La Plume d'Aliocha

29/11/2008

A poil Monsieur le journaliste !

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 11:50

Je relaie ici le billet d’Eolas sur le traitement infligé à l’ancien PDG de Libération par la justice dans une affaire de diffamation. Vittorio de Filippis, docteur en économie, journaliste à Libération depuis 83 et PDG du journal en 2006 a été arrêté chez lui à 6h40 du matin hier et a subi notamment deux fouilles à corps aussi poussées que s’il avait été arrêté pour trafic de stupéfiants. Motif ? Le journal est en conflit avec Free qui l’accuse de diffamation. C’est si grave que cela justifie :

– Une arrestation par trois policiers avec des brassards à 6h40, en présence de ses enfants, évidemment traumatisés, et qui se demandent si leur père ne vient pas de braquer une banque,

– les menottes pour le transport du commissariat aux tribunal,

– une fouille à corps y compris le joyeux moment où il faut se baisser et tousser trois fois en baissant son slip, les journalistes ayant l’habitude de dissimuler leurs articles dans leurs orifices, c’est bien connu.

– une mise en cellule,

– une deuxième séance de fouille à corps avec l’aval de la juge, y compris la séance du slip baissé,

– la mise en examen par le juge pour diffamation au terme d’une rencontre agitée,

Il a été arrêté à 6h40, il sort à 11h30 du tribunal.

Eolas analyse les interprétations un peu excentriques du code de procédure pénale dans cette affaire. De mon côté, je ne poserais qu’une seule question : est-ce ainsi que l’on considère la liberté de la presse au pays des droits de l’homme ? A la lecture de ce récit, j’ai le désagréable sentiment de voir un mauvais film sur le sort des journalistes dans les pays totalitaires. Et ce qui me navre le plus, c’est que je doute qu’un ministre s’insurge de ces faits, qu’une responsabilité soit recherchée et qu’une sanction soit prise. Ecoeurant.

 

Mise à jour 13:00 : je vous recommande l’article de Rue 89 sur le traitement actuel des journalistes, ici. Par ailleurs, je vous invite à prendre connaissance de ce document. Il s’agit de la liste des actions pénales menées contre Lyon Mag, ces dernières années. Elle est en ligne sur le site du cabinet comptable Fiducial qui est en litige avec le magazine et a trouvé pertinent de montrer qu’il n’était pas le seul à s’irriter contre la publication. Vous observerez que sur 17 affaires entre 2001 et 2007, 8 délits invoqués n’étaient pas constitués. Presque toutes ces affaires sont montées en cassation, ce qui représente évidemment des frais importants de procédure. 

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34 commentaires »

  1. bonjour aliocha

    j’aurais souhaité vous joindre en privé
    j’aurais besoin de votre aide
    merci à vous

    Aliocha : mon mail est dans la page mentions légales.

    Commentaire par artemis — 29/11/2008 @ 11:58

  2. Bonjour, Aliocha
    Je suis navrée pour le traitement subi par votre confrère.
    Vous dites: « Et ce qui me navre le plus, c’est que je doute qu’un ministre s’insurge de ces faits, qu’une responsabilité soit recherchée et qu’une sanction soit prise. Ecoeurant. » Qu’est-ce qui vous fait dire ça?

    Si vous me permettez de digresser très légèrement, il y a quelques semaines, mon confrère du SAMU n’est pas ressorti en fin de matinée, lui, mais 2 jours plus tard. Et il n’avait pas omis de répondre à une convocation du juge.

    Hier, dans la classe de 6ième d’une de mes filles, un gamin driblait avec une balle: le prof la lui confisque posément, le gamin braille « vous n’avez pas le droit! » « si, lui répond posément le prof, je suis là pour enseigner, et tu es là pour m’écouter » « je vais dire que vous m’avez frapper! Et vous irez en prison! » 3Je n’ai pas peur de toi! », mais d’après ma fille, là , il était beaucoup moins calme, et elle n’est pas sûre qu’il pensait ce qu’il disait.

    Comment ça se fait que des gens comme moi, comme ce prof peut-être, qui respectons notre prochain, et considérons que respecter les lois dans la majorité des cas permet surtout de respecter son prochain, ait en ce moment un sentiment d’insécurité où la justice occupe la première place?
    Est-ce inévitable? N’y a-t-il rien à faire?
    J’ai lu de Tschok des éléments de réflexion interréssants là-dessus.

    En tous les cas, les journalistes seraient de bons garants de nos libertés?Et pas rémunérés par nos impôts, pourtant?

