La Plume d'Aliocha

05/01/2009

Dites Aliocha, comment on écrit un article ?

Filed under: Comment ça marche ? — laplumedaliocha @ 13:07

Ecrire un article de presse ? Rien de plus simple à première vue. En réalité l’exercice répond à des règles précises ainsi qu’à des contraintes de format, de timing et de précision plus complexes qu’il n’y parait. 

C’est la rentrée ! Du coup, je me suis dit qu’il était peut-être temps de parler un peu de technique journalistique. Car après tout, rien ne parait plus simple que d’écrire un article de presse, n’est-ce pas ?  Il est vrai que lorsqu’on aime écrire, que l’on n’a pas peur d’être lu par des dizaines de milliers de personnes, et qu’on a bien travaillé son sujet, ce n’est pas compliqué. Pour autant, l’exercice répond à des règles qui, souvent, sont ignorées des lecteurs. 

Voyons donc cela de plus près.

Un article de presse, contrairement au billet d’un blog, s’inscrit dans un journal et à l’intérieur d’une rubrique, ce qui impose de respecter un certain nombre de contraintes. Chaque chef de rubrique (International, politique, société etc.) dispose d’un nombre de pages déterminé, lesquelles sont divisées en plusieurs emplacements de différents formats. Ce sont les contraintes de maquette. Pour qu’un journal soit lisible en effet, il faut qu’il soit organisé, le format des articles est donc prédéterminé. Inutile d’envisager de modifier la maquette, allonger ici, raccourcir là, elle est fixe, il faut donc s’adapter. Cela suppose de sélectionner les informations car on ne pourra pas toutes les traiter puis de les hiérarchiser, autrement dit de décider quelle importance on va accorder à chacune. L’emplacement le plus prisé est bien sûr l’article du haut de la page, en particulier de la page dite « d’ouverture », la première de la rubrique concernée.

Une fois que ce travail est fait et que chaque journaliste connaît son sujet, son emplacement et son format, l’écriture commence. Généralement, on débute par la rédaction de l’article et l’on réserve pour la fin le travail d’editing, c’est-à-dire tout ce qui va permettre au lecteur d’identifier de quoi on lui parle et de faciliter son entrée dans l’article. Un article de presse doit répondre dans les toutes premières lignes à la règle des 5 w : who, where, when, what, why. En effet, le lecteur doit comprendre immédiatement de quoi on lui parle, pourquoi, quand l’événement s’est produit et qui est concerné. Ce n’est qu’ensuite que viennent les explications, mises en perspective et, éventuellement, l’analyse qui doit être clairement distinguée des faits.

Comment ça se passe techniquement ?

Quand j’ai commencé le métier en 1995 dans un hebdomadaire spécialisé aujourd’hui disparu, nous écrivions les articles sous word. Ils étaient ensuite imprimés, faxés à l’imprimeur qui nous les renvoyait « composés », en d’autres termes mis en forme dans la typographie et le format du journal. Au moment du bouclage, on les découpait, façon pièces de puzzle, on composait nous-mêmes nos pages, en collant les articles sur une grande feuille A3 lignée, puis on la photocopiait en A4, on la faxait à l’imprimeur qui composait les pages selon le modèle que nous avions déterminé. Evidemment, de tels procédés ont disparu. Désormais, nous avons des logiciels qui permettent à chaque journaliste de travailler directement dans la maquette (pour les blogueurs cela ressemble à leur format de billet, mais en plus sophistiqué). Nous écrivons donc dans l’emplacement réservé, ce qui permet d’ajuster le format de l’article mais aussi du titre, des intertitres et du chapô.

Mais que signifient ces termes me direz-vous ? 

L’objectif d’un journal, c’est de faciliter la lecture des articles, ce qui suppose au départ une maquette clairement organisée et attractive, puis un travail de mise en valeur des textes. Le surtitre, placé au-dessus du titre comme son nom l’indique, renseigne lecteur sur le thème abordé. Par exemple, à la rubrique « société » vous trouverez un article surtitré « justice » qui vous parlera du procès terroriste qui s’ouvre aujourd’hui aux assises, à moins qu’il ne soit surtitré « terrorisme ». Le tout est qu’il complète sans redondance le titre qui, lui, exprime le coeur du sujet. En-dessous du titre, vous trouverez un chapeau (ou chapô dans notre jargon), il s’agit de quelques lignes destinées à annoncer les points essentiels abordés (dans ce billet, ce sont les deux lignes en gras et en italique au début du texte). Puis, dans le texte, la lecture sera rythmée par des intertitres qui permettent au lecteur de se repérer, mais évitent aussi de lui infliger un pavé rébarbatif. Ensuite, on trouvera éventuellement des phrases d’exergue, c’est-à-dire des phrases importantes extraites de l’article et présentées entre guillements. Là encore, il s’agit d’attirer l’attention et de donner envie de lire le texte.

