La Plume d'Aliocha

18/10/2008

Impérieux anonymat

Filed under: Débats — laplumedaliocha @ 14:14

Dans son dernier billet consacré notamment à Rachida Dati,  Philippe Bilger confie ses interrogations, légitimes, quant à l’anonymat de Dadouche et de Gascogne, ses collègues qui écrivent chez Eolas. Et ce magistrat très estimé d’écrire :  » La liberté de l’expression, la spontanéité de l’opinion, l’immédiateté de la réaction, les forces et les faiblesses d’une intervention purement personnelle ont, à mon sens, pour nécessaire contrepartie la présentation d’un visage, la lumière d’une personnalité et l’offrande de soi pour être aisément et sans détour criblé de flèches, couvert d’éloges ou, ce qui est pire, apprécié avec une tiède neutralité ». Quelle jolie plume ! Je ne me permettrais pas de répondre à la place de Dadouche et de Gascogne, je ne les connais pas et j’ignore les raisons profondes qui ont motivé leur choix de rester anonyme, même si je les devine. En revanche, je puis vous exposer les miennes, ce qui me permettra au passage de m’expliquer devant les lecteurs de ce blog.

Ah ! L’anonymat

C’est une vraie question que celle de l’anonymat. Personnellement, j’ai découvert ce statut étonnant en commentant chez Eolas. C’était il y a un peu moins d’un an. Au moment de poster mon premier commentaire, j’ai cherché un pseudonyme, plus dans l’idée de m’intégrer à cette culture nouvelle pour moi que  dans un esprit de dissimulation. Quoique, je dois avouer que l’exercice consistant à rédiger quelques lignes sur un blog m’impressionnait. Allez savoir pourquoi. Sans doute parce que l’exercice était inédit, que j’avançais en territoire inconnu et que je fais particulièrement attention à la réputation de ma signature. Quand on est journaliste free lance, on a que cela à vendre pour se nourrir. C’est infiniment fragile. Le pseudo pour ce premier commentaire m’est donc apparu comme une protection bien utile. Après tout, si je violais quelque coutume non écrite de la blogosphère, il me suffirait de disparaître ou de changer de masque. C’est là qu’est née Aliocha. Pour ceux qui se poseraient la question, Aliocha est le diminutif d’Alexeï en russe. Celui auquel je fais référence est l’un des frères Karamazov. Dostoïevski est à mes yeux le plus grand écrivain ayant jamais existé, les Frères Karamazov est son meilleur roman, Aliocha, son plus beau personnage.  « Mais c’est un homme et vous êtes une femme ! ». En effet, je l’ai fait exprès. J’ai horreur des préjugés entourant l’expression de la pensée féminine. Il me semble toujours qu’elle vaut moins que celle d’un homme, qu’elle est sujette à caution. J’ai voulu brouiller les cartes, par jeu, c’est mon côté facétieux.  Bref, Aliocha a commencé à vivre sous mes yeux et à gagner une autonomie similaire à celle d’un personnage de roman. C’était moi sans être tout à fait moi. Une sorte de passionnaria de la presse osant affronter Eolas pour défendre son métier, alors que je suis au fond un être pacifique et totalement allergique aux conflits. En ouvrant ce blog, je me suis demandée si j’allais le faire  sous ma véritable identité. Beaucoup d’amis, connaissant ma passion de l’écriture et du journalisme me recommandaient depuis des mois d’ouvrir un blog. « C’est là que tout se passe maintenant, me disaient-ils, en plus tu serais libre d’écrire ce que tu veux ». Ah bon ! En y réfléchissant bien, je me disais que c’était plutôt le contraire. Quand j’écris dans la presse, je peux espérer la protection de mon rédacteur en chef contre les contestataires professionnels. Mais sur un blog…Par ailleurs, je n’aurais pas échappé à l’auto-censure, bien au contraire. Qu’allais-je pouvoir écrire de plus que dans les journaux ? J’aurais tout au plus fait comme mes confrères, livré les rushs, avec le risque qu’on vienne me reprocher l’exercice de cette liberté. Dans ces conditions, Aliocha est apparu comme La solution ! Pour tout vous dire, je n’ai même pas prévenu mes amis de l’ouverture de ce blog, ce masque protecteur m’offre un tel repos de l’âme. Ecrire sans se soucier de ce que vont penser ceux qui vous connaissent, ceux avec qui vous travaillez, vos employeurs. Si vous saviez ce que c’est bon. Et en plus c’est indispensable. Imaginez un instant que vous sachiez qui je suis. La tentation serait forte d’aller voir où j’écris, de rechercher si mes critiques contre la presse ne portent pas sur les titres auxquels je collabore, de faire des rapprochements hasardeux. La loyauté m’obligerait donc à modérer mes propos pour ne pas mettre mes employeurs dans l’embarras. Souvenez-vous, c’est ce qui est arrivé à Laurent Bazin, sa chaine lui a demandé de fermer son blog, estimant que sa liberté de ton était inopportune. Je m’exposerais à mon humble niveau au même problème. 

