La Plume d'Aliocha

06/01/2009

C’est ça la nouvelle télévision publique ?

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 10:20

C’était donc hier le premier jour de notre nouvelle télévision sans publicité en soirée. Je vous avoue avoir manqué ce grand moment, je regardais un film sur un autre chaine. Mais lorsque je suis arrivée en deuxième partie de soirée pour Complément d’enquête, j’ai eu quelques sueurs froides. Pour ceux qui n’ont pas vu l’émission, elle était consacrée à la santé et traitait notamment des mobiles, des lignes à haute tension et autres pollutions modernes à l’incidence incertaine sur nos organismes. Un reportage sur les canapés gratteurs chinois (je plaisante mais les photos des victimes à la peau brûlée, voire arrachée étaient horribles), a révélé que ces canapés avaient décimés des dos et des postérieurs britanniques un an auparavant au point que Bruxelles avait alerté les Etats membres, y compris la France. Pourquoi Conforama n’a pas réagi ? Parce que, nous explique-t-on, les alertes ne comportent pas le nom du fabricant (ce qui entre nous les rend inutiles, mais bon). Du coup, la DGCCRF n’ayant pas précisé le nom dans son alerte, personne n’a réagi.

L’art de se taire

Les journalistes ont voulu, avec raison, obtenir des explications complémentaires de cette noble institution. Et là, surprise. Aux termes de plusieurs semaines d’attente, ils ont décroché une interview du directeur de la communication…Et il est arrivé ce qui devait arriver, l’homme n’a absolument rien dit, se limitant à s’enfermer dans des airs embarrassés pour admettre du bout des dents, à reculons et en une seule phrase qu’on ne publiait pas les noms des entreprises pour ne pas les contrarier. Passons sur le fond, j’ignore tout du dossier, il y a peut-être des raisons pertinentes à cela même si apparemment c’est absurde. Ce qui m’a fait bondir c’est qu’on interviewe un directeur de la communication. Ceux qui me lisent régulièrement savent que la communication n’est pas mon amie. Sur le principe, je la trouve utile dès lors qu’elle s’emploie à apprendre aux gens à s’exprimer, ce que tout le monde ne sait pas faire naturellement, surtout avec les médias. Mais là où elle m’agace c’est lorsqu’elle se place en position de censeur. Car au fond, la communication a deux obsessions, livrer une image positive de celui qui l’emploie d’une part, éviter tout sujet embarrassant d’autre part. Par conséquent, une fois qu’elle a dit ce qu’elle avait à dire, autrement dit qu’elle a livré son message publicitaire,  elle impose le black out sur tout le reste. Et là, je ne marche plus. 

Communication toxique

Il y a un directeur à la tête de la DGCCRF, je le sais, j’ai interviewé son prédécesseur. Pourquoi n’a-t-il pas répondu sur ce dossier, pourquoi envoyer à sa place  un communicant officiel qui, comme tout communiquant, cultive l’art de ne rien dire, convaincu qu’ouvrir la bouche c’est toujours se mettre en risque ? D’ailleurs, il ne peut rien dire puisqu’il n’est pas le décideur mais son porte-parole. Si nous admettons ainsi qu’on nous colle sous le micro des directeurs de communication,  il viendra un jour pas si éloigné où nous n’aurons plus aucun contact avec les décideurs, ce qui est pourtant le coeur de notre métier, et où nous devrons nous contenter de vérités officielles sans possibilité de poser des questions et d’obtenir de l’information. Surtout qu’entre nous, dans ce dossier, il n’y avait pas de risque majeur à s’exprimer, c’est une obligation européenne nous dit-on de ne pas révéler le nom de l’entreprise soupçonnée d’intoxiquer les consommateurs, le directeur de la DGCCRF aurait pu l’expliquer lui-même, non ? Il ne risquait pas sa place.

Drôle d’expert indépendant

Il y a autre chose qui m’a fait bondir. L’émission, qui se déroulait à la prestigieuse académie de médecine, avait invité un médecin membre de cette académie et spécialiste du nucléaire, André Aurengo, à commenter deux reportages, le premier sur le danger supposé des portables, le deuxième sur les désordres graves survenus dans une ferme dont les propriétaires mettaient en cause la ligne haute tension passant au-dessus de leurs terres. Dans le deuxième cas, l’expert a précisé, et c’est heureux, qu’il était membre du conseil d’administration d’EDF et ne pouvait donc pas commenter. Ce qui ne l’a pas empêché en quelques mots valorisés  par les lieux, et par ses qualités professionnelles,  de ruiner l’effet produit par le reportage. Mais me direz-vous, c’est le simple exercice des droits de la défense. Oui et non. Soit il intervient comme expert indépendant et donne un avis indépendant, soit il intervient en effet officiellement pour démentir mais là, j’ai trouvé le mélange des genres terriblement douteux.

