La Plume d'Aliocha

18/12/2008

Madoff (3) les petits épargnants aussi

Filed under: Eclairage — laplumedaliocha @ 17:19

Eh non, Madoff ne touche pas que les grandes fortunes et les banques ! Voici le communiqué que vient de publier l’AMF :

L’AMF estime, à ce jour, à environ 500 millions d’euros l’exposition des OPCVM français ayant investi dans des OPCVM de droit irlandais et luxembourgeois touchés par l’affaire Madoff.

Si les conséquences pour ces investisseurs sont dommageables à titre individuel, ce montant total doit néanmoins être ramené à l’encours des OPCVM français qui s’élève à 1 400 milliards d’euros. Par ailleurs, une centaine de fonds français sont concernés sur les 11 000 OPCVM agréés.

92% se concentre sur des OPCVM qui n’ont pas été distribués au grand public :

– 66 % du risque pèse sur des fonds destinés à une clientèle fortunée et

– 26 % sur des fonds distribués à des investisseurs institutionnels ou à une clientèle restreinte ;L’AMF a demandé à toutes les sociétés de gestion dont les fonds sont concernés de prévenir sans délai leurs clients de façon individuelle et de diffuser également l’information sur leur site internet.

– 8 % du risque concerne des OPCVM destinés au grand public.

 A ce jour, l’AMF rappelle qu’elle n’a pas identifié de fonds français directement touchés par l’affaire Madoff en ayant, par exemple, confié la conservation de leurs actifs à une société impliquée dans cette affaire.

L’AMF va mettre en ligne sur son site internet une liste de questions/réponses pédagogiques à destination des investisseurs français.

Ce communiqué fait suite à un autre publié hier dont l’imprécision avait été jugée inutilement inquiétante par Bercy. Reste à savoir si celui-ci est tranquilisant. Pas sûr ! Car 60 40 millions à l’échelle de la finance mondiale c’est une poignée de queue de cerises, mais pour vous et moi c’est beaucoup, même répartis entre des millions d’épargnants. Voilà encore un bel exemple « en direct » de la manière dont fonctionne la communication en temps de crise. D’abord, elle tarde puisque l’AMF a réagi mercredi alors que l’affaire a éclaté vendredi dernier. Ensuite, elle s’emploie à minimiser l’impact de l’événement. C’est compréhsensible pour éviter les effets de panique. C’est fâcheux dès lors que cela vide l’information de son contenu et rend difficile d’en prendre la mesure.

Inutile de s’affoler cependant, le risque que toutes vos économies soient en Madoff est à mon sens nul, mais une petite partie, c’est possible. Cela repose au passage la question des paradis fiscaux sur lesquels France 3 a diffusé hier soir en prime time un excellent reportage. Les banquiers interrogés soulignaient qu’ils étaient utiles pour optimiser les montages. En effet, le résultat est optimal !

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21 commentaires »

  1. Pour une fois soyons reconnaissants à ces organismes qui ont dédaigné nos maigres économies. Nous serons certainement nombreux à nous réjouir d’avoir fait partie du « grand public » et non pas d’une « clientèle fortunée » et/ou « restreinte ». ;-D

    Commentaire par Catherine — 18/12/2008 @ 18:03

  2. J’ai trouvé le reportage de France3 assez faible. Son contenu en information était pauvre (en tout cas pour quelqu’un qui essaye de suivre ces affaires d’un peu près). Si la langue de bois des Présidents (arrivée immédiate du responsable de la communication) était distrayante, j’aurais aimé -sans refaire l’argent-dette- qu’une explication sur la création et la disparition des milliards de dollars, (mistigri?) soit fournie. Car vraiment on ne comprend pas grand chose: il n’y a plus d’argent (la bulle a crevé)mais on en emprunte; si je veux acheter des bons du trésor, encore faut-il que je puisse sortir un peu d’argent! D’où ? Mélasse!

    Aliocha : Certes, il manquait peut-être un schéma technique. Mais les journalistes ont vachement bien bossé, interviewé des gens intéressants posé les bonnes questions sur la rémunération des traders, la légéreté de la régulation à Londres, les paradis fiscaux etc. Bien montré l’embarras des banques mais aussi des fonctionnaires chargés de les contrôler. Au passage, vous avez pu vérifier ce que je vous dit sur l’emprise de la communication. Le dir com’ qui s’intercale illustre magistralement le problème, de même que celui au téléphone qui demande si son intervention passera à l’antenne et qui, après avoir compris que ce serait le cas, revient sur son mensonge initial, sans compter les refus qu’on essuyé les journalistes quand ils ont demandé des rendez-vous…vous avez vu en live hier tout ce qui fait notre quotidien 😉 Et l’intérêt du reportage était notamment de montrer cela au lieu de livrer le résultat fini. Les mensonges, les faux-fuyants, les refus d’interviews, les déclarations langue de bois, le mépris aussi quand un journaliste a demandé ce que ça signifiait en clair « optimiser un montage dans un paradis fiscal ». La finance à nu quoi, c’est joli, non ?

    Commentaire par araok — 18/12/2008 @ 19:05

  3. Ça c’est clair qu’en voyant le reportage d’hier soir (je suis tombé dessus par hasard, m’enfin, vous auriez pu nous préviendre !), j’ai aussitôt pensé à vous, Aliocha, dès qu’un dircom a pointé son nez !!

    Comme j’aime à chipoter : « Car 60 millions à l’échelle de la finance mondiale c’est une poignée de queue de cerises, mais pour vous et moi c’est beaucoup, même répartis entre des millions d’épargnants. » 60 millions réparti entre des millions d’épargnants, ça fait moins de 6 euros par épargnant EN MOYENNE, donc, non, ce n’est pas beaucoup, même pour moi. 😉

    Aliocha : je vous aurais volontiers prévenu mais je n’étais pas au courant;) quant à votre calcul, il est hasardeux ceux qui ont déjà été alertés qu’ils avaient perdu de l’argent y sont pour quelques dizaines de milliers d’euros. Sinon, hein, quand je vous disais, les dirs com’ ?

    Commentaire par Yepok — 18/12/2008 @ 20:19

  4. Bonsoir Aliocha, je me permets un semi-hors-sujet, à propos de la com’.

    Vous pestez contre les communicants d’une part, et contre le manque de réglementation, ou son inadéquation, d’autre part. Je me demandais si, dans le monde de la finance/bourse, la réglementation de l’information financière, la pénalisation des délits d’initiés n’étaient pas pour quelque chose dans la professionnalisation de la communication et dans son virage à la langue de bois ? Je ne suis pas du tout au fait de ces matières donc il s’agit vraiment d’une question ouverte…

    Merci de votre réponse si vous en avez le temps et/ou si le sujet vous intéresse…

    Aliocha : je dirais que le monde de la banque se définit par le secret, c’est sa caractéristique dominante en plus d’être une obligation professionnelle. Par conséquent, la communication est en effet cruciale et consiste souvent à en dire le moins possible. Du côté des sociétés cotées, la communication est tout aussi importante, mais là il ne s’agit plus de cultiver le secret. Au contraire, l’obligation consiste à informer le marché, si vous ne le faites pas, si vous le faites mal, ou si vous utilisez dans votre intérêt une information que vous auriez dû publier, vous êtes passible de la loi pénale et de sanctions administratives. L’affaire se corse si l’on tient compte du fait que l’information peut avoir un impact plus ou moins significatif sur le cours de bourse. Conclusion, il faut communiquer pour obéir à la loi, mais le faire avec prudence pour ne pas effrayer les investisseurs. La communication est là encore hautement sensible 😉 Le plus drôle, c’est évidemment le cas de la banque cotée, tiraillée entre culture du secret et exigence de transparence.

    Commentaire par Hub — 18/12/2008 @ 23:12

  5. J’ai trouvé ce « Pièces à conviction » de France3 très intéressant. Elise Lucet est une vraie journaliste d’investigation. Et le DirCom de BNP est beaucoup plus pro que son patron (sans jeu de mot !), alors qu’il doit coûter beaucoup moins cher. Tout le monde s’offusque des paradis fiscaux, mais personne ne s’étonne d’y trouver nos plus grandes banques… Il paraît que c’est indispensable pour vendre des Airbus… Eric Woerth a un bien joli bureau à Bercy…

    Pour en revenir à l’affaire Madoff, le moins que l’on puisse dire est qu’il y a une certaine discordance entre l’AMF et Bercy. De toutes façons, la Bourse ayant perdu environ 50% en un an, les éventuels « saupoudrages » du fonds Madoff dans certains OPCVM ou FCP n’auront pas une incidence majeure dans les pertes subies globalement par les investisseurs.

    Au fond, cette crise a ceci de positif que l’on pénètre dans les coulisses de la Finance, que l’on nous cachait soigneusement… Un peu comme la journée du Patrimoine, où les visiteurs émerveillés se baladent dans les bureaux et appartements de nos édiles.

