, par exemple, la stérilisation directe ou la contraception – qui, en prévision de l’acte conjugal ou dans sa réalisation ou encore dans ses conséquences naturelles, se propose, comme but et comme moyen, d’empêcher la procréation. »

    « 492. Quels sont les principaux péchés contre la chasteté?
    Sont des péchés gravement contraires à la chasteté, chacun selon la nature de son objet : l’adultère, la masturbation, la fornication, la pornographie, la prostitution, le viol, les actes homosexuels. Ces péchés sont l’expression du vice de la luxure. Commis sur des mineurs, de tels actes sont un attentat encore plus grave contre leur intégrité physique et morale. »

    Source: http://www.vatican.va/archive/compendium_ccc/documents/archive_2005_compendium-ccc_fr.html

    Je ne pense pas qu’Eolas soit pleinement d’accord pour dire que « les actes homosexuels » sont « des pêchés exprimant le vice de la luxure » …

    Mais on s’éloigne du débat, qui n’était pas de critiquer l’Église Catholique pour le plaisir de la critiquer, mais de l’orientation que peuvent donner certains journaliste à des informations « résumées » et « déformées » …

    Commentaire par Yves D — 21/03/2009 @ 02:09

  36. @ polydamas
    J’apporterai du crédit à vos propos le jour où le vote des journalistes sera semblable au reste de la population française. Tant qu’il reste autant orienté à gauche, je ne vois aucune raison de vous accorder le crédit de l’objectivité

    gauche droite je pense qu’il faut dépasser ces clivages qui à mon sens ne veulent plus rien dire
    quant au Pape il faut reconnaitre qu’il est en dehors des réalités et qu’il a un problème de communication certains catholiques sont d’ailleurs trés affectés de cela
    En tout état de cause la position de l’Eglise sur la sexualité a toujours été un non sens et un ferment de deviances
    en Afrique beaucoup de pretres ont des enfants et les avortements chez les religieuses sont nombreux tout ceci est passé sous silence bien évidemment

    que l’eglise dénonce les vrais problèmes et les véritables scandales en Afrique mais non l’eglise est trop « politique » elle a toujours été tres politique pour se maintenir

    tout ceci n’est que pure mascarade la religion l’eglise ce n’est pas la foi

    Commentaire par artemisvelourine — 21/03/2009 @ 07:41

  37. @Polydamas

    As tu essayé Rivarol et Minutes? Ca devrait te correspondre assez. En tout cas tu seras sur de n’y trouver aucun sale gaucho

    Commentaire par boby — 21/03/2009 @ 08:09

  38. Avec les propos de Benoît XVI, les journalistes, dans leur posture habituelle de faux-rebelles, ont trouvé un magnifique os à ronger… Mais, en y réfléchissant, les propos du Pape sont-ils si scandaleux? En tant que chef de l’Église catholique, quand il dit qu’on ne pouvait pas « régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs et qu’au contraire, leur utilisation aggrave le problème », il est dans la logique qui est la sienne et il est finalement bien difficile pour lui de dire autre chose. Dans cette histoire, on semble oublier que l’Afrique, plus que de préservatifs, a besoin avant tout d’écoles et de projets agricoles durables… La polémique est sans doute exagérée et j’aurais aimé que les journalistes nous donnent par exemple les positions du Dalaï Lama ou du recteur de la Mosquée de Paris… Ceci dit, on peut chercher nous-mêmes l’information, par exemple sur le site de la Mosquée de Paris, où l’on peut lire à propos du SIDA: « Mal occidental et dont les occidentaux font un tableau effrayant, il apparaît confusément comme une manifestation de la malédiction divine en raison de ses trois principaux modes de contamination: la Toxicomanie; l’Homosexualité. Leur pratique, contraire à la religion est considérée dans l’Islam comme des transgressions majeures et interdites. » http://www.mosquee-de-paris.net/Conf/Medecine/I0305.pdf Mais personne n’en parle. Cela signifierait-il que, pour les journalistes, il y a des bons et des mauvais obscurantismes?

    Commentaire par Fred — 21/03/2009 @ 11:15

  39. @ fred

    je suis assez d’accord avec vous
    mais l’interview du pape et le choix des questions avaient été soigneusement programmées par le vatican lui m^me de m^me que ses réponses.
    donc le pape a voulu envoyer un message fort de moralisation de la sexualité ce qui s’inscrit dans la « ligne spirituelle » de l’Eglise.
    les vrais problèmes de l’Afrique sont volontairement escamotés mais pas par les journalistes par le vatican lui même
    s’il le pape avait voulu les aborder l’interview préparé dans l’avion aurait eu une autre consistance
    avez vous pensé aux raisons qui ont conduit le pape en Afrique ?
    iL ne faut pas oublier que le Vatican est un état bien temporel et qu’il a des positions politiques à défendre . il y a beaucoup d’hypocrisie dans tout cela

    Commentaire par artemis — 21/03/2009 @ 12:22

  40. @ Aliocha:
    Heu, vous parlez de quels auteurs ? Vu que je ne lis pas Présent, je serais bien en peine de savoir de qui il s’agit.

    Aliocha : vous mettez en ligne ce lien dans votre dernier billet, vers un billet qui lui-même annonce joyeusement que le dernier numéro de Présent est en ligne gratuitement et y renvoie tout aussi joyeusement.

    Cela dit, oui, je considère que les fonctions de journalistes sont trop importantes pour avoir des gens hostiles à la ligne directrice d’un journal ou de ses lecteurs, ce qui se traduit très concrètement par le fait que si je souhaite lire le Fig’, ce n’est pas pour lire des analyses récupérées à gauche. (Ah tiens, au passage, grand éclat de rire, quand j’ai parcouru le Monde il y a trois mois, lorsqu’il évoquait la diversité de la presse française, et évoquait alors Radio Courtoisie, c’était bien la première fois que le quotidien de référence l’évoquait en ces termes, comme des « collègues ». C’est du foutage de gueule dans les grandes largeurs, quand on sait que la presse à droite est la seule presse à ne pas bénéficier des subventions versées à tous les autres journaux, l’Humanité en tête, mais j’imagine que vous trouvez ça normal.)

    Aliocha : et radio Courtoisie maintenant….

    Et puis, comme je l’ai dis maintes et maintes fois (visiblement, donc vous ne me lisez pas), pas besoin de complot, le conformisme social d’un milieu, la peur de ne pas trancher, la peur de mal se faire voir, la honte d’être de droite sont bien plus efficaces qu’un complot ouvert, moi non plus je ne crois pas au complot. Mais à une collusion d’intérêts de gens travaillant dans le même petit milieu, stratégique par excellence (même si ça ne se voit pas dans les salaires), avec les mêmes idées, où les nouvelles vont vite, excluant de facto ceux qui sont à la marge, ça j’y crois. J’ai plusieurs exemples en tête, pas besoin de complot, c’est juste qu’on ne rappelle pas ceux qui ne sont pas dans la ligne, parce qu’ils ne sont pas capables de se plier aux consignes qui vont toujours dans le même sens. Ce n’est pas de la complotite aigüe, c’est de la sociologie, et de l’intégration à un environnement plus ou moins hostile.

    D’ailleurs, ce n’est pas spécifique aux journalistes, ça s’observe dans tous les milieux. Je dirais même que Zemmour en est le meilleur exemple, Ardisson et Ruquier se sont clairement dits qu’il y avait tout un pan de la population française qui n’avait aucun moyen de s’exprimer par un quelconque intermédiaire, il a fallu, pour une fois, faire de la discrimination positive avec des journalistes de droite. De la vraie droite, s’entend, bien sûr, et la preuve, ça marche, l’audience est là.

