La Plume d'Aliocha

12/01/2009

Chic, enfin un vrai débat sur nos droits et libertés

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 09:55

Depuis le temps que j’attendais un vrai débat de fond sur la politique de Rachida Dati ! On y est. Selon un sondage publié par le Journal du Dimanche, 56% des français estiment que la ministre a eu tort de reprendre le travail 5 jours après son accouchement. N’est-ce pas que c’est passionnant ? Et tenez-vous bien ce sont les femmes qui sont les plus nombreuses à lui jeter la pierre (forcément, les hommes, ils ne savent pas ce que c’est que d’accoucher alors ils répondent n’importe quoi). Enfin, les femmes, surtout les féministes qui hurlent au scandale et accusent la ministre de renouer, je cite avec « l’exploit monstrueux des ouvrières des années 20 ». Entre nous, passer des ors de la Chancellerie Place Vendôme à la Cour de cassation sur l’Ile de la Cité en voiture avec chauffeur, voilà qui me parait réalisable même 5 jours après un accouchement sans que l’on hurle à la torture. La palme revient néanmoins à Ségolène Royal qui, sans surprise, accuse Nicolas Sarkozy de martyriser sa ministre. Où l’on retrouve l’incroyable richesse intellectuelle des débats alimentés par l’Opposition…

Toujours est-il que,  comme vous le savez, dans notre beau pays un problème = une loi. C’est fait. Valérie Pécresse a déclaré qu’il convenait de créer un interim de 16 semaines pour les femmes politiques après leur accouchement. Cette réforme obligera-t-elle rétroactivement Rachida Dati à prendre un congé maternité ? Allez savoir. Du coup, je me dis qu’il faudrait se pencher sur le sort de nos politiques et s’assurer qu’ils respectent scrupuleusement le droit du travail. 

Au fond je plaisante mais je trouve cette polémique d’une désespérante inanité. Les suicides en prison ? On s’en fout. « Ils n’avaient qu’à pas y aller en prison ! ». La rétention de sûreté : « au trou les criminels et à perpétuité encore », les gosses en prison ? « Que voulez-vous ma bonne dame, y’en a qui naissent avec le vice dans la peau, faut bien sévir ». Le budget de la justice, la colère des juges, l’indépendance de la justice, rien à battre, toutes ces questions fondamentales n’intéressent à peu près personne. Mais le congé maternité de la ministre, alors çà, c’est du sujet !  Songez donc, on touche aux acquis sociaux et à la condition féminine. « Citoyens, citoyennes, réagissons, nos libertés sont en péril, tous dans la rue et Rachida à la maison ! »

C’est encore la faute de la presse me direz-vous. Je crains malheureusement que non. Comme d’habitude, elle ne fait que révéler l’état d’esprit d’une société à un instant donné. Et il faut bien admettre que la conscience citoyenne en France commence et s’arrête aux droits sociaux et à ceux des minorités. Entre nous, les féministes auraient pu trouver un combat plus convaincant et surtout s’abstenir de hurler au scandale. Car je me demande bien quel mot on va pouvoir utiliser maintenant pour qualifier l’état des prisons.


Publicités

55 commentaires »

  1. Ce sujet est somme toute intéressant et plus profond qu’il n’y parait…
    Il ne vous a pas échappé que notre ministre a accouché le vendredi 2 janvier.
    Les esprits tordus dont je fais rarement mais quelques fois partie auront noté que l’accouchement a été provoqué… le vendredi…. donc juste avant le week-end ! Et alors ?… me direz-vous !

    Hé bien, il est important de souligner que RD a fait preuve d’une conscience professionnelle exceptionnelle pour éviter de rajouter du lait sur le feu en plein débat politico-économique sur le travail du dimanche !

    Commentaire par Oeildusage — 12/01/2009 @ 10:41

  2. Bonjour Aliocha,

    Cette question de la presse guidant ou suivant l’opinion est l’une de celles qui revient le plus souvent dans les critiques faites à la presse. Comme je reconnais n’avoir à peu près aucune connaissance précise sur ce sujet, est-ce que vous pourriez m’indiquer un ou deux livres ou auteurs (si possible — je suis flemmard… — pas trop gros ou écrits dans un style pas trop abscons) qui traitent de ce problème ? De comment la presse « sent » les changements d’opinion et les reflète (ou pas), de comment l’opinion publique, pour autant qu’elle puisse être qualifiée comme une entité unique, se nourrit de la presse pour évoluer (ou pas), etc.

    De manière plus générale, vous citez pas mal de livres au fil de vos divers commentaires ou des articles eux-mêmes : je sais que c’est du travail, mais j’apprécierais beaucoup si vous aviez une rubrique « bibliothèque », avec les titres et une ligne de texte (pas plus, après on peut toujours aller chercher ailleurs sur internet) donnant le thème du livre et sa facilité d’approche (grand public, pour gens déjà au courant, etc.). La question de la presse, au sens large, a déjà été traitée par beaucoup d’auteurs et je suis sûr que parmi les lecteurs de ce blog certains (moi, en tout cas !) sont prêts à lire un peu pour « polir » leurs idées ou mieux comprendre la situation.

    Aliocha : je note votre idée, je voulais y consacrer un billet mais je vais peut-être créer une page dédiée aux livres consacrés au journalisme. Sur la question de l’influence de la presse sur l’opinion résumé simplement, je sèche dans l’immédiat. Il y a Mulhmann sur journalisme et démocratie, qui traite du rôle de la presse à travers les grands philosophes et penseurs, mais ce n’est pas un livre pour les flemmards;)

    Commentaire par Rémi — 12/01/2009 @ 10:48

  3. recentrage salutaire, mais je veux encore croire qu’en dehors des journalistes la majorité ou un bon nombre des lecteurs a jeté un oeil poli et assez intéressé sur le débat « congé de maternité » et l’image de bonne élève ou prisonnière de ses ambitions, mais a cherché ce qui l’intéressait vraiment, les brides sur la « réforme » judiciaire et la non-réforme pénitentiaire, et le jeu des deux

    Commentaire par brigetoun — 12/01/2009 @ 10:55

  4. Sans vouloir absolument attaquer les vôtres, il me semble que ce sont surtout certains féministes médiatiques qui réagissent ainsi, de même que certains membres médiatiques de l’opposition : un discours creux, imbécile, et rapide à relayer, fait toujours plus de bien qu’une dénonciation construite, d’autant plus si elle est paradoxale.

    Aliocha : je ne peux pas vous donner tort sur le fait qu’il est parfois séduisant pour la presse de relayer ce genre de sujets creux et racoleur.