    Commentaire par Doc — 29/11/2008 @ 12:05

  3. bonjour

    j’ai également pris connaissance du billet sur le site d’Eolas

    je suis d’accord avec vous en revanche je suis un peu décontenancée des réactions postées sur le blog d’eolas et les réactions d’éolas lui m^me me déconcertent aussi
    je trouve qu’il va dans la surenchère des réactions à l’emporte pièce
    on se croirait bientot sur agoravox
    je ne conçoit pas les échanges entre blogueurs de cette manière

    je suis décue

    Commentaire par artemis — 29/11/2008 @ 12:11

  4. en allant trop vite j’ai fait des fautes d’orthographe je vous prie de m’en excuser

    Commentaire par artemis — 29/11/2008 @ 12:12

  5. Que tout ce qu’a subi le journaliste dans cette affaire soit éxagéré, et aux confins des lois, soit (et c’est même malheureusement commun).
    de la à écrire : « est-ce ainsi que l’on considère la liberté de la presse au pays des droits de l’homme ? »
    Car l’histoire ( ni Libération d’ailleurs) n’est pas très claire : on ne sait pas pourquoi le journaliste ne s’est pas présenté au juge, et peut être ce dernier avait de bonnes raisons de vouloir le voir, non ?
    Alors quitte à parler de cette histoire autant soulever tous les coins du voile, non?

    Commentaire par exe — 29/11/2008 @ 12:52

  6. @Exe: ce n’est pas une raison pour la police de s’assoir sur les règles. Si votre fils triche au foot, il est renvoyé sur le banc de touche par l’arbitre, et non pas tabassé par les joueurs.

    @Aliocha: je suis en désaccord avec vous: ce qui est en jeu ici n’est pas la liberté de la presse en particulier, mais la liberté de tous.

    C’est la surenchère sécuritaire de ces dernières années qui est à l’origine de ce genre de faits. Surenchère soutenue activement par vos confrère du Figaro et de TF1 par exemple.
    Soyez donc heureuse: les journalistes ont eu le pouvoir d’aider ce pays à faire tous les mauvais choix qui s’offraient à lui en matière de gestion de la délinquance…en mettant en avant l’enjeu sécuritaire. C’est donc une bonne nouvelle pour l’importance de la presse!

    Trêve d’ironie (ou presque): NS et Chichi avant lui se sont fait élire en flattant les réflexes sécuritaires de ce pays, avec le soutien plus ou moins actif de la plupart de nos concitoyens. C’est cette ambiance qui permet les dérapages « à la limite » dans le traitement des supposés délinquants. C’est approuvé et accepté quand le délinquant en question est arabe, noir, jeune ou fou, et ça l’est chaque fois davantage quand ça touche un opposant, car il est connu que « les français ont voulu cette politique » en votant pour NS à la présidentielle. Puisque 53% des votants ont choisi, pourquoi accepter les critiques? Elles sont illégitimes par définition, puisque venant des perdants!

    Aliocha : ce qui me choque dans cette affaire, ce n’est pas qu’il s’agisse d’un journaliste parce que j’en suis une aussi, c’est le traitement réservé à un journaliste en tant que baromètre de l’état de notre démocratie. On a visiblement voulu l’humilier et mieux, personne ne semble avoir eu peur du scandale. Généralement, tout le monde se tient au carreau devant un journaliste et il m’arrive d’ailleurs souvent quand j’aperçois un contrôle policier de m’approcher pour éventuellement offrir ce secours du témoin journaliste à celui qui est mis en cause. Nous voyons ici que cela n’impressionne plus personne, ce qui est très inquiétant.

    Commentaire par Javi — 29/11/2008 @ 13:34

  7. Au risque de paraître naïf, je ne pense pas que « on » ait cherché à humilier un journaliste plus ou moins hors-circuit. Vittorio de Filippis avait fait l’objet de plusieurs convocations de la juge qui visiblement se sont évaporées dans la nature, d’où l’interpellation. Les méthodes employées n’en sont pas moins navrantes.

    Commentaire par Morm — 29/11/2008 @ 14:37

  8. bonjour à tous

    je pense que tous les indicateurs montrent que nos libertés diminuent au fur et à mesure ne serait ce déjà que par le croisement des fichiers informatiques en tous genres .
    et la condamnation du DAL ne pensez vous pas que c’est scandaleux
    et puis il faut se méfier d’un gouvernement qui propose l’ incarcération des mineurs de 12 ans ( proposition qui va bientot sortir du chapeau de notre garde des sceaux….)
    je me fais beaucoup de souci sur la volonté sécuritaire de plus en plus prononcé du gouvernement et je suis d’autant plus effarée qu’elle correspond aux souhaits d’une majorité de citoyens

    Commentaire par artemis — 29/11/2008 @ 14:51

  9. @Aliocha dans sa réponse: c’est très louable à vous de vous prêter au jeu du témoin journaliste. Mais je suis plus radical que vous sur ce sujet: il ne devrait pas être nécessaire de se prêter à ce jeu là justement!

    Et c’est ça que je reproche énormément à l’UMP, et particulièrement à notre bon mait’, chef des flics depuis 2002, avant d’être promu maitre suprême.

    Commentaire par Javi — 29/11/2008 @ 14:53

  10. On glisse peu à peu vers le totalitarisme le plus abject!
    J’ai connu quelqu’un qui a subit ce genre de traitement de la part de la police francaise: il avait eu droit en plus à une séance de baignoire rue des Saussaies… Après il a voyagé gratuitement dans un wagon. Il avait distribué des tracs. L’inspecteur s’appelait Bonny…
    Savez-vous si cela se pratique encore?

    Commentaire par mandrier — 29/11/2008 @ 14:56

  11. Je pense que le terme « totalitarisme » est un peu fort, même si certains aspects de notre actuelle « démocratie » y sont comparables. Et comme l’a dit Morm, il y avait eu des convocations préalables qui auraient permis tout d’éviter tout cela. Si les avocats de M. de Filippis ne l’en ont pas informé, il faudrait en changer… Cela étant dit, la manière dont cette procédure s’est déroulée est absolument inacceptable, journaliste ou pas journaliste d’ailleurs, et je trouve odieux et plus encore, injuste (puisque c’est de justice qu’il s’agit ici), de traiter quelqu’un de cette façon. Le sentiment d’impunité n’est visiblement pas le plus développé chez ceux à qui nos politiques l’attribuent ordinairement.

    Commentaire par Philonous — 29/11/2008 @ 19:56

  12. « Généralement, tout le monde se tient au carreau devant un journaliste et il m’arrive d’ailleurs souvent quand j’aperçois un contrôle policier de m’approcher pour éventuellement offrir ce secours du témoin journaliste à celui qui est mis en cause. Nous voyons ici que cela n’impressionne plus personne, ce qui est très inquiétant.
    . »

    C’est NORMAL !!
    Journalistes vous faites plus votre boulot!!! Vous donnez massivement dans le ragot (toutes les niaiseries sur cecilia rachida carla … par exemple , le père de l’enfant de rachida, la bague de Rachida …)

    Pourquoi tous les grands journaux n’ont-ils rien écrit depuis quatre ans et alors qu’ils ont les éléments sur ce dysfonctionement majeur de l’Etat ?

    Solution entre les mains des services du garde des sceaux.

    — Qui sont-ils, dans cette procédure sabotée pour fermer les yeux sur une escroquerie de 30 MF ?
    une société du CAC 40 ?
    un homme de presse connu de tout le monde + un financier ?
    deux acteurs majeurs d’un secteur en difficulté récurrente ?

    Lisez ceci
    http://chroniquedelhumaniteordinaire.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/07/07/la-guerre-des-juges.html#comments
    et regardez qui a validé

    Bientôt la réponse ! Les commissions Outreau, Balladur, Darrois la connaissent déjà.

    — Combien de magistrats fallait-il réunir pour permettre la totale réussite de ce sabotage ?

    — Combien de personnes en tout étaient informées et ont laissé le processus se dérouler en vain pendant 9 ans, à travers 2 plaintes 3 appels 3 cassations 1 réouverture 1 correctionelle .

    — Cette affaire est-elle relatée dans les carnets de Yves Bertrand ?

    Journalistes pourquoi ne faites vous pas votre boulot ? Je suggère de reverser les 600 M euros d’aides directes et indirectes à la Presse, à la Justice pour améliorer qualité et vitesse !!!!!!!

    Commentaire par Mami — 29/11/2008 @ 20:36

  13. Aliocha, je crois bien, comme d’autres ici, que personne n’a cherche à cerner un journaliste en tant que journaliste, mais que, comme cela arrive fréquemment, des policiers mal lunés ont outrepassé leur droit, sachant qu’ils ne seront pas puni, même si cela est su au niveau national. Et encore, avec le journaliste, homme d’un certain âge, blanc, et riche, ils n’ont pas été très loin finalement…

    D’ailleurs, que Libération écrive en début de chapeau « Du jamais vu dans une affaire de presse » me semble un peu idiot. Oui, c’est choquant : mais ce ne l’est pas vraiment plus dans une affaire de presse, et surtout, il y a eu pire, et il y a encore bien pire, dans des affaires de presse…
    Personnellement, je préfèrerais que Libération et vos autres collègues des médias majoritaires fassent autant de bruit sur l’état des prisons en France, l’incarcération des mineurs, la situation des étrangers, et plus encore des sans-papiers, les mensonges répétés du gouvernement, colportés par certains médias, etc.

    Enfin, qu’on ne me comprenne pas de travers : concrètement, ces méthodes sont choquantes, et le sont souvent plus que cela, pour d’autres citoyens ; et symboliquement, que les flics auscultent le fondement de la presse, quand celle-ci ne peut pas toujours fouiller ce qu’elle voudrait où elle voudrait, c’est très inquiétant.
    Mais ce serait bien que les journalistes des grands médias pensent à plus s’offusquer, à jouer à la République, non à l’organe de Paris ou à la caisse de résonnance du gouvernement, des banques et patrons.

    Aliocha : je comprends votre réaction, mais je ne crois pas ici qu’il faille soupçonner un quelconque corporatisme, en particulier de la part de Libération. Je ne serais pas surprise que passé le premier traumatisme, le journaliste soit très heureux d’avoir vécu cela pour le dénoncer, c’est ça l’esprit journalistique. D’ailleurs, vous observerez que jusqu’à ce qu’on lui prenne ses papiers et qu’on découvre qu’il avait une carte de presse, il n’avait pas fait mention de son métier, ce qui à mon avis signifie qu’il a réagi en professionnel, en se disant qu’il y avait dans sa situation de quoi faire un reportage et dénoncer des méthodes policières et judiciaires touchant tous les citoyens…
    Quant à dénoncer ces méthodes, si vous lisez le Figaro vous ne risquez pas de trouver ce que vous cherchez, en revanche il me semble que nombre d’autres titres dénoncent ce qui ne va pas, en particulier l’état des prisons en ce moment.

    Commentaire par Irfan — 29/11/2008 @ 22:46

  14. Juste un commentaire à propos de la référence à Lyon Mag, dont on ne peut saisir qu’elle n’est pas la plus heureuse si l’on ne connaît pas bien ce titre. J’ai eu, comme beaucoup à Lyon, un rapport professionnel pénible avec le directeur de ce journal, et ceci avant *et* après que Lyon Mag ait été créé. Mon commentaire n’est pourtant pas né de ce souvenir, maintenant trop lointain et digéré.

    Sachez que Lyon Mag s’est fait une spécialité de la provocation, du détournement de propos, et de l’action en justice intentée contre lui comme preuve de sa bonne foi et de son esprit d’indépendance, voire de sa légitimité de justicier. Les méthodes de management de l’équipe, de l’aveu même de certains l’ayant quittée, sont à la limite du sectaire, dans le registre « nous seuls contre le reste du monde qui veut notre mort, etc. » Je n’ai été titulaire d’une carte de presse que durant 10 ans, mais je garde des contacts étroits avec nombre de mes ex-confrères. Et peu apprécient sur la place les travers de ce titre, qui décrédibilise de manière régulière l’ensemble de la profession.

    Ceci pour dire que ce n’est pas parce qu’un titre de presse est attaqué en justice de manière régulière qu’il ne l’a pas mérité, voire recherché: vous parlez de frais de justice importants, je suis quant à moi persuadé que dans le créneau que vise Lyon Mag, un procès est bien plus efficace et moins onéreux qu’une campagne de publicité. Son directeur l’a compris depuis bien longtemps, qui parvient régulièrement à apparaître sur les écrans nationaux, ou au moins à obtenir une citation dans les flashes d’info radio à chaque procès que son titre subit.

    Puisque l’un des thèmes centraux de votre blog est la déontologie du métier de journaliste, il me semblait utile de vous signaler que ce titre n’en est peut-être pas le hérault le plus immaculé.

    Bravo pour le reste. Et c’est vrai qu’Eolas, certains jours, il les brise menu menu.

    Aliocha : Merci pour ces précisions. Je ne connais pas l’équipe de Lyon Mag’ et je vous crois sur parole. Cela étant, n’est-ce pas l’esprit du Canard ? J’ai un faible en ces temps de communication triomphante pour les journalistes ou les titres de presse qui résistent à la censure, à l’auto-censure et aux pressions. Or j’imagine qu’en région, celles-ci doivent être fortes. Par ailleurs, j’observe que sur les 17 procès recensés dans le document, 8 infractions ont été considérées comme non constituées. La justice française étant nettement moins bienveillante avec la liberté de la presse que la justice européenne, je ne serais pas surprise qu’une ou deux autres affaires ayant débouché sur une condamnation puissent être défendues avec succès devant un juge européen…

    Commentaire par David — 29/11/2008 @ 22:52

  15. http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27841

    je mets ce lien du site reporters sans frontière concernant la perquisition d’auto plus et l’arrestation d’un reporter

    il semble y avoir en ce moment un concert de plaintes des journalistes concernant ce type d’intervention musclée contre les journalistes

    avant de tirer des conclusions il serait indispensable de connaitre les affaires antérieures de ce genre sous la vème république .
    ainsi nous pourrions apprécier avec chiffres à l’appui si oui ou non les journalistes sont les cibles désignées du pouvoir actuel ou tout simplement s’ils ne subissent pas le même traitement du citoyen landa dans un état qui se veut de plus en plus sécuritaire et qui soutient envers et contre tout sa police.

    Commentaire par artemis — 30/11/2008 @ 03:00

  16. je pense que nous devons rester objectif et ne pas tirer des conclusions hatives

    Commentaire par artemis — 30/11/2008 @ 03:01

  17. Au lieu de se poser en permanence en victimes du pouvoir, les juges feraient bien de s’interroger sérieusement sur leurs pratiques et de condamner fermement et publiquement les abus de certains d’entre eux.

    L’arrestation à l’aube et la fouille au corps n’étaient pas plus nécessaires dans cette affaire que la détention provisoire dans bien d’autres. La police a sans doute des torts dans ce qui vient d’arriver, mais le pouvoir judiciaire a tout à fait les moyens d’influer sur les pratiques policières s’il veut s’en donner la peine.

    La litanie stupide sur la charge de travail pour justifier toutes les erreurs ne trompera encore une fois personne.

    Aliocha : je suppose que vous faites allusion au commentaire de Gascogne chez Eolas. Il m’a choquée aussi mais il montre bien que pour un juge l’affaire s’analyse en un bras de fer où le juge doit triompher sur le journaliste insubordonné. Il est regrettable, si c’est vrai, que le journaliste n’ait pas déféré à la convocation, mais il est encore plus terrible d’imaginer que les mesures de rétorsions puissent relever de ce genre de pratiques. Voilà qui me rappelle comment Eva joly s’était employée à faire plier Le Floch Prigent…

    Commentaire par Augustissime — 30/11/2008 @ 11:51

  18. Il faut arrêter d’employer l’expression « Pays des droits de l’homme ». C’est un thought terminating cliché contredit par des siècles de pratique : la France n’a été un pays des droits de l’homme que de manière ponctuelle et rarissime dans son histoire. Par contre la France a toujours été le pays des policiers inciviques, je ne vois que la Chine qui ait une tradition pire dans le registre « la police ennemie du peuple ». La raison est la même et n’est d’ailleurs pas à imputer aux policiers eux-mêmes (pas plus qu’on ne reproche un meurtre au couteau) : la France est un état centralisateur qui vit dans l’absolue méfiance du citoyen, et le citoyen n’a lui-même aucune confiance dans l’état.
    Je remarque que les trois derniers présidents français sont aussi trois anciens ministres de l’intérieur.

    Commentaire par Jean-no — 30/11/2008 @ 12:44

  19. Bonjour ,
    il est exaspérant une fois de plus à l’occasion de cette affaire de voir surgir des alibis du genre : « faute à la politique sécuritaire du gouvernement » . De même , arrêtons de généraliser « C’est comme cela que l’on traite la presse  » , « Justice arrogante » …
    Avez vous écouté les acquittés d’Outreau raconter les circonstances de leur interpellation ? Leurs récits ne diffèrent en rien de la description faite par Vittorio de Filippis . Pourtant la ministre de la justice s’appelait Elisabeth Guigou et venait de faire voter au parlement une loi sur la présomption d’innocence !
    Dans cette affaire , il y a des policiers dont l’attitude semble discutable , un journaliste qui semble avoir ignoré plusieurs convocations, et une juge qui , si elle a appliqué la loi , ne l’a peut-être pas fait avec la pondération requise . Si nous voulons éviter que de tels comportements ne se généralisent , commençons nous même par ne pas généraliser , car sinon comment éviter les réflexes corporatistes ?

    Aliocha : Pour ce qui me concerne, je n’ai pas entendu généraliser et, étant juriste, je sais que les torts ne sont pas toujours du côté où on les voit. Cela étant précisé, il y a toujours à mon sens dans un fait d’actualité un élément plus important et plus profond qui relève du sens, voire du symbole. Or, en l’espèce que voit-on ? Un journaliste subissant deux fouilles à corps pour une affaire de diffamation. Sauf à ce qu’il ait menti, ce que je ne pense pas mais n’ayant pas été témoin direct des faits, je n’ai aucun moyen d’affirmer le contraire, il est évident que les méthodes employées ne sont pas en adéquation avec les faits reprochés. Il y a donc un réel problème de respect des droits de l’homme. Celui-ci est connu et souvent dénoncé par les avocats notamment. L’affaire en est une nouvelle illustration et, comme je l’ai dit plus haut en commentaire, appliqué à un journaliste cela peut être analysé comme le fait que ces pratiques sont tellement entrées dans les habitudes qu’on ne craint même plus de les voir dénoncées. Voilà très précisément ce qui m’interpelle dans cette affaire, pas la généralisation, mais le symbole possible d’une évolution regrettable.

    Commentaire par ogier — 30/11/2008 @ 12:48

  20. L’affaire en est une nouvelle illustration et, comme je l’ai dit plus haut en commentaire, appliqué à un journaliste cela peut être analysé comme le fait que ces pratiques sont tellement entrées dans les habitudes qu’on ne craint même plus de les voir dénoncées. Voilà très précisément ce qui m’interpelle dans cette affaire, pas la généralisation, mais le symbole possible d’une évolution regrettable.

    oui je suis entièrement d’accord avec vous je oense que cette affaire est révélatrice d’une évolution ou d’un recul

    un exemple parmi tant d’autres les forces de police ne sont pas « tendres » avec les jeunes surtout avec les jeunes à peau bronzée m^me lorsqu’ils sont bien tranquilles dans leur coin et sont en règle

    il y a des provocations policières inacceptables tous les jours ……remarquez il y a des cons (excusez moi pour ce terme )de partout

    mais lorsqu’ils ont un pouvoir ils l’exercent et cela fait peur….