    Quant à Assas, vous l’avez fréquenté quand ? Dans les années 70 ? Parce que sinon, les années du Gud sont bel et bien terminées, faut arrêter avec la légende de la fac de droit trustée par l’extrême droite, elle est désormais comme toutes les écoles de commerce, rien de plus, rien de moins.

    Aliocha : De 87 à 93, et je l’ai vu disparaître le GUD en fin de cursus, enfin disparaître officiellement s’entend. Il restait quand même l’UNI et puis de très gentils royalistes qui malheureusement toléraient chez eux des gens beaucoup moins gentils. L’Action française, c’est pas franchement à l’extrême gauche que je sache. Cela étant, je vous accorde que la puissance de ces mouvements est largement surestimée, il n’empêche qu’ils existent

    @ Yves D:
    J’ai quelques amis homos qui connaissent très bien mes positions, pas besoin que je leur dise ce que je pense des plus revendicatifs de leurs congénéres. Par contre, ils sont et demeurent des amis, leur sexualité n’est pas ce qui les définit.

    @ Artemis:
    Je vous propose un autre critère : bien-pensant et mal pensant. Ça vous va ? 🙂

    @ body:
    Ce qui me dérange, c’est que même dans des journaux officiellement à droite, les journalistes sont en majorité à gauche, ce que j’ai constaté de visu, dans un journal financier. Voir des anticapitalistes conseiller sur la bourse, effectivement, ça m’a porté un coup.

    Aliocha : moi je trouve cela plutôt sain à la réflexion, la presse financière souffre d’un très, très, très gros problème d’indépendance en France, que ses journalistes aient un regard un peu distancié sur le capitalisme n’est finalement pas plus mal. Vous observerez que ça n’infléchit guère la ligne éditoriale de ces journaux coincés par leurs actionnaires (Les Echos) ou par leur sujet et leurs annonceurs.

    @ Fred:
    Quoi vous n’y pensez pas ? Mettre en cause cette religion de paix et d’amour qu’est l’islam, face à cet obscurantisme que serait le pape de l’Opus Dei militant pour les croisades inquisitrices contre le mariage homo ?
    Voyons….

    Commentaire par Polydamas — 21/03/2009 @ 12:38

  41. @ polydamas

    merci pour votre petit emoticon mais je dois être out aujourd’hui je ne comprends pas le sens de votre phrase

    Commentaire par artemis — 21/03/2009 @ 15:40

  42. @ lindir

    merci pour votre lien
    décidement la croix et la soutane plus la robe ça va être dur pour notre « bavard » blogueur de porter tout cela

    Commentaire par artemis — 21/03/2009 @ 15:44

  43. @ Artemis:

    En fait, je m’adressais à Artemisvelourine, pas à vous, désolé.

    Commentaire par Polydamas — 21/03/2009 @ 16:15

  44. En réponse à je ne sais qui qui disait que seuls les français avaient réagis aux propos du pape, voici ce que l’on trouve sur le site « el mundo » journal de droite espagnol:

    Un communiqué d’agence:
    « El Papa Benedicto XVI reafirmó la oposición de la Iglesia Católica al uso de preservativos en la lucha contra el sida al comenzar una visita a África, donde más de 25 millones de personas han muerto a causa de la enfermedad en las últimas décadas. « No se puede superar (el SIDA) con la distribución de preservativos, al contrario aumentan el problema », ha dicho. Es la primera vez que un pontífice pronuncia públicamente el nombre de este anticonceptivo. | Atlas »

    Visiblement, les espagnols ont compris la même chose que les journalistes français, et ce n’est pas ce que nous dit Eolas.