    Et si les journalistes avaient simplement le courage de refuser de relayer les positions stupides ? Certes, ce ne serait pas « refléter l’état d’une société »… Mais je crois que la presse n’a pas ce seul but, d’autant plus en démocratie, et, oserais-je le dire, d’autant plus dans la République française, à laquelle ce possible contre-pouvoir ne ferait pas de mal. La presse a aussi un but noble d’éducation, d’élévation de ses lecteurs. Elle l’oublie, pour sa portion riche, devant des considérations publicitaires et commerciales. Certains résistent encore et toujours à l’envahisseur(Le Canard, Le Plan B, etc.), d’autres se joignent à la résistance intelligente (XXI, et sans doute d’autres initiatives, notamment locales, que je connais mal).
    Si les journalistes écoutaient leur conscience (provoquée culturellement, donc, j’espère, républicaine), plutôt que leur rédacteur-en-chef ; ou si celui-ci lui-même écoutait la sienne plutôt que les demandes de ses actionnaires ; la presse n’aurait-elle pas toujours la tête haute ?

    Aliocha : néanmoins (au regard de mon commentaire précédent) gardons-nous de vouloir ériger la presse en juge de ce qui est intelligent ou pas, et encore plus de lui demander d’éduquer les foules, car de l’éducation à la manipulation, iln’y a qu’un pas. Vous trouvez que le débat sur le congé maternité de Rachida est imbécile ? Moi aussi, mais il fait du sens pour certaines personnes. Ce qui me dérange n’est pas qu’il existe, mais qu’il apparaisse au fond plus mobilisateur que la question des prisons. Et je ne pense pas que ce soit la faute exclusive de la presse. Encore une fois, le coeur de notre métier c’est l’information, qu’elle nous plaise ou pas, on doit la relayer. Vous posez de bonnes questions, elles méritent le débat, mais je crois qu’il faut pour y répondre conserver présent à l’esprit à quoi sert notre métier : informer.

    Enfin, c’est vrai qu’il s’agit toujours de la même critique, mais je crois que là encore, on ne peut pas s’en départir : en choisissant de relayer des opinions aussi stupides et nauséabondes (qui, il est vrai, sont partie centrale du problème – mais si la presse ne les relayait pas, l’opposition et les toujours-opposés médiatiques tiendraient-ils ce genre de propos quitte à se montrer ridicules ?), la presse, et d’autant plus la télévision, les diffuse dans la population.
    En choisissant de relayer des opinions étayées, contradictoires, paradoxales, elle pousse les citoyens à réfléchir ; en choisissant de relayer des études d’experts, elle répond à leurs demandes, et les intéresse à des sujets passionnants. Pourquoi ne pas accentuer le relais de ces paroles intelligentes, ou de ces paroles d’experts, qui existent largement dans les médias, même les plus riches et dépendant de la publicité, il faut le reconnaître ?

    Aliocha : je vous rejoins entièrement sur l’effort de qualité mais allez le dire aux éditeurs de presse. Nous les journalistes, on attend que cela de rompre avec la culture marketing superficielle, les articles trop courts et les opinion à l’emporte-pièce d’une poignée d’experts rompus aux médias (toujours les mêmes) qui n’apportent au fond pas grand chose aux lecteurs.

    La question est large, elle est ouverte sur des horizons multiples, qui convoquent tout notre écosystème républicain. Mais elle doit être posée par chaque journaliste.
    Pour moi, si l’on voyait plus de visages différents, que l’on entendait plus de paroles diverses, la presse y gagnerait beaucoup et son lectorat plus encore. En attendant, la vulgate journalistique se ressasse dans bien des domaines, et se trouve relayée par tous les « grands », même ceux qui se prétendent « libres ». C’est triste, et j’espère qu’on arrivera à améliorer tout cela.

    La presse de bonne qualité existe encore : concentrons-nous sur elle, plutôt que de la noyer sous le flot de communication et d’informations futiles. Les journalistes sont en première ligne pour ce faire. Et c’est aussi à eux, comme « quatrième pouvoir » supposé, de bien rappeler les errements des trois autres. Les lois se multiplient, Eolas ou vous nous le rappelez, ce qui est inutile et dangereux ? A la presse de le rappeler. Les politiques mentent et se dédisent ? A la presse de le rappeler. Et pas en entrefilet.

    Aliocha : et à l’opposition aussi, non ? Je me demande parfois s’il nous n’assistons pas à une démission généralisée de contre pouvoirs…

    Thibaud L.

    Commentaire par Irfan — 12/01/2009 @ 11:08

  5. Reprendre aussi tôt… on peut lui trouver plein de défauts mais je trouve ça courageux!

    Commentaire par mauhiz — 12/01/2009 @ 11:11

  6. Je me permets un commentaire un tout petit peu hors sujet, encore que, il concerne l’une de nos libertés fondamentales : l’expression. C’est plus simplement un petit cri d’alarme et d’émoi pour ne pas dire d’inquiétude…

    Je viens de temps à autre flâner sur votre blog et j’en profite pour suivre les liens des commentateurs dont les propos m’interpellent ou me paraissent intéressants. Par ailleurs, vous abordez souvent l’épineux et délicat sujet du « muselage » de l’information et de la communication (la vraie), et vous vous présentez comme fervente défenderesse de la liberté d’expression…

    Hé bien voilà : en suivant un lien depuis chez vous, j’ai découvert un autre blog passionnant qui traite de tout et du reste, un subtil mélange d’humour et de sérieux, et les derniers billets ont provoqué chez moi un véritable malaise qui m’a fait faire une immédiate association avec certains de vos billets.

    Compte-tenu du sujet traité, du secteur dans lequel se déroulent les faits et de l’enjeu pour le concerné, je resterai discret sur l’auteur.

    NB : Ce qui est terrible dans ce genre de situation, c’est qu’on est écartelé entre une irrépressible envie de protestation et un soucis de ne pas aggraver la situation pour le concerné. Si ce dernier le demandait, je vous prierai donc de supprimer ce commentaire. http://zythom.blogspot.com/

    Aliocha : vous voilà confronté au redoutable problème de l’auto-censure journalistique : dire les choses sans en avoir l’air et en devenir complètement incompréhensible. Cela dit sans vouloir vous offenser. J’apprécie au demeurant votre retenue mais expliquez donc moi ça par mail et en off, que j’y vois plus clair pour vous répondre.