Vient enfin la signature.  Certains se demanderont pourquoi on indique parfois le nom en entier et parfois seulement des initiales. Quand un journaliste écrit un seul article dans la page, il signe de son nom complet ou « tout du long » comme on dit. S’il en a rédigé plusieurs, par exemple un article principal et un éclairage sur un sujet connexe ou un focus sur l’un des aspects du sujet principal (rebond), on n’utilise la signature complète qu’une seule fois et ensuite on recourt aux initiales. 

Tous les articles sont-ils signés ?

Dans les journaux français, oui en principe, sauf les brèves qui sont souvent des synthèses de dépêches ou de communiqués. Comme il n’y a pas de valeur ajoutée, le journaliste ne signe pas. Il y a toujours des exceptions, si la brève correspond à une information importante obtenue par un journaliste de la rédaction mais pas encore assez détaillée pour la développer dans un article, elle sera signée. Dans certains journaux étrangers, comme The Economist, les articles ne sont pas signés. C’est une politique qui a pour objectif de solidariser une rédaction.

Pourquoi certains articles ont-ils plusieurs signatures ?

Evidemment parce que l’article concerné est le produit d’un travail collectif. Cela répond à plusieurs scénarios. Parfois, un sujet nécessite que différents journalistes de la rédaction rassemblent leurs informations, le spécialiste de l’intérieur et celui de la justice, le correspondant à Bruxelles et le journaliste parisien, etc…D’autres fois, c’est parce qu’un journaliste a obtenu une information exclusive dans un domaine qui n’est pas le sien et qu’il co-signe avec le journaliste en charge de la rubrique qui sera capable d’enrichir l’information etc. Il arrive enfin que les articles soient signés « Albert Tartempion avec AFP ». Cela signifie que l’essentiel de l’article est issu d’une dépêche qui a été simplement réécrite, voire légèrement précisée. 

Et après, que se passe-t-il  ?

L’article est relu par le chef de service pour vérification. Un bon chef de service doit être capable, même s’il ne connaît pas le sujet dans le détail, d’identifier les points sensibles, les risques d’erreur et de vérifier avec l’auteur que tout est exact et présenté de la façon la plus claire possible (chiffres, orthographe des noms, raisonnement, logique du déroulé de l’article…). L’article est transmis ensuite à la maquette pour être illustré et mis en forme techniquement. Dans certaines rédactions, il passe entre les mains du spécialiste des titres. Sans oublier l’étape secrétaire de la rédaction-correcteur pour s’assurer de la grammaire, de l’orthographe, de la cohérence d’ensemble du journal… Comme vous le voyez, il y a donc plusieurs niveaux d’intervention et de relecture. Vient enfin l’ultime relecture générale par le rédacteur en chef avant l’envoi à l’imprimerie.

Vu ainsi, cela parait simple. En réalité, ce travail s’inscrit dans le cadre de plusieurs contraintes assez pesantes.

La première est celle de l‘exactitude, exactitude de l’information, mais aussi correction de l’orthographe, de la grammaire, de la syntaxe… Tous les jours, cela finit pas être pesant tant il faut être vigilant sur les contre-sens, les fautes d’inattention, les dates, les noms, les chiffres, la mémoire qui parfois vous trahit, les éléments que l’on croit savoir depuis longtemps et qu’il faut néanmoins vérifier…

A cela s’ajoute une contrainte de temps, nous vivons perpétuellement dans l’urgence. L’urgence de trouver le maximum d’informations dans le minimum de temps, l’urgence d’écrire car nous ne sommes que le premier maillon de la chaîne de production, l’urgence d’avancer sur le sujet du lendemain tout en finissant celui à rendre le soir même, l’urgence de vérifier tel ou tel point à 5 minutes de l’heure du bouclage etc. C’est un état d’esprit, quand on aime l’adrénaline, on devient rapidement accro, mais c’est usant car le journalisme est l’un des rares métiers où lorsqu’on commet une erreur elle se retrouve étalée dans le public à des dizaines de milliers d’exemplaires. Avec le temps, on s’habitue !

Et puis il y a la contrainte du format. La taille de l’article est imposée, celle du titre, de l’emplacement de l’illustration, des intertitres, tout est formaté. Impossible de s’émanciper des calibrages, ce qui impose parfois de faire de la haute voltige pour caser toutes les informations et les explications techniques de plus en plus nécessaires dès lors que n’importe quel lecteur, quelle que soit sa formation, doit être à même de comprendre de quoi on lui parle. Et inutile d’essayer de recourir aux sigles ou aux abréviations pour gagner un peu de place. Le nom de la Commission nationale de l’informatique et des libertés devra être écrit au moins la première fois en entier suivi entre parenthèse de son sigle (CNIL) avant que l’acronyme puisse être utilisé seul dans le reste de l’article, les titres exacts des personnes mentionnées devront être précisés, on ne présume pas que tout le monde sait que Rachida Dati est garde des Sceaux, les termes techniques devront être traduits et expliqués, etc.