    Le ministère de la santé demande au pape de rectifier ses propos:
    http://www.elmundo.es/elmundosalud/2009/03/18/hepatitissida/1237399783.html

    « Su santidad el Papa está muy mal aconsejado y creo que debería entonar el ‘mea culpa’ porque al hablar de esta forma está dando un mensaje contrario a la evidencia científica por lo que convendría una rectificación », advirtió Martínez Olmos, después de que Benedicto XVI afirmara el pasado martes en Camerún que ‘los preservativos sólo aumentan el problema del sida’. »

    => »Le pape est très mal conseillé et je crois qu’il devrait faire un mea culpa parce qu’en parlant de cette façon, il donne un message contraire à la vérité scientifique, ce qui demande une rectification. » déclare Martinez Olmos…

    Je suis sûr que l’on trouvera dans d’autres pays des articles sur le sujet, et que le bruit médiatique y existera également. Il est peut-être simplement un peu plus fort en France, où nous n’avons pas de pénurie d’éditorialistes.

    Commentaire par javi — 21/03/2009 @ 16:39

  45. @

    polydamas

    mais artémis velourine c’est la même personne moi!!!!!! et je ne blague pas
    vous savez les femmes ont milles visages

    Commentaire par artemis — 21/03/2009 @ 17:27

  46. Aliocha : Vu que vous affichez votre soutien sans faille aux journalistes, je serais curieux de lire votre réaction à la controverse qui oppose Koz à l’Express. http://www.koztoujours.fr/?p=3640

    Aliocha : que les journalistes rétorquent me parait de bonne guerre. N’attendez pas de moi que je tape sur mes confrères sur ce coup-là, ils tentent de revenir aux faits contre les opinions. Cela étant, j’aime bien Koz puisqu’il est dans ma blogroll, mais j’ai trouvé son dernier billet contestable. Je ne suis pas sûre qu’il soit très sain de bousiller la confiance dans le préservatif pour restaurer celle dans le Pape. Et quand je dis cela, je pense à la gamine chez nous de 15,16 ou 17 ans qui risque de se dire lors de son premier rapport sexuel « je suis amoureuse, c’est l’homme de ma vie, et puis de toutes façons, le préservatif c’est pas romantique et c’est pas fiable ». J’ai envie que cette gamine là, elle se protège et qu’on ne lui donne pas trop d’arguments pour ne pas le faire.

    Commentaire par Paul — 21/03/2009 @ 18:23

  47. @ Javi (#44)

    Merci pour cette info. Je pense moi aussi que l’on doit retrouver ce genre d’info dans d’autres pays, mais peut-être moins dans les pays à majorité Protestante ou Anglicane, ou Orthodoxe, et sans doute aussi moins dans les pays où les paroles du Pape sont considérées comme « du pain bénit » (Italie, Pologne, Irlande, etc), sans parler des pays où le christianisme est minoritaire.

    @ polydamas (#40)
    « J’ai quelques amis homos qui connaissent très bien mes positions » … Ouarf ! 🙂
    Pour le reste, j’ai pas très bien compris … Mais c’est pas grave !

    Commentaire par Yves D — 21/03/2009 @ 18:41

  48. Chers tous,

    Vous ne croyez pas qu’il y a une petite différence entre l’amateur occidental d’ébats sexuels (avec préservatifs pas chers et de bonne qualité, tests de séropositivité facilement disponibles et efficaces, maladies vénériennes relativement rares et soignées efficacement, informations variées et de bonne qualité sur le sujet, hôpitaux performants, traitements efficaces permettant de lutter contre une faible contamination ou permettant qu’une femme séropo accouche d’un bébé qui ne l’est pas, etc, etc) et le même amateur d’ébats sexuels -au fin fond de l’Afrique la plus pauvre_ qui lui ne dispose que de préservatifs douteux qui coûtent le prix d’un repas de toute une famille.

    Pour ne pas heurter les âmes sensibles, j’ajoute que, côté médecine, au fin fond de l’Afrique, ça craint.

    Avec vos petites certitudes d’Occidentaux, vous ne vous trouvez pas quelque peu impéralistes? Genre boy-scouts d’accord mais, tout de même, vous plaquez allègrement vos certitudes.