    Commentaire par Oeildusage — 12/01/2009 @ 11:12

  7. Si la presse n’était que le miroir de la société elle n’intéresserait certainement pas des groupes comme Lagardère ou Dassaut. Elle permet un peu plus que produire un reflet… elle permet de dessiner les contours et de développer un dessein.
    Qu’un congé maternité ministériel éclipse les problèmes que vous citez est effarant, j’en conviens. Mais cela n’en fait pas un détail.
    En soi, ce sujet est un problème moins anecdotique qu’il n’y parait. La question de la relation mère/enfant est déterminante pour l’équilibre du nouveau-né. Sinon les femmes battues ne seraient pas en grande majorité des enfants battus, d’abord. Les criminels ne seraient pas victimes, en grande partie, d’une enfance traumatisante, etc.
    Placer en taux d’audience concurrentielle un sujet comme la détention de sureté et le congé maternité, avec pour conséquences de minimiser l’un par rapport à l’autre, est la véritable incurie de ce traitement médiatique. Alors pourquoi pas ne pas stopper la réforme des collectivités territoriales pour cause plus importante de conflit israélo-palestinien?
    Tant que l’éducation ne sera pas pensée comme la source principale des futurs états psychologiques et comportementaux, nous ne pourrons que prétendre à la coercition, l’enfermement, la privation de liberté et les numéros verts.
    Un grain après l’autre et les poules sont en ligne. Un poignée à la volée et c’est le bordel dans la basse cour.

    Commentaire par Barbecane — 12/01/2009 @ 11:20

  8. @Barbecane : « En soi, ce sujet est un problème moins anecdotique qu’il n’y parait. La question de la relation mère/enfant est déterminante pour l’équilibre du nouveau-né. »

    Le sujet, peut-être, mais la dénonciation imbécile d’un cas particulier, non. Rachida Dati a de l’argent, son enfant, si elle s’en occupe peu à sa naissance, n’a pas les mêmes désavantages que les enfants de mères célibataires pauvres. A Champigny, j’ai aidé ma tante dans une école maternelle de ZEP, où des enfants n’ont jamais connu leur père, où certains doivent faire 2h de trajet le matin et le soir, et sont en permanence fatigués à un point d’hébétude rare chez de petits enfants, faute de logements accessibles proches pour des mères seules, sans emploi ou peu rémunérées, parfois sans papiers. L’équipe pédagogique est, en tout objectivité, génialissime : si tous les enseignants étaient comme ça, je doute qu’il y ait un seul délinquant. Mais les problèmes demeurent : des enfants dont les parents sont en grande difficulté financière, et un modèle scolaire attaqué par le gouvernement actuel. Cela, oui, les journalistes pourraient s’en saisir, montrer les problèmes et les solutions (très peu coûteuses, contrairement à ce qu’on dit) ; par contre l’enfant de Mme Dati, qu’on arrête de se focaliser sur lui, il a toutes les chances du monde de se développer correctement, mère présente dans ses premières années ou non !!

    Désolé, mais ce genre d’arguments m’agace. Journalistes, arrêtez de parler des perlouses, bagouses et autres, concentrez-vous sur les grosses affaires de détournement dans la République (Marchiani, les « écuries d’Augias » du 92, le détournement de Devedjian des fonds africains vers l’Arménie, etc.), et sur les manques dans la vie quotidienne de ceux qui souffrent !

    Si, un congé maternel ministériel est un détail, et personne ne dit rien quand les ministres hommes ont des enfants qu’ils ne voient jamais (les enfants de Villepin ne sont pas des lumières, entre nous, et la fille Breton était, il y a trois ans, une vraie petite sotte pour l’avoir côtoyé un mois).

    Commentaire par Irfan — 12/01/2009 @ 12:18

  9. Tous les flash des journalistes se sont tournés vers Rachida sortant de la maternité. Ce n’est finalement qu’un détail qui prouve que nos politique ont bien compris depuis quelques années que la communication passait mieux auprès de la population quand elle se drapait d’une image « people ».

    D’ailleurs, beaucoup se prennent maintenant plus pour des stars que pour des politiques ! Vous verrez que bientôt, des politiques vont sortir un disque, faire un film ou passer à Koh-lanta ou même à « l’ile de la tentation ». C’est sûr que d’un point de vue communication et notoriété ils exploseront leur image !

    Sur le fond, je ne vois pas beaucoup de différence entre cette affaire et les nombreux passages télévisés de nos politiques dans les émissions « people » ou les réguliers reportages sur leur vie privée.
    Même si c’est « une polémique d’une désespérante inanité », c’est aussi « une opération de communication d’une redoutable efficacité ». Le reste, les projets de loi et autres débats pseudo-politiques ne sont que des couches supplémentaires et une musique de fond.

    Commentaire par Oeildusage — 12/01/2009 @ 12:23

  10. Ha, j’oubliais le principal : cela permet aussi et surtout de déplacer l’attention et le débat social sur des sujets un peu plus légers.

    Commentaire par Oeildusage — 12/01/2009 @ 12:26

  11. Aliocha, votre plume est bien belle et je suis souvent d’accord avec elle. J’aimerai pourtant y apporter un petit peu de mon encre. Il est évident que le suicide dans les prisons, la colère des magistrats, des psy, des hôpitaux, des jeunes lycéens, de l’Education Nationale et que sais-je encore (il y a tant de mobile à être en colère en ce moment!) sont d’une importance majeure mais ne peuvent pas gommer le fait que notre Ministre de la Justice ne donne pas un exemple extraordinaire de la maternité et peut-être même que son comportement met en cause des acquis durement gagnés par nos aînées. Elle dénote d’un certain état d’esprit. Pour ma part, j’aimerai même que nos ministres soient soumis aux 35 heures, même s’il faut deux ministres par ministère. Peut-être s’humaniseraient-ils et auraient plus de temps pour… réfléchir?

    Aliocha : tout dépend du modèle qu’on attend d’elle. Si c’est de remplir sa fonction en témoignant de l’intérêt qu’elle lui porte, alors elle a agi au mieux, si c’est de jouer les mères modèles, c’est plus discutable. Mais entre nous, dans le premier cas on juge la personne publique, dans le second, la personne privée. Outre que cela me parait présomptueux de juger ses qualités de mère sur les maigres éléments dont nous disposons, je ne pense pas que cela nous regarde, au fond. Quant à y voir un risque de recul de nos acquis sociaux, franchement, je nous trouve beaucoup plus vigilants, soupçonneux et susceptibles sur nos droits sociaux que sur le niveau général de respect des libertés dans notre belle patrie des droits de l’homme. J’aimerais qu’on ai l’indignation aussi facile et violente sur les prisons que sur les congés maternité. Mais ce n’est que mon avis.

    Commentaire par pahdoc — 12/01/2009 @ 13:09

  12. c’est effectivement une opération de communication. mais pratiquement aucune femme de france n’a les moyens materiels et humains pour faire ce retour précipité et inutile. aucune femme ne peut se permettre d’avoir la nounou, le petit peronnel, et les medecins pour retourner au travail apres cinq jours. c’est donc bien une opération marketing poudre aux yeux qui nous detourne des véritables problèmes, d’autant plus que c’est bien le Roi qui prend la décision de supprimer les juges d’instructions, Mme Dati n’étant qu’une éxécutante qui aurait pu intervenir dans unn délai médicalement normal. ce bling-bling me fait penser que la politique est aux personnes ordinaires ce que france dimanche est au journalisme.

    Commentaire par Leinad — 12/01/2009 @ 13:17

  13. @ padhoc : sur l’exemple qu’apporte Mme Dati en reprenant le travail aussi vite, n’oublions pas que Mme Dati est ministre, ce qui n’est pas un « emploi » comme les autres (d’ailleurs non soumis au code du Travail). Je trouve normal que la vie privée d’une personne qui a accepté d’aussi lourdes responsabilités s’efface au profit de sa mission. Que n’aurait on dit si elle avait décidé de s’éclipser pendant 16 semaines!

    Commentaire par mussipont — 12/01/2009 @ 13:41

  14. Bonjour Aliocha, ça fait longtemps que je n’ai pas commenté, et comme vous pouvez le voir ce sont les sujets les plus importants qui me font réagir.

    Je ne doute pas de l’inanité ni de la démesure en l’espèce des réactions de l’opposition (que je n’ai ni lu ni entendues, ni cherchées non plus, alors qu’effectivement, sur les prisons, la justice…, on a beau chercher…), et suis d’accord avec le fait qu’il y a des sujets plus importants – je plussoie donc padhoc -, il n’en reste pas moins que le concert de louanges venant de ses collègues – quel courage, quelle femme, etc. – étaient tout autant crispants que les réactions dont vous faites état. Comme Leinad, je ne vois pas ce qu’il y a de courageux à reprendre après si peu de temps quand on peut se le permettre, et l’impression que j’en retirais après avoir entendu ceux qui s’en félicitaient est qu’il faudrait ériger ce « courage » en exemple. Bref, la forme est démesurée, mais je comprends la réaction.

    (Commentaire écrit en écoutant « Les Mains d’Or » de B. Lavilliers)

    @ Rémi : je crois qu’il s’agit là d’un sujet abordé par Marshall Mc Luhan – http://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan – mais il s’agit de souvenirs de fac, je n’ai pas fait plus de recherches que ça, et ne me souviens plus s’il est abordable ou de lecture plutôt difficile (comme vous le voyez la fac m’a été profitable).

    Commentaire par gwynplain — 12/01/2009 @ 13:46

  15. Ah, à moi aussi il avait semblé que les répercussions médiatiques de cet accouchement et du bref congé maternité qui s’en est suivi (mais est-on certain qu’il ne se prolonge pas ces jours-ci ce congé maternité, car après tout apparaître sur un perron ou à quelque cérémonie ne vous fait pas être au turbin tous les jours de 9 heures à 19 ou 20 ou 21 heures ?!) étaient un petit peu excessives jusqu’à embraser des considérations quasi-philosophiques (et ce ne serait finalement pas le pire, le sondage étant cette chose formidable qui permet de délayer du néant sur presque une page entière sinon plus). c’est vrai que le suicide en prison, la rétention de sûreté, la détention des enfants, la colère des juges, le budget et l’indépendance de la justice manquent un peu d’une figure marquante pour permettre l’identification du lecteur (et puis ce n’est pas très valorisant de s’identifier à un suicidé en prison, ou un retenu en sûreté, etc.) Il faudrait que quelqu’un porte le combat. Ségolène Royal a choisi celui des mères harcelées…
    Il y a bien Philippe Lefait qui dans « Les mots de minuit » rappelle, chaque émission, la situation carcérale en France. Pourvu que sa pérsévérance finisse par payer. Mais l’impact des « Mots de minuit » sur les Français, je me fais peu d’illusions.

    Commentaire par david — 12/01/2009 @ 14:53

  16. Mussipomt.
    J’aurai dit que c’était une femme organisée. Et s’il lui arrivait un accident (ce que, bien sûr, je ne lui souhaite pas) le Ministère de la Justice s’arrêterait-il de fonctionner? Effectivement, être Ministre demande beaucoup, et je ne suis pas de celle qui dira qu’une femme qui travaille ne peut pas s’occuper bien de ces enfants, mais reprendre le travail 5 jours après un accouchement par césarienne est pour moi un non-sens.

    Commentaire par pahdoc — 12/01/2009 @ 15:09

  17. Et si au delà du pseudo scandale de sa reprise « prématurée », le véritable reproche en creux, la véritable épine dans le pieds d’un grand nombre était simplement la Femme ? La Femme capable d’accoucher, souffrir dans bien des cas, et de reprendre le cours de Sa vie. Le cours ordinaire d’une femme capable de mener aussi une vie extra-ordinaire. Notre société n’est pas si ouverte que ça, même dans les milieux qui soit disant luttent contre les discriminations.
    C’est aussi vrai que dans une société ou les services d’urgences sont envahis pour de la bobologie, reprendre aussi vite, ça remet en cause…

    Commentaire par albireo — 12/01/2009 @ 15:38

  18. N’est-il pas paradoxal de dénigrer un débat effectivement sans intérêt, et ce faisant de lui consacrer un article qui augmente ainsi l’ampleur de ce débat?
    Mais, comme a écrit Proust, les paradoxes d’aujourd’hui sont les préjugés de demain…

    Aliocha : vous avez raison, mais ça soulage 😉

    Commentaire par Christian — 12/01/2009 @ 15:55

  19. « La palme revient néanmoins à Ségolène Royal qui, sans surprise, accuse Nicolas Sarkozy de martyriser sa ministre. Où l’on retrouve l’incroyable richesse intellectuelle des débats alimentés par l’Opposition… »

    Euh… pour moi, je ne fais pas partie des « on ». Je dirais plutôt que « J’y retrouve l’incroyable richesse intellectuelle des débats alimentés par Ségolène Royal ». On peut être « dans l’opposition » et être démagogue, ce n’est pas exclusif. Mais ce n’est pas pour ça qu’on représente l’ensemble de l’opposition, non ?

    Aliocha : pour préciser ma pensée, je dirais que ceux qu’on entend le plus en ce moment dans l’opposition ne sont pas forcément ceux qui ont les choses les plus intelligentes à dire. Vous me direz la gauche a eu longtemps le monopole et de l’intelligence et du coeur, laissons la souffler un peu 😉

    Commentaire par furax — 12/01/2009 @ 15:58

  20. Programmer la naissance de son enfant le vendredi, pour être présente au prochain Conseil du mercredi suivant, ça veut dire aussi :

    « Si vous voulez me remplacer, il faudra trouver autre chose qu’une « vacance »…

    Un bébé sans père ni mère, élevé par des nounous, c’est un bon départ dans la vie…

    Avant, on disait « Elle a fait un bébé toute seule » (Jean-Jacques Goldman), maintenant, c’est le bébé qui se dém…… tout seul !

    C’est aussi un message subliminal : « Ne comptez que sur vous-mêmes ».

    Commentaire par ramses — 12/01/2009 @ 16:22

  21. On ne peut déshabiller Paul pour habiller Pierre. Toutes les libertés sont à défendre et les acquis sociaux à maintenir. Il y a des boulots aussi dur que ministre.
    Qui parle de l’Appel des 39 et de la pétition « la nuit sécuritaire », des fous devenus eux aussi des sans-abris et qui meurent chaque nuit dans nos rues?
    tous le monde s’en « fou » en plus ils assassinent des gens dans le rue! on oublie qu’ils sont souvent l victimes de vol,escroqueries, viols et j’en passe!
    Pour ce qui est de savoir si Madame Dati est une bonne ou mauvaise mère, je laisserai d’autre émettre un jugement, pour ma part, je ne le sais pas, d’ailleurs qu’est-ce qu’une bonne mère?
    je m’inquiète seulement sur le fait qu’un accouchement par césarienne n’est pas un accouchement normal. Que, dernièrement, certains médecins sont montés au créneau pour le rappeler car certains l’on oublié semblerait-il.
    Maintenant, la femme courage capable de souffrir et de se taire et de travailler faire des enfants et d’être belle, intelligente et avoir en plus une vie extra-ordinaire… Une vraie femme quoi!

    Commentaire par pahdoc — 12/01/2009 @ 16:23

  22. Comme le rappelait si justement Pierre Desproges :

    « L’accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l’homme. Ainsi, il souffre moins. »

    😉

    Aliocha : inutile de me provoquer, je ne vous dirai pas qui est le père, enfin plus précisément qui est le père selon ceux qui croient le savoir et annoncent un nouveau nom d’un air inspiré tous les deux jours en jurant leurs grands dieux que cette fois ils en sont sûrs 😉

    Commentaire par mussipont — 12/01/2009 @ 16:34

  23. C’est vrai que l’on va avoir encore droit à une tripotée d’articles sur le nom du père-mystère, en voilà un sujet vendeur bien intéressant qui va remplir les colonnes des journaux. On peut passer de Desproges à Coluche qui disait dans le célèbre « Misère » (de Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean sur une musique de Pierre Bénichou et Marie Grospierre) :

    « Quand on pense qu’il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça ne se vendent pas. »

    Le lecteur a la presse qu’il mérite, hélas…

    Commentaire par mussipont — 12/01/2009 @ 16:56

  24. J’avoue ne pas bien comprendre votre ire, que vous résumez dans la phrase: « Ce qui me dérange n’est pas qu’il existe, mais qu’il apparaisse au fond plus mobilisateur que la question des prisons. » Sur quoi fondez vous cette affirmation ? Sur un ratio exhaustif entre les nb d’articles/reportages/emissions sur un sujet et sur l’autre ? Sur les intensités sonores comparées des exclamations des uns et des autres ? Avez vous calculé un « taux de mobilisation comparé » sur lequel appuyer cette idée ?

    Vous n’êtes pas la seule, malheureusement, à décréter de façon à mon sens péremptoire et sans fondement, que tel sujet prédomine sur tel autre dans la scène médiatique, tous médias confondus….ou non. D’autres journalistes font la même chose en usant et abusant du « Les français pensent que… »

    Pour ma part, à en juger par mes lectures de blogs et de sites de journaux, par mes visionnages d’émissions du type C dans l’air, ASI, ou autres… j’affirme le contraire: le sujet sur la grossesse de Rachida Dati n’est pas très mobilisateur, au contraire des sujets effectivement plus graves comme la situation dans les prisons….La majorité des gens n’en ont rien à faire, et si une poignée de féministes extrémistes veulent faire de grandes phrases à ce sujet, je n’y vois aucun inconvénient.

    Mais la scène médiatique étant tellement foisonnante, je n’ai pas plus raison que vous ! 🙂

    Aliocha : je fête ma treizième année de journalisme, notamment spécialisée dans les questions de justice. Touchez à un seul des drois sociaux, tout le monde est dans la rue. Parlez des prisons, du budget de la justice, des droits et libertés, personne ne réagit. Sur un sujet connexe, j’entendais récemment le sénateur Alex Turk, président de la CNIL, dire à quel point il avait du mal à faire comprendre y compris à ses collègues à quel point notre capital de droit était en péril face à l’informatique. Vous voyez beaucoup de gens crier au scandale ? Non, ce qui me permet d’avancer l’idée qu’il y a dans ce pays des droits plus à la mode que d’autres. Sont-ils pour autant plus importants ?Je ne le pense pas.

    Commentaire par elisa — 12/01/2009 @ 17:12

  25. Mais pourquoi la presse se fait t elle le vecteur de nouvelles et de commentaires…creux et sans relation avec le congé maternite?
    MME DATI ne voulait simplement pas être absente lors du discours de NS sur la justice!!
    J’imagine qu’ensuite elle est rentree très vite se reposer.
    Au fait avez vous connaissance de son emploi du temps postèrieur à mercredi?

    Aliocha : oui, c’est ici : http://www.presse.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10092&article=16500

    Commentaire par noel — 12/01/2009 @ 17:17

  26. A signaler, le billet de Jules:
    http://dinersroom.free.fr/index.php?2009/01/09/1031-le-non-conge-de-maternite-de-rachida-dati

    Car en effet, Ministre n’est pas un travail, mais une fonction publique. Donc pas d’obligation du code du travail. Et que dire si le Ministre de la Justice faisait vacance du fait de son congé maternité? Faudrait-il un mini- remaniement ministériel? Temporaire (au risque comme toujours de devenir définitif) ?

    Aliocha : et celui d’autheuil pour être complet : http://www.authueil.org/?2009/01/12/1166-ministre-ce-n-est-pas-un-travail

    Commentaire par Vonric — 12/01/2009 @ 17:19

  27. Mon commentaire (certes peu passionnant) n’ayant pas été publié, j’ai une question : Filtrez-vous les commentaires afin de ne garder que ceux qui vous semblent les plus pertinents (ce que je comprendrais…)

    Aliocha : il était bloqué dans la boite à spam pour une raison inconnue, quant à la réponse à votre question, elle est ici : https://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/12/23/petite-pause/

    Commentaire par Christian — 12/01/2009 @ 17:22

  28. Chère Aliocha bonsoir

    lorsque j’ai lu les articles sur la presse et les commentaires des uns et des autres sur ce sujet je me suis demandé si nous ne marchions pas sur la tête.
    sujets de haute importance : Rachida Dati et son congé de maternité, Rachida Dati et le père de son enfant etc…..
    je vous parlais de contre feux pour masquer la situation dans laquelle nous nous trouvons .
    Rachida Dati est sur médiatisée et ce volontairement, stratégiquement elle est instrumentalisée pour faire diversion.
    si elle n’existait pas le gouvernement devrait l’inventer!

    une partie des médias sont à l’image des citoyens nous avons les informations que nous méritons

    Aliocha : je craignais que vous ne vous rangiez du côté des inquiets sur le droit social 😉

    Commentaire par artemis — 12/01/2009 @ 21:33

  29. Pourriez-vous m’expliquer un tel dédain pour le droit social?… en toute innocence si j’y ai droit…

    Aliocha : aucun dédain pour le droit social, mais un regret déjà exprimé, celui qu’il soit le seul vraiment défendu.

    Commentaire par pahdoc — 13/01/2009 @ 06:31

  30. « C’est encore la faute de la presse me direz-vous. Je crains malheureusement que non. Comme d’habitude, elle ne fait que révéler l’état d’esprit d’une société à un instant donné. »

    Euh… quelle société ? celle qui a accès aux micros, aux décideurs, aux diners en ville ?

    Parce que de ma société à moi, simple salarié anonyme, je peux vous assurer que je me passionne pour d’autres sujets et m’indigne notamment quotidiennement des atteintes aux libertés, des contrôles au faciès, des discours démagogiques…

    Les journalistes dans leur ensemble, mais non dans leur totalité, deviennent de plus en plus moutonniers, glosant à l’infini sur les mêmes dépêches d’agences, demandant aux mêmes experts ou responsables politiques leurs avis, le reproduisant sans rarement le contredire, le confronter aux faits historiques ou aux chiffres.

    Peut être bien un vrai problème de formatage, dépendance économique des grands média (télés, quotidiens de moins en moins lus et de moins en moins de référence).

    Il reste Internet, où l’on trouve tout et n’importe quoi à condition de le chercher et quelques rares publications dont le Canard qui possède 8 pages et pas seulement la page 2.

    Se dédouaner sur la société est un procédé que je trouve facile.

    Le moment le plus représentatif de ce décalage entre les médias et la société reste le référendum de 2005 avec un consensus quasi complet des journalistes et des responsables politiques pour le oui et un discours se résumant à « il n’y a pas de plan B ».

    Le débat ne commença à s’enrichir que grâce au net et aux gens qui n’avaient généralement pas le micro.

    Il me semble aussi me souvenir que ces gens étaient traités alors avec une certaine condescendance que l’on retrouva lors de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne.

    Aliocha : l’affaire du referendum n’est pas un exemple de votre propos mais un contre-exemple. Pour une fois que la presse s’est émancipée de l’opinion publique, elle s’est plantée. Mais revenons au congé maternité de la ministre, que contient-il comme sujets de débats ? Pas les états d’âme d’une ministre surveillés par une petite élite parisienne, mais des valeurs de société beaucoup plus profondes. J’ai déjà parlé des droits sociaux. Il y a aussi la cause féministe. Et puis un autre sujet : l’importance que nous accordons à l’enfant. Pourquoi certains ont-ils jugés qu’elle était revenue trop tôt à votre avis ? Parce que notre société accorde une importance privilégiée à l’enfant. Si vous lisez L’affaire Outreau ou les nouvelles sorcières de Salem d’Antoine Garapon, vous verrez qu’une des raisons de cette catastrophe judiciaire, c’est précisément l’enfant, la conviction qu’il ne peut mentir et la grande peur collective corrélée à cette importance qui est celle de la pédophilie, comme la peur des sorcières au 17ème siècle aux Etats-Unis suscita une folie collective à l’égard de femmes soupçonnées de sorcellerie. Il fut une époque où le pire des crimes était le parricide, c’est désormais l’infanticide, comme le soulignait un expert lors de l’émission les Infiltrés (France 2) consacrée aux maisons de retraite, ce qui explique notamment l’abandon dont souffrent les personnes âgées en France. Je gage que si nous relisons dans 20 ans les journaux actuels, ces interrogations de société apparaîtront évidentes, mais il est plus difficile de les percevoir dans le brouhaha de l’actualité. La presse a toujours irrité pour de multiples raisons, et notamment parce qu’elle est un miroir de la société. On peut briser ce miroir ou lui tourner le dos, on peut aussi l’observer avec curiosité pour savoir à quoi l’on ressemble.

    Commentaire par Benoît — 13/01/2009 @ 09:50

  31. quand même faut admettre que personne ne ce pose la question de savoir si oui ou non d’autre personne en france moins médiatisé reprenne le travail avant la fin d’un congés maternité ou pas, mais franchement ou est l’interet? personnellement je trouve dommage qu’elle s’interesse plus a sont travail qu’a sa fille mais aprés ce n’est qu’un avis personnel! je ne vois pas pourquoi il y a toujours une necessité de débats sur des sujet aussi ridicule!

    Commentaire par karkace — 13/01/2009 @ 10:08

  32. Je ne peux m’empêcher de voir une sorte d’ambivalence dans la façon dont la presse se décrit elle-même, à la fois humble miroir d’une société dont elle n’est que le reflet, et puissant contre-pouvoir indispensable à l’édification de cette même société comme à l’encadrement des élites, notamment – mais pas uniquement – politiques.

    Peut-on vraiment se contenter de décrire la réalité sans que cela ne l’affecte ?

    Aliocha : éternel débat qui a fait dire à certains que les médias ne sont que des instruments de manipulation des foules entre les mains de la classe dominante, ou bien encore des outils à la disposition servile des masses pour flatter leurs goûts. Ces deux opinions contradictoires montrent la difficulté du sujet. Le rôle de contrepouvoir s’exerce déjà par notre seule existence qui suscite la crainte des autres pouvoirs. Et il suscite cette crainte parce que l’essentiel de notre mission consiste à surveiller, à être l’oeil du public et à dénoncer scandales et dérapages divers. Mais à coté de ce rôle, majeur mais limité en terme de volume d’activité (on ne sort pas un scandale par jour, ce qui démontre soit la santé de notre démocratie soit notre efficacité relative 😉 ) il y a l’information classique sur les décisions politiques, économiques etc qui alimentent le débat public et, au passage, laisse transparaître les opinions, croyances et craintes d’une société à un instant « t ».

    Commentaire par Fantômette — 13/01/2009 @ 12:02

  33. bonjour Aliocha

    non je ne me range pas du coté des inquiets au niveau du droit social ( j’ai bien aimé votre petit émoticon souriant )
    elle aurait du accoucher au ministère au moins il y aurait eu un scoop
    et le président qui n’est jamais en reste et qui s’agite de tous les cotés aurait joué les médecins accoucheur!!!
    ah j’ai trouvé Aliocha : Sarkozy est il Créon Antigone ou bien docteur JEKYLL OU MISTER HYDE ? en voila un bon sujet de réflexion je vous blague aujourd’hui Aliocha maiS ne voyez dans mes propos que de la bienvaillance taquine .