    Commentaire par artemis — 30/11/2008 @ 14:53

  21. à Ogier: j’imagine que la pique sur la « politique sécuritaire » m’est destinée… Je vous réponds donc, rapidement.

    Il y a aujourd’hui en France un parti qui veut le pouvoir. Il le veut avec force, avec détermination et fait tout pour cela.

    Lors de son dernier passage au pouvoir, il a perdu la place tant désirée par incompétence économique. Il est alors apparu que ce parti ne disposait pas de la doctrine et des hommes capables de relancer le développement du pays.

    Pour arriver à son but, il a donc joué à fond sur le sentiment sécuritaire, en s’appuyant en particulier sur une chaine de télévision bien connue dont le patron est un proche de ce parti. Ce parti a monté en épingle des faits divers plus ou moins recommandables pour jouer sur deux peurs puissantes: celle de l’ogre pédophile et celle de l’étranger arabe.

    Et ça marche! victoire absolue en 2002, à nouveau en 2007, et bientôt en 2012.

    Commentaire par Javi — 30/11/2008 @ 15:23

  22. Je ne fais pas spécialement référence au commentaire de Gascogne (que je n’avais pas lu), mais au silence de plomb des magistrats dans cette histoire. On aurait aimé entendre un syndicat de magistrats, ou quelques professionnels reconnus, condamner sans délai la technique de leur collègue. On aurait aimé qu’ils s’indignent avec nous des méthodes de la police. Mais non, aucune réaction marquante.

    Et encore, quand je parle de silence, je suis gentil. On lit souvent des réactions étonnées ou essayant de faire partager les torts à la victime de l’affaire. Comme si le fait de sécher les convocations d’un juge justifiait un traitement pareil ! Comment peut-on prétendre être gardien des libertés quand on ne sait pas soi-même user de son pouvoir avec mesure et discernement ?

    Je pense que les magistrats n’imaginent pas à quel point ce silence leur nuit. Surtout quand on voit quelques policiers, de leur côté, se faire de bien meilleurs défenseurs des libertés que les juges :
    http://moreas.blog.lemonde.fr/2008/06/16/deshabillez-vous-garde-a-vue-police/
    http://moreas.blog.lemonde.fr/

    Commentaire par Augustissime — 30/11/2008 @ 16:03

  23. Pourquoi soupçonne-t-on toujours Aliocha de corporatisme ? Quel que soit le sujet qu’elle aborde (blogs, justice) ?

    Fontenelle sur Vive Le Feu (blog de Bakchich) donne son point vue. Ca remet un peu les pendules à l’heure.

    http://www.bakchich.info/article6006.html

    Commentaire par Rosselin — 30/11/2008 @ 22:41

  24. @Aliocha :  » je suppose que vous faites allusion au commentaire de Gascogne chez Eolas. Il m’a choquée aussi mais il montre bien que pour un juge l’affaire s’analyse en un bras de fer où le juge doit triompher sur le journaliste insubordonné. »

    Ce commentaire m’a surpris au début, avant que je ne sois finalement en accord avec lui. Le journaliste ne s’est pas rendu à une convocation (volontairement ou suite à une maladresse de ses avocats, on le le saura probablement jamais). Il est donc normal que le juge le fasse chercher. Et ça ne me choque pas qu’aller chercher une personne récalcitrante puisse faire intervenir la force si elle s’avère nécessaire.

    Jusqu’à ce point dans l’affaire, rien que de très normal à mon sens. Ça aurait pu être géré plus finement, mais il n’y a pas de faute. Si la police avait eu le comportement qu’elle aurait dû avoir, la décision du juge n’aurait posé aucun problème.

    Là ou je suis choqué, c’est uniquement par le comportement des policiers, qu’il n’est nul besoin de préciser.

    En fait, le seul reproche qu’on puisse faire au juge, c’est de ne pas avoir tenu compte du fait que selon toute probabilité, et comme elle le fait semble-t-il systématiquement, la police utiliserait des méthodes illégales, en toute impunité.

    J’espère que ces policiers, et tous ceux qui ont ce comportement, se feront un jour réveiller, à 6h du matin ou pas, par des collègues, pour avoir à en répondre.

    Aliocha : certes, mais il semble que la deuxième fouille complète ait eu lieu sur ordre du juge. Elle ne savait pas qu’on pratiquait la fouille complète ? C’est dommage, elle aurait dû le savoir, sinon, qu’on ne vienne pas me dire que les juges défendent les libertés. Au fond, vous savez ce que c’est que cette affaire ? Un bras de fer entre justice-police et un gaucho de journaliste à qui on a voulu donner une leçon. Tout simplement.

    Commentaire par Gathar — 01/12/2008 @ 02:11

  25. @Aliocha à propos de Lyon Mag

    Comparer Lyon Mag au Canard, je dis non! 🙂 Le parallèle est séduisant, à ceci près que le Canard sort des affaires qui parfois l’amènent en justice parce qu’elles dérangent, pas (à ma connaissance) parce que les propos cités sont honteusement détournés. Le but du jeu est bien toujours de vendre du papier, c’est normal, mais sauf erreur de ma part, le Canard ne s’abaisse jamais au niveau du caniveau. Cela étant dit, je ne prétends pas que tous les procès subis par Lyon Mag sont justifiés, mais simplement qu’à force de chercher, parfois, on trouve. Bon, je vais m’arrêter là sinon c’est moi qui vais en prendre un, de procès (j’en ai déjà eu 2, droit à l’image, évidemment perdus tous les deux, des exemples de mauvaise foi, mais dura lex sed lex. Merci bien 🙂

    Aliocha : il va falloir que je regarde cela de plus près. En tant que journaliste, je suis sensible aux titres qui font du vrai travail de presse, quitte à se mettre en danger, mais évidemment, à condition que ce soit fait sérieusement c’est-à-dire sur la base de faits avérés et dans le respect des limites de la liberté d’expression.

    Commentaire par David — 01/12/2008 @ 10:14

  26. Je me souviens d’une enquête réalisée il y a quelques années et qui établissait une échelle des professions et statuts les plus protégés en France : députés, journalistes, représentants syndicaux,…
    Le grand gagnant était PPDA, à l’époque journaliste et rédacteur en chef du journal télévisé. (Tiens, c’est vrai au fait, PPDA a fait récemment les frais d’un récent limogeage douteux !)

    C’est un sacré retournement de situation au détriment des journalistes !

    Aliocha : Comme tous les métiers, le journalisme a ses stars et ses soutiers. Il n’y a rien de commun entre un petit avocat pénaliste de province et un avocats d’affaires parisien, entre un cardiologue mondialement réputé et un médecin de campagne, entre le commissaire aux comptes de Total et celui du restaurant du coin. Et rien de commun entre la pigiste spécialisée que je suis et PPDA. Dès lors on ne peut pas dire que la presse soit privilégiée mais plus simplement que quelques journalistes star ont un statut enviable.

    Commentaire par Oeildusage — 01/12/2008 @ 11:02

  27. une réaction rapide : regrettable ce qui, à titre personnel, arrive à Vittorio de Filippis mais intéressant d’un point de vue journalistique. parce qu’au moins, on en parle (libé, le monde). chose qui bien sûr arrive à beaucoup d’autres, c’est le drame dont vous parlez.
    ce qu’il me semble le plus regrettable à moi, c’est qu’on en fasse de l’écume quand on devrait s’intéresser à l’océan. tiens, par exemple les 9 de Tarnac, je trouve que les médias (moins les journaux que la radio et la télé) ont lâché un peu vite l’affaire. j’aimerai bien savoir ce qu’il en est à la fin : l’accusation de terrorisme contre ces 9 là, c’est une construction du ministère de l’intérieur ou pas. y’a encore des journalistes sur le coup ?
    tiens, autre exemple la surpopulation carcérale. est-ce qu’on ne devrait pas en faire une page tout les jours jusqu’à temps que ça rentre et que ça change. de mémoire, je ne connais que philippe lefait, qui présente « des mots de minuit », une émission littéraire !, pour en faire chaque fois le décompte.
    si le problème qu’a connu vittorio de filippis est un vrai problème, pour les journalistes, mais aussi plus largement les citoyens, et pas que les arabes, les noirs, les jeunes ou les fous, alors faut attaquer. et tous les jours. ça ne semble pas, j’ai l’impression.

    Commentaire par david — 01/12/2008 @ 12:12

  28. « …Et rien de commun entre la pigiste spécialisée que je suis et PPDA ».
    Vous plaignez pas, PPDA s’est fait virer sans même avoir tenu de blog !

    En tout cas, comme cela a été écrit chez Eolas : « nous allons maintenant assister à une série de déclarations des uns et des autres pour justifier que chacun a fait ce qu’il devait faire, et dans le respect le plus strict de la loi ».

    Tiens, ça a déjà commencé les déclarations !

    Commentaire par Oeildusage — 01/12/2008 @ 12:13

  29. Faites gaffe à vos réponses Aliocha (votre réponse au commentaire 24 : « Un bras de fer entre justice-police et un gaucho de journaliste à qui on a voulu donner une leçon. Tout simplement »).

    Sur ce blog il n’y a pas de modération des propos qui peuvent être considérés comme diffamatoires et vous risquez de recevoir une convocation. Si c’est le cas, un seul conseil : allez-y sans attendre… sinon, vous connaissez le tarif ! 😉

    Commentaire par Oeildusage — 01/12/2008 @ 12:25

  30. …deux dernières petites remarques avant d’aller déjeuner :

    1. Il est devenu risqué, semble-t-il, de s’attaquer à une grosse société fournisseur d’accès internet, et encore plus de faire le sourd d’oreille à un juge pour un petit délit.
    Pourfendre les responsables de la crise financière (sujet maintenant archivé), même par propos diffamatoire, était moins dangereux !

    2. Comment expliquer toute cette artillerie judiciaire pour donner suite à la plainte pour diffamation d’une société et d’un PDG réputés pour leurs agissements disproportionnés en matière de diffamation ?
    (commentaire relevé chez Eolas : http://maitre-eolas.fr/2008/11/29/1227-reportage-de-terrain?cos=1#c78448 )

    Une simple petite recherche avec google (tapez « free diffamation ») permet effectivement de se rendre compte de l’ampleur de la pratique !

    Curieux tout ça !…

    Commentaire par Oeildusage — 01/12/2008 @ 13:06

  31. Meuh non EdS, c’est pas ça le truc, à mon avis.

    L’hypothèse que je vois grosse comme une maison c’est celle là: Madame le juge a envoyé ses convoc à la mauvaise adresse, ce faisant elle a introduit dans sa procédure un choix pour le justiciable (le choix de répondre, ou de se prévaloir de l’irrégularité de la convoc dans la suite de la procédure).

    Fine mouche, Madame le juge a très bien compris que tant qu’elle ne serait pas capable de mettre sous le pif de l’avocat du justiciable un accusé de réception avec sa signature dessus, ou la convoc envoyée à la bonne adresse avec la mention « non réclamé » elle n’irait pas bien loin dans l’instruction de son dossier.

    Mais Madame le juge est mauvaise joueuse: plutôt que de refaire une convoc régulière, elle a régularisé sa procédure en employant une mesure coercitive (le mandat d’amener). C’est tout. Comprenez, c’est un dossier entre parties, ça l’a fait chier de refaire une convoc régulière, elle savait pas trop où l’envoyer, bref, le dossier commençait à l’emmerder quoi.

    Donc, elle a opté pour une voie procédurale d’une finesse égale à un canon de 120 mm et qui a le mérite principal de régulariser tout problème procédural éventuel lié à la convocation de l’intéressé.

    Peut être qu’elle a donné des instructions orales aux OPJ pour que le journaliste se retrouve les couilles à l’air, histoire de lui apprendre qui est le plus fort, ou peut être que les OPJ ont pris eux mêmes l’initiative de le faire. On a tous nos petites tendances perverses, faut pas leur en vouloir.

    Le truc choquant dans cette hypothèse est le suivant: en principe on utilise les méthodes de gestapistes nazillons uniquement pour les grandes occases (genre les délinquants qui ont une humeur de grizzli, des bras comme mes cuisses et un colt 45 sous l’oreiller) et surtout pas pour régulariser une procédure foireuse.

    Si cette hypothèse se vérifie, alors je crains que le juge ait manqué de délicatesse et de fair play, car je vous le répète, en principe, un juge élégant n’utilise pas à tout propos une mesure coercitive pour simplement régulariser une procédure mal engagée. Ce n’est pas correct.

    Commentaire par tschok — 03/12/2008 @ 19:29

  32. @tschok: Dans des affaires juridiques dont j’ai été informé, des courriers destinés à une organisation sont partis :
    * à son ancienne adresse
    * à une ville homonyme dans un autre pays
    * à l’adresse de l’ancienne présidente de son conseil d’administration
    * auprès de tiers n’ayant rien à voir juridiquement avec l’organisation
    et ce alors que l’organisation en question affiche clairement son adresse sur ses pages Web.

    Ceci ne me surprend pas outre mesure : j’ai constaté plusieurs fois que des nombreuses personnes, pourtant employés « col blancs », n’arrivent pas a copier-coller un nom, un titre… et les altèrent.

    Par ailleurs, sur mon ancien lieu de travail, nous recevions parfois des fax de services de polices, destinés au parquet, le numéro de notre fax différant peu de celui d’un fax du parquet du TGI de Paris. Une de nos secrétaires a fini par aller râler au commissariat.

    Tout cela pour dire qu’en effet, ce genre d’erreurs ne semble pas impossible.

    Commentaire par DM — 03/12/2008 @ 20:05

  33. […] la toile il y a quelques semaines lorsque l’ancien directeur de publication de Libération, Vittorio de Fillipis,  s’était retrouvé fouillé à corps dans des conditions aussi scandaleuses que […]

    Ping par Justice pour de Fillipis « La Plume d’Aliocha — 15/05/2009 @ 17:35

  34. […] est trop. Surtout qu’ils nous ont rejoué la partition du journaliste fesses nues, façon Fillipis. Je suppose que notre jeune ami doit cette mésaventure au fait qu’il n’avait pas de […]

    Ping par Dur, dur d’être reporter « La Plume d’Aliocha — 15/07/2009 @ 11:49


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