    La preuve? Au bout de 20 ans d’épidémies et de propagande occidentale pour le préservatif, certains pays africains, avec 50% de séropos, risquent d’être rayés de la carte démographique à moyen terme.

    Alors peut-être que B16 a en partie raison: les préservatifs (surtout quand ils sont pourris, réemployés ou que, faute de provisions suffisantes à prix cassés, on ne les met pas tout le temps) offrent une fausse sécurité…

    A votre avis, un gros con d’occidental, sur une plage du Sénégal, quand il se pose la question d’ébats sexuels avec cette sympathique Sénégalaise qui est si attirée par son charme et sa carte bleue, que fait-il quand il a des doutes sur la séropositivité de la jeune femme et sur l’efficacité du préservatif qu’il a dans la poche? Il s’abstient.

    Brusquement, il comprend ce que veut dire B16.

    Aliocha : je vous rejoins sur nos petites certitudes d’occidentaux, ah ! la bien pensance…on n’en a pas fini avec celle-là. 😉

    Commentaire par didier specq — 21/03/2009 @ 19:56

  49. @ Didier Speq (#48)
    « A votre avis, un gros con d’occidental, sur une plage du Sénégal, quand il se pose la question d’ébats sexuels avec cette sympathique Sénégalaise qui est si attirée par son charme et sa carte bleue, que fait-il quand il a des doutes sur la séropositivité de la jeune femme et sur l’efficacité du préservatif qu’il a dans la poche? Il s’abstient. »

    Certainement pas !
    Surtout s’il s’agit d’un « gros con d’occidental » ! Il passera à l’acte, peut-être même sans préservatif (voir par exemple la recrudescence des « pratiques à risque » dans certains milieux en occident).

    Ceci dit, ce sujet déjà complexe (Pape, SIDA, préservatif, Afrique) qui en mêle en fait plusieurs (façon d’en parler, relation à la sexualité, place des religions dans la société, développement des pays d’Afrique, etc) est susceptible d’alimenter des controverses sans fin …

    L’idée ici est peut-être de se limiter à son aspect : « traitement dans les médias français », non ?

    Et sur ce point, la réponse d’Aliocha à Paul (#46) va déjà trop loin, même si je la trouve très justifiée sur le fond.
    Mais sans doute a-telle raison d’aller sur le terrain de l’usage du préservatif.
    Car au-delà du débat sur l’accusation récurrente « la presse Française est orientée et tire à boulet rouge majoritairement sur l’Église catholique et surtout sur son Souverain Pontife », c’est bien, sur le fond, d’un débat sur « comment luter efficacement contre la propagation de l’épidémie du SIDA » qu’il s’agit.

    Commentaire par Yves D — 21/03/2009 @ 20:34

  50. Vous dites  » J’aime bien KOZ  » .Il est curieux qu’il censure tout ce qui ne lui convient pas…et ne va pas dans son sens de bien pensant. Je n’aime vraiment pas KOZ.

    Commentaire par monik — 21/03/2009 @ 21:01

  51. Aliocha :

    Étrangement, j’attendais de vous une réflexion d’ordre journalistique, sur la méthode employée par les gens de l’Express, qu’elle soit à charge ou que ce soit au contraire une plaidoirie… et vous répondez sur le préservatif !

    Puisque vous vous êtes donné la mission d’être l’Eolas du journalisme, j’aurais aimé votre sentiment sur cet aspect là de l’affaire. Vous êtes libre de le faire ou pas (vous êtes chez vous, après tout) mais je trouverais dommage de ne pas le faire.

    Permettez-moi enfin un commentaire sur votre propre réaction (et peut être une suggestion de sujet de billet..) : on interroge sur le plan A et la réponse vient sur un plan B, différent de A et qui a l’avantage de ne pas répondre sur A, B étant nettement plus polémique. D’où ma suggestion : sauriez-vous nous faire un vade-mecum des 1001 techniques employées par vos communicants adorés pour éviter de répondre à vos question ou pour faire passer un message précis en dépit de vos questions ?

    Aliocha : je réponds spontanément, c’est-à-dire sincèrement et donc sans doute avec la psychologie d’un journaliste de base, ce que je suis. Contrairement à nombre de lecteurs ici, je ne le lis pas les articles de presse à la virgule près en essayant d’en deviner le sens, les doubles sens, sens cachés, etc. Je me contente d’enregistrer l’information qu’on me propose, de lire beaucoup d’autres choses et de me forger une opinion. L’Express soupçonne une réaction concertée de la communauté catholique, pourquoi pas, c’est une hypothèse à envisager. Et l’Express estime que certaines références sont présentées avec le prisme d’une lecture biaisée. De la même façon que ceux qui attaquent les journalistes pensent qu’ils biaisent l’information. Tout ceci est beaucoup plus simple : chacun perçoit l’information à l’aune de ses convictions et la retranscrit de la même manière. L’exégèse des écrits des uns et des autres m’intéresse moins que le fond du débat. Or sur le fond, il m’a ouvert l’esprit, c’est tout ce qui m’importe.

    Commentaire par Paul — 21/03/2009 @ 22:43

  52. @ Paul (#51)

    J’ai fait la même analyse que vous (Cf. mon commentaire en 49) … Mais concernant votre suggestion de billet … Il y a déjà beaucoup d’ouvrages et des centaines de formations existante sur ce sujet !
    Une petite liste : http://www.cv.com/formation-secteur/Communication.htm

    Commentaire par Yves D — 22/03/2009 @ 01:31

  53. Yves D : oui, vous aviez déjà commenté en ce sens mais je tenais à reformuler pour affiner ma demande.
    et oui, mais je voudrais avoir le point de vue tiré de l’expérience d’Aliocha (et surtout ce qui l’irrite le plus..)

    Commentaire par Paul — 22/03/2009 @ 10:41

  54. @ Aliocha:

    Pour moi, auteurs n’est pas synonyme de journalistes, désolé, effectivement, je vous avais mal compris. Ensuite, oui, à ce petit jeu des liens, on fait passer n’importe qui pour n’importe quoi, mais oui, j’ai trouvé cette info intéressante, confirmée ensuite par des dépéches, dont notamment celle-ci.

    Par ailleurs, concernant mon propos, vous vous en tirez par une pirouette sur Radio Courtoisie, reste que vous ne me dites pas si il est légitime de verser à tous les journaux des subventions, sauf à ceux un peu trop à droite. Et vous ne me répondez pas non plus sur la dynamique d’un milieu, excluant naturellement, sans besoin de concertation, tout ceux qui ne sont pas dans une frange d’idées, assez large, certes, mais assez bien repérées…

    Faites attention, je vais finir par croire que j’ai raison. 🙂

    Aliocha : moi je trouve cela plutôt sain à la réflexion, la presse financière souffre d’un très, très, très gros problème d’indépendance en France, que ses journalistes aient un regard un peu distancié sur le capitalisme n’est finalement pas plus mal. Vous observerez que ça n’infléchit guère la ligne éditoriale de ces journaux coincés par leurs actionnaires (Les Echos) ou par leur sujet et leurs annonceurs.

    Je ne parle pas de ça, je parle de cohérence dans les conseils d’investissement, et ceux réalisés par des militants gauchistes étaient proprement hallucinants, oubliant qu’il y avait des lecteurs. Ensuite, je veux bien un peu de « distance », comme vous dites, mais je trouve paradoxal de nourrir celui qui veut vous abattre. C’est vrai qu’on vit dans une époque hallucinante où si Famille Chrétienne embauchait des cathos, le journal pourrait être dénoncé à la Halde, on croit rêver. Il faut tout de même un minimum de cohérence entre les salariés, et l’objectif du journal, ainsi que ses lecteurs. Je trouve ça plutôt sain, et plutôt garant de la démocratie, au moins les choses sont claires, on sait comment se positionner, l’objectivité, pour moi, n’existe pas.

    N’attendez pas de moi que je tape sur mes confrères sur ce coup-là, ils tentent de revenir aux faits contre les opinions.

    Alors que c’est l’Express qui refuse de sourcer ? Alors que c’est l’Express qui considère qu’il y a des manipulations de cathos en furie venant s’abattre sur le site des pauvres journalistes, venant confirmer son idée d’un Da Vinci Code amélioré ? Evidemment, tout accusé a droit à un avocat, et je sais combien le métier de journaliste est difficile pour l’avoir pratiqué, de là, à refuser de revenir sur des erreurs factuelles, et à imaginer je ne sais quel complot.

    Pour finir, sur les mouvements de jeunes à droite, oui, ils existent, pas de souci, je ne le conteste pas. Mais on les entend beaucoup moins que leur confrères à gauche.

    @ Yves D:
    Visiblement, vous êtes peu imaginatif, des homos, il y en a partout.

    Commentaire par Polydamas — 22/03/2009 @ 15:01

  55. Tiens, je lui ai trop tapé dessus pour ne pas le signaler, un très bon article d’Henri Tincq sur le sujet.

    Commentaire par Polydamas — 23/03/2009 @ 09:15

  56. Je vous entends bien… Mais enfin, vous journalistes, votre métier est peut-être d’être objectifs rapidement (encore qu’étant historienne, ces deux termes me semblent un tantinet antagonistes)…. quitte à induire en erreur les informés qui n’ont eu qu’un résumé parfois mal resucé d’un fait ou d’une intervention… Mais enfin vous, dans ces cas-là, on ne vous traite pas d’assassins… On ne vient pas se coucher à la sortie de vos bureaux pour que vous enjambiez les cadavres de vos erreurs de langage ou de vos imprécisions… Puis vous êtes légions, l’un se trompe, l’autre le rattrape. Mais vous formez un seul corps…

    Tandis que le Pape, lui a-t-il vraiment mérité un tel excès de haine et de médisance? Et les catholiques, même pas nécessairement papistes (je suis croyante, mais je n’ai aucun culte de la personnalité envers les représentants du culte), a-t’on pensé qu’ils pouvaient se sentir blessés d’un traitement aussi partial de l’information? D’un matraquage aussi déplacé? Du fait qu’on traite leur Pape d' »assassin »? Le Pape des catholiques de tous les pays. De tous les continents. Tout cela parce que les médias sont majoritairement inspirés dans leurs partis pris par ce qu’il faut penser aujourd’hui dans notre société pour que tout le monde acquièce en coeur… Sociétée informée superficiellement et de manière très occidentalo-centriste?

    Je trouve que votre numéro de caliméro concernant les pauvres journalistes est dans ce cas précis, un peu… malvenu. Mais il est sans doute des cas où elle se justifie davantage…

    Aliocha : je suppose que le numéro de Caliméro se justifie davantage sur des sujets qui vous touchent….moins ? Je ne fais pas de numéro de Caliméro, j’essaie simplement d’expliquer comment fonctionne la presse, ce n’est qu’en comprenant et en admettant qu’elle a une logique intrinsèque à son activité qu’on peut la lire correctement et la critiquer à bon escient. Si vous êtes historienne et donc universitaire, vous devez savoir qu’une profession entière d’abrutis, ça n’existe pas. Or c’est exactement l’image qu’a le public du journalisme, par conséquent, j’essaie de débrouiller ce qui relève de la critique justifiée de ce qui témoigne d’une simple incompréhension du métier.

    Commentaire par florence — 23/03/2009 @ 15:56


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