Voilà, avouez que nous sommes loin de l’image d’un journaliste dilettante écrivant en quelques minutes un article approximatif avant d’aller boire un verre au bistrot avec ses potes en se fichant bien de savoir s’il a  fait correctement son travail ou pas. Si le résultat vous parait parfois insuffisant, c’est que nous devons faire court et compréhensible par tous, ce qui est aussi frustrant pour nous que pour les lecteurs. Les choses se compliquent lorsqu’on sort un scoop. On sait alors que tous les regards seront braqués sur le « papier », qu’il va secouer le milieu concerné (politique, économique etc), que la moindre erreur peut décrédibiliser le journal, enclencher la mécanique judiciaire ou être utilisée pour contre-attaquer par ceux qui sont mis en cause et ruiner notre travail. La pression peut devenir énorme…ce sont les moments les plus durs nerveusement mais aussi ceux  qui nous rappellent pourquoi on a choisi ce métier !

Allons, un dernier mot pour que vous mesuriez à quel point un journal est un travail de professionnels et une oeuvre collective.

ce billet est trop long :  normal, je n’ai aucune contrainte de format. Comme quoi au fond, c’est important un format imposé, cela évite d’ennuyer le lecteur.

– Il est un peu ardu à lire, touffu, un brin étouffant : c’est que ma maquette est très peu sophistiquée et que je n’ai à mes côtés aucun directeur artistique pour m’aider à  rendre le billet attractif pour l’aérer, l’illustrer, insérer un encadré, trouver une photo en rapport avec le sujet, la placer au bon endroit etc. Par ailleurs, si je suis assez autonome, il m’arrive d’avoir besoin d’être relue par un rédacteur en chef  qui ici aurait pu me dire, « coupe tel passage, il est sans intérêt », « résume telle idée, elle est trop délayée », « inverse ces paragraphes, ce sera plus logique » etc.

– Il contient sans doute aussi des fautes diverses et variées d’orthographe et peut-être de grammaire. Eh oui, il y a dans les grandes rédactions des professionnels de la langue française dont c’est le métier de relire simplement sur la forme et croyez-moi c’est un sacré exercice. Ce sont les rois des pièges de la langue française, un délice.

Le titre et les intertitres ne sont pas très imaginatifs : pire, ce ne sont pas des intertitres mais de banales questions à bânir d’un vrai article de presse. Que voulez-vous, ça aussi c’est un métier.

Le métier de journaliste englobe tous les professionnels d’une rédaction, les rédacteurs, grands reporters, correspondants, correcteurs, maquettistes, secrétaires de rédaction, directeurs artistiques, pigistes, chefs de service, rédacteurs en chef. Chacun a sa spécialité, tous concourrent à vous livrer l’information la plus riche, la plus fiable et la plus agréable à lire possible.

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28 commentaires »

  1. Chère Aliocha bonjour

    je sais que cela n’est pas bien mais faute de temps je viens de lire votre article trés rapidement et une question me vient à l’esprit
    qui décide de la une , de l’emplacement bref de la hiérarchie et de l’importance des informations?

    ENSUITE j’ai remarqué que de nombreux journalistes se contentaient de reproduire les articles des agences comme AFP ou reuters et que certains articles étaient retranscrits mots pour mots dans plusieurs quotidiens .

    Aliocha : vous êtes pardonnée, comme je l’ai dit, je suis trop longue, mais c’était à visée pédagogique 😉 La une est discutée en conférence de rédaction, laquelle réunit au moins les rédacteurs en chef et chefs de rubrique, parfois l’ensemble des journalistes. En principe, c’est l’événement le plus important du jour qui monte en une (en lien avec la ligne éditoriale et le positionnement, c’est pourquoi la Une des Echos sera proche de celle de la Tribune mais pas forcément la même que celle du Parisien, du Monde ou de Ouest France). La décision finale appartient au rédacteur en chef au terme de débats plus ou moins vifs selon les rédactions et l’actualité du moment.

    Quant aux fils de dépêches (AFP Reuters), la plupart des journaux y sont abonnés. En principe, ils servent à surveiller l’actualité et à fournir une base de travail aux journalistes, à charge pour eux de l’enrichir, mais, faute de moyens, les dépêches sont de plus en plus utilisées comme matière première à peine enrichie. Cela étant, les quotidiens papier continuent pour l’essentiel de fournir leur propre contenu. Le problème se cantonne aux brèves et aux articles peu importants ainsi qu’aux gratuits et aux sites web.