Si c’est cela, la nouvelle télévision publique française, je ne vois pas en quoi nous avons gagné en qualité. J’aurais préféré conserver la pub car je crains que celle-ci, chassée officiellement, ne revienne se glisser au coeur même de l’information. Et je ne parle même pas du fait qu’en perdant sa capacité à s’autofinancer, cette chaîne risque fort de devenir le valet officiel du pouvoir. De Gaulle aurait aimé, il était persuadé que l’ORTF devait être à son service et disait d’ailleurs, « la télévision est à moi ». Visiblement, nous n’avons pas évolué. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez lire « L’info-pouvoir » de Jean-Pierre Bedeï paru en 2008 chez Actes Sud.

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12 commentaires »

  1. La première partie de France 2 avec le voyage d’Edouard Baer au Mali façon « les nouveaux explorateurs » était fort sympathique.

    Il faut bien dire que les premiers reportages de complément d’enquète étaient un total désastre journalistique…entre « les ondes de l’angoisse » qui ne prennent même pas la peine de se renseigner trois secondes concernant les centaines d’études épidémiologiques sur le sujet et amalgament joyeusement les phénomènes électromagnétiques, le reportage à la ferme qui est formidablement réducteur – ou comment raconter une histoire qui court sur plus de dix ans en cinq minutes – même s’il soulève des points intéressants, les interruptions permanentes des intervenants par le présentateur ; sans oublier ce splendide monument de connerie et de pathos intitulé « biberons empoisonnés » avec le témoignage du docteur jenesaisplusqui nous expliquant que les causes de la chute du nombre de spermatozoïde était « certainement » dûes au relachement de bisphénol A…et qui nous explique dans un autre reportage 5 min plus tard les ravages des pesticides. Ils n’avaient personne d’autre sous la main, quelqu’un qui n’est pas connu pour être de tous les combats « anti » ?

    Enfin, assez d’accord pour dire qu’inviter Aurengo était relativement malvenu compte tenu de ses engagements…juste une précision, il n’est pas « spécialiste du nucléaire », mais « spécialiste de médecine nucléaire » ce qui est nettement différent (pardon de pinailler).

    Je me dis qu’à défaut de prendre trop de temps à faire des reportages fouillés et à trouver des intervenants crédibles, ils ont été chercher ceux qui s’affrontent depuis des années pour faire un petit remake entre reportages « apocalyptiques » et explications en plateau « lénifiantes » …ça a le mérite supplémentaire de ne pas trop se mouiller.

    Commentaire par Moktarama — 06/01/2009 @ 10:52

  2. Bonjour,

    « c’est une obligation européenne nous dit-on de ne pas révéler le nom de l’entreprise soupçonnée d’intoxiquer les consommateurs ».

    Ce qui est faux.
    Si, sur la site de Rapex, vous entrez le terme « sofa » dans la base de données, le document qui sortira vous donnera toutes les infos concernant le produit. Dans ce cas-ci, les fauteuils contenant du dimethylfumarate. Et vous pourrez constater que le nom du producteur est indiqué ; Brand : LINKWISE.
    http://ec.europa.eu/consumers/dyna/rapex/rapex_archives_fr.cfm

    Il faut avoir un sacré culot pour mentir avec autant d’aplomb devant la caméra… Oui, il paraît que c’est un métier.