    Mais comme le dit le banquier indien du « micro-crédit », quand un riche perd la moitié de sa fortune, il lui en reste encore une moitié. Les pauvres, eux, seront laminés par la perte de leur emploi.

    Vous avez remarqué, depuis un certain temps, on n’entend plus parler de « travailler plus pour gagner plus »…

    Commentaire par ramses — 19/12/2008 @ 00:24

  6. ce que je trouve fou c’est les trésors d’énergie que l’on met à surveiller quelques chômeurs, quelques allocataires et autre RMIste pour au juste quoi? Vérifier que l’on ne se fait pas escroquer quelques centaines d’euros. Pas une année sans que les conditions de contrôle soient durcies à la demande du medef.

    Mais que penser de la quasi impunité de la haute finance qui peut engager sans une once de contrôle rien de moins que l’économie mondiale.

    C’est plutôt les politiques que j’ai envi d’interpeller plus que les banques. Pourquoi se sont t’ils tant auto-désinvestit de ce qui est leur boulot?
    a ce compte à quoi servent t’ils? Comment justifient t’ils qu’ils aient à ce point déserté ce qui est l’essence même de leur job: maintenir la cohésion d’une nation, défendre ses intêrets, protéger l’intérêt général…

    Soyons même brutal: a quoi sert la classe politique de très utile? Pourquoi ne pas purement et simplement remettre les clefs de la boutiques aux grandes entreprises et licencier l’ensemble de la classe politique. C’est peut être plus utile que de virer des profs, des médecins…

    Commentaire par Fred — 19/12/2008 @ 09:54

  7. à Aliocha, en réponse au 2 :
    « Et l’intérêt du reportage était notamment de montrer cela au lieu de livrer le résultat fini ».

    on en pensera ce qu’on veut, en bien ou en mal, mais c’est par exemple l’une des grandes forces des reportages – sonores – diffusés dans « Là-bas si j’y suis » de Mermet : ne pas couper et monter pour avoir une interview proprette comme le font tous les autres. mais laisser les hésitations, les contradictions, les voix qui rentrent dans le champ, les altercations, les malaises, le ce qu’on croyait off…

    Commentaire par david — 19/12/2008 @ 12:09

  8. bonjour tous

    ce que je trouve fou c’est les trésors d’énergie que l’on met à surveiller quelques chômeurs, quelques allocataires et autre RMIste pour au juste quoi? Vérifier que l’on ne se fait pas escroquer quelques centaines d’euros. Pas une année sans que les conditions de contrôle soient durcies à la demande du medef.

    je suis entièrement d’accord avec Fred et savez vous la dernière à LONDRES
    LE DETECTEUR DE MENSONGE POUR ALLOCATAIRES ET OUI …
    chut………….. certains pourraient s’en inspirer

    Commentaire par artemis — 19/12/2008 @ 13:03

  9. Saluons tout de même dans cette histoire, la communication de choc de l’AMF….
    dans le genre rassurant…. y a mieux!
    Premier temps (mercredi) : « attention à vous, messieurs dames les épargnants! vous avez investis dans des produits touchés par l’affaire Madoff, mais on sait pas trop combien…. »
    Deuxième temps (jeudi) : « en fait, c’est pas tous les produits qui sont touchés mais une partie minime, finalement pas d’inquiétude « !
    Désormais c’est « messieurs les gérants, démerdez vous avec vos clients nous on dit plus rien…. on sait pas faire » !
    Quelle belle communication de crise !!!! Peut etre vaut il mieux que l’AMF joue a l’autruche, ce qu’elle fait tres bien depuis le début de la crise!

    Commentaire par Misty — 19/12/2008 @ 13:30

  10. D’abord, elle tarde puisque l’AMF a réagi mercredi alors que l’affaire a éclaté vendredi dernier.

    Si c’est pour débiter cinq conneries à la seconde, c’est pas utile effectivement de s’exprimer sur la question. On l’a vu avec Lehman Brothers, le gouvernement a sommé toutes les banques de révéler leur exposition, expo que ces institutions étaient bien incapables de dire, ils ont balancé un chiffre au pifomètre, chiffre qu’ils ont du modifier dans les jours suivants, le cours de bourse s’empressant de s’adapter…

    Car 60 40 millions à l’échelle de la finance mondiale c’est une poignée de queue de cerises, mais pour vous et moi c’est beaucoup, même répartis entre des millions d’épargnants.

    Ah bon, vous trouvez que 4 à 6 euros par épargnant, c’est beaucoup ? Vous êtes SDF ou quoi ? 🙂
    L’AMF a raison de ramener le risque à sa juste proportion.

    C’est fâcheux dès lors que cela vide l’information de son contenu et rend difficile d’en prendre la mesure.

    Que vous faut-il de plus ? Vous avez tout le décompte, qu’est ce que vous voulez d’autre ?

    Commentaire par Polydamas — 19/12/2008 @ 15:26

  11. Le problème des paradis fiscaux, juridiques, sociaux et bancaires, c’est qu’ils ont été lancé par les grandes puissances elles-mêmes. Monaco est un paradis sous contrôle français pour permettre aux non-Français de bénéficier d’une plateforme d’investissement dans notre arrière-cour. Le Luxembourg est le paradis bancaire de l’UE. Les Iles anglo-normandes sont des principautés de la Couronne. Les Caïmans et consorts sont des confetti du British Commonwealth sous influence américaine.

    La décolonisation a multiplié ces ilots. La mondialisation et la dématérialisation des échanges a multiplié les occasions de fraude tout en en baissant le coût unitaire.

    Dans un univers concurrentiel, la bataille économique a par ailleurs besoin de ces champs neutres où les belligérants peuvent traiter librement, un peu comme ces îles artificielles créées de toute pièce au milieu d’un fleuve frontalier durant les guerres en dentelle. En dehors de ces zones neutres, les autorités pourraient faire échouer des négociations de par un contrôle, formel au moins, trop pointilleux.

    « Capitaux sans Frontière » a encore de beau jour devant soi et les autorités du pain sur la planche.

    Commentaire par PEB — 19/12/2008 @ 16:24

  12. @ PEB,

    D’autant plus qu’il ne suffit que d’un seul paradis fiscal ou bancaire dans le monde pour fausser tout le système.

    Une frontière n’arrête pas la circulation de l’argent, même si elle est totalement étanche, dès lors qu’il existe un tiers intermédiaire par lequel peuvent transiter les capitaux qui veulent franchir la frontière.

    Par exemple, durant la guerre au Sry Lanka, l’île était coupée en deux. Mais les habitant continuaient pourtant à échanger des flux monétaires sans tenir compte de la ligne de partage par une astuce très simple: ils ont réinventé la lettre de change et les chambres de compensation.

    Le règlement des soldes entre correspondants se faisaient tout simplement par la western union ou tout autre établissement qui met en circulation des mandats cash internationaux.

    Il suffisait d’y penser.

    Commentaire par tschok — 19/12/2008 @ 17:57

  13. @ polydamas

    je prends un peu de mon temps pour répondre à polydamas

    je ne dois pas être d’humeur plaisante ce soir mais votre intervention me m’hérisse le poil
    surtout votre phrase vous etes sdf ou quoi avec un émoticon sourire aux lèvres

    ce genre de plaisanterie ne me fait pas rire loin de là d’autant que j’ai parcouru votre blog et que vous êtes catholique pratiquant

    alors selon moi ce petit genre de phrase avec une pincée de condescendance n’aurait pas du vous venir à l’esprit

    pour votre punition et c’est la déesse artémis qui parle quand vous irez à la messe vous ferez en pénitence des prières pour les sdf

    et espérons que vous trouverez du boulot ce qui vous évitera de tomber sdf c’est si vite arrivé!!!!!

    Commentaire par artemis — 19/12/2008 @ 18:00

  14. Mais non c’est juste 40 millions, mais non dit l’autre c’est 400 millions, sûrement pas assène un 3 ème c’est 4000 millions, bande de minus hurle un 4ème je vous assure que c’est 40 000 millions, ben ouais on sait plus trop, mais tout redémarre au 3 ème trimestre 2009 des polytechniciens fourbissent des théories mathématiques pour la nouvelle économie, un a même inventé une machine à plumer les cons mais elle aété recalée elle ne pouvait en plumer que 1000 à l’heure pas suffisant!!!!!!!!

    Commentaire par serge — 19/12/2008 @ 18:54

  15. Artemis,

    Oui, je faisais de l’humour (c’est le sens d’une emoticone, j’ai beaucoup de respect pour les SDF, mais je ne pense pas qu’Aliocha en fasse partie) et oui, 60 millions à l’échelle de la gestion collective française, c’est peanuts, que dalle, rien, nada, zero.

    C’est pas très compliqué à comprendre que je sache.

    En outre, pour rebondir sur votre premier commentaire, en ce qui concerne le chomage, il s’agit d’argent public, dans le cas qui nous occupe, il s’agit d’argent privé, ça change tout, et notamment le degré de contrôle sur l’usage qui en est fait.