    Commentaire par artemis — 05/01/2009 @ 16:19

  2. On va quand même au bistrot. Enfin moi j’y vais.

    Aliocha : tiens, vous êtes de retour ? Bonne année, et cessez de faire le troll 😉

    Commentaire par Toto_SRàRien — 05/01/2009 @ 16:27

  3. Cela donne envie d’essayer…

    Commentaire par Ferdydurke — 05/01/2009 @ 17:16

  4. Coucou et bonne année.

    Je profite d’être retombé dessus pour le pointer ici, car à chaque fois que l’on parle de la presse et google, on nous démontre que non, pas du tout, il n’y a pas guerre, mais juste temps d’apprentissage.

    __________________
    Le 11 décembre, le patron de Google News, Josh Cohen, venu spécialement de New York, s’est ainsi fait étriller par le directeur général du Figaro (« nous vous considérons comme notre pire ennemi ») et le représentant de Lagadère Active (« votre business modèle est devenu prédateur »). La tension entre anciens et nouveaux médias reste très vive.
    __________________

    voila, sinon bonne santé, amour & fric.

    Commentaire par herve_02 — 05/01/2009 @ 17:20

  5. Bistro, j’ai entendu bistro?

    Commentaire par tschok — 05/01/2009 @ 19:40

  6. Bonsoir,
    Quelques questions de béotien. Y a-t-il des standards métiers ou cela dépend-il du média? Par exemple un article majeur doit-il toujours faire un quart de page dans un quotidien, 5000 signes? Quid des différences entre presse quotidienne et hebdomadaire, voire mensuelle? Les règles sont-elles plus souples dans certains formats, selon les titres ou jamais?

    Aliocha : non, il n’y a pas de standard métier, en revanche, tous les titres ont tendance à s’aligner les uns sur les autres, question de mode. A ma connaissance quotidiens et hebdos fonctionnent de la même façon, une fois qu’on a défini une maquette, il faut s’y tenir. Il n’y a que les revues scientifiques qui soient plus souples, mais alors on se rapproche de l’édition. C’est du texte au kilomètre, sans illustration ni fioritures.

    Une question plus personnelle: avez vous un « volume » d’articles à produire? En taille, nombre…de manière générale bien sur, dans la profession. EN mettant à part le chroniqueurs dont la fréquence/taille de publication est particulièrement visible.

    Aliocha : en ce qui me concerne, je suis free lance, donc oui, j’ai un volume à produire si je veux me nourrir. Indépendamment de cette contrainte, j’alimente des rubriques dans des journaux où je dois produire régulièrement. Pour les journalistes ne poste, il n’y a pas théoriquement de « volume » à produire par journaliste. Sauf que d’une part les effectifs se réduisent donc chaque journaliste est invité à produire plus pour remplir le journal, d’autre part, certains petits génies de la gestion non issus de la presse commencent à tenter d’évaluer les journalistes en terme de nombre de signes produits, ce qui est absurde. Et je dis cela d’autant plus détendue que j’appartient aux plus productifs, simplement je ne crois pas que l’on puisse juger un journaliste au poids.

    Pour finir une remarque sur la maquette. Il est important d’être lisible, agréable, de dégager une identité. Mais une maquette trop rigide, ou des contraintes systématiques fortes, de type longueur des phrases peuvent aussi faire perdre de la saveur à un article. Il m’est souvent arrivé de vouloir plus d’un article (donc trop court à mon goût, sans doute coupé par le grand complot des rédac-chef) ou de le trouvé indigent, tout son contenu étant dans le chapô et les intertitres (le complot des rédacs-chefs vendeurs de papiers). C’est sans doute plus simple pour desraison de bouclage en presse magasine, mais un espace plus souple de rédaction, moins rigide, ne serait-il pas un vrai plus? Les habitudes sont une façon de garder des lecteurs, mais la surprise, la découverte, le coté hors des sentiers battus sont aussi une façon d’en faire venir de nouveau, voire de lutter contre la lassitude.

    Aliocha : la maquette doit être respectée, ne serait-ce que pour que le lecteur lui-même s’y retrouve. En outre, c’est la colonne vertébrale d’un journal et c’est son identité. En revanche, depuis quelques années, face à la baisse des ventes, les éditeurs déduisent que le problème ne vient pas de leur inadaptation à la demande des lecteurs mais simplement du fait que les lecteurs n’ont plus le temps de lire. Du coup, des consultants payés très cher pour leur faire plaisir, leur recommandent de diminuer les formats d’article. L’un des quotidiens pour lesquels je travaille à réduit le nombre de signes par pages d’un tiers en 12 ans. Personnellement, je pense que c’est une hérésie et j’espère qu’on va s’en apercevoir.

    Commentaire par Aegor — 05/01/2009 @ 19:49

  7. @ Aliocha : « la règle des 5 w : who, where, when, what, why. »
    Ouais, mais quand on lis certains article, le réflexe c’est plutôt « what the f…? »

    Sur les intertitres : d’où vient l’horrible habitude de mettre en intertitre une citation d’une interview qui ne prend sens que dans son contexte.. soit trois paragraphes plus tard ? Non seulement c’est inutile, mais c’est frustrant !

    Aliocha : Il s’agit toujours d’attirer l’attention du lecteur et de lui donner envie de lire, d’ailleurs, ça marche puisque vous la retrouvez trois paragraphes plus tard c’est donc que vous avez lu l’interview 😉 cela étant, je suis d’accord avec vous, comme l’interview est aérée par les questions et les sauts de ligne et que l’on peut s’y repérer justement en lisant rapidement les questions, il n’est sans doute pas utile d’en rajouter.

    Commentaire par Paul — 05/01/2009 @ 20:13

  8. et bonne année!

    Commentaire par Paul — 05/01/2009 @ 20:15

  9. on peut aussi écrire ses articles au bistrot…

    Commentaire par Phedra — 05/01/2009 @ 20:16

  10. Bonsoir,
    Je ne pense pas que la critique fait à la presse écrite puisse porter sur une quelconque nonchalance des journalistes, si l’on omet certains cas particuliers. Mais elle concerne plus vraisemblablement les contraintes liés à son format & à son organisation humaine.
    Concernant le format et en écho à votre dernière réflexion, je vous renvoi vers un article du journal de Peter Gabor (où vous retrouverez de nombreuses autres pistes sur les questions liées à la maquette) :
    http://paris.blog.lemonde.fr/2008/12/10/mise-en-page-typographie-grilles-presse-quotidienne-principes-fondateurs/
    Les problématiques touchant à l’organisation humaine d’un journal sont très vastes, mais restent, il me semble, certainement les plus simples à régler. Un exemple amusant fut dernièrement soulevé par le Washington Post, à son insu :
    http://johnhawks.net/weblog/topics/metascience/reporting/science-news-statins-howell-2008.html
    J’aimerais terminer ce commentaire en vous félicitant. Je vous lis depuis que Me Eolas nous annonça l’ouverture de votre journal, et suis heureux de découvrir en ces lieux un avis sincère & intelligent, avec lequel je suis parfois (voir souvent 🙂 en désaccord.

    Aliocha : j’entends souvent dire que les journalistes sont des imbéciles, j’en déduis qu’on nous prend pour des incultes dilettantes d’où l’idée de montrer qu’il y a du travail, des contraintes et malheureusement des erreurs inéluctablement liées à la nature de l’exercice même si toute une équipe de professionnels travaillent pour les éviter. Mais c’est vrai qu’il y a d’autres problèmes

    Commentaire par Agamemnon — 05/01/2009 @ 20:47

  11. Ahh, **soupir rêveur**
    j’aime The Economist…

    Commentaire par Capu — 05/01/2009 @ 21:08

  12. A Aegor, en 6

    Je peux au moins vous éclairer sur un point: la presse scientifique (pas Science&Vie, mais les publications scientifiques « dures », celles qui font références chez les chercheurs) fonctionnent sur une modèle totalement différent. Il y a aussi formatage, mais beaucoup plus souple (la mise en page de l’article est contrainte, mais pas la longueur, s’il faut 35 pages pour expliquer une avancée, on prend 35 pages).

    A Aliocha,

    On retrouve toujours ce même précepte: faire court. Il y a une rationalité derrière, quelque chose qui prouve que le lecteur ne lit pas quand c’est long? Parce que pour moi c’est la source de bien des maux: articles approximatifs, illisibles, frustrants pour tout le monde…

    Aliocha : Le patron du monde disait à ses journalistes il y a 50 ans « faites chiant », à l’époque, la presse se vendait bien, donc on pouvait infliger au lecteur des pavés indigestes qui lui donnait le sentiment d’être intelligent puisqu’il arrivait à les ingurgiter. Et puis, face à la baisse des ventes, au lieu de s’interroger sur la qualité de ce qu’on offrait, on en a déduit que les lecteurs n’avaient plus le temps de lire. Du coup, on a raccourci les articles, études de lectorat à l’appui. J’ai assisté à ce genre de séance avec consultants et powerpoint, au fond, je n’aime guère les sondages, évidemment quand vous demandez aux gens s’ils ont le temps de lire la presse, comme ils ne l’aiment plus beaucoup et que la vie moderne est très agitée, ils répondent non. J’ai fait l’expérience avec des amis lecteurs au moment où je voulais lancer une lettre professionnelle. Au départ, ils disent « trop de travail, trop de publication, pas le temps de lire ». Quand je leur ai décrit le projet, yeux émerveillés « tu as raison, ça n’existe pas, ça nous serait très utile », ils voulaient même investir alors que je ne leur demandais rien…Tout est question de répondre aux attentes et de le faire bien, on trouve toujours le temps de lire quelque chose d’utile et d’intelligent.

    Commentaire par Benjamin Bayart — 05/01/2009 @ 22:06

  13. @ Benjamin Bayart : J’imagine que non seulement le temps de concentration de beaucoup de gens est de moins en moins élevé (le mien compris, moi qui suit à mon grand regret de la génération des jeux vidéos – le lien existe peut être), mais qu’en plus le journal n’a pas forcément un nombre de pages illimité.
    Ce qui rend difficile la publication de longs articles si on veut traiter d’un maximum d’informations.
    Je l’interprète comme ça, mais je n’ai évidemment pas la moindre prétention d’exhaustivité ni même de justesse sur le sujet.

    @ Aliocha : Merci pour ce billet, il résume et clarifie pas mal de choses. Agréablement instructif, et je vous prie de faire aussi long qu’il vous plaira sur d’éventuels futurs billets didactiques 🙂

    Aliocha : ne me tentez pas malheureux, j’ai 12 ans de frustration à libérer 😉

    Commentaire par Léo — 05/01/2009 @ 22:33

  14. Très pédagogique…ça c’est certain… Quelques journalistes de mon quotidien régional, imposé depuis 4 jours (Vosges-matin), feraient bien pour certains de se plonger dans votre billet pour se remémorer ou peut-être apprendre les tenants et aboutissants d’un article ou billet agréable et plaisant à la lecture…
    Quoiqu’en fin de compte, ils favorisent ainsi la blog-presse…
    Merci et bonne semaine…

    Commentaire par Olivier — 05/01/2009 @ 22:53

  15. Vouloir faire court pour dégraisser, faire synthétique, clair, bref utiliser la contrainte de la forme pour produire plus de sens, je comprends cet objectif. Mais l’argument selon lequel le lecteur ne veut plus lire, ou sa variante sur la concentration potentielle me semble en opposition à l’observation et au raisonnement. Quand je paie pour lire et que je n’ai pas à lire, pourquoi continuerai-je à payer? Si mon journal me fournit moins de ce que je recherche, il risque est de me décevoir et de me perdre. Je ne connais pas l’édition littéraire, mais il semble que ce vendent plutôt bien les « pavés ». Romans historiques épais, séries multi-volumes en science-fiction… Et la presse magazine semble se porter plutôt bien, d’après le nombre de titre en tout cas. Si les blogs sont fréquentés, que des sites semi-professionels sont lus, peut-être que le public existe.
    Ne serait-ce pas l’analyse générale qui est fausse? « La » Presse n’existe pas. Il n’y a pas une recette optimale, mais plusieurs options, pas forcément compatibles en seul produit. Pour lire vite fait sans creuser, un relais « simple » d’agence suffit, que ce puisse être un site d’info en ligne, un gratuit… Ca peut coller avec « un » public. Pour des articles de fonds, hors contexte ou actualité type enquête en immersion, un autre format s’impose (magazine). Pour une information « riche », analyse sous plusieurs angles, points de vus contradictoires/complémentaires, liens croisés ou indirect, bref de la réflexion en lien avec l’actualité, le format « quotidien » me semble un bon compromis. J’ai parfois l’impression d’être chez un vendeur de voiture qui a déciderait pour moi de ma voiture. Mais il existe des berlines, des familiales, des petites urbaines, des 4×4, des voitures de sport… à l’infini. N’avoir qu’un seul type d’offre, mais par plusieurs concurrent, finit par assécher le marché.
    C’est davantage un problème de management qu’une problème de presse écrite. Il me semble qu’on préfère des dirigeants qui travaillent avec des cabinets de conseils, et de fait appliquent les mêmes règles ensemble en même temps. L’échec d’un est donc celui de tous: pas de faute individuelle, c’est le marché qui subit une tension sectorielle.
    Qui osera la différence? Le passé est riche de profils atypiques qui ont sut faire leur place. En France et dans la Presse, le Canard Enchainé suit une logique éditoriale bien à lui. Sans le copier, y a-t-il une place pour l’Oie Ligotée, je ne crois pas, des options alternatives doivent être possibles. Que les modes de consommation de l’information changent, soit, mais je ne crois pas en l’uniformisation de la demande. A l’offre de suivre…

    Aliocha : on ne saurait mieux dire, j’adhère à 200%

    Commentaire par Aegor — 05/01/2009 @ 23:48

  16. Billet très instructif, quoique en lecteur parfois pressé mais assidu, il m’a semblé qu’un certain nombre d’éléments constitutifs de l’article de presse m’étaient déjà familiers.

    Bonne année !!!

    Commentaire par Kemmei — 06/01/2009 @ 01:35

  17. Chère Aliocha, vous avez un nouveau confrère, il s’appelle Eolas et écrit dans Rue89.

    Vous voilà du coup réconciliés ?

    Aliocha : cessez de faire le troll, me voilà obligée de rappeler que tous ceux qui écrivent dans un journal ne sont pas journalistes. Balzac publiait ses romans sous forme de feuilleton dans la presse, ça n’en faisait pas un journaliste. Quand un politique, un scientifique, un grand patron, un philosophe publie dans le Monde une opinion il n’est pas journaliste et quand enfin Eolas fournit une explication juridique à un fait d’actualité, il n’est pas journaliste mais expert.

    Commentaire par ramses — 06/01/2009 @ 01:53

  18. Bonjour,

    La contrainte liée à la longueur imposée du texte doit parfois être particulièrement délicate à gérer…

    Une question complémentaire au commentaire de Paul: Pourquoi les intertitres en forme de questions sont-ils à bannir ?

    Il me semble en effet que, si la question mise en exergue est suivie de sa réponse, il s’agit là d’une méthodologie plus efficace que celle qui consiste à placarder un intertitre « au hasard » dans l’article, sans tenir compte du contexte.

    Si, au départ, le procédé peut susciter la curiosité, il devient vite agaçant et donne assez rapidement l’envie de « zapper » l’article.

    Aliocha : Bah, une conviction à mon sens discutable que certains formulent ainsi : un article n’est pas là pour poser des questions mais pour y répondre. C’est frustrant car parfois la question s’impose. Cela étant, dans ce billet les intertitres donnent une impression de foire aux questions, ce n’est pas l’esprit de l’intertitres qui doit annoncer au lecteur ce qu’il trouvera dans les paragraphes suivants avec un peu plus de subtilité 😉

    Commentaire par stéphano — 06/01/2009 @ 10:14

  19. Bonjour Aliocha et bonne année (un peu en retard, mais je rentre de vacances…) !

    La lecture de votre article et des commentaires m’inspire deux questions. D’abord, ce que vous décrivez concerne avant tout la presse écrite. Est-ce que vous avez une idée des contraintes spécifiques à la radio ou la télé ? Et surtout, quid du web ? Autant certaines contraintes sont évidemment les mêmes (un journal doit toujours être exact, il a toujours une ligne éditoriale, etc.), autant certaines pourraient être relachées (par exemple, on n’est pas limité par la taille du papier, on peut avoir autant d’article que l’on veut dans une rubrique — il faut toujours les écrire, évidemment !) et d’autres pourraient apparaître (pas exemple ajouter des liens hypertexte vers des articles connexes ou des sites externes ?). Est-ce que vous voyez une différence notable, ou est-ce que les rédactions font « comme avant » ?

    Aliocha : sur la télé, je n’en sais rien, mais il y a visiblement des contraintes de format et de timing comme en presse écrite. Sur le web, il y a aussi des maquettes, quant aux liens, ils se développent, encore timidement songeront quelques blogueurs 😉

    Et ensuite, une question indiscrète : à la louche (je conçois bien que ça dépend des articles, des journaux, des mois…), combien d’articles produisez-vous et pour quel revenu ? C’est juste pour essayer de voir si un journaliste qui veut gagner, disons, 2000 nets euros/mois doit écrire 1 article par jour, 2, 5… ? Et combien est payé un article, en gros ?

    Aliocha : en voilà des questions indicrètes ! Un article à la pige est payé entre 60 et 100 euros le feuillet selon les journaux, sachant qu’un feuillet =1500 signes espaces compris (allez voir dans la fonction outils statistiques ou si vous êtes sous vista dans révision, à gauche, le petit symbole avec des chiffres). Les articles font entre 3000 et 6000 signes en règle général mais peuvent monter à 15 000 pour les grosses enquêtes (signes pas euros !). Le tarif indiqué (brut) est versé sous forme de salaire au plus tard dans le mois qui suit celui de la parution. Bons calculs ! (entre nous, je ne calcule pas ce que j’écris globalement, disons que je fais un papier par jour en période de coup de feu et sinon trois par semaine minimum).

    Commentaire par Rémi — 06/01/2009 @ 11:56

  20. Vous avez dit-on les honneurs de la presse

    http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#id2902

    Commentaire par oui — 06/01/2009 @ 15:39

  21. Vos billets sont de vraies delices. Huhu, j’avais vu le bonus cache mais bon je ne fais pas le malin avec mes fautes d’accent, faute d’accents.
    Plus je vous lis, plus j’apprecie le metier de journaliste, plus je suis frustre qu’ils ne soient pas meilleurs et capables d’etaler au grand jour les petits secrets des grands messieurs.
    Vous nous feriez une petite biblio de journalistes (pas forcement morts) dont l’incorruptibilite et la droiture les rendent incontournables ?

    Commentaire par Humstel — 06/01/2009 @ 15:47

  22. À Aliocha :
    Merci pour ces indications ! Je sais bien que c’était une question indiscrète, mais je l’avais posée car il me semble important pour comprendre les contraintes des journalistes de savoir combien de temps ils peuvent économiquement passer à rédiger un papier si ils veulent vivre convenablement. Je déduis de votre réponse qu’avec votre rythme de publication, un journaliste gagne au moins entre 1500 et 2500 euros bruts/mois (en gros et en moyenne). Ce qui n’est pas très précis comme fourchette (mais je ne vous demandais pas de me réveler votre feuille d’impôts !), mais qui suffit pour se faire une idée des conditions personnelles qui peuvent pousser à finir un article plus vite, ou au contraire à prendre le temps d’approfondir.

    Et j’en profite pour vous remercier plus largement de vos réponses aux commentaires (pas que les miens !) : vous répondez en général vite et surtout, sans éluder les questions, ce qui est agréable. Je trouve que le seul intérêt des commentaires est de savoir qu’on sera lu par quelqu’un et c’est clairement le cas ici. (au passage, cela explique à mon avis pourquoi les commentaires de certains journaux sont totalement inintéressants, ils sont écrits par des gens qui, plus ou moins consciemment, sentent que leur prose ne sera pas lue sérieusement par qui que ce soit…)

    Commentaire par Rémi — 06/01/2009 @ 15:54

  23. Bonjour,

    très intéressant, et pas trop long, non, ça laisse justement le temps de tout comprendre, comme à peu près tout est expliqué, nul besoin de se fatiguer à déduire les « entre-deux-lignes ».
    Et si votre prose a un certain succès, c’est probablement parce qu’elle a le temps de se déployer 🙂

    Aliocha : et hop, je transmets le message à mes rédacteurs en chef 😉

    Commentaire par DePassage — 06/01/2009 @ 17:28

  24. **Ces conseils ne concernent pas seulement les journalistes mais tout le monde en entreprise !**

    Quand j’étais étudiant à Dauphine, j’ai eu la bonne idée de choisir deux options qui m’ont beaucoup servies : sociologie des organisations et communication en entreprise. La première est hors sujet, mais m’a été fort utile. La seconde m’a été enseignée par un journaliste dont le raisonnement était : « Demain, en entreprise, vous écrirez pour être lus ! Apprenez-en donc les techniques. » Je lui en sais toujours gré car ces deux enseignements m’ont été fort utiles. Apprendre à faire court, à titrer, à organiser sa pensée… sont clés. Mais aussi la vérification des faits, des sources… On apprend beaucoup. Bien sûr, je ne me prends pas pour un journaliste, même s’il m’est arrivé de publier des articles. Mais je crois mieux comprendre ce métier et en apprécier l’utilité. N’en déplaise au blogueurs, que par ailleurs je salue. Mais entre le blogueur expert et le journaliste généraliste, il peut se trouver le super communicateur. Les vrais journalistes peuvent encore nous aider à faire la différence. Et c’est heureux.

    Commentaire par Urbain — 09/01/2009 @ 23:18

  25. Bonjour,
    Vous qui êtes du milieu, j’aurais quelques petites questions à vous poser. Est-il possible pour une entreprise d’acheter un espace dans un journal tel que le Monde pour y écrire un article? Si oui, qui rédige l’article (l’entreprise ou le journaliste)? Quelles sont les conditions? Combien cela coûte à l’entreprise? Y-a-t-il un jour de la semaine spécialement reservé à la publication de ces articles? Dans les journaux étrangers (Angleterre, Allemagne) est-ce également possible?
    Merci d’avance de votre réponse.

    Commentaire par Olivier — 26/03/2009 @ 19:05

  26. Bonjour,
    juste vous dire,qu’il est trop rare de rencontrer une personne qui a cette justesse de ton…
    Merci

    Laurent

    Commentaire par Laurent Dollez — 02/09/2009 @ 10:10

  27. Bonjour Aliocha, je suis étudiante au Sénégal, et j’aimerai écrire un article sur les énergies renouvelables en Afrique.
    Le sujet est tellement large, que je ne sais qu’elle direction prendre. En plus, mon article doit tenir sur une page.
    Aussi, j’aimerai que vous me recadrez par rapport à mon sujet et que vous expliquez quel est la démarche de fond à suivre afin rédiger mon article.
    Cordialement

    Commentaire par Fatou — 15/01/2010 @ 11:11

  28. Bonjour,

    J’ai été ravi de lire quelque chose sur la regle des 5 w.

    S’il est évident qu’elle doit être suivie j’avais été presque choqué il y a quelques années que ces « qui » « quoi » « ou » … se retrouvent en intertitre dans une majorité des articles sur le post. J’avais l’impression de lire une rédaction de collégien, de celle ou il faut juste remplir un caneva fixe. C’est une des raisons qui contribuent à me faire vouloir une distinction clair entre blogueurs et journalistes, et qui m’a dégouté du post

    Ps ; arrêtez de dire que vous êtes trop longue, c’est un ptit peu vexant de se dire « tiens l’auteur pense qu’on est pas capable de rester concentré 10 lignes de plus » …

    Commentaire par Karam — 15/01/2010 @ 12:20


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