    Aliocha : Bon sang c’est vrai, merci ! c’est donc en France que l’on décide de ne pas préciser le nom, mais alors en tout état de cause Conforama pouvait aller se renseigner sur le site…quand je vous dis qu’on se fout de nous, mais là, les journalistes ont clairement failli. Quant aux communiquants, ils ont une vision subjective de la vérité, est vrai ce qu’ils décident de considérer comme tel, d’où le conflit qui nous oppose avec eux

    Commentaire par Dylan — 06/01/2009 @ 11:23

  3. je passe rarement ici (honte à moi)

    mais j’ai bien fait car , j’ai de quoi réagir :

    j’ai aussi vu complément d’enquête (en partie) et j’ai adoré les explications de …. je ne sais plus son nom… mais membre du Conseil d’Administration de EDF qui explique que les problèmes liés aux lignes électriques ne sont pas bien expliqués dans le reportage diffusé

    En même temps, on s’en fiche un peu ; ce qui compte, je pense, c’est qu’on tente de résoudre ces problèmes au lieu de chercher l’inconnu de l’équation durant 10mille ans ?!

    or on est loin du compte !

    idem sur les ondes des téléphones portables : je n’y connais rien (moi non plus on va dire) mais je ne suis pas certain que c’est l’absence de constat de gros problèmes supplémentaire depuis quelques années (40 milliards de portable en circulation paraît-il sans augmentation de cancers spécifiques d’après ce même homme)

    Quant à l’art de se taire, ça ne m’étonne pas…

    Moi, je vais tenter de ne pas le pratique ; je saute donc sur l’occasion de ne pas me « taire » via ce commentaire et vous signale donc une coquille :

    « Au terme de plusieurs semaines d’attente » et non « Aux termes »

    c’est surement un reste de votre repas de Noel, cette coquille ?? 😉

    Commentaire par villiv — 06/01/2009 @ 12:53

  4. euh, coquille de ma part (au moins une énorme en tout cas) :

    la suite du mon paragraphe débutant par :

    « idem sur les ondes des téléphones portables »

    et donc, je n’y connais rien (moi non plus on va dire) mais je ne suis pas certain que :ce soit l’absence de constat de gros problèmes supplémentaire depuis quelques années qui permette de postuler qu’il n’y a aucun risque…

    voila, BONNNNNNNE ANNEE sur ce !!

    Commentaire par villiv — 06/01/2009 @ 12:56

  5. La suppression de la publicité sur le service public est une bonne farce : après 20h … pourquoi ?
    Pour laisser les enfants se faire bourrer le crane pendant leurs créneaux de visionnage, afin qu’ils poussent leurs parents à la consommation ?
    Pour laisser le dernier créneau publicitaire au sponsor de la météo ?
    Pour un journal libre et indépendant des annonceurs ?
    …pourquoi après 20h ? personne n’en parle…

    Commentaire par Thierry — 06/01/2009 @ 13:27

  6. Merci pour ce joli lien Dylan.

    Commentaire par Lindir — 06/01/2009 @ 14:51

  7. Bonjour et bonne année Aliocha !

    Le conflit journalistes-communicants semble être l’un des fils rouges de ce blog, et encore une fois, je comprends bien votre agacement, mais je me permets d’y revenir.

    Pourquoi envoie-t-on si souvent des communicants servir un discours aseptisé aux journalistes ? J’avais, sous un précédent billet, suggéré qu’en matière économique, l’une des raisons pouvait être la réglementation de l’information financière.

    A mon avis, il y a (au moins) une autre raison, qui s’applique aux autres domaines de l’information. Les journalistes ont – à tort ou à raison – la réputation de tronquer, de sortir de leur contexte, bref, de ne pas fidèlement restituer ce qu’on leur dit. D’où énorme méfiance de la part du « client » (interviewé), et utilisation d’un discours aussi aseptisé que possible. Quand j’étais jeune et naïf, j’ai été la « victime » de ce genre de pratiques, en tant qu’interviewé ; il n’est pas très agréable de voir tous ses collègues le lendemain matin vous regarder avec un sourire narquois (pour les moins malveillants), parce que ce qui avait été publié – un phrase sortie de son contexte – était peu flatteur pour l’institution à laquelle j’appartenais. Je suis persuadé que, la fois suivante, les journalistes ont eu accès aux seuls communicants.

    Bon, cela dit, je suis peut-être toujours aussi naïf pour croire que si les journalistes avaient meilleure réputation, cela suffirait à attendrir la langue de bois des communicants…

    Autre piste : je crois que c’est dans un précédent billet que vous aviez expliqué vos règles déontologiques pour la correction (ou relecture) des interviews par les interviewés (ou avais-je lu cela ailleurs ? désolé, pas le temps d’aller vérifier). Un journaliste qui s’oppose au « droit de correction » de l’interviewé s’expose, à mon avis, à un discours moins riche de la part d’un interlocuteur plus précautionneux parce que « surtout faut pas que je dise de connerie, c’est irreversible ! »

    Aliocha : Je ne crois pas que la communication se soit développée pour contre balancer notre fâcheuse tendance à ne pas comprendre ce qu’on nous dit, mais plus simplement parce que dans une société d’information il s’est avéré nécessaire de professionnaliser la communication vers l’extérieur, les médias, le public. Plus ça va et plus les questions d’images apparaissent capitales. D’ailleurs, quand on dit qu’on ne comprend rien, c’est souvent qu’on a compris mais qu’on a dit des choses désagréables à entendre, ce qui n’est pas diplomatiquement correct n’est pas forcément faux…Sur la relecture des citations, ce n’est pas une obligation déontologique, loin de là, c’est une politesse pratiquée surtout en presse spécialisée et en presse économique. A ma connaissance, Le Monde ne fait pas relire les citations ni les interviews. Mais vous avez raison, en ce qui me concerne, je précise toujours que je fais relire pour créer la confiance et avoir une discussion un peu plus productive. La liberté d’expression est devenue un exercice très compliqué pour les journalistes mais on peut y arriver dès lors qu’on est techniquement incontestable et assez malin pour exprimer les choses avec finesse.

    Commentaire par Hub — 06/01/2009 @ 16:14

  8. A Hub,

    Je vous rejoint en partie, et pour des raisons similaires. J’ai aussi eu l’occasion de croiser ça de manière très directe: on donne une vraie réponse franche à un journaliste (télé, mais c’est sans importance), lui il choisi dedans ce qui concerne son sujet, et il ne retient que les 12 secondes qui sont utiles à son propos.

    C’est une des lacunes du système: il faut faire court. Donc le journaliste ne pourra pas reprendre tout ce qu’on lui a dit, mais seulement ce qui rentrera dans son format. Quitte à faire dire aux gens le contraire de ce qu’ils ont dit (un exemple ultra célèbre étant la phrase de Michel Rocard sur la misère du monde que la France ne peut pas accueillir toute, mais dont elle doit prendre sa juste part, en tronquant la deuxième partie de la phrase, on en inverse le sens, ce que la presse fit, et fait toujours, ce propos étant resté célèbre).

    À partir de là, il me vient une question éthique pour Aliocha: ce procédé classique, il me semble malhonnête, mensonger, puisqu’on affiche le nom d’une personne à côté d’un propos largement déformé. Est-ce considéré comme de bonne pratique? L’usage en pareil cas n’est-il pas de ne pas citer le nom de la personne?

    Parce que, effectivement, répondre franchement à une question, pour voir le lendemain dans la presse son nom attaché à un texte qui dit grosso-modo le contraire, ça pose problème. La seule bonne conclusion est alors de ne plus parler aux journalistes, puisqu’ils ne savent pas retranscrire. Quand un communicant leur parle, au moins, ils ne se trompent pas d’interprétation, puisqu’il n’y a plus rien à interpréter.

    Aliocha : quand on interviewe, on cite, sauf si on nous demande de ne pas le faire, c’est le fameux off exprimé par « un proche du dossier », un « observateur ». La question ensuite est de savoir si ce qu’on vous fait dire est réellement faux ou simplement incomplet, pas aussi développé ou précis que vous l’auriez souhaité. N’oubliez jamais que nous devons comprendre rapidement et ensuite retranscrire le plus simplement possible pour que tout le monde comprenne. Etes-vous certain de vous être exprimé clairement ? Ce sont de vraies question, je ne présume pas que vous avez tort, j’essaie juste de vous montrer qu’il y a souvent des malentendus…

    Commentaire par Benjamin Bayart — 06/01/2009 @ 18:51

  9. Pour une fois je suis loin de partager votre point de vue. Même si je suis loin d’être persuadé que la suppression de la pub sur les chaînes publiques soit une bonne chose je n’y vois aucun rapport avec le problème évoqué. Bon d’accord visiblement le journaliste a salopé le travail mais en quoi cela a-t-il un rapport avec la pub? Des journalistes qui mènent des interview abracadabrantesque qui font pschit ce n’est malheureusement pas nouveau et la pub n’y est pour rien.

    Commentaire par LordPhoenix — 06/01/2009 @ 20:21

  10. Je suis tout à fait d’accord.
    Contrairement à vs, avant hier soir, j’ai allumé ma télé dès 20h00 pr regarder le JT. Je m’attendais dc à une soirée sans pub entre le JT, l’annonce de la météo, la météo, l’annonce des films, ET le film. Alors certes, il n’y avait plus de soi-disant pub entre ce que je viens de citer, mais il n’y avait je ne sais combien de nom d’entreprise en partenariat ac je ne sais plus quelle émission. Bien sûr, l’on est mtn tous habitué à voir les noms d’entreprise dévoilés à la fin d’un programme, mais à ma plus grande surprise, j’ai trouvé ce soir-là, qu’il y en avait 3 fois plus. Alors, allez savoir si c’est tt simplement moi qui vois de la pub partout où elle peut se mettre, ou que mtn, avec l’enlèvement officiel de la pub, elle vient tout de même se glisser de manière innocente un peu partout, et produit donc un effet encore plus désolant qu’elle ne le faisait avt, subliminal.

    Commentaire par Anaïs Oddou — 06/01/2009 @ 23:22

  11. Chère Aliocha,

    Veuillez me pardonner, mais j’ai bien du mal à comprendre la relation entre l’abscence de publicités et la piêtre qualité de l’émission à laquelle vous faites référence.

    Faire valoir l’argument économique (pas de pub, moins d’argent, donc des émissions moins onéreuses, donc baclées) me parait raisonnable pour autant que l’on puisse montrer qu’une éventuelle dégradation (de qualité) en soit une conséquence directe.
    Même si je ne puis qu’approuver votre jugement sur la qualité de cette émission, et bien que n’étant pas un afficionado du petit écran, il m’est arrivé de voir des monceaux bien plus réducteurs (de QI) que celui dont vous faites mention.

    Est-ce suffisant pour en tirer conclusion ?
    D’ailleurs, d’un point de vue purement financier, les coupes budgétaires n’auraient pas encore du affecter les émissions actuelles car elles ont été prévues et planifiées de plus longue date il me semble, non ?

    La seule chose que j’appréhende personnellement est qu’ayant remarqué une perte de qualité des émissions au fur et à mesure de l’avancement de la soirée (affirmation qui n’engage que votre serviteur), je redoute que le fait de supprimer les pubs n’avance l’échéance et ne me conduise à compromettre mon intégrité intellectuelle de manière prématurée …

    Aliocha : c’est une opinion qui n’engage que moi, mais la suppression de la pub s’inscrit me semble-t-il dans le vieux débat sur une chaine publique censée être de meilleure qualité et fonctionner en dehors du circuit classique de rentabilité. Par ailleurs, il y a une volonté claire du chef de l’Etat de reprendre en main l’audiviosuel en général. Agitez le tout et vous pouvez légitimement vous demander si ce climat ne crée pas chez certains employés du service public des envies de révolte et de grève et chez d’autre des tentations de plier l’échine….

    Commentaire par Ferdi — 07/01/2009 @ 15:51

  12. Chère Aliocha,

    Merci de votre réponse dont je prends acte, j’ignore décidément trop de choses sur l’historique … en manque d’information(s), j’aurais interprété votre propos de travers.

    Ceci dit, et sans vouloir relançer le débat, je serais curieux de savoir comment on peut espérer une chaine hors du circuit de rentabilité -implicitement financée par l’Etat et à perte- qui serait à la fois de meilleure qualité, et ce sans être orientée par le généreux mécène -ce qui représenterait, pour moi en tout cas, une chute nette de qualité-.

    Vous allez encore critiquer mes préjugés, je le sens :), mais je subodore que le débat est plutôt ancien, non ? Vous n’auriez pas par hasard sous le coude un petit lien pas trop vieux qui traite de ce fameux débat ?

    Concernant votre dernière remarque, je ne puis que vous suivre. Imaginez-vous le pouvoir supplémentaire que pourrait en retirer quelqu’un qui ‘noyauterait’ l’audiovisuel ?
    Je n’ose même envisager la portée que pourraient avoir des propos démagogues égrénés à travers ce média … ça vaut tous les porte-voix du monde.
    Franchement, ce ne serait pas conforme avec l’esprit jusquauboutiste de ce personnage s’il ne creusait pas cette piste.

    Commentaire par Ferdi — 08/01/2009 @ 15:23


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