La Plume d'Aliocha

16/02/2009

Séguéla popularise l’humour de riche

Filed under: Mon amie la com' — laplumedaliocha @ 15:35

Aimez-vous l’humour de riche ? Moi, j’adore. Surtout celui de Jacques Séguéla. Après avoir révélé dans son livre les détails de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, au grand dam de Philippe Bilger – Ah! messieurs, si vous étiez tous aussi romantiques que ce magistrat ! -,  voici qu’interrogé sur France 2 au sujet de la Rolex du président il déploie son inénarrable esprit taquin en répondant  : « comment peut-on lui reprocher d’avoir une Rolex, tout le monde a une Rolex, si on n’a pas de Rolex à 50 ans, on a raté sa vie ».

Et hop, voilà comment en une phrase on défend un ami et on soutient une marque. Voilà aussi comment on fait rire les téléspectateurs, parce que, bien sûr, ça vous fait rire n’est-ce pas, ce genre de blagues ? Tiens, ça me rappelle les admirables répliques d’un Lambert Wilson au sommet de son talent dans le film Jet Set :  « mais pourquoi donc les russes ne pensent-ils pas à mettre plus de caviar dans leurs pommes de terre, c’est tellement divin » ou bien « les pauvres se plaignent de ne pas avoir d’argent, ils n’ont qu’à en acheter ». Eh oui, c’est de l’humour de riches et de quoi rient les riches, à votre avis ? Eh bien des pauvres, comme les hommes rient des blondes, les français des belges etc.  D’où la naissance d’une nouvelle catégorie d’histoires drôles : les blagues de pauvres. Amis éditeurs, à vos marques, je sens le filon en or !

Non seulement la pauvreté les amuse, nos amis les riches, mais elle les incite à réfléchir comme en témoigne cette observation saisie au vol dans un bistrot, il y a quelques années. A côté de moi, une dame chic vante les mérites d’un hôtel Relais & Château et se prend soudain à philosopher : « c’est fou ce que le personnel de l’endroit est bien éduqué, mais je me demande à quoi leurs servent toutes ces belles manières à ces gens-là (prononcer « ces gens-là » avec un délicat froncement des ailes du nez et une moue dédaigneuse) quand ils rentrent le soir dans leurs HLM ? (terminez la phrase avec une expression d’interrogation sincère et inspirée) Hein, c’est profond ?  Du coup, ça me donne une idée, il faudrait peut-être songer à ouvrir des rayons librairie dans les boutiques de luxe, tant de belle intelligence laissée en friche, c’est vraiment dommage. Et puis, entre nous, je suis sûre qu’un recueil de blagues de pauvres préfacé par Séguéla se vendrait comme des petits pains. On s’ennuie tellement dans les dîners de riches…Sans compter qu’avec la crise, il est peut-être temps de sortir un « La pauvreté pour les nuls ». On y expliquerait où trouver l’heure quand on n’a plus de Rolex, comment faire ses courses dans les grandes surfaces (pas à l’épicerie du Bon Marché, j’ai dit une « grande surface », genre Leclerc), l’art de survivre sans domestiques, le fonctionnement des machines qui vendent les tickets dans le métro etc. Ne riez pas, je viens de lire sur Marianne 2 qu’un site venait d’être créé pour permettre aux petites amies des traders ruinés de débattre de leurs tourments, c’est-à-dire plus de caviar à tous les repas, plus de cadeaux somptueux tous les deux jours et même plus de vie amoureuse…Sur ce-dernier point, je les plains, visiblement il vaut mieux avoir toujours été pauvre, ça évite au moins la panne de libido quand on le devient.

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38 commentaires »

  1. Tiens, ça me rappelle cette observation de Sahw dans Pygmalion — My fair Lady, en version cinématographique :

    « — Well, sir, in three months I could pass that girl off as a duchess at an ambassador’s garden party. I could even get her a place as lady’s maid or shop assistant, which requires better English. »

    Commentaire par Jules (de diner's room) — 16/02/2009 @ 15:48

  2. C’est quoi cet amalgame, cette généralisation? C’est pas parce qu’un riche imbécile fait une blague stupide et minable ou a une réflexion du même calibre qu’il faut en déduire que LES riches font des blagues méprisantes et complètement irréelles sur les pauvres, que dans les « diners de riches », car les riches ne mangent qu’entre eux bien sur, le top du chic c’est la condescendance envers ceux qui n’ont pas eut la chance d’hériter ou de réussir……….

    Oh je connais un journaliste fainéant qui se contente de répéter ce qu’on lui dis, comme tous les journalistes? Il arrivent que des bouchers servent de la viande abimée, tous les bouchers cherchent à nous empoisonner? Les serveurs crachent tous dans la soupe? les pompiers sont des incendiaires?

    L’indignation est normale après ce qu’a dis Séguéla, mais la généralisation et le ton méprisant de cet article envers une catégorie de notre société sont vraiment bien léger et flattent d’un peu trop près nos bas-instincts… Ce n’est pas parce qu’il y a des « cons » chez les « autres » qu’il n’y a que ça ou même qu’ils sont majoritaires. D’ailleurs je pense que la connerie est une des qualités les plus également réparties chez chacun d’entre nous, toutes catégories, métiers et sexes confondus.

    Je précise que je ne suis pas un riche juste un étudiant en fin de cycle, pas boursier mais pas favorisé et encore moins riche héritier…

    Aliocha : eh ben, où l’on observe avec émotion l’émergence d’une nouvelle limite à la liberté d’expression : l’honneur et la dignité de riches. Vous devriez saisir la Halde d’urgence, mon billet est en effet parfaitement inadmissible.

    Commentaire par Paul — 16/02/2009 @ 16:20

  3. C’est vieux les blagues sur les pauvres ma chère Aliocha. Un exemple…

    « Madame le peuple à faim il ne peux plus manger de pain…

    – Qu’ils mangent de la brioche alors… »

    Il est vrai que l’auteur (ou du moins celle à qui l’on atribue cette « vanne ») n’a pas connu un grand succès. Trop avant gardiste probablement…

    Aliocha : Il est donc heureux pour Séguéla que la peine de mort ait été abolie 😉

    Commentaire par adrien — 16/02/2009 @ 16:32

  4. Je suis désolé de vous apprendre que Jean-Marie Bigard avait déjà fait un sketch sur le sujet.

    « Le pauvre a mauvais gout.
    Ah si! Tiens, Souvent pour décorer son chez lui, il mettait une croute. Alors qu’un van-gogh ça aurait quand même plus de gueule.
    Mais que voulez vous, le pauvre ne connait rien à l’art! »

    En gros c’était ça…

    Aliocha : Comme quoi, nous avons la matière pour faire un recueil, à supposer qu’un collectif de riches ne nous empêche pas de le publier pour atteinte à leur dignité…

    Commentaire par Arthur Rainbow — 16/02/2009 @ 16:57

  5. Peut-être que Jacques Séguéla se reconvertit ?

    Il était récemment l’invité d’une émission de radio pour parler de son dernier livre (dont, au passage, il paraît qu’il recycle de larges extraits d’un précédent ouvrage – à vrai dire, je n’en sais rien, je n’en ai lu aucun) et donner son avis sur divers sujets d’actualité.
    Je ne résiste pas à la méchanceté de livrer quelques morceaux choisis de cette intervention radiophonique. (les (…) sont du transcripteur – moi – et marquent les interventions de l’animateur ou de chroniqueurs, ou masquent des propos moins brillants de notre héros).

    A propos du livre de Michaël Darmon et Yves Derai sur Rachida Dati : « Encore un livre de plus de délation. On en [Rachida Dati – NDT] a fait une gloire nationale, est-ce qu’on a vraiment besoin aujourd’hui d’en faire une déchéance nationale ? Est-ce que ça sert la France ? Est-ce que ça sert la cause féminine ? Qu’est ce que ça sert, exactement ? Pourquoi a-t-on besoin de salir en permanence la réputation des autres ? Je trouve que tous ces journalistes qui salissent, pour quelques dollars de plus, pour quelques exemplaires de plus, la réputation des autres salissent leur réputation et, pire que ça, la réputation du journalisme, du grand journalisme, du vrai journalisme ».

    A propos du livre de Pierre Péan sur Bernard Kouchner : « Bernard Kouchner, c’est mon frère de coeur, d’aventure, de vie de mer [?] depuis 30 ans et Christine est ma meilleure amie. (…) Kouchner, il n’est plus ministre, il faut bien qu’il gagne sa vie. Il est professeur… il a une chaire… dans le cadre de cette chaire, il est consultant, et il a la plus belle idée qui soit, il veut apporter aux Africains, aux petits Africains, ce que la France a inventé de mieux, la Sécurité sociale ». (…) « Le Gabon, que ce soit un dictateur, pas un dictateur, c’est pas un problème. Au contraire, c’est justement parce que c’est un pays mal dirigé qu’il faut l’aider à tout prix. (…) Pour que tous les petits Gabonais soient comme les petits Français. (…) Je trouve qu’il y a une vraie morale à apporter le bonheur aux enfants ». (…) « Bernard est un mec qui n’est pas du tout intéressé par l’argent ». (…) « Ce mec, pendant 40 ans, a consacré sa vie aux autres. Si tous les Français faisaient ça, il y aurait un monde meilleur sur la terre. Et il ne l’a jamais fait d’une façon vénale. Il fait toujours gratuitement tout ce qu’on lui demande. Comment on peut lui reprocher ça ?! »

    Séguéla a bien fait de faire publicitaire et pas avocat. Que Bilger ne se fasse aucun souci.

    Aliocha : et le pire, c’est qu’il y croit à ce qu’il dit. Vous me direz, moi je l’attaque parce que je n’ai pas de Rolex. Comme il est d’usage de soupçonner chez le journaliste quelque mauvaise pensée justifiant ses critiques parfaitement injustes, je l’avoue avant qu’un de mes confrères ne lève le scoop. A votre tour David : pourquoi êtes-vous si méchant avec ce pauvre Jacques ? Dites nous tout 😉

    Commentaire par david — 16/02/2009 @ 17:44

  6. Leclerc ? D’où sortez-vous vos pauvres? Pas de Lidl ou Leader price, visiblement. Ah, Leclerc, c’était le bon temps ! (eh oui…)

    Un mot d’un cynisme cristallin, je ne sais plus de qui : « Ces pauvres sont incroyables, on a beau ne rien leur donner, ils réclament toujours ! »
    Un qui a réussi sa vie, surement !
    Fort réjouissant billet, merci.

    Commentaire par Ardalia — 16/02/2009 @ 17:55

  7. oh, c’est sans doute parce que je suis jaloux : j’ai beau faire tous les magasins, fouiller les penderies, arpenter les vide-greniers, je ne trouve (et ne possède donc) que des vestes avec doublures. il m’est impossible de les retourner. alors que Jacques, vous avez vu : parfaitement coupées des deux côtés. et pas que les vestes, les impers, les duffle-coats, les parkas, les blousons, peut-être même les chemises, les t-shirts et les tricots de peau. si ça se trouve la peau aussi…

    Commentaire par david — 16/02/2009 @ 18:15

  8. Les livres de Séguéla et Péan sont déjà en revente d’occasion. Cherchez l’erreur !

    Commentaire par Nick Carraway — 16/02/2009 @ 20:00

  9. Merci Aliocha un peu d’humour et de cynisme c’est exactement ce qu’il nous faut en ces temps de crise

    Commentaire par Capu — 16/02/2009 @ 20:07

  10. Si vous croyez que c’est en traitant comme ça les publicistes que vous allez attirer les annonceurs sur votre blog, vous êtes pas prête de réussir votre Rolex (ou de vous payer une vie)…

    Je rejoins Capu ci-dessus pour les remerciements et l’humour, mais j’ai plus de doutes sur le cynisme. A l’heure où certains riches affichent ouvertement leur mépris envers les pauvres non plus des blagues mais avec des politiques (qu’elles soient d’entreprise ou au niveau de l’Etat), trouver l’énergie pour critiquer cette blague du fils de pub me parait au contraire relever d’un grand potentiel d’indignation morale. L’esprit du blog même dans les distractions. 🙂