    Trève de plaisanterie j’ai un sujet qui m’inquiète particulièrement la récession le chômage et les Assedic qui n’arrivent plus à traiter les dossiers
    des milliers de chômeurs ne sont pas indemnisés et s’enfoncent dans l’engrenage de l’endettement
    j’ai contacté actu- chomage Médiapart pour voir si une action collective en responsabilité n’est pas possible
    Aliocha mettez votre talent à nous aider en dénonçant ces faits
    A force je vais vous ennuyer mais qui ne tente rien n’a rien dit -on

    je vous souhaite une bonne journée

    Aliocha : vous ne m’ennuyez pas mais je suis hors de ma sphère de compétence et sur ce blog et en tant que journaliste. Cela étant, si vous voulez interpeler les médias, présentez-leur un dossier circonstancié avec des explications techniques, des exemples, des chiffres et des références si possible à des experts connus et reconnus ou des personnes à contacter aux Assedic ou encore des avocats spécialisés, des syndicats, bref, des gens identifiés dont la crédibilité a été testée (importance de la source). Ne jouez surtout pas sur l’émotionnel (scandale, injustice), l’émotionnel nous inquiète car il est l’ennemi juré de l’objectivité et risque de nous mener à écrire des imbécillités. D’ailleurs malheureusement, les gens qui hurlent et se scandalisent ne sont jamais tout à fait crédibles. Plus que tout autre, le journaliste doit distancier son sujet un peu comme l’avocat doit éviter de fusionner avec son client. Je sais qu’on parle souvent d’emballement médiatique mais ce n’est pas un phénomène que l’on peut provoquer délibéremment en appelant la presse pour dénoncer un scandale, le mieux est d’être calme, objectif et de démontrer froidement le problème.

    Commentaire par artemis — 13/01/2009 @ 14:26

  34. J’avoue, moi aussi j’ai parlé avec les copines et les collègues du bébé de Rachida et de son retour au boulot très rapide….on se projette tous, c’est un peu normal… au moins, ça on connait (le boulot de ministre, moins)

    J’avoue aussi que cela m’a choquée, ou au moins mise très mal à l’aise.

    J’ai eu une césarienne, il y a dix ans maintenant, peut être que les procédures chirurgicales ont été améliorées, j’espère pour elle… parce que franchement ce n’est pas une partie de plaisir.

    Pour mémoire je vous rappelle que pour faire une césarienne on coupe dans plusieurs épaisseurs, l’utérus mais aussi les muscles abdominaux, le tout sur une largeur d’une dizaine de centimètres histoire de pouvoir sortir le bébé.

    Sur ça vous avez des contractions utérines fortes qui visent à réduire le volume de l’utérus (heureusement !!). On est sous perfusion encore un peu (disons 24 h ?) après l’accouchement, moi j’avais eu de la codéine pendant 2 jours… Mais il m’a fallu bien une quinzaine pour marcher de façon un tant soit peu normale (sur plus de 10 mètres !)

    J’aurais donc été complètement incapable de reprendre un quelconque travail au bout de 5 jours…. alors peut être que Mme Dati a une constitution physique exceptionnelle, tant mieux pour elle si c’est le cas, mais elle doit être complètement shootée aux anti douleurs pour faire ça ; et du point de vue médical je ne pense pas que ce soit très recommandé. Après, c’est à elle de voir, il y en a d’autres qui continuent à courir dans tous les sens avec une sciatique… (si vous voyez de qui je veux parler)

    Pour ce qui est de l’enfant… ça me rend triste ; elle l’a voulu ce gamin, je suppose, il n’est pas arrivé comme ça par hasard… c’est sûrement une grossesse à laquelle elle tenait. Alors le laisser à la nounou au bout de si peu de temps, au père s’il y en a un (eh dites, Aliocha, c’est vrai que vous ne savez pas qui c’est ??? ;-)), je trouve ça profondément triste. J’espère qu’elle ne le regrettera pas plus tard.

    Pour moi faire un enfant c’est plus important que faire la ministre (ça doit être pour ça que je ne suis pas ministre) ; et pareil pour les pères qui considèrent que bobonne peut bien élever les gosses toute seule, vu que ça ne vaut pas la peine de partir du boulot plus tôt pour ça… quelle société !

    Tous les jours je regarde et j’admire toutes ces mères qui s’occupent de leurs enfants du mieux qu’elles peuvent, parfois seules, et je me dis que quand les pères auront compris l’importance du contact avec les touts petits on aura changé d’ère.

    Commentaire par Chiara — 13/01/2009 @ 14:29

  35. Depuis le temps qu’on parle de l’absence de ce père, on va finir par croire qu’il s’agit de la Sainte Vierge ! 🙂

    …heu, je sors par la porte ou par la fenêtre ?…

    Commentaire par Oeildusage — 13/01/2009 @ 18:16

  36. Les bienfaits de l’allaitement maternel ne sont plus à démontrer :

    http://www.mamancherie.ca/fr/info/benefits_breastfeeding.htm

    Et, comme le dit Chiara, reprendre une activité 5 jours après une césarienne est une aberration.

    Vouloir à tout prix un enfant et l’abandonner à une nounou dès sa naissance est surprenant.

    Bref, tout me choque dans cette attitude « carriériste » et « people ».

    Commentaire par ramses — 13/01/2009 @ 18:35

  37. ALors là, déception… c’est justement parce que ce gouvernement touche aux acquis sociaux, dont en l’occurrence ceux des femmes, que des femmes et des féministes (et non pas ‘les)’ se sont focalisées sur ce combat convaincant et n’ont pas à s’abstenir de hurler au scandale.
    Quant à les traiter d’extrémistes (qqun, dans un comm) .. le féminisme n’a jamais tué personne.
    Je vous renvoie à l’excellent blog d’Olympe.
    http://blog.plafonddeverre.fr/post/2009/01/07/Rachida-Dati-a-repris-le-travail

    Commentaire par mebahel — 13/01/2009 @ 20:16

  38. Et voilà l’inévitable couplet sur les mères courage qui s’occupent de leur enfant alors qu’on changerait le monde si les pères comprenaient l’importance du « contact avec les tout petits »…

    Comment ne pas devenir misogyne en lisant des trucs pareils?!

    Au secouuuuuuuuuuuuuuuurs!

    Commentaire par tschok — 13/01/2009 @ 20:22

  39. Moi j’ai trouvé la solution pour la petiote de Mme Dati : elle n’a qu’à la congeler pour pouvoir s’en occuper plus tard quand elle aura moins de responsabilités, il parait que ça se fait bien maintenant… 😉

    Bon, je vous laisse tranquilles… –>

    Aliocha : A y est, le trio infernal, Tschok, Ramses et Mussipont, c’est pas bientôt fini les agitateurs ? Surtout que oeil du sage est en train de suivre, bande de sacripants !

    Commentaire par Mussipont — 13/01/2009 @ 21:00

  40. Ouais, quand ça commençe à sentir un peu trop le féminisme par ici, la brigade macho intervient illico pour rétablir l’équilibre!

    Commentaire par Mussipont — 13/01/2009 @ 21:13

  41. Savez-vous chère Aliocha que c’est sur ce blog même que j’ai lu le premier article concernant ce retour au travail précoce ?..

    Aliocha : au temps pour moi 😉

    Commentaire par Gathar — 13/01/2009 @ 23:52

  42. @ tschok et Mussipont

    Sans recourir à des voies aussi extrêmes que la congélation (ça mène aux Assises) ou l’allaitement par le père (pas encore physiologiquement réalisable), je propose que Dadouche se penche sur le berceau…

    Père inconnu, mère absente, on rameute des familles d’accueil pour moins que ça (dans la vraie vie, j’entends).

    @ Aliocha

    Avec votre carte de Presse, ça doit être un jeu d’enfant d’enquêter à la Clinique de « La Muette » (je suis sûr que vous avez les moyens de les faire parler), pour savoir qui est le père et lui rappeler ses devoirs parentaux, ou bien à la Mairie où l’enfant a été déclaré, pour déterminer si l’enfant est né de père inconnu…

    La France attend, aidez-la 🙂

    Commentaire par ramses — 14/01/2009 @ 01:20

  43. @ ramses : excellente idée, je crois qu’il faut faire un signalement à la DDASS dans les plus brefs délais!

    Commentaire par Mussipont — 14/01/2009 @ 08:46

  44. Je vais me faire l’avocat du diable (ce n’est qu’une image, enfin, je crois) :
    Peut-être la nourrice est-elle plus compétente que la nouvelle mère, et que c’est par un sens aigu de la responsabilité parentale qu’elle retourne au plus vite au fourneau.

    Commentaire par DePassage — 14/01/2009 @ 10:39

  45. comment on fait pour décongeler le moutard? On le passe au micro onde?

    Ou au bain marie (c’est plus tendre)?

    Commentaire par tschok — 14/01/2009 @ 15:24

  46. @ tschok : voyons, on parle d’un enfant, il faut faire ça doucement, le laisser décongeler tranquillement pendant 3 jours au réfrigérateur (en n’omettant pas bien sûr de placer un récipient sous l’enfant afin de récupérer l’eau).

    Ensuite dans un court bouillon classique avec bouquet garni puis au four (160°C) pendant 2h badigeonné régulièrement de graisse de canard.

    Commentaire par Mussipont — 14/01/2009 @ 21:55

  47. @ Mussipont

    C’est malin, ça ne marche pas votre truc et maintenant j’ai le GIGN qui est en train de défoncer ma porte !

    Eolas, au secours !

    Commentaire par ramses — 15/01/2009 @ 01:06

  48. …bip…bip…bip…le numéro que vous avez composé n’est plus attribué…bip…bip…

    Commentaire par Mussipont — 15/01/2009 @ 10:34

  49. @ Mussipont,

    Oups! C’est mon côté cuisine nouvelle. Désolé.

    Je suppose qu’il faut réserver le mou, pour le chat?

    Schrödinger, viens mon petit! Minou, minou, minou…

    A moins que dans le moutard tout soit bon (comme dans le cochon et le homard)?

    Commentaire par tschok — 15/01/2009 @ 17:12

  50. La cuisine nouvelle c’est sympa, mais moi je suis d’origine rurale et je damnerais pour un petit salé aux lentilles ou un ragoût à la saucisse de Morteau.

    Je pense que tout est bon dans le moutard. Tiens, je pensais qu’on pourrais le passer à la coquelle bardé de lard, comme des lapereaux, qu’en pensez vous?

    PS : à votre avis, quand est ce qu’Aliocha sifflera la fin de la récré? 🙂

    Aliocha : Aliocha elle se demande si au fond elle n’aurait pas mieux fait d’ouvrir un blog culinaire. Et puisque je me retrouve au milieu d’une bande d’abominables phallocrates, j’ai déjà une idée pour la première recette : « Les c….. de macho grillées sur lit d’orties accompagnées de leur sauce au piment rouge ». Je précise que ce plat se marie fort bien avec un verre de vinaigre de vin ordinaire auquel on peut ajouter quelques gouttes de liquide vaisselle pour peu que celui-ci soit parfumé au citron 😉

    Commentaire par Mussipont — 15/01/2009 @ 19:48

  51. Aliocha, puisque vous nous prenez par les « sentiments », nous nous inclinons respectueusement devant vous et quittons à reculons, tremblants et apeurés, la cuisine dont vous êtes l’incontestable Maîtresse…

    😉

    Aliocha : et lâche avec ça…sacrebleu !

    Commentaire par Mussipont — 15/01/2009 @ 21:28

  52. Je reconnais que le courage me manque assez vite dès que l’on s’attaque à mes biens les plus précieux! C’est pas du jeu, na!

    Aliocha : ainsi vous n’appréciez ni ma cuisine ni mon humour typiquement féminin, allons, Mussipont franchement, c’est pas un peu macho comme réaction ça ?

    Commentaire par Mussipont — 15/01/2009 @ 22:23

  53. Moi ce que j’ai remarqué c’est une tendance lourde de la gent féminine à vouloir sous n’importe quel prétexte essayer de nous alléger l’entrejambe à coups de ciseaux!

    Bon, je n’ai jamais eu la chance d’apprécier vos talents culinaires mais pour ce qui est de l’humour, je dois vous reconnaître un certain talent, voire un talent certain. Et en plus si vous faites votre méchante, j’adoooooooore ! 🙂

    Commentaire par Mussipont — 16/01/2009 @ 07:57

  54. J’ai eu l’honneur du premier commentaire, j’en rajoute un dernier !
    Vous voyez bien que ce sujet est plus profond qu’il n’y parait…
    Il a permis d’aborder des sujets aussi divers que variés : la cuisine, la préservation par congélation, le lait maternel, les droits sociaux, le féminisme, …

    Commentaire par Oeil du Sage — 17/01/2009 @ 12:48

  55. Hi there! Do you use Twitter? I’d like to follow you if that would be okay. I’m undoubtedly
    enjoying your blog and look forward to new updates.

    Commentaire par crystallightingparts.com — 22/03/2013 @ 12:15


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :