La Plume d'Aliocha

18/03/2009

Ô rage, ô désespoir, ô ministère ennemi !

Filed under: Comment ça marche ? — laplumedaliocha @ 10:15

          Tiens, je me disais ce matin qu’il était temps de vous expliquer le quotidien d’un journaliste. Je suis sûre que vous vous dites que le plus dur à trouver dans ce métier, c’est le scoop, celui qui vous vaudra le Pulitzer, le prix Albert Londres, ou simplement un grognement de satisfaction du rédacteur en chef. Ben non. Le plus dur dans le journalisme, c’est de trouver l’information de base, la plus évidente, celle qui en principe nous est due, tant en qualité de citoyen que de journaliste : l’état d’avancement des mesures d’application d’une réforme. Hein, ça semble simple ? Un petit coup de fil au service presse du ministère concerné et hop, c’est fait. Ledit service n’attendait que cet appel pour mettre en valeur son ministre, montrer qu’il ne se contente pas d’annoncer mais qu’il agit, et vite encore. La loi en question a été publiée fin janvier, le décret doit donc être sur les rails, que dis-je, déjà sur le bureau du Conseil d’Etat et peut-être même en attente de publication au JO, lequel JO ne se tient lui-même plus de joie à l’idée de publier le précieux document.

Une voix amie va bientôt vous répondre…ou pas !

Pourtant, je ne sais quelle intuition m’a poussée à m’y prendre en avance, allez savoir pourquoi. Du coup, pour un papier à rendre aujourd’hui, j’ai commencé à appeler ledit ministère mercredi dernier et je me disais, « ma belle, tu exagères, tu prends trop d’avance, tu vas donner de mauvaises habitudes à ton rédac’chef si tu envoies tes papiers avant la date fatitique ». J’ten fiche, oui.

Mercredi dernier donc, 10h, j’appelle remplie d’espoir un numéro spécial qu’on m’a donné exprès.Et oui, faut être un peu pistonné pour appeler la com’ de certains ministères. Rien, de longues sonneries dans le vide. J’essaie une heure plus tard, toujours rien, même pas le retour idiot au standard et la voix indifférente de la standardiste qui vous demande trois tonnes d’explications inutiles, avant de vous re-balancer sur la ligne que vous avez essayée vous-mêmes et qui ne mène nulle part puis d’achever de vous vriller les nerfs en vous disant « le poste ne répond pas ». Sans blague !  

11h : Je décide de me retourner vers le circuit officiel. On me propose trois contacts presse, rien que pour moi. Je me lance. Dix minutes d’explications circonstanciées à une répondante qui ne comprend pas un traître mot du sujet et pour qui la procédure réglementaire semble aussi absconse qu’un exposé sur la physique quantique à une classe de maternelle. Elle prend néanmoins un air mi-rassurant, mi-inspiré pour me dire « le communiquant est en ligne, il vous rappelle » et elle raccroche. Ah ? Et il rappelle qui, le « communiquant », vu qu’elle n’a pas pris mon numéro de téléphone ? Et puis c’est quoi un communiquant ? je ne veux pas parler à un communiquant moi, je veux parler à quelqu’un qui soit capable de répondre à cette question simple : pour quand est prévue la parution de ce décret ? Inutile de m’envoyer sur un pro du marketing politique.

Midi : Du coup, une heure plus tard, je rappelle. Autre répondante, à qui il faut tout réexpliquer avant de m’entendre répondre « le communiquant est en réunion, il vous rappelle ». Cette fois je ne lache pas et débite mon numéro de téléphone à la fille qui me répond « Ah oui, vous faites bien de me le préciser » (bon sang, Sainte Rita, priez pour moi, j’ai comme une mauvais pressentiment).

Il est déjà 15h,  je rappelle, c’est la première répondante, qui me dit que le Communiquant est en ligne. Et là  je ne peux pas m’empêcher « ben dites-moi, il communique drôlement votre communiquant ! ». Et la fille de glousser avant de me promettre, pour la énième fois, qu’il me rappelle. Tu parles, Charles !

16h : maintenant je suis rodée, et réglée comme une horloge suisse, toutes les heures, je rappelle, c’est décidé. Sauf qu’on approche de l’horaire de bouclage des quotidiens, du coup, la ligne ne répond même plus et me voilà confrontée à un disque, vous savez celui avec la petite musique qui vrille les nerfs.

17h : la situation devenant critique, j’accélère le rythme et me lance joyeusement dans une opération de harcèlement. « Ah c’est vous » (chic elle me reconnait, on avance !), le communiquant est toujours en ligne, le mieux est que vous attendiez qu’il vous rappelle ». Je lui fais observer à cet instant précis que j’attends ce moment magique depuis midi. « Je sais, rétorque la répondante, je lui ai laissé votre message ». Heureusement dites-moi, parce que sinon…

18h : coucou c’est re-moi. « Ah, vous n’avez pas de chance, le communiquant est en réunion ». Non, j’ai pas de chance en effet, il commence à me pomper l’air ce communiquant qui communique avec la terre entière sauf avec moi, pour un peu, je ferais une crise de jalousie, là, comme ça au téléphone, pour un homme dont je ne sais rien et même pas le nom, mais qui est devenu soudainement mon obsession, mon unique désir dans la vie, mon fantasme absolu.

19h : ultime tentative, la ligne sonne dans le vide, le communiquant est parti. Misère……..

A ce stade précis de l’histoire, quelques petites explications s’imposent. Notamment sur la psychologie du communiquant de base. Le communiquant a des « journalistes amis », ceux qu’il connaît, c’est à eux qu’il répond en priorité. Si vous avez un poste élevé dans un grand journal, vous mettez toutes les chances de votre côté. En revanche, si vous être free lance et qu’en plus vous travaillez pour la presse technique, vous êtes tout en bas de l’échelle de valeurs dudit communiquant. Vos chances d’obtenir une réponse sont équivalentes au zéro absolu. Là, j’étais un peu sûre de moi, j’appelais au nom d’un grand quotidien, ben non, loupé. Visiblement, ce communiquant ne parle qu’à ses amis, ne répond qu’aux questions qui l’intéressent. Et n’est même pas foutu de trouver dans son équipe un sous-fifre pour me répondre. Mais vous devez vous dire, il doit bien y avoir une façon de contourner la com’. Eh non, impossible, la com’ est incontournable sur mon sujet, c’est la station d’aiguillage et le bureau de censure. Si elle vous donne un nom et qu’elle autorise parallèlement ce « nom » à vous parler, c’est bon. Dans le cas contraire, à part le cambriolage ou la prise d’otage, je ne vois pas de solution. Et encore, si mon sujet était brûlant, j’utiliserais l’arme fatale : « si vous ne me répondez pas, j’écris dans l’article que le ministère se refuse à tout commentaire ». Ou pire, « faute de réponse, j’en déduirais que mes informations sont exactes et préciserai dans l’article :« le ministère ne dément pas ». Mais là, vous voulez que je les menace de quoi ? 

Les solutions extrêmes

Le lendemain, one more time. Cette fois, nouvelle répondante, plus agréable. « On ne vous a pas rappelée, ça c’est pas bien ». (Non c’est pas bien, confirme en grinçant une vilaine petit voix au fond de moi, mais bon, je ne vais pas non plus m’en prendre à cette âme enfin compatissante). « Faut-il que j’envoie un mail ? »lui dis-je, tout en songeant « et pourquoi pas un coursier à cheval tant qu’on y est, bande d’incompétents, charlots, tirs-au-flancs » etc « Excellente idée ! » me repond la voix amie et la voilà qui me dicte l’adresse mail la plus vicieuse que j’ai vue de ma vie, un truc à faire 4 erreurs minimum même en étant utltra-attentif, à croire qu’on fait tout là-dedans pour échapper aux questions de la presse. M’en fout, je demande un accusé réception, au moins on ne me fera pas le coup du « ah mais on ne l’a pas reçu votre mail ». Et devinez quoi ? Ils l’ont reçu mon mail. 

Fichus bureaucrates !

Sauf que, si vous avez suivi et opéré un rapide calcul de tête, vous savez que ça fait 7 jours que je l’ai envoyé ce mail. Et rien. Dans un ultime geste de désespoir digne d’Antigone, je l’ai renvoyé hier, mais je sais bien au fond que je ne l’aurai pas mon info. Et j’évite de rappeler, je risque de perdre mon sang froid et de le regretter. Si vous saviez l’espèce de fureur tellurique qui m’agite en ce moment, le nombre de noms d’oiseaux qui me traversent la tête en escadrille à chaque fois que je pense à ce fichu service de com’. Bon sang, c’est quand même pas dur de transférer mon mail à un obscur bureautier, bâtiment Z’, entresol, couloir C, local 403 bis et de renvoyer ensuite un mot, « texte en cours de rédaction, sortie attendue aux alentours de fin avril ». Des nèfles ! Le communiquant, il ne voulait pas communiquer avec moi. Et là je songe, la larme à l’oeil, à la déception de mes gentils lecteurs. Tiens, puisqu’il me reste quelques heures avant le bouclage, je vais essayer l’attendrissement, qui sait, ça marchera peut-être : « et ils vont faire quoi les lecteurs de mon journal, quand il vont ouvrir en tremblant d’émotion leur quotidien préféré et qu’ils ne trouveront pas l’information qu’ils attendaient le coeur battant ? Hein, vous y pensez à ça ? Bandes de bureaucrates sans coeur ? »  

A propos, la prochaine fois qu’un journaliste vous annonce la parution d’un décret et vous donne une date approximative, pensez à lui envoyer des chocolats !

Publicités

23 commentaires »

  1. Chère Aliocha, je compatis vraiment à votre tourment bien que les hoquets de rire qui me secouent laissent penser le contraire.

    Il existe cependant toutes sortes de techniques auxquelles vous pourriez vous former qui permettent de franchir avec plus ou moins de perfidie ce type de barrage téléphonique mais elles sont destinées aux vilains commerciaux… Oui, je me moque 😉 !

    A part cela, disposez-vous d’une boîte postale pour recevoir des chocolats sans porter préjudice à votre anonymat?

    Aliocha : non, mais j’y penserai dès que j’aurais cette fichue info 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 18/03/2009 @ 11:03

  2. Ah, comme je compatis ! Et comme je comprends les hoquets du précédent perfide !
    Quand faut chercher, faut y aller. Suffit pas de sonner. Des fois faut franchir les portes, contourner les obstacles en appelant ailleurs. Y’a pas que les ministères qui détiennent ce type d’info. Mais c’est sûr qu’aujourd’hui les rédactions ne sont plus très allantes avec les déplacements, le sujet unique à traiter jusqu’au bout avant de passer à autre chose d’aussi important mais moins urgent.
    Et puis, c’est pas un métier le journalisme. c’est une ascèse. Faut juste s’en imprégner avant de gémir trop fort…

    Aliocha : sachez que je ne gémis point et que j’ai cherché l’info partout ailleurs avant de me retourner en désespoir de cause vers le génie administratif. L’autorité de régulation du secteur concerné n’en sait rien, c’est elle qui me renvoie vers son ministère. Les juristes spécialisés dans la matière non plus et espéraient bien que je trouverais l’info. Quant aux professionnels qui ont été consultés sur la réforme, ils ne savent rien non plus de l’évolution du texte. Non mais des fois ! Ce billet n’est qu’un résumé extrêmement succint de la galère que j’ai traversée, qu’on se le dise !

    Commentaire par Aguire — 18/03/2009 @ 11:13

  3. Ah c’est malin, je vais devoir éplucher les « grands quotidiens » de demain à la recherche d’un article portant sur une réforme et ne donnant pas de date sur le décret d’application, article signé d’un nom féminin (et dans lequel on ressent les derniers frémissements d’une fureur tellurique).
    Tout ça pour démasquer Aliocha.
    Ça fera vendre un peu plus de presse quotidienne, bien joué. ;-D

    Aliocha : demain et les jours suivants, car n’oubliez pas que dans un quotidien, il y a du chaud et du froid et que le froid est blouclé avec quelques jours d’avance, si, si 😉

    Commentaire par Yepok — 18/03/2009 @ 11:33

  4. ET si ça trouve, quelque part au ministère, votre communiquant lit ce blog en se disant « Quel scandale, ces incompétents qui font mal leur boulot… »

    Aliocha : Dieu vous entende ! Si c’est le cas, j’en profite pour lui adresser un message : « Monsieur le Très Haut Communiquant, si vous me lisez, je vous en prie, raccrochez immédiatement et appelez-moi, pour la Plus Grande Gloire de Votre Très Respectable Ministre dont la réputation ne pourra que sortir renforcée si je parviens à annoncer triomphalement à mes aimables lecteurs la parution de ce décret. Vous pouvez encore faire quelque chose, il n’est pas trop tard ! »

    Commentaire par adrien — 18/03/2009 @ 12:21

  5. Votre solution de la dernière chance m’a tout de suite fait penser à un gag de Gaston Lagaffe, où Prunelle essaye de faire culpabiliser Gaston au sujet du courrier des lecteurs en retard.
    Au final, Gaston finit par s’endormir au bureau car il n’a pas pu fermer l’œil de la nuit.

    Pensez à ce pauvre communiquant, femme sans cœur que vous êtes.

    Aliocha : Bien vu, c’est à ce gag que je pensais, mais je doute que le Haut communiquant ait autant de coeur que Gaston….

    Commentaire par Morm — 18/03/2009 @ 12:28

  6. ah oui, tiens, moi ce Grand communiquant, ça me fait penser à l’histoire du type qui est chez lui et aboie comme un chien quand quelqu’un sonne à la porte. imaginez Aliocha, votre Haut communiquant, ce sont les 3 personnes que vous avez déjà eues, et qui d’ailleurs ne sont qu’une seule qui d’un appel sur l’autre change de voix.

    Commentaire par david — 18/03/2009 @ 12:42

  7. J’ai eu exactement la même association d’idées que Morm !

    Le reste du billet me rappelle plutôt le marathon téléphonique auquel j’avais eu droit il y a quatre ans, en essayant d’avoir une date pour me pacser. Il avait fallu quelques jours pour trouver la seule personne du tribunal qui avait le droit d’ouvrir l’agenda et d’y noter un rendez-vous.
    Heureusement, je n’étais pas dans l’urgence et j’avais plutôt bien pris la chose. Quand on essaie de faire son travail et qu’on se prend des portes sur le coin du nez, c’est une autre histoire.

    Commentaire par Oph — 18/03/2009 @ 12:42

  8. ça me fait penser qu’un jour où j’appelais la préfecture de police pour avoir une information essentielle et très sensible, le Grand communiquant qui devait me rappeler ne l’a jamais fait. en échange de quoi, j’ai eu un très aimable policier qui s’est fait un devoir de bien noter toutes mes coordonnées pour ses petites fiches à mettre à jour. évidemment, depuis je fais carrière dans le théâtre (pour les tromper sur mes activités).

    Commentaire par david — 18/03/2009 @ 12:45

  9. Le seul truc valable que j’ai appris à l’école, c’est que le seul truc valable dans la vie professionnelle c’est le carnet d’adresses.

    Commentaire par Sad Panda — 18/03/2009 @ 13:15

  10. Au final, lira-t-on dans la presse « le ministère ne dément pas que personne ne travaille sur la réforme » ?

    Commentaire par Kharkhov — 18/03/2009 @ 13:44

  11. Il ne vous reste plus qu’à lancer une opération « coup de poing » vengeresse en nous communiquant (à votre tour… ^_^) le numéro de l’intéressé(e) pour que vos fidèles lecteurs montent à l’assaut jusqu’à ce que l’ennemi cède et lâche de guerre lasse cette fichue info…

    D’autant plus que désormais qu’il(elle) sait qu’il(elle) est devenue votre « fantasme absolu », « obsession » et « unique désir dans la vie », il(elle) risque fort de prendre plaisir à vous laisser en pâmoison, esseulée, pendue à votre téléphone, laminée par son indifférence, disloquée par la jalousie, sans même un chocolat pour vous consoler.

    Commentaire par Ferdydurke — 18/03/2009 @ 14:16

  12. bonjour Aliocha, bonjour aux lecteurs

    en lisant votre billet j’ai pleuré de rire c’est du Courteline ou plutôt du Fernand Raynaud ( le 22 à Asnières)

    cela me fait penser au 3949 le numéro du pôle emploi que j’ai personnellement testé

    ah le carnet d’adresses cet irremplaçable !!!! bientot certains se vendront sur e bay tiens cela me donne une idée

    bon courage pour la suite chère Aliocha

    Commentaire par artemis — 18/03/2009 @ 14:24

  13. @ Ferdydurke

    des opérations coup de poing il en faudrait beaucoup ainsi que des coups de pieds au cul ( pardonnez moi l’expression) je suis pour une action commando (rire) mais avec du chocolat en récompense

    Commentaire par artemis — 18/03/2009 @ 14:28

  14. Aliocha, un tuyau. Si ce sont les décrets d’application d’une loi, appelez donc les parlementaires qui ont été rapporteurs du texte. Ils sont en général assez bien informés sur les mesures d’application. Et si ce n’est pas du secret défense, ils seront très heureux de vous renseigner (on ne les appellent jamais sur ces sujets).

    Aliocha : merci pour le tuyau Cher Autheuil, j’y penserai pour la prochaine fois, mais là, vous allez voir à quel point je n’ai pas de chance : c’est une ordonnance ! Hein tout de même, convenez que c’est à la limite de la malédiction 😉

    Commentaire par authueil — 18/03/2009 @ 14:38

  15. @ Aliocha

    Sur Légifrance, les trois seules lois publiées à partir de la mi-janvier 2009 n’appellent pas de décret d’application : http://www.legifrance.gouv.fr/html/application_des_lois/liste_lois_13eme.html

    D’autres discutées avant et publiées entre le 1er janvier 2009 et le 2 février 2009, oui : http://www.legifrance.gouv.fr/rechExpTexteJorf.do?reprise=true&fastReqId=1222170765&navigator=naturetextenavigator&modifier=LOI&page=1

    Ceci, sous réserve que nous parlons bien de loi et que vous ne vous êtes fendue d’un raccourci journalistique à faire bondir un avocat blogueur (ok, je sors…)

    @ artemis

    J’en conclus qu’il faut également préparer une action commando visant une chocolaterie. 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 18/03/2009 @ 15:09

  16. la prochaine fois éviter, ma chère amie, d’aller vous installer en terasse et papoter avec une copine au lieu de chercher l’information en question 😉

    Commentaire par misty — 18/03/2009 @ 16:17

  17. oups.. dsl pour la faute!

    Aliocha : eh oh, 8 jours, des dizaines de coups de fil et des mails, ça suffit non, je ne vais pas en plus m’affamer et devenir encore plus sauvage que je ne le suis déjà, non 😉

    Commentaire par misty — 18/03/2009 @ 16:17

  18. Ah, que c’est vrai ce que vous dites…

    Moi j’ai une petite tactique : j’écris noir sur blanc dans mon papier, soit que le service a refusé de communiquer (les chefs n’aiment pas ça), ou pire, qu’il était injoignable (ils aiment encore moins). En général, quand on fait ça, ça s’améliore la fois d’après.

    Aliocha : du coup, j’ai utilisé la place libre pour mettre d’autres infos, mais s’ils continuent à m’ennuyer, je ferai ça la prochaine fois 😉

    Commentaire par le chafouin — 18/03/2009 @ 16:37

  19. Evidemment, si vous posez des questions auxquelles personne ne sait précisément répondre, les « communiquants » ne vont pas se presser pour vous répondre!

    En effet, la « date de publication » d’un texte réglementaire (ou même d’une ordonnace) est une info aussi précise que le temps qu’il fera la semaine prochaine en plein mois de mars!

    Seule une réponse « de Normand » est à attendre: « peut-être mardi 10, ou jeudi 12, en tout cas certainement avant vendredi 13 ».
    Pour avoir eu à poser cette question à une personne d’un Ministère fort respectable (et respecté) qui était pourtant l’un des rédacteurs de l’arrêté en question, je sais oh combien il est difficile d’avoir une « vraie » réponse.

    Aliocha : certes, mais ma question était plus sophistiquée que cela et j’ambitionnais d’avoir le responsable de la rédaction du texte, pas cet abruti de communiquant, pour lui dire : l’ordonnance renvoie à un décret sur tel et tel sujet, il se trouve que dans la présentation de la réforme des réponses étaient apportées à ces question. Y-a-t’il eu des modifications depuis ou pas, faut-il s’attendre à ce que la réforme aille dans ce sens, où en est la rédaction du texte (commencée, pas commencée, achevée), quand le texte est-il censé paraître ? demain, avant l’été, en septembre ? Ce qui m’aurait permis de finir l’article par : « selon le ministère, le texte en cours de rédaction sera conforme à l’annonce, il devrait être publié avant l’été ». C’est peu de choses mais en ces temps d’inflation législative, pour les acteurs concernés, c’est déjà une indication importante.

    Commentaire par Yves D — 18/03/2009 @ 18:46

  20. Tiens, c’est marrant.

    Il y a quelques temps, j’avais une question analogue. J’ai adressé un mail au ministère concerné et j’ai eu une réponse dans la journée.

    Vous m’adresseriez votre question par courriel ?

    You never know…

    Aliocha : c’est gentil Jules, mais le papier est rendu, si votre ministère était la Chancellerie, je confirme qu’elle est efficace 😉 malheureusement celui dont je parle ici l’est nettement moins

    Commentaire par Jules (de diner's room) — 18/03/2009 @ 19:16

  21. @Yves D

    La question n’est pas tant celle de la réponse que celle d’être pris au téléphone. Onpeut au mojns répondre qu’on ne sait pas.

    Commentaire par le chafouin — 18/03/2009 @ 20:14

  22. C’était bien la Chancellerie. 🙂

    Commentaire par Jules (de diner's room) — 19/03/2009 @ 10:19

  23. Exactement l’article à lire (en retard — j’ai beaucoup communiqué par ailleurs, ces temps-ci) pour finir une journée. Quelle rigolade! Ça fait du bien, c’est léger, ça change des polémiques.

    On devrait toujours avoir un communiquant sous la main, pour taper dessus quand le stress est à son apogée, je suis certain que ça détendrait.

    Commentaire par Philarête — 20/03/2009 @ 19:08


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :