La Plume d'Aliocha

12/03/2009

La photographie à l’épreuve de l’éthique

Filed under: Eclairage — laplumedaliocha @ 09:46

 

exposition_1024_1         Vous vous souvenez de l’affaire de la bague de Rachida Dati effacée de la photo avant sa publication dans le Figaro ? Ou bien encore de la polémique déclenchée par la parution dans Match des photos des talibans supposés à l’origine de de l’embuscade qui a coûté la vie à des soldats français en Afghanistan ? Photo trafiquée, photo qui choque, photo mythique, cruelle, provocatrice, dérangeante, photo artistique ou photo de presse, toutes soulèvent des questions fondamentales. Comment lire une photo ? Comment être sûr qu’elle reflète la réalité et n’a pas été trafiquée ? A qui appartiennent les droits ? Certaines photos doivent-elles être « retouchées » au nom d’un intérêt supérieur à l’information ? La photo d’art peut-elle s’autoriser toutes les provocations ?  

Si ces questions vous interpellent, courez voir la passionnante exposition organisée par la BNF (site Richelieu) intitulée « Controverses ». A travers des dizaines de photos, pour la plupart très célèbres, le parcours retrace l’histoire juridique et éthique de la photographie depuis l’origine jusqu’à nos jours.

Le photographe, témoin, complice, vautour…

Evidemment, je me suis particulièrement intéressée au photo-journalisme. Par exemple à ce document terrible intitulé : « Vautour guettant une petite fille en train de mourir de faim ».  Prise au Soudan en 1993, publiée par le New-York Times, elle valut à son auteur, Kevin  Carter, le Pulitzer en 1994 mais certaines voix s’élevèrent pour critiquer le photographe, allant jusqu’à l’accuser d’être lui-même un vautour. Il se suicidera quelques mois plus tard en laissant ce mot :

« Je suis hanté par ces souvenirs persistants de massacres, de cadavres, de haine, de souffrance….d’enfants affamés ou blessés, de tireurs exaltés ».

Cette tragique histoire illustre les questions éthiques qui se posent aux photo-reporters : doivent-ils en toutes circonstances s’en tenir au rôle de témoin ? Où s’arrête le devoir d’informer et où commence la non-assistance à personne en danger ? Peut-on tout photographier ?  Tous apportent la même réponse : il faut témoigner pour espérer une prise de conscience, pour que ces morts ne soient pas inutiles. 

Souvent, les photo-reporters se mettent en danger. C’est la situation qu’illustre une photo de Horst Faas prise au Bangladesh en 1971. Un grand meeting est organisé  sur un champ de course, soudain des indépendantistes arrivent en camion, sortent des miliciens ligotés et les exécutent à la baïonnette au milieu de la foule. Faas et son confrère Michel Laurent, membres de Associated Press, photographient les exécutions et obtiennent le Pulitzer. Ils seront obligés de se défendre contre les accusations de voyeurisme, d’expliquer pourquoi ils ne pouvaient pas intervenir et craignaient même pour leur vie.

Sans oublier Frank Fournier qui photographia en 1985 Omayra Sanchez, l’adolescente prisonnière d’une coulée de boue en Colombie et qui mourra devant les caméras.Fournier raconte que trois fois il a failli arrêter de photographier. Lui aussi se verra reproché la diffusion du spectacle de cette mort en direct jugée obscène.

« En rencontrant Omayra dans son agonie, j’ai reçu le plus grand hommage au courage et à la vie. Si on cherche des raisons de ne pas regarder cette image, on en trouvera toujours. Elle n’aura comme effet que d’absoudre une fois de plus les criminels et d’avaliser l’amnésie générale ».

Mises en scène et manipulations

On découvre également comment  certaines photos ont été modifiées avant publication. Celle par exemple, restée célèbre, des deux soldats soviétiques accrochant leur drapeau au sommet du Reichstag à Berlin, le 2 mai 1945. D’abord, il ne s’agit pas d’une photo prise sur le vif, mais d’une mise en scène organisée par le photographe, Evgueni Khaldei. Ensuite, lorsqu’il demande l’autorisation de la publier, on remarque que l’un des soldats  porte deux montres, l’Agence Tass demande que soit effacée celle du bras droit pour que les héros ne se transforment pas aux yeux du public en vulgaires pilleurs….Il faudra attendre la Chute du mur de Berlin pour que l’originale non retouchée soit enfin publiée. 

L’exposition présente aussi de nombreuses photos qui ont heurté la morale, artistes provocateurs mettant en scène des enfants nus ou des pratiques sadomasochistes, publicitaires iconoclastes flirtant avec les limites de la pudeur ou du bon goût…

Droits d’auteur, droits à l’image, valeur artistique d’une photo, autant de questions qui ont donné lieu à des polémiques voire à des procès et ont construit peu à peu un droit et une éthique de la photographie.

Âmes sensibles, s’abstenir, la guerre, la souffrance et la mort sont très présentes à travers les travaux des photo-reporters et certaines images sont insoutenables. Âmes pudiques, il vous faudra parfois baisser les yeux. Nombre de ces photos heurtent, dérangent, écoeurent ou révoltent. C’est toute la force de la photographie, c’est aussi son danger.

 

NB : Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier de presse ici. Le catalogue a reçu le prix du Livre d’art contemporain. A ce sujet, pensez à faire un tour à la librairie en sortant. Le choix d’ouvrages est intéressant et certains sont soldés.

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45 commentaires »

  1. C’est donc jusqu’au 24 mai, au 8 rue des Petits-Champs (il parait que l’accès par la rue de Richelieu est en travaux), et c’est déconseillé aux enfants.

    Je devrais trouver le temps d’y aller, en espérant que ce ne soit pas trop la cohue (topujours désagrable pour « profiter » d’une expo avant tout visuelle).

    Aliocha : j’y suis allée entre midi et 2, il y avait un peu de monde. En effet, il faut privilégier les heures creuses surtout que chaque photo est accompagnée d’un texte de contextualisation indispensable à sa compréhension.

    Lorsque je lisais votre billet, et particulièrement le passage « il faut témoigner pour espérer une prise de conscience, pour que ces morts ne soient pas inutiles », j’ai tout de suite pensé : « et cette vidéo d’une petite Colombienne qui est morte suite à un écoulement de boue » ?

    Et vous l’avez évoqué 2 paragraphes plus loin.
    Ca me fait dire qu’on doit être de la même génération ! J’étais ado lorsque cette image est passé sur les TV du monde entier, et ça m’avait fortement marqué.
    Je me suis toujours demandé pourquoi « filmer » au lieu de s’activer à dégager les gravas, et d’essayer de la sauver …

    Aliocha : Moi aussi, éternelle question. En l’espèce, il y avait des secours, de mémoire, donc le photoreporter ne pouvait rien faire de mieux que témoigner, c’est-à-dire faire son métier. C’est plus compliqué pour la photo de l’enfant et du vautour. J’ai lu quelque part qu’il avait photographié puis chassé l’oiseau. Mais que pouvait-il faire de plus, l’enfant était mourant. Au fond, ces journalistes nous renvoient à notre condition humaine, on leur en veut de photographier plutôt que de faire semblant d’apporter une aide de toute façon inutile. Et pourtant leurs photos sont infiniment utiles. Ce que je vivrais peut-être mal à leur place, c’est la récompense, mais là encore elle n’est que la rétribution de leur travail. Je crois que le pire, c’est de voir des horreurs, de risquer sa peau pour alerter et de se retrouver accusé de manquer d’éthique. Il me semble que c’est la plus terrible injustice dont puisse être victime un journaliste. A côté de ça, je veux bien endurer avec le sourire toutes les attaques d’imbecillité, d’incompétence et de racolage 😉

    Commentaire par Yves D — 12/03/2009 @ 11:28

  2. J’ai lu l’article du Monde de la semaine dernière sur l’exposition. En centre de page, cette photo de petite dans une position qu’une femme de 10 ans de plus qu’elle ne tiendrait pas sans honte. De la pédophilie sous couvert d’art. A gerber.

    Commentaire par Paul — 12/03/2009 @ 15:22

  3. Les gens sont choqués ‘réellement ?) par les photos, mais il s’agit peut-être des mêmes personnes qui vont acheter les revues qui mettent à nu (et à mal) l’image de leurs étoiles, ce sont peut-être aussi les mêmes personnes qui vont faire dire au secouriste « écartez-vous, il a besoin de respirer ! « .
    Quelle étrange caractéristique que l’hypocrisie, consciente ou non !

    Commentaire par DePassage — 12/03/2009 @ 15:24

  4. Bonjour,
    je crois que ce qui se passe aussi, c’est que face à une image choquante, on ne peut pas forcément imaginer le hors-champ, l’avant et l’après déclenchement, tellement on est pris par l’image. Une photo n’est jamais qu’une portion du réel à un instant donné. à mon sens, c’est aussi pour cela que certains vont sommer un photographe de se justifier, alors que dans la plupart des cas, comme vous le soulignez, son aide aurait été inutile et que le moins qu’il puisse faire, c’est son travail : informer, témoigner.
    c’est un peu hypocrite, après tout, bien souvent les bouchons provoqués par les accidents de la route sont le fait du ralentissement des automobilistes qui veulent voir…

    Beaucoup vont reprocher aux photographes de garder une distance face à ces situations, du moins le temps de faire leur travail, mais sans cette distanciation, je doute que couvrir des conflits serait possible… on ne peut pas tout avoir, de l’info sur des drames et aucune image choquante.
    D’un autre côté, je ne pense pas qu’une photo puisse arrêter la moindre guerre, même si ces photos sont absolument nécessaires.

    Commentaire par -ju — 12/03/2009 @ 16:52

  5. Paul, je vois la photo à laquelle vous faites allusion. dans ses magnifiques livres sur les livres de photographies (2 tomes), Martin Parr présente un ouvrage où l’on voit ainsi un enfant nu, son sexe dans la main d’une jeune fille plus âgée (si je me souviens bien du cliché). et il explique qu’une telle photo serait impubliable aujourd’hui – et même seulement impossible à mettre en scène. comme quoi, les mentalités évoluent et dire à gerber pour le cliché ci-dessus mentionné (je vais retrouver de qui il est, patience), c’est passer à côté d’une foule d’informations non explicites.

    pour ce qui est de l’importance de certaines photographies (et de leur pouvoir à arrêter la guerre ou influer sur des situations politiques), je crois pouvoir dire que certaines ont eu un impact importants sur les opinions publiques (à l’époque de leur publication ou après). je cite pour éviter de multiplier les liens et de bloquer sur un éventuel anti-spam (collez les mentions dans votre moteur de recherche, vous accéderez facilement aux clichés) :

    – la Vietnam napalm girl de Nick Ut (et dans une moindre mesure le Burning Monk de Malcolm Browne ou la marche pour la paix au Vietnam de Marc Riboud),
    – Murder of a Vietcong d’Eddie Adams,
    – Hector Peterson de Sam Nzima,
    – Conrad Schumann de Peter Leibing (soldat est-allemand fuyant berlin est),
    – Le corps de Che Guevara de Freddy Alborta,
    et il ne faudrait pas oublier (mais je pense que l’impact est pour le coup plus rétrospectif) les photos de Capa, mort d’un soldat républicain ou débarquement à Omaha Beach.

    Commentaire par david — 12/03/2009 @ 17:40

  6. Voilà, la mémoire m’est revenue : en fait, ce n’est pas le photographe qui est connu mais le modèle. La photo dont vous faites mention, Paul, est de Garry Gross et la fillette est Brooke Shield (cliché de 1975 – Brooke Shield a 10 ans – et publié, entre autres, en juillet 1978 en une de Photo Magazine)

    Aliocha : bien vu, elle figure dans l’exposition, avec d’autres d’ailleurs tout aussi dérangeantes sur le même thème…

    Commentaire par david — 12/03/2009 @ 18:04

  7. « Cessera-t-on un jour de vouloir tuer les messagers de mauvaises nouvelles pour ne pas les entendre? » dixit Aliocha

    De mémoire (je ne retrouve plus le témoignage que j’ai eu l’occasion de lire), les sauveteurs tentaient depuis plusieurs jours de dégager Omayra Sanchez. L’amputer des jambes a été envisagé mais elle était tellement affaiblie que, d’avis médical, elle en serait morte. La pompe qui fut péniblement amenée sur place ne fut d’aucune utilité. Elle mourut après plus de 60 heures à lutter en proie au délire, à la gangrène, etc. Bref.

    Qu’est-ce qui dérange, choque, provoque, alerte? La photographie ou la scène photographiée? Les photographies parfois terriblement violentes d’Eugene Richards (mon maître) sont de puissants témoignages in vivo d’une réalité qui existait bien avant qu’il la photographie : http://www.eugenerichards.com/

    Alors, les déclarations du type « vous n’avez pas le droit », « c’est odieux », « il fallait… », « il ne fallait pas… » « moi, j’aurais… » Bof… Critiquer oui, juger et condamner… Nous aurions tous été des résistants sous l’Occupation, n’est-ce pas?

    Non, une photographie n’a pas vocation à arrêter une guerre mais d’en témoigner. Je suis certain que la photo de Phan Tin Kim Phuc ( http://www.uiowa.edu/~policult/assets/VietNam/napalm_kim_phuc.jpg ) a sans doute beaucoup fait pour la prise de conscience de l’opinion publique et a sans doute accru la pression sur les Etats-Unis qui, fort étonnamment, ont mis en doute son authenticité. On peut aussi observer que sur le film de cette scène, bien moins connu, ce sont les photographes qui lui viennent en aide : http://www.dailymotion.com/video/x71ks1_phan-thi-kim-phuc-vietnam-napalm_news

    Toutes proportions gardées par rapport à de tels évènements de toute autre envergure, je veux bien continuer à me faire insulter (ou poursuivre) par des passants quand je photographie un sdf (oui, je commets de telles horreurs, non je n’en fais rien, oui j’em***de ceux qui hurlent au loup). Si quelqu’un est en droit de m’interdire ou de me reprocher cette prise de vue, c’est l’intéressé(e). D’expérience, quand je vais ensuite lui parler, il est toujours content que quelqu’un ne l’ait pas ignoré et ne me demande même pas d’argent en contrepartie. Le plus souvent c’est la photographie qu’il me demande!

    Enfin, un photographe muni d’un appareil pas du tout discret est sans doute moins hypocrite que celui qui utilise son téléphone mobile pour photographier les gambettes (au minimum) des jeunes femmes lors de leurs éclosions printanières… Lequel est le plus voyeur des deux? Lequel assume ce qu’il fait ouvertement?

    J’en profite pour vous glisser un lien vers le site d’une agence photo dont j’aime beaucoup le travail : http://www.oeilpublic.com/

    Bien à vous!

    Commentaire par Ferdydurke — 12/03/2009 @ 18:44

  8. Mille pardons à Phan Thi Kim Phuc d’avoir écorché son nom…

    Commentaire par Ferdydurke — 12/03/2009 @ 18:47

  9. Le commentaire n°8 n’a plus beaucoup de sens… Vous m’expliquerez ce que je n’ai pas bien fait du tout, du tout? Je ne m’en offusquerais pas même si vous me tapez sur les doigts! C’est la règle du jeu non? Vous êtes maître chez vous et j’ai l’impression d’avoir renversé un verre d’un délicieux Bourgogne sur le tapis persan du salon pendant que je chantais d’une voix fausse une chanson de carabin fort gaillarde…

    Aliocha : Mon cher, si vous aviez renversé du Bourgogne (1er crime) sur mes tapis téké et yomouth (2ème crime), vous ne seriez plus là pour vous demander où est passé votre commentaire 😉 en revanche j’adore les chansons de corps de garde. Cela étant précisé, vous n’avez rien fait de mal à mes yeux, c’est mon anti-virus qui voit le mal partout et surtout dans les liens. Il bloque les commentaires qui en contiennent plus d’un certain nombre…Je me suis permise de remplacer 7 par 8 ci-dessus pour assurer la cohérence d’ensemble de vos trois posts 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 12/03/2009 @ 20:08

  10. Ce que je trouve dérangeant, c’est que vous mettiez au même plan les photographes de guerre et Gary Gross (qui porte bien son nom de famille, pour les anglophones).

    Qu’on compare d’un côté un photographe qui prend des risques pour sa vie, capture le pire de l’humanité qui existe malgré lui et de l’autre un pervers qui organise une pose suggestive d’une fille prépubère, et qu’on les place sur le même plan avec la question « fallait-il publier ? » ça me choque.

    Dans un cas la question est légitime, quelle que soit la réponse apportée. Dans l’autre cas, avant la publication, c’est la question de la réalisation même de l’image qui pose problème.

    Le vrai photographe qui assiste à une exécution et se demande s’il doit continuer à photographier ne se pose pas la question de la photo pour elle-même mais anticipe la question de sa publication. Prendre la photo est en-soi neutre moralement dans ce cas.

    Le pervers qui expose la nudité d’une jeune fille le fait dans l’intention d’écoeurer (et que ce soit un écoeurement sain de celui qui ne supporte pas la réification d’une personne humaine dont la conscience n’est pas complètement formée ou l’écoeurement de celui qui se rend compte qu’il partage une partie de cette perversité, ça ne change rien : on est au delà du tolérable.)

    Commentaire par Paul — 12/03/2009 @ 20:25

  11. @ paul

    Pouvez-vous nous apporter des éléments factuels et biographiques justifiant ce qualificatif de pervers appliqué à Gary Gross?

    A contrario, pouvez-vous nous assurer que le « vrai photographe » dont vous faites les louanges n’a pas abusé sexuellement d’une fillette locale, en profitant du chaos de la zone de combat où il travaille?

    Par ailleurs, tous les témoignages de photographes de guerre montrent qu’il n’ont pas une approche moralement neutre de leur travail. Et c’est tant mieux! Car c’est cette approche morale qui forge l’éthique du photoreporter…

    Et vous, Paul, que faites-vous que d’autres pourraient considérer comme une perversion (à part fréquenter le blog d’Aliocha, bien sûr)?

    La photographie de Gary Gross choque, dérange. Elle ne fait pas pour autant de Gray Gross un pervers. Quant à l’intolérable, à chacun le sien. Je suis certain que vous tolérez des choses que moi-même je ne tolère pas.

    Mettez-vous à la photo en noir & blanc, Paul. Vous découvrirez qu’il y a 18 nuances de gris… Manichéisme, quand tu nous tiens.

    Commentaire par Ferdydurke — 12/03/2009 @ 20:54

  12. @ aliocha

    Le 1er crime c’est le Bourgogne ou de le renverser ;-)? Vous oubliez, avec clémence, de mentionner un troisième crime : une voix fausse à me bannir à vie des karaoké. En revanche, vu la quantité d’actes de pure barbarie féminine auxquels j’ai survécu, certes en piteux état, suite aux nombreux crimes du même acabit que j’ai déjà commis, je peux vous assurer que j’aurais résisté à vos légitimes représailles. Ne vous en déplaise, bien que je ne doute pas de votre aptitude à la rétorsion et de votre imagination à concevoir toute sortes de tortures exotiques.
    La mauvaise graine a la peau dure, qui plus quand elle a été longuement tannée par les coups vengeurs de vos semblables… 😉

    Pour le reste, permettez-vous, chère Aliocha, et à votre santé ! (Oh flûte, le forcément superbe éléphant en cristal de la commode emporté dans les airs par un mouvement du bras trop ample, cette fois mon compte est bon…)

    Commentaire par Ferdydurke — 12/03/2009 @ 21:35

  13. @ paul (tant que j’y pense)

    Au fait, savez-vous ce qui a failli empêcher la publication de la photo de Phan Thi Kim Phuc que je mets en lien en 7? Sa nudité, justement :

    « La parution de la photographie a été retardée jusqu’au 12 juin 1972 au motif qu’elle mettait en scène la nudité frontale d’enfants, nudité absolument taboue pour la presse américaine. Après un débat au sein de l’agence de presse et une série de décisions individuelles, il a été finalement décidé de la publier en raison de son intérêt journalistique exceptionnel, mais en évitant de faire un gros plan sur l’enfant brûlée » (source : wikipedia)

    Ne parle-t-on pas parfois du caractère pornographique ou obscène de la représentation de la guerre?

    J’aimerais aussi savoir si pour vous une exécution est tolérable? Exemple célèbre : http://www.worldsfamousphotos.com/execution-of-a-viet-cong-guerrilla-1968.html

    Commentaire par Ferdydurke — 12/03/2009 @ 21:54

  14. à lire les commentaires de Ferdyduke, j’ai eu peur de m’être trompé : la photo que j’ai citée sous le titre « Vietnam Napalm Girl » est bien de Nick Ut et la fillette brûlée s’appelle effectivement Phan Thi Kim Phuc. Elle a valu le prix Pulitzer à son auteur (photographe d’Associated Press) en 1973. D’ailleurs, une autre photo citée, « Murder of a Vietcong » d’Eddie Adams, a également été récompensée du Pulitzer, en 1969.

    Pour ce qui est de la photo de Gross et des commentaires de Paul, deux questions sont soulevées : celle du caractère artistique d’un cliché et celle du jugement porté avec le temps passé. voici une explication à ce cliché (ici, page 6 : http://www.elysee.ch/fileadmin/website/medias/Contoverses/dossier_presse_Controverses_FR.pdf) :
    « Cette image provient d’une série réalisée par Garry Gross, photographe publicitaire new-yorkais, régulièrement mandaté par la mère de Brooke pour photographier sa fille, mannequin de l’agence Ford. A cette époque, Gross a un projet de publication, The Woman in the Child, dans laquelle il veut révéler la féminité de jeunes filles prépubères en les comparant à des femmes adultes. Brooke Shields pose donc pour le photographe, tantôt en fillette, tantôt maquillée, huilée et nue. Elle reçoit une rémunération de 450 dollars de Playboy Press, partenaire du projet. Sa mère signe un contrat cédant tous les droits à Gross pour l’usage des images de sa fille. La série est publiée dans Little Woman, puis dans Sugar and Spice, une publication de Playboy Press, et est également présentée en grand format chez Charles Jourdan, sur la 5th Avenue à New York ».

    on peut dire ce qu’on veut de l’intention, prétexte à prendre des jeunes filles à poil ou pas, mais il faut reconnaître l’existence de ce contexte. ce sont aussi les années 70 et les mentalités, à ce sujet, n’étaient pas du tout les mêmes que celles d’aujourd’hui. on peut trouver le cliché malsain mais c’est quand même un peu rapide de juger leur auteur sur cette seule base.

    Commentaire par david — 13/03/2009 @ 07:34

  15. @ david

    Merci pour ces précisions sur Gary Gross.

    Vous faites bien de rappeler l’importance du contexte culturel des années 70 et des mentalités de l’époque. C’est un élément prépondérant. Tout comme l’est la révélation d’affaires de pédophilie et leur impact sur le regard qu’on porte sur la nudité enfantine. Je dis bien « révélation » car la pédophilie n’est certainement une réalité récente.

    Je ne suis pas sûr que les photos de David Hamilton auraient le même écho de nos jours…

    Commentaire par Ferdydurke — 13/03/2009 @ 08:50

  16. @Ferdydurke :

    Tout d’abord, j’apprécie assez peu les procédés de disqualification de l’interlocuteur : « que faites-vous que d’autres pourraient considérer… »

    Je ne suis pas un manichéen non plus, ni un puritain, et sur l’exemple que vous citez (Phan Thi Kim Phuc), par exemple, je trouve ridicule le puritanisme américain qui a conduit à se demander s’il fallait refuser la publication : il traduit un rapport au corps qui est d’ailleurs à l’opposé du christianisme qui lui sert d’alibi.

    Ce n’est pas tant la nudité qui pose problème, que l’image sous-jacente de l’être humain exposé et l’intention rattachée, qui est claire dans la posture qu’adopte le photographe : le photographe de guerre n’a pas dénudé cette jeune fille et ne lui a pas jeté du napalm dessus. Il revèle simplement la souffrance et dans ce contexte, la nudité publique n’est autre que l’expression physique du dénuement et de l’oppression. L’oppression est du fait d’un tiers, dont le journaliste ne se rend pas complice (à tel point que cette photo aura un gros effet contre la guerre du vietnam).

    Dans les photos de Gross, la nudité est mise en scène par le photographe lui-même, sans raison (autre que « choquer »).

    Ensuite, on peut dire que tout se vaut, mais c’est le fruit d’un absence (ou d’un refus) de pensée philosophique un peu plus poussée :
    relativisme, quand tu nous tiens….

    Commentaire par Paul — 13/03/2009 @ 09:08

  17. Pardon Paul, mais ça : « Dans les photos de Gross, la nudité est mise en scène par le photographe lui-même, sans raison (autre que “choquer”) », vous n’en savez rien et vous regardez cette photo de 1975 avec vos yeux de 2009.
    Quel regard porter dans ce cas sur la civilisation grecque antique en général, vu l’éducation qu’elle proposait aux jeunes garçons en particulier ? Est-ce qu’on pourrait juger l’intention d’un artiste de l’époque qui s’inscrivait dans les pratiques de son époque, justement ? Autres temps, autres moeurs et ce n’est pas du relativisme.

    Commentaire par david — 13/03/2009 @ 09:26

  18. @ Paul

    Je vous invite à bien relire ma question que vous tenez pour un processus de disqualification : « Et vous, Paul, que faites-vous que d’autres pourraient considérer comme une perversion (à part fréquenter le blog d’Aliocha, bien sûr)? »
    Demandez-vous si j’insinue que vous avez une perversion quelconque (autre que fréquenter le blog d’Aliocha, que je partage avec vous… la fréquentation du blog, pas Aliocha 😉 ) ou si je vous interroge sur le regard que d’autres porteraient sur vos actes ?

    Si je disqualifie quelque chose, c’est le regard faussé qui peut être porté sur un acte, pas l’auteur de l’acte.

    Amour-propre, quand tu nous tiens…

    Pourquoi cette question de ma part? Car c’est le regard porté sur une image qui est au coeur du débat, non le fait représenté lui-même et la façon dont il est représenté. D’ailleurs, je ne vous ai pas donné mon point du vue. Vous ne savez donc pas si personnellement je trouve la photo de Gary Gross tolérable ou non.

    C’est pour cela que j’ai évoqué le débat interne à l’agence de presse au sujet de la photo de Phan Thi Kim Phuc : il porte sur le regard sur cette nudité d’enfant. Comme vous le dites vous-même, ce n’est pas la guerre et ses horreurs qui posèrent problème à l’agence de presse mais d’exposer la nudité d’un enfant, cette seule nudité. La question fut : la montrer ou non?

    Pourquoi cette interrogation? Comme vous l’observez judicieusement : parce que le puritanisme américain fait de la nudité d’enfant un tabou. La nudité elle-même est neutre. Photographier bébé tout nu quand il barbote dans son bain est neutre.

    C’est exactement la même question qui est posée par la photo de Gary Gross : La controverse porte non sur la scène, ni la manière dont est réalisée sa représentation, non sur les intentions du photographe, mais sur le regard porté sur cette scène exposée aux yeux de tous.

    Exemple : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Angelo_Bronzino_001.jpg
    Des enfants nus sont représentés et visiblement on assiste à des attouchements entre une femme et un(e) adolescent(e). Qu’en pensez-vous? Si cela se trouve, l’auteur a fait poser des modèles pour réaliser ce tableau… quelle horreur!

    D’autre part, comparaison n’est pas raison et vous le montrez très bien vous-même : les circonstances, le statut, le rôle du photographe et le contexte ne sont pas les mêmes. La seule chose commune à ces deux photos étant la nudité d’un enfant.

    Enfin, ne confondez pas relativisme et distanciation et montrez-moi où j’ai prétendu que « tout se vaut », je vous prie… après m’avoir prouvé que Gary Gross est un pervers et que le « vrai photographe » est un saint.

    Commentaire par Ferdydurke — 13/03/2009 @ 10:28

  19. Je me permets d’intervenir discrètement dans cette discussion passionnante où vous êtes tous plus calés que moi en photo.

    @paul : je ne mets pas les deux sur le même plan, il se trouve simplement que la photo pose des problèmes juridiques et éthiques que l’exposition balaie de manière exhaustive. Ce qui m’intéresse personnellement c’est le photojournalisme mais je ne voulais pas donner une vision réductrice de l’exposition. Elle mérite vraiment d’être vue, y compris par ceux que la photo de presse n’intéresserait pas particulièrement.

    @ferdydurke : je vous interdis de ranger ce blog dans la catégorie des activités à connotation perverses, non mais des fois 😉 Plus sérieusement, la nudité d’un nourrisson pose malheureusement des problèmes. Je me souviens d’avoir vu un reportage sur la publicité Evian qui mettait en scène des bébés dans une piscine, les concepteurs ont eu très peur qu’on leur reproche de provoquer les pédophiles. Fort heureusement, cette crainte était infondée, mais qui sait si une autre pub dans quelques temps ne sera pas mise en difficulté sur ce sujet. Accessoirement, mais nous sortons du cadre de cette discussion, les publicitaires expliquaient que l’eau était un produit très difficile à vendre car chargé, étonnamment, d’une connotation inquiétante (noyade, innondation etc) qu’il ne fallait pas sous estimer.Comme quoi…

    Commentaire par laplumedaliocha — 13/03/2009 @ 12:07

  20. @ aliocha

    Vous êtes bienvenue chez vous, Aliocha ;-). Vous êtes de plus bien qualifiée que nous en journalisme, fut-il photo.

    Sur la publicité Evian, je conviens qu’on ne peut ignorer ce risque et c’est même sain qu’on se pose cette question quasiment déontologique sur les effets d’une image. Il reste qu’en soi « Bébé dans la piscine » est neutre et que c’est la perception par le spectateur qui ne l’est pas. Comme vous le dites, comment cette image sera-t-elle perçue? Amusante et touchante par une mère, incitatrice pour un pédophile, insignifiante pour un autre. C’est affaire de perception individuelle, culturelle, sociale, etc.

    Ce que vous dites sur l’eau va dans le même sens. Si je ne me trompe pas, dans l’imaginaire japonais elle est à la fois fluide de vie et associée à la mort. Sans doute que l’image des bébés dans la piscine peut aussi réveiller la crainte de la noyade chez une mère. Cela se comprend.

    PS : Chacun place sa perversion où il veut/peut. Vous portez bien des escarpins roses, si j’en crois votre dessinateur favori, non? C’est louche… Surtout que votre audience me semble bien majoritairement masculine. Et hop, voici la controverse Aliocha 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 13/03/2009 @ 13:32

  21. Je suis d’accord, fréquenter ce blog est à la limité de la perversité 🙂 et je ne revendique non plus nulle connaissance en matière de photo, ou de journalisme.

    On est donc d’accord que la nudité en soi n’est pas le problème. Les bébés d’Evian auraient eu des poses moins innocentes que ç’aurait été plus problématique, ce qui est le point que je veux établir depuis le début.

    Pas besoin d’aller chercher jusqu’au japon, l’univers judéo-chrétien lie vie et mort dans le signe de l’eau.

    Commentaire par Paul — 13/03/2009 @ 14:13

  22. @ Paul, Fredydurke (surtout) et David (dans une moindre mesure)

    Peut-on vraiment dire (enfin ici, écrire) qu’une « photo est neutre » ?
    (Voir en #20 -« bébé dans la piscine » est neutre-)

    Est-ce qu’une image peut-être « neutre » intrinsèquement ?
    Une image peut-être grande ou petite, nette ou floue, en couleur ou en N&B … Mais selon moi elle ne peut pas être « neutre » (d’un point de vue « moral », je ne parle bien sûr pas des « tons neutres » 😉 !

    Et je pense que tous les 3 vous vous rejoignez : il s’agit bien de ce que peut évoquer, chez son spectateur, une image.

    Et là on est en plein dans le subjectif !

    Commentaire par Yves D — 13/03/2009 @ 15:09

  23. @ Ferdydurke (c’est vendredi 😉 )

    « Vous portez bien des escarpins roses, si j’en crois votre dessinateur favori, non? C’est louche… Surtout que votre audience me semble bien majoritairement masculine. Et hop, voici la controverse Aliocha  »

    Controverse, controverse … tout le monde n’est pas forcément fétichiste !

    Là, voilà de la controverse !

    Commentaire par Yves D — 13/03/2009 @ 15:11

  24. @ Paul

    C’est le roman « Les embaumeurs » de Akiyuki Nosaka qui parlait de la perception de l’eau au Japon, un roman très sarcastique et souvent hilarant évoquant les rituels et croyances entourant le décès sous l’angle des aventures d’un quatuor d’entrepreneurs en pompes funèbres, aux méthodes farfelues, dont un chirurgien esthétique en rupture de ban et vaguement anthropophage (!)

    Paradoxalement et vous me direz ce que vous en pensez, si vous voulez, ce n’est pas la pose de Brooke Shield qui m’interpelle le plus, sans me choquer, mais le maquillage qu’elle porte et le regard qu’elle a. Pour moi, la véritable provocation est là, non dans sa nudité. Etant entendu que, selon moi, ce cliché n’a rien de pédophile. C’est là ma subjectivité qui parle. Ce qui n’exclut pas le risque – tout comme pour la publicité Evian – qu’un pédophile soit excité par cette image, du fait de sa perversion/maladie (appelons cela comme vous le voulez) qui influence sa propre subjectivité tout comme la crainte maternelle de la noyade de son enfant peut modifier la perception d’une image de bébé dans une piscine par une mère.

    @ Yves

    Comme ce n’est certainement pas moi que vous visez avec ce propos (n’est-ce pas?), vous m’apprenez qu’Aliocha est fétichiste… 😉

    Sur la neutralité, je la conçois ainsi : sans son contexte elle est neutre. Par exemple : Phan Thi Kim Phuc photographiée nue à jouer sur une plage du Vietnam, sans blessure. Donc hors du contexte guerre, napalm, blessure, souffrance, etc.

    Sans ce contexte, elle n’est pas porteuse de sens donc neutre.

    Autre exemple complètement anodin, la photographie d’une jeune femme de dos assise sur un banc avec des croix à l’arrière-plan : http://www.voyagedepenelope.net/images/110901_1515.jpg

    Image complètement neutre voire banale. Sauf quand on intègre le fait qu’elle a été prise un certain 11 septembre 2001, environ 30′ après l’annonce du premier crash et que cette personne avait un ami qui travaillait au WTC. Là, elle prend du sens. La perception qu’on en a change, du moins pour le photographe! Elle n’est plus neutre. J’espère être plus clair.

    Commentaire par Ferdydurke — 13/03/2009 @ 16:57

  25. @ferdydurke 20 : « Vous portez bien des escarpins roses, si j’en crois votre dessinateur favori, non? »
    Et toujours si on en croit mon dessinateur, je passe mes journées dans des arènes à me faire poursuivre par des taureaux furieux…

    Conclusion : soit c’est la réalité (convenez que c’est douteux), soit mon dessinateur fume ses chaussettes quand il dessine ce qui nuit quelque peu à sa capacité d’observation, soit encore il a entendu procéder par allégorie. Je vous laisse deviner la réponse 😉

    Tout ceci nous ramène au sujet, dès lors que ce qui est louche, ce n’est ni le dessin, ni moi, mais l’image que se fait de moi le dessinateur et qu’il suggère plus ou moins inconsciemment par un détail à certains lecteurs visiblement réceptifs à ce type de suggestion ;)En d’autres termes, ici, l’inconscient masculin parle à l’inconscient masculin, tandis que l’élément feminin se dit que sur ce coup là, son innocence est totale, comme toujours ! Quant à l’escarpin rose, objectivement, il n’est jamais qu’un objet servant à marcher dont la couleur est assortie au reste de la tenue, eh oui ! Lui aussi est parfaitement innocent.

    Et nous rejoignons ainsi la conclusion de Yves D sur le fétichisme…

    Commentaire par laplumedaliocha — 13/03/2009 @ 17:00

  26. @ Yves D

    Après avoir relu votre commentaire, je précise que ce n’est pas l’image que je disais être neutre mais la nudité d’un enfant ou d’un bébé. Sa représentation dans un contexte, elle, ne l’est pas et c’est ce qui peut faire naitre la controverse. Je vous rejoins en cela.

    Commentaire par Ferdydurke — 13/03/2009 @ 17:05

  27. @ Aliocha

    Par solidarité masculine, qu’il fume ses chaussettes ou non, j’opte pour « c’est la réalité » bien que je ne doute absolument pas (si, si, je vous assure) qu’il n’y a pas d’être plus innocent au monde que la femme. Hmmm… mieux vaut concéder cela que risquer des représailles 😉 L’expérience rend pragmatique… 😀

    Commentaire par Ferdydurke — 13/03/2009 @ 17:18

  28. Curieusement, cette discussion a omis un aspect important du débat qui est celui de la censure. Personnellement, quand quelque chose me choque, je ne demande pas à ce qu’on le supprime de devant mes yeux, je détourne simplement le regard. Mais il faut bien admettre que de plus en plus d’intérêts privés se sont substitués à la censure d’Etat et revendiquent que l’on cache ce qui les heurte, ce qui pose un vrai problème de liberté d’expression, tant en matière artistique que dans le domaine de l’information. D’ailleurs, il est relativement fréquent que les médias s’abstiennent de diffuser certaines images ou que des expositions artistiques fassent scandale. Alors, censure or not censure ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 13/03/2009 @ 17:58

  29. @ Ferdydurke
    j’ai lu vos commentaires vous photographiez donc les sdf
    j’ai mis sur mon blog des photographies de visages de sdf pour justement que les gens ne les oublient pas .
    en auriez vous des disponibles pour mon blog vous cliquez sur mon nom vous pourrez ainsi voir ce que je fais
    merci de votre réponse

    désolée Aliocha de profiter de votre billet pour « faire mon petit marché »

    Commentaire par artemis — 13/03/2009 @ 20:01

  30. @ Artemis

    Merci de votre intérêt mais je ne diffuse pas mon petit travail qui ne reste qu’un plaisir d’amateur. Je ne prenais la photo de sdf qu’à titre d’exemple même si cela m’arrive plutôt régulièrement d’en photographier. De plus, je n’en croise fréquemment que quelques-uns donc cela peut poser problème pour qu’ils autorisent l’utilisation de leur image, ce qui est un impératif pour moi. Si cela fait au cours d’une de mes balades, je vous contacterai via votre site. D’accord?

    Commentaire par Ferdydurke — 13/03/2009 @ 20:19

  31. Je trouve que reléguer la responsabilité de l’interprétation au spectateur est une échappatoire assez facile, voire lâche.

    Dans une société où l’image sexuelle est omni-présente et où le corps est souvent très détaché de l’être, prétendre que la nudité est absolument neutre me semble une erreur. Elle l’est, je dirais « au commencement », par exemple deux enfants en bas âge jouant nus sur une plage ne jouent pas l’un avec le corps de l’autre, mais l’un avec l’autre, à travers leurs corps. Ils « sont » leur corps. Cependant, la séparation « sociale » du corps de l’être fait que la nudité adulte n’a plus cette neutralité.
    La photo est choquante dans la mesure où elle achève le processus de réification en faisant de l’enfant, donc de son être entier (puisque lui ne fait pas la séparation), l’objet du regard adulte, par les procédés que sont le fard etc.

    Commentaire par Paul — 14/03/2009 @ 00:02

  32. J’ai pris la peine de lire 3 lignes de votre article et ça m’a coûté. « Photo trafiquée, photo qui choque, photo mythique, cruelle, provocatrice, dérangeante, photo artistique ou photo de presse… » C’est un inventaire à la Prévert? A vous lire: « toutes soulèvent des questions fondamentales. » On ne doit pas donner le même sens aux mots. Quelles questions fondamentales de choses qui n’ont aucun rapport? Pour déranger, choquer, provoquer quoi ou qui, quand on sait que c’est une exposition à la BNF? Déranger pour déranger, choquer pour choquer, provoquer pour provoquer? Le fist, vous connaissez? Sans gant et sans vaseline: ça vous choque, ça vous dérange s’il reste un peu de merde entre les doigts?

    Aliocha : votre provoc à deux balles ne choque que vous ici. Merci de passer la serpillère avant de sortir.

    Commentaire par boudzi — 14/03/2009 @ 03:24

  33. @ Artemis
    Je prends deux minutes pour signaler les deux ou trois choses qui vous paraissent aller de soi. On ne prend pas des photos de sdf. On a au moins la correction de ne pas désigner des personnes par des sigles et de les définir de manière générique, même si vous les photographiez « plutôt régulièrement ». D’autre part, le respect de la personne aurait certainement du vous suggérer que tout un chacun n’est pas seulement une image ou une utilisation possible de son « droit » à l’image. Il y a des photos qu’il est préférable de ne pas prendre, soit parce qu’on n’y est pas expressément autorisé, soit parce que c’est une forme de respect. Mais il y a des choses qui ne s’apprennent pas.

    Commentaire par boudzi — 14/03/2009 @ 04:00

  34. @ boudzi

    Je suis la personne qu’artemis a sollicité, donc l’auteur des photographies de sdf.

    1/ Venez donc me faire la leçon à moi et non à elle…

    2/ Je vous invite à lire ma réponse à artemis en 30 et vous constaterez que je ne vous ai pas attendu pour me soucier de ces deux choses distinctes et complémentaires que sont le droit A l’image et le droit DE l’image. Je vous laisse vous renseigner sur ces points.

    3/ « On a au moins la correction de ne pas désigner des personnes par des sigles ». Comment appelez-vous quelqu’un qui vit dehors, vous? J’imagine que P.-D.G. ou CSP+ doivent vous choquer tout autant…

    4/ Si vous m’accompagniez dans une de mes balades photo, vous constateriez comment je procède. Vous observerez déjà que je les appelle désormais par leur prénom et qu’à chaque fois que je croise une de mes « victimes », ce n’est pas moi qui vais les voir mais eux qui m’appellent pour discuter un peu.
    Vous constateriez en outre que travaillant essentiellement en grand angle avec un boitier peu discret, je suis nécessairement proche du sujet photographié, lequel me voit et a la possibilité de me signaler son refus. Ensuite, que ce soit avant ou après, vous constateriez aussi que je vais toujours voir le sujet photographié pour lui expliquer les « pourquoi », « dans quel but » et répondre à ses interrogations ou à ses demandes, y compris d’effacer le cliché devant lui ce que permet le numérique. Les choses se règlent donc de personne à personne, en toute simplicité, même parfois au prix d’une gorgée de très mauvaise piquette…
    C’est d’ailleurs souvent l’occasion pour le sujet de « tailler une bavette » avec quelqu’un qui lui consacre un peu de temps, ce qui ne doit pas arriver souvent.

    Le respect de la personne est sans doute bien plus dans cette attention que je leur porte et dans ces instants partagés que dans vos péroraisons.

    Il y a des choses qui s’apprennent. Je ne vous ai pas attendu pour pratiquer concrètement le respect de la personne, quelle que soit sa situation. Qu’on critique est une chose, qu’on donne des leçons en est une autre. Surtout le c*l confortablement posé sur sa chaise…

    Je ne nourrirai pas davantage le troll que vous me semblez être et me contente de vous renvoyer à mes propres mots : « j’em***de ceux qui hurlent au loup »

    Commentaire par Ferdydurke — 14/03/2009 @ 08:27

  35. @ paul

    C’est bête mais j’ai l’impression que nous sommes d’accord. Je ne vois pas trop où est la différence entre ce que vous dites « Elle l’est, je dirais “au commencement”, par exemple deux enfants en bas âge jouant nus sur une plage » et ma phrase en 24 : « Phan Thi Kim Phuc photographiée nue à jouer sur une plage du Vietnam, sans blessure ».

    Quand je parle du maquillage ou de la représentation dans un contexte, je crois bien parler de la même chose que vous : « processus de réification », « l’objet du regard adulte, par les procédés que sont le fard etc ». Le maquillage et la représentation relève bien de la responsabilité de l’auteur de la photographie, non?

    Donc, après relecture de mes commentaires, je ne pense pas avoir dédouané le photographe (ou l’agence de presse, ou le publicitaire) de leurs responsabilités.
    J’en distingue simplement deux : celle de l’auteur/diffuseur qui relève de son éthique personnelle ou de sa déontologie professionnelle et celle du spectateur qui relève de sa subjectivité et dans le cas d’un pédophile de sa perversion/maladie (dans le cas de boudzi, je préfère me taire n’étant pas sûr que le terme que j’ai à l’esprit passe les barrières de protection du blog 😉 )

    Je ne vois donc pas ce qui motive votre : « reléguer la responsabilité de l’interprétation au spectateur est une échappatoire assez facile, voire lâche »

    Commentaire par Ferdydurke — 14/03/2009 @ 08:48

  36. @ ferdydurke

    merci de votre réponse c’est ok pour moi venez sur mon site ce sera un grand plaisir pour moi

    @Boudzi
    je complèterai la réponse de Ferdydurke que je remercie par ceci

    vous n’avez mon cher aucune leçon à me donner
    j’anime un blog à titre bénévole pour donner de l’information fiable en droit social et monter par la suite une asso et la pauvreté fait partie des informations que je donne pour sensibiliser les gens
    par ailleurs je suis en cours de produire avec un jeune artiste compositeur une chanson dédiée au SDF que j’offrirai à des associations comme les morts de la rue

    vous ne vous attachez qu’au formalisme comme tous ces bien pensants que je n’apprécie guère et vous que faites vous ? peut être donnez vous du bougt des doigts une petite pièce pour acheter votre bonne conscience

    alors que ce qu’ils demandent sans le dire c’est de la chaleur du contact un dial une reconnaissance…

    Commentaire par artemis — 14/03/2009 @ 20:37

  37. @ boudzi
    vous m’avez vraiment énervée alors j’ajouterai que chez vous la bêtise ne s’apprend pas en réponse à votre dernière phrase me concernant.

    Commentaire par artemis — 14/03/2009 @ 20:40

  38. @ boudzi

    étant encore plus qu’enervée ( je n’avais pas lu votre commentaire sur la note d’Aliocha et votre dernière phrase:Le fist, vous connaissez? Sans gant et sans vaseline: ça vous choque, ça vous dérange s’il reste un peu de merde entre les doigts?)
    votre vulgarité sans n’a rien à faire sur ce site qui est trés conviviale et sur lequel les commentaires des uns et des autres restent toujours courtois
    vous n’apportez rien ni dans vos idées ni dans votre manière de vous exprimer votre banalité primaire est à mourir d’ennui

    bonne route

    Commentaire par artemis — 14/03/2009 @ 20:49

  39. Je dirais simplement, ces photographes ensuite, que font-ils de leur argent, que font-ils ? … Le photographe qui a pris cette ultra célèbre photo, de la petite fille brûlée par le napalm au Vietnam, nue et courrant dans les rues pour échapper à tout cela, Le photographe Nick Ut a reçu le prix Pulitzer pour cette photographie, il avait dit que la fillette s’était comme jetée dans ses bras, il l’a emmenée à l’hopital a fait quelque chose pour elle ensuite. C’est difficile en tous cas de prendre position sur un tel sujet, on peut faire le meilleur comme le pire avec une photo, cela dépend de ses intentions. sur wikipedia, l’histoire de cette photo et des 2 protagonistes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Phan_Th%E1%BB%8B_Kim_Ph%C3%BAc

    Commentaire par Emelire — 18/03/2009 @ 10:44

  40. @ Ferdydurke
    Ce n’est pas tant les mots qui me dérangent que l’usage qui en est fait. Quant aux sigles, les quelques qui sont passés dans le langage courant et qui sont utilisés sans qu’un sens bien précis leur soit accolé, ne me gênent pas particulièrement. « CSP+ » me pose plus de problèmes dans la mesure où je n’ai fait pas fait d’école de commerce ou de marketing et qu’il ne m’apparaît pas sociologiquement très fondée (d’autant que j’ai un peu de mal à comprendre la fonction du « + ». Existe-t-il aussi des OS+ ? Peut-être alors des SDF-?).

    Commentaire par boudzi — 11/04/2009 @ 23:39

  41. @ Paul.
    Je vous remercie d’être resté poli à mon endroit. En ce qui me concerne, vous m’inspirez plus la pitié que la colère. Il faut le lieu commun bien rivé à l’esprit pour écrire que la responsabilité «de l’auteur/diffuseur relève de son éthique personnelle ou de sa déontologie professionnelle et [que] celle du spectateur relève de sa subjectivité et dans le cas d’un pédophile de sa perversion/maladie… »
    Une « éthique personnelle » qui ne se confronterait à aucun moment à l’existence d’une autre personne, c’est à peu près ce dont peut se prévaloir une moule. L’idée d’une éthique personnelle qui n’est pas minimalement partagée et « compatible » avec celle des autres est grotesque. Ce qui signifie qu’elle n’est pas mon « éthique personnelle » mais celle qui se trouve déjà être partagée et compatible avec celle des autres, autrement dit déjà en grande partie instituée, même et surtout si je me trouve la partager.
    On n’a pas « sa » déontologie professionnelle. On a la déontologie (si on s’y plie et qu’on l’a fait sienne) de la profession qu’on exerce. Personne n’est tenu au sermon d’Hippocrate, sauf s’il est médecin et à condition qu’il s’y tienne.
    Une responsabilité qui relèverait de la subjectivité sans qu’à aucun moment une définition « positive » en soit donnée est une chimère. Une des seules « responsabilités » qui nous soit donnée de connaître est la « responsabilité » juridique. Il suffit d’avoir vaguement suivi quelques récents et plus lointains procès pour voir toute l’inconsistance dont cette idée est grosse.
    Quant à l’appréciation concernant le caractère pervers et maladif de la pédophilie, je laisse à l’auteur de cette calembredaine le soin d’en développer l’idée.

    Commentaire par boudzi — 12/04/2009 @ 00:33

  42. @ artemis

    J’ai l’impression de t’avoir contrarié. Je me permets de te tutoyer dans la mesure où j’imagine que l’on a deux ou trois choses en commun (j’entends ici au moins le langage). Je vais apporter un peu d’eau plate à ton moulin à paroles et contrarier la belle harmonie de cette discussion entre gens qui se veulent sérieux (j’entends par là cet « espace » de discussion où rien ne dépasse, comme tu l’a toi-même noté). Je fais personnellement partie du quintile de la population française la plus pauvre et ce depuis des années (je peux même te faire parvenir l’ensemble de mes déclarations de revenus et de mes relevés bancaires). Soit dit en passant, si tu crois qu’à chaque fois qu’une personne est d’un avis contraire au tien, c’est un bien pensant, tu n’as pas fini de mal penser.
    Tu animes un blog à titre bénévole, dis-tu, comme si la gratuité m’était étrangère. La pauvreté ferait partie des « informations » que tu donnerais pour « sensibiliser. ».. Mais « sensibiliser » qui? Les pauvres? Tu ne crois quand même pas qu’ils t’ont attendu pour comprendre ce que la pauvreté pouvait signifier? Ah, peut-être les riches alors? Tu essaies de sensibiliser les riches à la pauvreté qui les menace? Mes arguments sont un peu sophistiques, mais c’est de bonne guerre, surtout quand la bonne conscience s’achète à pas cher.
    Tu aides « un jeune artiste » afin de composer une chanson dédiée au SDF. Je serais mauvaise langue, je te demanderais à qui iront les droits d’auteur. Et conséquemment, la valeur que ceux-ci avaient quand ils ont été institués. Je ne vais pas non plus te demander l’impossible.
    Tu ajoutes: « alors que ce qu’ils demandent sans le dire c’est de la chaleur du contact un dial une reconnaissance… » C’est marrant cette propension à parler au nom des autres, alors que rien ne t’y autorise. « Un dial », s’il est formule plus grotesque. Pourquoi pas un SMS ou un chat?. Mais ce que demande les gens sans le dire, c’est ce que répète les politiques à longueur d’année et tous les préposés à l’oblitération de la parole des autres.
    Tu finis par ma « vulgarité ». Soit. En l’opposant à la convivialité et à la courtoisie du « blog ». Mieux vaut en rire.

    Commentaire par boudzi — 12/04/2009 @ 04:41

  43. @ boudzi

    « Ce n’est pas tant les mots qui me dérangent que l’usage qui en est fait. Quant aux sigles, les quelques qui sont passés dans le langage courant et qui sont utilisés sans qu’un sens bien précis leur soit accolé, ne me gênent pas particulièrement »

    Je suis d’accord avec vous et cet éclairage méritait d’être apporté : le côté « donneur de leçon péremptoire » de votre commentaire nous en priva.

    Malheureusement, je crois bien qu’il existe des SDF-, certains vivant plus mal que d’autres. Quant aux CSP+, si j’en crois cette définition, vu mon cursus j’en fais partie, mais si j’en crois mon pouvoir d’achat de tout récent entrepreneur, je n’en fais pas partie. Donc qui suis-je réellement et vais-je perdre mon + ? Plus sérieusement, l’acronyme CSP se réfère à la nomenclature des catégories socioprofessionnelles utilisée par l’INSEE de 1954 à 1982 et la nomenclature en vigueur aujourd’hui ne tient plus compte des revenus. On comprend ainsi mieux que l’acronyme CSP soit encore utilisé en marketing, toujours très attiré par le contenu de nos portefeuilles…

    Je rebondis sur ce « alors que ce qu’ils demandent sans le dire c’est de la chaleur du contact un dial une reconnaissance… » C’est marrant cette propension à parler au nom des autres, alors que rien ne t’y autorise. »
    Qu’en savez-vous? Qui vous dit qu’Artémis ne discute pas avec des êtres-humains-vivant-dans-la rue-sans-ressources-suffisantes-pour-se-loger (EHVDLRSRSPSL… 😉 ) et qu’elle a constaté ce besoin (qui n’a d’ailleurs rien de spécifique aux SDF)?

    Je vous cite : « C’est marrant cette propension à parler au nom des autres, alors que rien ne t’y autorise. » N’est-ce pas ce que vous faites?

    Quant à votre remarque qui aurait mieux trouvé sa place dans la réponse que vous m’avez adressée que dans celle adressée à Paul puisque ce sont mes propos que vous y visez « Quant à l’appréciation concernant le caractère pervers et maladif de la pédophilie, je laisse à l’auteur de cette calembredaine le soin d’en développer l’idée.« , n’étant pas spécialiste de la question, je me contenterai de vous renvoyer mon propos (« perversion/maladie, appelons cela comme vous voulez« ), lequel n’avait rien de catégorique et je mets en lien l’article de Wikipedia sur le sujet pour votre information. Je suis cependant certain que vous saurez vous-même m’apporter suffisamment d’éléments démontrant que cela relève de la calembredaine…

    Vous ne vous privez pas de jugements (pour ne pas dire de condamnations) sur les autres, tous plus condescendants les uns que les autres et relevant des lieux communs que vous dénoncez. N’oubliez pas de vous juger vous-même de temps à autre… C’est souvent profitable. Ne serait-ce que pour éviter des propos auto-contradictoires tels que « On n’a pas « sa » déontologie professionnelle. On a la déontologie (si on s’y plie et qu’on l’a fait sienne) de la profession qu’on exerce.« … Franchement, où est la différence?

    Je conclus sur vos propres paroles : « Soit dit en passant, si tu crois qu’à chaque fois qu’une personne est d’un avis contraire au tien, c’est un bien pensant, tu n’as pas fini de mal penser. »

    Vous voilà pwnedé…

    Commentaire par Ferdydurke — 12/04/2009 @ 11:57

  44. […] l’ai découverte lors de l’exposition Controverses à Paris. Nous en avions parlé dans ce billet. Il se trouve que cette photo est actuellement exposée au Tate Modern de Londres dans le cadre de […]

    Ping par Brook Shields censurée à Londres « La Plume d’Aliocha — 01/10/2009 @ 15:49

  45. […] « Controverses, une histoire juridique et éthique de la photographie », ici.   Je ne saurais trop vous encourager à faire l’acquisition du catalogue, toujours […]

    Ping par Piss Christ ou l’indignation sans fin « La Plume d'Aliocha — 18/04/2011 @ 23:15


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