    Aliocha : disons qu’on ne peut pas vivre dans le drame permanent, l’humour est vital pour la santé 😉

    Commentaire par Kemmei — 16/02/2009 @ 22:11

  11. Entendu à l’expo de dessins de Kurosawa au petit Palais à Paris ; une dame regarde des dessins du story board de Ran que Kurosawa avait fait pour présenter son projet et trouver des financements. Les dessins sont très beaux et très poétiques, ce qui a amené cette dame à conclure que le manque d’argent faisait naitre le talent chez les artistes.
    Ou encore, une artiste renommée discutant avec une réalisatrice réputée (toutes deux sont riches mais de gauche, comme quoi on peut être artiste et riche) se demandant comment faisait  »les gens » pour acheter de la viande au marché parce que  »c’est vraiment cher! », devant moi qui touchais à peine le smic… Pas méchantes mais totalement déconnectées de la réalité!

    Commentaire par hb — 16/02/2009 @ 23:35

  12. Philippe Bilger, romantique?

    Commentaire par Moi — 17/02/2009 @ 09:20

  13. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’humour. Je pense en fait qu’il est très sérieux. Séguéla fait partie des gens qui passe leur vie à faire croire aux autres qu’on n’est rien si on n’a pas de voiture, de portable, etc., et il ne le fait pas cyniquement, il y croit lui-même et il croit qu’on a réussi sa vie parce qu’on est riche, et qu’on est riche pour avoir une montre qui vaut cinq ou dix smics.
    Ce serait de l’humour si le trait était forcé (« tout le monde a une Rolls »). Mais la Rolex est un achat accessible, disons que sans être fortuné, si demain je veux prendre un emprunt ruineux pour m’acheter une Rolex, je peux, et si je veux m’acheter une contrefaçon, je peux aussi.
    Alors ce n’est pas de l’humour, c’est sincère, sérieux, consternant.

    Aliocha : nous sommes d’accord, ce d’autant plus que lorsqu’on regarde la vidéo on s’aperçoit qu’il ne plaisante pas du tout. Moi en revanche, je fais le pari d’en plaisanter, il est tellement ridicule. Comme sont ridicules tous ses amis de Courchevel à St Trop’ et de St Barth à Miami. La dérision me parait la meilleure arme.

    Commentaire par Jean-no — 17/02/2009 @ 10:11

  14. Ca y est, j’ai le sourire pour la journée, merci beaucoup !

    Commentaire par Ferdi — 17/02/2009 @ 11:07

  15. Bon sang, je croyais qu’il plaisantait ! Du coup, j’ai d’abord trouvé la réaction d’Aliocha exagérée. Mais la video (voir sur @SI par exemple) est édifiante et, je trouve, révoltante. Cet has been incarne les années 80 dans ce qu’elles ont eu de pire.

    Aliocha : je crains malheureusement que cet état d’esprit perdure. En tout cas, bien des gens que je rencontre dans l’exercice de mon métier raisonnent ainsi.

    Commentaire par Tocquevil — 17/02/2009 @ 11:34

  16. Coucou Maîtresse …

    Cela me confirme dans l’idée que l’on ne peut pas faire du neuf avec du vieux. qu’il faut récurer la société atuelle, de fond en comble avant de pouvoir construire une sortie de crise durable et juste. Je ne sais pas si la suppression physique de ces personnes serait nécessaire, en tout cas, ils doivent juste partir du territoire et qu’on entende jamais plus parler d’eux. La seule question qui reste à se poser est : doivent-ils partir avec armes et bagages ou juste avec leur bite et leur couteau. En clair, doit-on confisquer ce qu’ils ont pris et s’en servir comme base de départ ou juste repartir de zero, sans rien. Je penche pour la deuxième solution. Mais je crois qu’il ne faut pas attendre de trop avant la mise en oeuvre, sinon la supression physique définitive sera la seule solution viable

    Aliocha : jusqu’à ce que les prochains deviennent riches et fassent pareil, vous ne changerez pas le monde en coupant des têtes, on a déjà essayé, ça n’a pas marché 😉 Je crois davantage à la régulation pour empêcher les dérapages de société. Quant à la stupidité, elle n’est pas l’exclusivité des riches et elle est impossible à éradiquer.

    Commentaire par herve_02 — 17/02/2009 @ 13:38

  17. Ben moi je dis que quand on gagne 100, et qu’on en file 50 à l’état, on peut se permettre de dire des trucs cons qui seront pas forcément compris par tout le monde. (Au même titre que ceux qui n’ont rien à payer à l’état…peuvent aussi en dire des trucs très cons). En fait…plus que des propos cons ne serait-ce pas des propos déplacés? Manque cruel de délicatesse à l’endroit de ceux qui ne veulent / peuvent avoir de rolex? Finalement les riches ne sont-ils pas juste des gros lourdauds qui oublient qu’il faut s’apitoyer sur le pauvre, qu’il faut cacher pour ne pas susciter convoitise et jalousie. Etre riche, mais que c’est dur aujourd’hui…!Un recueil de blagues de pauvres…tourné comme ça c’est presque affligeant (pas très vendeur)mieux vaudrait l’intituler recueil de blagues de riches, nan?

    Aliocha : vous trouvez qu’on a raté sa vie quand on n’a pas de Rolex ? Moi pas. Je connais des gens heureux sans rolex et des gens malheureux avec, et inversement. En revanche, ce que j’aperçois dans cette phrase n’est pas très différent de ce qui a mené à la crise financière : l’argent comme unique maitre-étalon de l’existence.

    Commentaire par Zarathoustra — 17/02/2009 @ 14:12

  18. Je me souviens que Desproges avait aussi une vanne de riche.
    Un truc du genre : « les pauvres, qui ont toujours eu le goût des choses simples (rires) c’est vrai, j’en connais qui n’ont même pas de magnétoscope !)
    Mais, lui, il plaisantait.

    Commentaire par pollicarpe — 17/02/2009 @ 14:34

  19. Pollicarpe je vous rejoins, c’est par l’humour, en effet, parfois que la vérité est révélatrice de la nature humaine et, ici, c’est avec le regretté Pierre DESPROGES, qui s’interrogeait sur celle de SEGUELA, que peut être, à nouveau, posée la question à la manière des fameux « Flagrants Délires »:

    « Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait quand même un peu ; ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup ! »

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 17/02/2009 @ 17:06

  20. Autant Jacques Séguéla est quelqu’un qui, venant du monde de la pub, ne comprend pas que l’alpha et l’omega du bonheur terrestre puisse être autre chose que la possession d’un produit / l’abonnement à un service d’une marque sensée faire rêver, autant je ne sais pas ce que c’est ‘un riche’. Pour Jacques, la Rolex est statutaire, comme la voiture de fonction dans une grande entreprise, ou l’appartenance à un club. Un marqueur identitaire de ceux qui ont réussi. Il aurait été drôle de lui dire que c’est la pire gingardise m’as-tu-vu et que ça ne vaut pas le goût exquis de connaisseurs (Julien D. par exemple).

    Mais avoir des produits de luxe ou onéreux n’est pas le signe de richesse, loin s’en faut. Demandez à un tzigane d’Europe Centrale encore itinérant la marque de sa voiture, les options qu’il a prises et depuis quand il l’a. Puis regardez sa roulotte et observez dans quelles conditions il vit. L’argent est comme le temps : on en a chacun une quantité déterminée. Alors on arbitre, on définit des priorités. Ce que l’on met quelque part, on ne le met pas ailleurs.

    Aussi je réitère ma question importante : c’est quoi, un riche ? On compte à partid de combien ? Quel est l’indicateur principal ?

    Et à propos de l’humour « de riche », je crois que l’on oublie trop facilement son antithèse ironique :
    – Charlotte de Turckheim mettait en scène cet humour décalé de ceux qui vivent dans un monde où les valeurs sont différentes et en rupture avec la société d’aujourd’hui. Il s’agissait d’une moquerie qui visait les aristocrates inadaptés et farfelus, et non d’affairistes puants et argentés.
    – Philippe Khorsand et Eva Darlan avaient également, en pleines années 80/années Tapie/années fric une chronique dans la série Palace (déjà provocateur, sur fond de montée du chômage) intitulée « Soyez palace chez vous » qui commençait par un tonitruant ‘salut les fauchés !’. Une série de Jean-Michel Ribes, Wolinski et Topor que l’on qualifiera difficilement de réactionnaire. Et dont, hélas, il ne reste que la triste et insipide imitation de la MAAF.

    Aliocha : Et Claude Autant-Lara avait osé le célèbre « salaud de pauvre » avec pour seule définition proposée au spectateur un couple de ténardiers resté légendaire. Je n’ai pas de définition globale du riche ni du pauvre, mais il me semble que Séguéla incarne bien l’image du riche hors des réalité que je conspue et ça me suffit. Ne prétez pas à ce billet une dimension autre que celle d’un pied de nez salvateur en réponse à une gigantesque connerie, laquelle, venant d’un pro de la com’ prend au passage une saveur toute particulière. Et un temps de crise en plus et quand on conseille le président de la République déjà fâcheusement embarrassé par son image bling-bling, alors là, franchement, on touche au sublime. Non ?

    Commentaire par [Enikao] — 17/02/2009 @ 17:45

  21. Le but n’est pas de couper des têtes, le but est de reconstruire (ou construire) un nouveau mode de fonctionnement de la société. Hors, ce nouveau mode ne peut pas (c’est mon avis) être fabriqué en modifiant ou amendant le modèle actuel, par trop façonné par un modèle de pensée qui prouve en ce moment même sa désolante stupidité. [ Par ailleurs si vous n’y voyez qu’un soubresseau de la machine plutôt qu’une crise systèmique fondamentale, je suis perplexe – Les crétins pensent régler le problème en prétant de l’argent qu’ils n’ont pas alors même que c’est une crise due au crédit : les banques prétant de l’argent qu’elles n’avaient pas.]

    Toutes les organisations mondiales sont arcboutées vers la permanence de ce système qui est leur seule raison d’exister, tous les dirigeants de la planête poussent à continuer dans la même direction parce qu’ils tirent leurs revenus (et encore plus en temps de crise) de ce statut quo. Comment pensez vous changer les choses par le vote ? ah ah ah

    Ah, non ! milles excuses en écrivant des articles bien soporifique et mielleux comme bildeger ou apathie, chantres de la continuation dans le replatrage cosmétique.

    On ne change pas le monde en coupant les têtes, on coupe les têtes parce que le monde change et qu’elles empèchent ce changement, la nuance est importante, c’est comme un évolutionisme accéléré. Pensez-vous que les révolutions aient changé le monde ? Non, on a juste redistribué un tout petit peu les cartes d’un jeu pipé, sauf qu’en 1789 les gens manquaient d’éducation pour comprendre leur environnement, qu’en 1968 la libération sexuelle soudaine à permis la non cristalisation des idéaux à cause de la ‘débauche des corps’. Rien n’a été remis en question, jamais : il fallait travailler pour vivre, payer d’autres pour sa sécurité, obéir à des gens que l’on a pas véritablement choisi pour chef, et se soumettre toujours plus (et pas à plus intelligent que soit en plus) pour toujours moins de sécurité et de bien être.

    Aujourd’hui, sauf à accepter la société qui se dessine (pouvoir autocratique sécuritaire et fachisante – le nabot ressemble à un petit caïd de banlieu : look, attitudes, inculture, impolitesse, irrespect, incompréhension de ce qui se passe et dont la seule réponse est la force policière et la bétise. On a l’impression de voir un mauvais films de gangster.)

    Maintenant on peut faire comme dans l’entre-deux guerre, attendre des jours meilleurs en espérant changer le système de l’intérieur (comme Dalladier par exemple), mais j’ai bien peur que le prix à payer soit plus important encore dans 10 ans.

    Aliocha : où développer ce qui pourrait ressembler à la pensée de midi chère à Camus tout en poussant le rocher de Sisyphe et en se découvrant finalement heureux 😉

    Commentaire par herve_02 — 17/02/2009 @ 18:01

  22. Je crois que vous me prenez pour plus intelligent que je ne suis. !

    Je n’ai plus l’abnégation d’un pousseur de cailloux et je ne suis désespérément plus heureux, désabusé est le terme exact. Pas encore violent, mais je crois que cela vient avec le désabut, la non violence.

    Mais comme je n’ai que 42 ans, je crois que je vivrais, malheureusement (en mode de pensée chinoise) une époque intéressante.

    Commentaire par herve_02 — 17/02/2009 @ 21:28

  23. Chère Aliocha
    ce soir je deviens irrévérencieuse et en « hommage » à Monsieur Séguéla je poste les paroles le Bourgeois de Jacques Brel
    cette chanson lui va comme un gant mieux que sa Rolex n’est ce pas???

    Le cœur bien au chaud
    Les yeux dans la bière
    Chez la grosse Adrienne de Montalant
    Avec l’ami Jojo
    Et avec l’ami Pierre
    On allait boire nos vingt ans
    Jojo se prenait pour Voltaire
    Et Pierre pour Casanova
    Et moi, moi qui étais le plus fier
    Moi, moi, je me prenais pour moi
    Et quand vers minuit passaient les notaires
    Qui sortaient de l’hôtel des « Trois Faisans »
    On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
    En leur chantant :

    Les bourgeois, c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient bête
    Les bourgeois, c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient…

    Le cœur bien au chaud
    Les yeux dans la bière
    Chez la grosse Adrienne de Montalant
    Avec l’ami Jojo
    Et avec l’ami Pierre
    On allait brûler nos vingt ans
    Voltaire dansait comme un vicaire
    Et Casanova n’osait pas
    Et moi, moi qui restais le plus fier
    Moi j’étais presque aussi saoul que moi
    Et quand vers minuit passaient les notaires
    Qui sortaient de l’hôtel des « Trois Faisans »
    On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
    En leur chantant :

    Les bourgeois, c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient bête
    Les bourgeois, c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient…

    Le cœur au repos
    Les yeux bien sur Terre
    Au bar de l’hôtel des « Trois Faisans »
    Avec maître Jojo
    Et avec maître Pierre
    Entre notaires on passe le temps
    Jojo parle de Voltaire
    Et Pierre de Casanova
    Et moi, moi qui suis resté l’plus fier
    Moi, moi je parle encore de moi
    Et c’est en sortant vers minuit, Monsieur le Commissaire
    Que tous les soirs, de chez la Montalant
    De jeunes peigne-culs nous montrent leur derrière
    En nous chantant :

    Les bourgeois, c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient bête
    Les bourgeois, c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient…

    Commentaire par artemis — 17/02/2009 @ 21:50

  24. J’aime vous lire Aliocha. Sincèrement. Néanmoins je regrette votre traitement totalement manichéen de cette petite phrase du prince de la communication Jacques Seguela.

    Que dit Jacques Seguela ? Nicolas Sarkozy a une Rolex, lui-même a une Rolex, la Rolex est le signe ultime de la réussite sociale parfaite. Au lieu de condamner le fond de l’esprit de J Seguela, vous vous empressez de le ranger dans une boite : les riches. Classification fort commode, car tout le monde le sait, les riches sont les méchants : les riches représentent l’avarice donc le péché donc les méchants. CQFD. Et vous vous protégez au départ, vous n’avait pas de Rolex, donc vous n’êtes pas riche, donc vous êtes gentille. CQFD (bis).

    En réduisant la portée de la phrase de Seguela vous nous ramenez sur le territoire d’une lutte des classes simplifiée, les riches contre les pauvres.

    Jacques Seguela met en exergue sa qualité sociale, celle de « nouveau riche » (oui je sais, j’ai un sens de la nuance extrêmement pousse). Le nouveau riche, est devenu riche depuis peu, mais malheureusement le public ne le sait pas. Contrairement aux « Vieux Riches », anciens aristocrates, patrons d’industrie, rares nobles qui n’ont pas été dépossédés de leur terres (les Clermont-Tonnerre, les Dassault, les Michelin et autres possesseurs d’une particule), il n’a pas un nom qui rayonne. VGE s’est offert une particule, d’autres une Légion d’Honneur, NS et Seguela eux se sont offert une Rolex. Ils la montrent, les gens s’en souviennent, ils sont reconnu comme riches, comme ayant réussi socialement. C’est un peu comme vivre dans le XVIeme a Paris, y a peu de commerce, c’est chiant, c’est morne, mais au moins les gens savent que vous y êtes donc que vous êtes riches. Les autres riches n’ont pas envie de s’exposer, ils préfèrent profiter de leur argent avec leurs proches a Arcachon l’été, a Meribel l’hiver, au Vésinet les autres jours. Epargnant pour les études des gamins et deux, trois œuvres caritatifs (peut-être qu’ils se rachètent une bonne conscience aux vues de certains, mais au moins leur argent ne finit pas dans une montre), bref ils n’emmerdent personne. Vous voyez, tous les riches ne sont pas méchants, seuls ceux qui alimentent l’envie peuvent nous paraitre ignobles et emmerdants…

    Notez au passage que la Rolex est l’équivalent de la Swatch chez les autres riches/connaisseurs/collectionneurs (qui préféreront les Patek Philippe, les Omega, les Jaeger-LeCoultre…, nettement plus classe, demandez a M. Dray). La Rolex est la plus connue dans sa gamme, elle n’a qu’un but communicatif (elle met peut-etre aussi en exergue un manque profond de confiance en sa propre valeur, c’est une hypothese). C’est comme une Ferrari, c’est bruyant, c’est clinquant, ca se gare mal, mais bon au moins le message est passe: je suis riche, j’ai reussi.

    Seguela, en bon communiquant, a réussi à nous rendre jaloux et a réveiller des vieilles rengaines anti-riches (hop tous ceux qui ont de l’argent dans le même panier, c’est plus commode). Rolex = argent dans notre inconscient: « Ces messieurs ont tant d’argent qu’ils peuvent s’en offrir une. Dame. Pas nous. En plus ces salauds se la racontent avec leurs montres ! » On est indigne: « ils se moquent des pauvres ! » (ou plutôt, ils se moquent de nous ), on se prend d’empathie pour ces « pauvres » (notez la catégorisation, d’un cote les riches, de l’autre les pauvres) se prouvant a nous même notre qualité de gentil (car n’oublions pas, les riches c’est les méchants). Mais ne nous jetons pas le voile, ne nous sommes pas pauvres, nous ne sommes juste pas assez riches. Seguela a réveillé l’envie et l’hypocrisie : « J’aime pas les riches, mais une Rolex, même fausse, bon…quand même…ca me ferait plaisir…ou alors une Swatch, c’est cool aussi… »

    Laissons ces pauvres gens dans le besoin penser pour eux-mêmes (et aidons les de notre mieux, que nous soyons riche ou pauvre), c’est triste mais je pense que peu d’entre eux ont écouté – ou ont pu écouter, on ne capte pas France2 sous les ponts – le sieur Seguela et que peu d’entre eux s’en sont émus. Ils ont surement d’autres chats à fouetter, se délaissant d’un scandale qui n’horripilent que les moins pauvres qu’eux…moins pauvres mais pas assez riches.

    Ps :excusez les fautes d’orthographes et de frappes, le clavier qwerty n’est pas très praticable en français.

    Aliocha : retirez votre robe d’avocat, elle est inutile, ce billet est une caricature délibérée d’un propos caricaturalement con, disons que je rends coup pour coup, ça me détend. Pour le reste je me fous des classes sociales comme de mon premier bavoir. Et je me fous des Rolex, mes richesses à moi sont spirituelles et dans mon échelle de valeur qui ne se mesure pas au poids du compte en banque, Monsieur Séguéla est d’une immense pauvreté. Ce qui est con dans le discours de certains représentants de cette Jet set qui vivent hors des réalités, ce n’est pas qu’ils méprisent ou se moquent de la « pauvreté », c’est qu’ils se voient riches et pensent les autres pauvres. Ce qui constitue une erreur de raisonnement majeure à mes yeux. Et c’est de cela que je me moque.

    Commentaire par Bobby Jones — 17/02/2009 @ 22:33

  25. Bonsoir à tous,
    ça fais plaisir de voir et d’entendre que la connerie évolue dans tout les « milieux » Oh,je ne critique pas les riches mais dans le quartier des conneries ont en dis aussi lol mais pas devant les caméras
    Sinon à quoi servirais le ridicule!!
    Réussite sociale …
    Bravo Aliocha pour l’analyse finale

    Commentaire par Man — 18/02/2009 @ 00:01

  26. je vois qu’il y a encore des gens pour défendre les riches. Dites vous ceci : ils ont pas besoin de vous. Je n’ai pas besoin de vous et on s’en moque de votre opinion.

    Vous vous plaignez de généralisation ?! mais ouvrez les yeux! Le fait est, Séguéla s’est posé en con riche généralisé. Tout seul en plus.

    je vais dire, sa vie est raté, parce que je l’ai jamais vu avec un macintosh à la main. et MES VALEURS sont supérieures aux siennes et aux vôtres.

    On me dit que couper les têtes n’ont jamais servi. C’est faux. par exemple à la révolution, des gens ont pu prendre les possessions d’autres cons. ET c’est exactement ce qu’on est en train d’encourager la population actuellement.

    Bien sur qu’une vie sans moyen de se payer une rolex est une vie de merde, raté et stupide. Pour éviter cela, il faut donc monter socialement (parce que le bas social… permettez moi de dire que ce n’est pas la joie, si en plus on rajoute le bruit et l’odeur le français craque, comme disait l’autre humaniste…).

    Mais comment peut on monter dans un pays riche mais bloqué. Un pays qui a tout mais verrouillé par les actuels riches ? En leur coupant la tête. Et c’est cela que VOUS (oui vous tous qui avez écrit sur cette page) passez votre TEMPS a enseigner aux gens ! Vous pensez toujours que les gens sont sympas et bonne pâte. NON ! A terme, si leur intérêt, c’est de couper la tête des autres et prendre leurs maisons, ils le feront. Vous le ferez. Nous le ferons. Tout dépendra de quel coté on se retrouve (y a toujours plus pauvre que soi). Il est temps de le comprendre et d’arrêter de valider tous les discours de stigmatisation et de frustration. La conclusion n’est pas belle du tout.

    Cessez de trouver les choses normales !

    Cessez de faire de l’humour. On dirait le poil à gratter des désespérés !

    Cessez de croire qu’être CON est un exploit. C’est une TARE.

    Commentaire par oomu — 18/02/2009 @ 09:42

  27. « Monsieur Séguéla est d’une immense pauvreté. Ce qui est con dans le discours de certains représentants de cette Jet set qui vivent hors des réalités, ce n’est pas qu’ils méprisent ou se moquent de la “pauvreté”, c’est qu’ils se voient riches et pensent les autres pauvres. Ce qui constitue une erreur de raisonnement majeure à mes yeux. Et c’est de cela que je me moque. »

    c’est exactement ce qui m’a sauté aux yeux en l’écoutant et je trouve d’une gigantesque tristesse (et danger) que notre président soit vide comme cela. Bah, gageons qu’il va nous parler de mère Theresa la prochaine fois.

    Commentaire par oomu — 18/02/2009 @ 09:45

  28. Si l’argent est tout puissant, il n’est pas idiot de penser que, vis à vis de la société, le pouvoir de nuire est proportionnel à la fortune. Mais, comme le dit Konchalovsky, l’argent sans culture est beaucoup plus dangeureux que la culture sans argent. Si « la culture » peut être conciderée comme une connaissance et une prise en compte de tout ce que l’humanité a produit et de tout ce qui lui est advenue, on peut devenir un roi de la pub en s’en tenant à Pavlov.
    Ceux qui dénoncent la connerie d’un Séguéla ne peuvent être que ceux qui on su résister au monde que lui et ses semblables nous ont construit; pour les autres, ils lui prêtent l’arrogance qu’eux mêmes sont prêts à accepter de la part de leurs maîtres. Ce qui prouve qu’à leur place ils feraient rigoureusement la même chose. C’est cette éventualité qui terrorise; et si nous étions submergès d’adeptes de Séguéla qui n’envisagent pour toute révolution que de prendre sa place?
    Il y a trente ans dèjà ,le cinéaste Jean Daniel Schmidt avait proposé cette analyse dans son film: « Heute nacht oder nie », basé sur une vieille tradition populaire qui consistait , une fois l’an, à intervertir le rôle des maîtres et des valets. Il n’en sortait rien qu’un défoulement d’humiliation et de vengeance sans aucune réflexion sur un changement souhaitable.
    C’était du temps de chandelles. Alors , ça ira, ça ira, ça ira?….. ou ça ira pas?

    Commentaire par Denis Ducroz — 18/02/2009 @ 10:47

  29. Salauds de pauvres !

    (signé Grandgil, Artiste, avec un A Majuscule s’il vous plait)

    Commentaire par Yves D — 19/02/2009 @ 12:13

  30. Oups, j’avais pas vu que la référence avait déjà été faite par notre Hôtesse, dans une réponse à un commentaire.

    Une précision: ce n’est pas vraiment Claude Autant-Lara qu’il faut citer, mais plutôt Jean Aurenche (et Pierre Bost, duo que l’on retrouve dans « l’auberge Rouge »), et surtout, Marcel AYME, auteur original de la nouvelle.

    Aliocha : Merci pour la précision. Au passage, que sont devenus nos grands dialoguistes ? Jeanson (journaliste au Canard), Audiard, Pascal Jardin et les autres…elle est où la relève ?

    Commentaire par Yves D — 19/02/2009 @ 12:19

  31. Ben … Je crois qu’ils sont malheureusement morts … et que le relève se fait un peu rare !

    Mais peut-être est-ce aussi une affaire « d’époque ».
    Le « Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’Atmosphère » qu’Henri Jeanson fait dire à Arletti est devenu « culte », mais ne ferait sans doute plus autant d’effet s’il était placé dans un film aujourd’hui …

    Et que dire des nombreuses répliques, là aussi culte, écrites par Audiard, et dont un florilège peut être entendu dans « Les tontons flingueurs » … film qui n’a pas eu tant de succès que ça lors de sa sortie.

    Allez, une petite, bien en rapport avec ce billet et surtout les commentaires ci-dessus:
    « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît »

    Commentaire par Yves D — 19/02/2009 @ 18:21

  32. Ce qui m’inquiète, parcequ’on peut être compatissant,même si on n’est pas être riche, c’est les conséquences pour Rolex. Breitling, Breguet, Blancpain, Chaumet, Chopard, Jaeger Lecoultre, Hermes,Longines, Oméga Piaget,etc? (je ne parle même pas de Mont Blanc, Armani, Boss et tous ces parvenus même pas suisses) tous les autres fabricants de ces joujoux à 150 000 euros (ça peut être plus, ne chipotons pas) doivent se frotter les mains. Je vous jure, je n’ose plus mettre ma fausse Rolex à 15 euros. Trop honte. c’est vraiment la montre qu’il ne faut pas avoir. Vous avez vu leur site ? pour les femmes, c’est à dégueuler, l’or et les pierres précieuses, d’un goût de chiottes. Pour les hommes, il devraient mettre dessus les mensurations de leur sexe (d’ailleurs, si Rolex le proposait, je suis sûr qu’ils auraient des clients…) S’ils pouvaient les faires de la taille d’une tarte pour 6 personnes, sans que le porteur soit trop géné, ils le feraient;
    Regardez un site de montre de Luxe : le nombre de nouveaux venu est un bon indicateur du fait que les riches ont piqué 20 points de revenu aux pauvres en 20 ans. Et tout ça pour s’acheter des Ro beurk lex.

    Commentaire par Francois Troncal — 20/02/2009 @ 00:18

  33. C’est déjà un vieux billet, mais j’ai vu ça sur le web 🙂
    http://indegivrables.com/blogger/2009/02/50-ans-sans-rolex.html

    Commentaire par gwynplaine — 20/02/2009 @ 17:19

  34. @ Yves D et Aliocha : Je viens de relire les commentaires, et je tombe sur votre questionnement sur les dialoguistes. Je ne sais pas où tous sont passés, mais mon préféré concernant la relève se trouve à la télé (avant de bientôt passer au cinéma). C’est à mon sens un très bon dialoguiste ainsi qu’un fameux raconteur d’histoires : il s’agit d’Alexandre Astier, avec son Kaamelott (forme courte et contraignante qu’il sublime avec ses losers magnifiques de la table ronde). J’espère que sa version ciné sera à la hauteur de celle télévisée…

    Commentaire par gwynplaine — 20/02/2009 @ 17:27

  35. Il vient de s’excuser piteusement dans le grand journal de canal+

    Aliocha : mince, j’aurais bien aimé voir ça 😉

    Commentaire par oural — 20/02/2009 @ 19:59

  36. C’est visible ici en mauvaise qualité : http://www.tele7.fr/tv/news-tele/video-le-mea-culpa-de-jacques-seguela-au-grand-journal

    Aliocha : merci ! un petit mea culpa et puis s’en va…Il est plus drôle quand il est spontané 😉

    Commentaire par gwynplaine — 22/02/2009 @ 11:21

  37. Je viens ici pour la première fois et n’y reviendrais jamais, donc inutile de me répondre.
    Trop facile de tirer s/ Séguela, qui est la gentillesse même, pour avoir dit en effet que le plaisir de vivre (la vie est courte!) passe aussi par des beaux objets, par des moments d’exceptions et pour synthétiser qu’il vaut mieux être riche et en bonne santé que râleuse- coupeuse de tête sur ce blog.
    Moi j’étais fier d’avoir gagné les moyens de m’acheter ma première Must de CARTIER, à 35 ans. Oui Seguela à raison, non ce n’est pas un con. Mais dans ce pays ou l’assistanat devient le politiquement correct, ou une campagne orchestrée de nihilisation cherche a anéantir toutes nos valeurs et identités (autrefois une licence en droit n’était pas un sous diplôme que l’on obtient a présent avec 15 fautes d’esprit, de logique et d’orthographe par paragraphe apres avoir obtenu son bac dans une pochette surprise) un pays on l’on vilipende ceux qui gagnent mais transforme en héros les pirates du Golfe d’Aden, un pays ou les gosses se croient obligés de parler « quartiers » pour ne pas paraître ringards, quand nous en 68, nous citions Paul Valery, Kant et Lao Tseu dont ils n’ont plus la moindre notion, oui dans ce pays prétendre au luxe devient une insulte à la face de ceux qui ont fait le choix de ne jamais y accéder.
    Car c’est un choix que de faire l’école buissonnière et ne pas avoir de diplôme,surtout n’essayez pas de me faire pleurer sur la pauvre orpheline qui n’avait pas le choix, voyez Rachida,voyez Leclerc, voyez les derniers Oscars et leur sujet: quant on veux, on peux! Trop facile de claquer des décennies son fric en bagnoles, au bistrot, chercher la sécurité du travail (fonctionnaires suivez mon regard) et se réveiller trente ans plus tard: mince j’ai pas les moyens de me payer une ROLEX, donc je suis nul. Oui tu es nul mon petit vieux, t’as jamais pris le risque d’investir et de revendre et de réinvestir, t’as jamais voulu sortir de ton village ou de ton emploi « à vie », t’as juste su manifester quant ton usine à fermée, et depuis tu vis de l’aide sociale que paye Seguela et un paquet de bosseurs comme moi qui ont pris les risques que tu ne voulais pas prendre. Et tu en profite simplement parce que tu t’es donné la peine d’être né dans ce pays ou d’avoir obtenu le droit d’y résider. C’est un choix d’être syndicaliste plutôt qu’entrepreneur. C’est un choix d’être artiste et de ne pas être reconnu. C’est aussi un choix que de se contenter de protester plutôt que d’agir.
    Séguela paye 50 % de ses revenus (6 mois sur 12) en im^pots officiels, grâce au parapluie fiscal instauré par Nicolas. Rajoute à cela la TVA ( 19,6%) , les taxes d’habitations -il ne doit pas vivre modestement donc il paye plein pot-, vignettes, taxes sur carburants et tutti quanti: dis toi qu’avant d’avoir le plaisir de porter une jolie montre, ce type a déjà assuré le salaire de dizaines de fonctionnaires à l’année. Et vous voulez couper la tête de ce type là et de tous ceux qu’il ose incarner?
    Avez vous oubliez Staline, Pol Pot, Mao, etc… Ils ont éssayés! Même COLUCHE disait qu’un mec qui roule en Rolls fallait le respecter, vu le pognon qu’il fait gagner au kilomètre parcouru….
    Au lieu de s’obstiner à ne rien voir (la population mondiale a presque triplée en 75 ans, l’espérance de vie a plus que doublée, vous êtes fous de ne pas dire bravo aux anciens), au lieu de jalouser, critiquer, s’aigrir a en devenir verdâtre, pourquoi n’osez vous pas devenir riches? En travaillant, en osant, en prenant des risques….
    Ce n’est pas si compliqué dans un pays qui offre la liberté de l’éducation, la laïcité, l’égalité des chances, la liberté du travail: tout ça n’a pas toujours existé, petits cons! Et c’est fragile!
    Tant de peuples aimeraient en avoir la moitié….
    Bien sûr il est si facile de dire: je n’ai aucun talent, je n’ose pas, je préfère la télé, j’ai 12 enfants, mon patron est un salaud, c’est pas de peau j’ai encore perdu au millionnaire, etc….
    Seguela comme Tapie, comme bien d’autres connaissent des hauts et des bas. Pas sûr qu’ils soient enterrés avec leur Rolex. Mais fichez leur la paix tant qu’ils l’ont: vus le pognon fiscal qu’ils ont rapporté à la France, qu’est ce qu’une montre…. Eux, ils ont osés. Avec talent, courage, obstination.
    Alors je laisse aux pisse vinaigre de ce site le soin de s’esbaudir, se moquer, hurler, m’ignorer: cela m’est bien égal car comme susdit je n’y reviendrai pas. Mais parfois la majorité silencieuse aime à montrer que la Robespierette un peu énervée ferait bien de se calmer, car ce qu’elle croit être l’opinion générale n’est que la sienne et que seules les élections dans un pays démocratique indiquent la voie à suivre. Et c’est celle du pognon. Mieux vaut faire avec, ça donne parfois bien des plaisirs…
    Christian.

    Aliocha : Magnifique, vous êtes plus fort que Séguéla, je n’aurais osé en rêver ! Merci de votre visite. Pour le reste, je n’ai jamais aimé Cartier, vous ne trouvez pas que c’est perturbant pour l’esprit de voir des aiguilles tourner dans un carré ou un rectangle ? Si l’on admet que la beauté d’un objet usuel réside dans sa parfaite adéquation à sa fonction, je préfère les montres rondes. Sans compter que j’ai horreur des chiffres romains, coincés sous la vitre, ils me font penser à des insectes morts. Non, décidément Cartier, c’est pas mon truc. Quant à Rolex, j’ai le poignet trop fin. Vous voyez, il y a bien une frustration, mais elle n’est pas là où vous l’imaginiez. A jamais et sans rancune.

    Commentaire par Hubert — 24/02/2009 @ 18:56

  38. simply click on the following web page

    Séguéla popularise l’humour de riche | La Plume d'Aliocha

    Rétrolien par simply click on the following web page — 30/07/2016 @ 15:53


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