    Commentaire par Polydamas — 19/12/2008 @ 20:25

  16. @ aliocha

    pour faire suite à tous vos articles économiques je vous mets ce lien
    trés intéressant

    Commentaire par artemis — 20/12/2008 @ 00:15

  17. @ artemis

    Votre lien est intéressant et confirme ce que j’étais en train de cogiter depuis 48h au sujet de Bernard Madoff et des Hedge Funds en général.

    Au fond, celui qu’on présente aujourd’hui comme un escroc n’a fait que perpétrer ce qui perdure depuis deux décennies et se trouve même au coeur des pratiques financières actuelles.

    La perversité du système tient à « l’effet de levier », qui autorise n’importe quel intervenant financier à lever des fonds sur le marché à partir d’une mise réelle dérisoire. Même un boursicoteur lambda derrière son écran a cette possibilité et peut ainsi acquérir des titres à terme avec un cinquième ou même un dixième de ce qu’il possède réellement. Il peut même vendre des titres qu’il ne détient pas, grâce au système des « ventes à découvert ».

    A partir du moment où les avoirs ne reposent sur rien d’autre qu’une espérance de progression, une faille dans le système engendre une catastrophe. Ce fut le cas de Freddy Mac et Freddie May, dont les prêts reposaient sur une valeur hypothécaire, qui s’est effondrée avec la crise immobilière.

    Pour les Banques, c’est pareil… Imaginons que tous les clients d’une Banque quelconque veuillent retirer leurs avoirs simultanément, la Banque serait incapable de les rembourser. C’est typiquement la faillite de Lehman Brothers.

    Mais le cas pourrait se produire en France, par exemple avec la Société Générale ou la BNP. L’Etat serait incapable de couvrir et le Fonds de garantie ne représente qu’un millième des dépôts…

    Ce sont des choix politiques qui président au sauvetage, en décidant d’injecter ou non des milliards qui ne sont eux-mêmes que virtuels…

    Je suis convaincu qu’on voulait faire tomber Bernard Madoff, probablement pour l’exemple (ou tout simplement par jalousie). On aurait pu le sauver, comme on aurait pu sauver Lehman Brothers…

    Et je suis également persuadé que le « cas Madoff » est loin d’être isolé. Tout dépend du pouce de César…

    Mais il y aura un revers de la médaille : la confiance dans l’économie financière ne se rétablira (si elle se rétablit) qu’au bout d’un temps certainement très long.

    Tous les « plans de sauvetage » seront autant de rustines, car ils reposent sur de l’argent fictif.

    En attendant, l’économie réelle sera étranglée et les faillites d’Entreprises vont se multiplier, avec son corollaire de chômeurs.

    Ce bon Jean de La Fontaine était un visionnaire… « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » (Les animaux malades de la peste) :

    http://poesie.webnet.fr/poemes/France/lafontai/8.html

    Commentaire par ramses — 20/12/2008 @ 01:27

  18. @ RAMSES

    merci pour votre commentaire vous voyez nous avons des points de réflexion en commun et j’apprécie souvent vos commentaires

    Commentaire par artemis — 20/12/2008 @ 10:00

  19. @ polydamas

    avez vous fait pénitence polydamas ?

    Lisez l’excellent commentaire de Ramses ce n’est pas qu’une question de chiffre c’est une question de confiance dans l’economie

    et comme vous le dites si bien « ’cest pas très compliqué à comprendre que je sache. »

    Commentaire par artemis — 20/12/2008 @ 10:06

  20. @ Artemis

    La vie serait triste si on était d’accord sur tout ! J’ai été sur votre blog et je regrette de m’être laissé emporter dans notre précédent échange.

    @ Polydamas

    J’ai aussi été sur votre blog. Le lien sur « La fin du monde » est un sujet de réflexion qui m’a captivé. Permettez-moi de le citer :

    @ Tous

    Joyeux Noël !

    http://www.jacquielawson.com/viewcard.asp?code=1649566101387&source=jl999

    Commentaire par ramses — 20/12/2008 @ 16:47

  21. Madoff blanchit de l’argent, c’est arithmétique.

    http://ysengrimus.wordpress.com/2009/01/01/explication-de-l%E2%80%99incomprehensible-durabilite-du-scheme-de-ponzi-contemporain-il-blanchit-de-l%E2%80%99argent%E2%80%A6/

    La saga ne fait que commencer.
    Paul Laurendeau

    Commentaire par ysengrimus — 01/01/2009 @ 15:36


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