Précieuse liberté

Grâce à Aliocha, j’écris ce que je veux sans risquer d’interférer avec ma vie professionnelle et je suis donc libérée de l’auto-censure. Cela étant dit,  qu’on se comprenne bien. L’utilisation d’un pseudonyme n’est certainement pas à mes yeux une licence pour écrire n’importe quoi. Sur le Net comme ailleurs, les règles de la liberté d’expression s’appliquent dans toute leur force et l’auto-censure subsiste.  Il fut un temps où c’était l’Etat qui censurait la presse. Aujourd’hui ce sont les mille intérêts privés susceptibles de brandir l’injure, la diffamation, l’atteinte au secret des affaires, à la vie privée…dans les journaux papier comme sur le web. Qu’importe s’ils ont raison ou tort, il faut affronter la procédure et ses tracas en tous genres. Par conséquent, je respecte ici aussi scrupuleusement que dans l’exercice de mon métier, la réglementation mais aussi les impératifs de la prudence et me tiens soigneusement éloignée des zones à risque. Ensuite, je n’écris rien sur mon blog dont je devrais avoir à rougir si mon anonymat devait un jour être levé. Par conséquent, le masque ne déresponsabilise pas,  il émancipe tout au plus de quelques contraintes superflues. A ceux que le sujet de l’identité intéresse, je recommande la lecture d’un admirable roman de Daphné Du Marier intitulé « Le Bouc-émissaire ». Elle y met en scène deux hommes à la ressemblance parfaite qui échangent leur vie, et pose cette question aussi intéressante que dérangeante : que ferions-nous si nous n’étions plus responsables de notre identité ? Son hypothèse est purement théorique mais passionnante.

Laissez-nous nos masques !

Voilà Monsieur Bilger. J’admire votre indépendance d’esprit et votre courage. Vos billets montrent que vous n’hésitez pas à prendre le risque de déplaire pour affirmer votre pensée et que vous échappez aux pièges de la langue de bois avec toujours beaucoup de délicatesse et d’élégance. Il me semble cependant que votre carrière, votre âge et votre réputation vous accordent une relative protection à laquelle tout le monde ne peut pas prétendre. Personnellement, j’ai 38 ans, je suis journaliste free lance, mes employeurs peuvent décider du jour au lendemain de ne plus faire appel à moi.  La liberté d’expression est un exercice infiniment délicat. Vous seriez surpris de voir le nombre de protestations plus ou moins fondées que reçoit un directeur de la rédaction tous les jours. Certaines sont proprement ahurissante, croyez-moi. Fort heureusement, la presse est relativement protégée par son statut. Ce n’est pas mon cas, et ce n’est sans doute pas celui de nombre de blogueurs écrivant sous le couvert d’un pseudonyme. Laissez-nous nos masques, c’est la liberté des humbles. Et acceptez de nous juger uniquement sur nos écrits. Après tout, il me semble que c’est une des grandes vertus du web que de permettre d’être apprécié rien que sur l’intérêt et la qualité de ce qu’on produit.

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48 commentaires »

  1. Démonstration pleine de force et de passion, mais en ce qui concerne les propos de Mr Bilger – et sauf le respect que j’ai pour lui – le dernier paragraphe suffit largement à expliquer son avis sur l’anonymat. Il n’a nul besoin de la protection qu’il peut apporter, et peut déjà s’octroyer la liberté de ton qu’il veut, surtout avec sa connaissance du système judiciaire et son talent pour enrober les pensées les plus assassines dans des phrases joliment ciselées. Entre le comportement de certains lecteurs/commentateurs des blogs et les tracasseries judiciaires qui tombent facilement ces temps-ci, c’est le minimum pour pourvoir se rire de l’anonymat.

    On compte sur vous pour lever votre anonymat dans une trentaine d’années, quand vous aurez quelques prix Pulitzer et une carrière incontestable pour vous protéger. 😉

    Commentaire par Kemmei — 18/10/2008 @ 15:15

  2. Mais enfin, franchement Aliocha, où va-t-on si on commence à juger les journalistes uniquement sur leurs écrits? Je n’ose imaginer l’hécatombe au sein de quelques prestigieuses rédactions: après une bonne nuit de sommeil, on relit à tête reposée les billets de la veille et là… bonjour la gueule de bois! Il y a des « grands noms » qui ne s’en relèveraient pas! Non, vous n’y pensez pas…

    Aliocha : j’ai parfois des idées bizarres, c’est mon petit côté extravagant, je crois au travail, au mérite, à l’honnêteté…. 😉

    Commentaire par Moi — 18/10/2008 @ 17:56

  3. pour moi ce ne sont pas des anonymes mais des réservés.
    Vouloir leur imposer la levée de cette discrétion en se posant en exemple est un exercice facile lorsque
    l’on sait que déplaire ne portera pas/plus conséquences à sa carrière.

    Dadouche et Gascogne , Eolas ,Aliocha et d’autres restez donc des acteurs de théâtre d’ombres, la qualité de l’œuvre se juge à la prestation des acteurs derrière le rideau, pas à leurs visages.

    Aliocha : « Pour vivre dans la vérité, jouez la comédie » disait Albert camus. C’est vrai qu’il y a un côté théâtral dans ces pseudos et les personnages auxquels ils donnent naissance à l’usage….

    Commentaire par draftbold — 18/10/2008 @ 18:00

  4. Nous autres commentateurs sommes (à de rares exceptions près) aussi anonymes que vous, Aliocha, et pour les mêmes raisons. Nous ne pouvons donc pas vous en vouloir de dresser une barrière entre votre vie professionnelle et vos avis sur l’actualité. De notre côté et à notre échelle, nous faisons de même.

    Commentaire par Oph — 18/10/2008 @ 19:06

  5. Votre blog est très récent; un coup de pouce de Maître Eolas lui a permis de trouver plus rapidement qu’en temps normal un public, certes. Mais croyez-moi, si vous n’aviez pas été à la hauteur, le public aurait déjà passé son chemin. En ce qui me concerne, (et que l’on soit d’accord ou pas avec vos écrits), c’est l’honnêteté intellectuelle qui transparaît de ce que vous écrivez qui fait que je reviens régulièrement vous lire. Si vous estimez que cet anonymat favorise votre approche du monde des blogs, ce sera tant mieux pour vos lecteurs, ne changez rien!

    Commentaire par Maraudeur — 18/10/2008 @ 19:06

  6. pour maitre eolas, c’est presque une necessité légale, mais pour vous comme Dadouche ou Gascogne, c’est une necessité morale. l’anonymat ne fait pas de vous un sinisitre corbeau, mais au contraire un etre immarteriel, comme le comédien qui se protege par un pseudonyme. pour ma part, je trouve qu’en plus de cela, ça ajoute au mysterieux, et on essaye de vous deviner. vous etes blonde, mais quoi de plus; votre age, votre silhouette, ce que j’imagine n’appartient qu’à moi, et c’est la magie du pseudonyme. vous n’etes pas anonyme, vous etes un pseudo. et l’intelligence de vos propos, comme l’a souligné maraudeur, permet de nous fondre dans ce mystère et ce fantasme de la journaliste blonde que l’on ne connaitera jamais, comme une voix dans la nuit. que l’on imagine, mais qui, finalerment, ne ressemblera jamais au portrait qu’on imagine. mais c’est tres bien ainsi.

    Commentaire par leinad — 18/10/2008 @ 19:29

  7. Plus je le lit (et pourtant pas très régulièrement), moins j’aime le blog de Philippe BILGER.
    Sans doute mon commentaire serait mieux sur son blog à lui … rien ne m’empêche d’en faire une adaptation.

    Car, comme Aliocha, et comme les commentaires ci-dessus, je trouve qu’il est facile de faire la leçon lorsqu’on est soit-même immunisé contre les risques que l’on brocarde.

    Je suis moi-même (partiellement, puisque Yves, St patron des avocats, est mon vrai prénom) anonyme ici.
    Pourquoi ?

    Pour plusieurs raisons, qu’Aliocha a d’ailleurs fort bien listées.
    Mais une autre encore:
    Je ne suis pas fumeur, mais je fais quand même parfois des pauses lors de mes heures de travail. Et pendant ces pauses, j’en profite pour lire pendant 5 minutes qqs blogs. Parfois je laisse rapidement un commentaire (sans me relire, et c’est la Katastrof ortografik) …
    Je ne me sens pas « coupable » de faute professionnelle, en tout cas pas plus que ceux qui prennent plus de 20 minutes par jour pour aller fumer leur dose de blondes devant l’entrée du bureau …
    Mais je suis certain que si mon employeur le découvrait, cela pourrait se retourner contre moi.
    Alors je préfère moi aussi avancer masqué.

    Internet n’oublie jamais rien … en faisant une recherche sur Google avec mon vrai nom, j’ai pu m’en rendre compte !

    Et puis, les plus grands écrivains, et acteurs ne font-ils pas, eux aussi, usage de pseudo ?

    Finalement, pour faire de la résistance (au politiquement correct), n’est-il pas indispensable d’être connu … sous un pseudo ?

    Aliocha : J’aime bien votre idée de résistance, c’est en effet mon sentiment, mais à quoi résistons-nous exactement, quel est ce danger qui nous pousse à résister masquer…..vous m’ouvrez un champ inattendu de réflexion.

    Commentaire par Yves D — 18/10/2008 @ 19:41

  8. Dans le fond, aliocha, pour un masque posé sur un visage, combien d’autres avons-nous pu ainsi ôter ?

    Je suis entièrement d’accord avec vous (ça m’ennuie, mais c’est comme ça 😉 )

    Aliocha : Vous m’en voyez ravie ! Vous savez, Fantômette est le petit nom affectueux que me donne un de mes amis depuis qu’il a appris à aimer la presse, amusant non ?

    Commentaire par Fantômette — 18/10/2008 @ 21:38

  9. Le blog de Philippe Bilger à visage découvert a autant de mérite que ceux d’Eolas ou d’Aliocha. Tous trois sont des personnes honnêtes, qui disent ce qu’elles pensent. Simplement, Philippe Bilger n’a rien à perdre à montrer son visage, Eolas et vous, si.

    C’est cette interférence avec la vie professionnelle qui fait la différence… Idem pour les commentateurs. Personnellement, je suis retraité, ma vie est transparente, je pourrais aussi bien apparaître sous mon vrai nom, mais je ne vois pas ce que celà apporterait de plus… Je dirais même que le choix du pseudo est peut-être plus révélateur de la personnalité 😉

    Pour diverger un peu, tout en restant sur le thème de la vie privée, j’ai été choqué de la révélation de la liaison de DSK par la presse américaine. Je suppose qu’Anne Sinclair a dû l’apprendre par la même source ? Très délicat comme procédé, alors que cette affaire semble fort différente de celle de Wolfovitz, qui avait accordé une « prime de départ » importante à sa maîtresse.

    C’est fâcheux et ça tombe très mal, en pleine tempête financière… Mais c’est sans doute le but recherché par les néo-cons, qui nourrissent le secret espoir de remettre un des-leurs à ce poste stratégique. Ca fait sûrement partie du « jeu de dominos » (jeu de massacre ?) auquel on assiste en ce moment.

    Commentaire par ramses — 19/10/2008 @ 00:25

  10. « Le travail, le mérite, l’honnêteté », Aliocha vous n’êtes pas sérieuse, vous avez une carrière à faire. Sur le modèle des AA, j’organise des réunions gratuites ou des journalistes anonymes parlent de leurs expériences et tentent de se débarrasser des handicaps qui les empêchent de s’intégrer harmonieusement à leur communauté professionnelle. Vous pourrez y apprendrez la paresse, la fatuité, la morgue, la mauvaise foi et quelques autres bonnes qualités qui vous seront très profitables dans la crise qui s’annonce. (On est prié d’apporter sa bouteille, gobelets et glaçons fournis.)

    Aliocha : Tout ceci (paresse fatuité morgue etc) n’est profitable qu’à très court terme et se révèle toxique à l’usage, je l’ai maintes fois observé 😉 haut les coeurs mon cher, cela étant, s’il y a du vin à vos petites sauteries, je ne dis pas non (mais la présence de gobelets et de glaçons est mauvais signe 😉 )

    Commentaire par Toto_SRàRien — 19/10/2008 @ 10:02

  11. Vous avez bien raison de garder un pseudo, qui plus est transgenre (lol), un blog est le contraire d’une lettre anonyme, il offre des contre-argumentations aux lecteurs. C’est un lieu de spontaneïté dans un univers qui en manque beaucoup, on peut y lancer des idées sans craindre d’être villipendé par les bien pensants. Comme on dirait au Zenith CRE-A-TI-VI-TE .

    Commentaire par Mathaf Hacker — 19/10/2008 @ 11:22

  12. Le lecteur assidu de blogs que je suis n’a besoin de savoir qu’une seule chose : le cadre dans lequel évolue l’auteur du blog. Il me suffit de savoir que vous exercez le métier de journaliste et que vous avez une formation de juriste pour apprécier vos billets. Que m’apporterais pour juger de la pertinence de vos argumentsd e connaitre votre nom et votre bobine ? L’anonymat des blogueurs ne m’a jamais dérangé et si c’est cet anonymat qui vous permets de continuer à écrire, alors restez anonyme!

    Et puis l’anonymat autorise tout les phantasmes… 😉

    Commentaire par mussipont — 19/10/2008 @ 11:32

  13. J’espérais depuis le début que « Aliocha » fût un hommage discret au héros de Dostoïevsky! Ce n’est pas là un pseudo ordinaire, ni même de tout repos! En fait, je crois qu’en le choisissant, « Aliocha » fait le contraire de prendre un masque. C’est plutôt comme adopter un saint patron, ou une devise ou, peut-être plus exactement, un blason. Notre nom d’état-civil ne dit rien sur nous d’essentiel — sauf si l’on est déjà célèbre par ailleurs, si l’on s’est déjà « fait un nom », comme Bilger. En revanche, il me semble qu’Aliocha est entrée dans le monde des blogs comme on descend dans l’arène ou qu’on monte sur un ring. Le pseudo choisi a valeur de programme et de défi, un peu comme les catcheurs qui s’appellent « l’ange blanc » ou « l’ogre de Belleville »… « Aliocha » annonce tout ensemble la sincérité, l’exigence, un côté « don Quichotte » assumé, sans peur de passer pour naïf parce que l’on croit à certaines valeurs que le cynisme ambiant tourne en dérision. Ce n’est pas du tout une manière de se cacher: c’est plutôt une manière d’être libre et de se montrer comme on ne se montre pas ailleurs, tel qu’on est ou qu’on essaye d’être, plutôt que de jouer sans cesse avec les multiples masques dont nous affublent notre profession, notre petite histoire personnelle, nos relations… Tant que ce blog reste à la hauteur du patronage qu’il s’est choisi en invoquant discrètement Aliocha Karamazov, nous ne trouverons là aucune dissimulation, aucun anonymat de mauvais aloi, mais plutôt le gage d’une sincérité qui est souvent interdite à ceux qui doivent veiller sur leur réputation.

    Commentaire par Philarete — 19/10/2008 @ 11:37

  14. Aliocha : Doublon

    Commentaire par Eyeofwisemen — 19/10/2008 @ 11:39

  15. Tiens c’est curieux, mon commentaire est passé à la trappe !
    C’est vrai que j’ai tenté de le faire passer avec un faux-pseudo.
    Je retente…

    Aliocha : Ce sont les liens qui inquiètent mon traqueur de spams. Dans l’esprit de la machine liens = spams.

    Commentaire par Oeildusage — 19/10/2008 @ 12:01

  16. Qui croit vraiment à la réalité de l’anonymat sur internet ?
    Chaque fois que je poste un commentaire osé ou de révolte sur un blog, je me dis que mon anonymat n’est que virtuel, et que mon pseudo n’est qu’un pseudo-anonymat.

    Dernièrement sur un blog proposant un sujet sensible, après avoir « exuté » une désagréable mésaventure dans la fenêtre de commentaire prévue à cet effet, je me suis finalement dit : si je clique sur le bouton ‘Soumettre mon commentaire’, vu les faits que j’avance, je vais encore avoir des ennuis… et de renoncer de le faire !

    En dépit d’un pseudo fortement anonyme, je garde toujours à l’esprit que l’adresse IP qui reste collée à un commentaire c’est à la fois l’empreinte digital et l’ADN du bloggueur.

    Dans le même ordre d’idée, ça me rappelle un récent billet d’Eolas sur le fichier Edwige. J’avais fait part d’une anecdote amusante qui montre qu’il suffit de pas grand chose, une relation professionnelle ou de copinage, pour que n’importe qui puisse connaître des informations confidentielles sur n’importe qui : http://maitre-eolas.fr/2008/09/10/1071-pourquoi-je-n-ai-pas-parle-d-edvige#c68413

    Je ne sais pas si en France on peut être aussi ballot qu’en Angleterre et égarer qui des CD avec les données confidentielles ou des coordonnées bancaires, qui d’un ordinateur portable avec des fichiers sensibles (les britanniques ont au moins l’honnêteté de l’avouer !), il reste que les failles de la confidentialité et de l’anonymat sont quelques fois encore inattendues.
    Lire le dernier commentaire de : http://zythom.blogspot.com/2007/12/confidentialit-par-emails.html

    Pour finir et tester votre perspicacité en terme d’anonymat, je ne signerai pas avec mon vrai pseudo mais avec un pseudo-pseudo. Si vous arrivez à m’identifier, je vous donne un lien confidentiel qui vous permettra d’avoir l’identité et des infos personnelles sur n’importe quelle personne qui se cache derrière un pseudo, même le plus prestigieux !

    Commentaire par Eyeofwisemen — 19/10/2008 @ 12:04

  17. Je me retrouve tout à fait dans les raisons que vous exposez pour conserver l’anonymat, et notamment la nécessité de ne pas entraver l’exercice de mes fonctions, qui restent la priorité absolue. Je me mets également les mêmes contraintes : ne jamais écrire sous pseudo quelque chose que je n’assumerais pas publiquement.
    Et puis finalement, ça intéresse qui, notre état-civil ? Ce qui fait l’intérêt de votre blog, c’est votre expérience de journaliste, les interrogations que vous portez et les réponses que vous apportez sur votre métier, tout comme j’essaye de le faire dans la guest room chez Eolas.

    Aliocha : Il y aurait encore beaucoup plus à dire sur l’anonymat que ne l’ai fait. Par exemple, le fait que l’identité devient un détail dérisoire, administratif, au regard de tout ce qu’une écriture révèle d’une personnalité. Et si j’osais provoquer un peu, je dirais que sauf exception (trolls névrosés ou manipulateurs professionnels), l’écriture est un accès direct à l’individu qu’aucun détail matériel ne vient polluer (identité, présentation, aspect physique….).

    Seule différence : je regrette de ne pas avoir mis autant de soin que vous dans le choix du pseudo…

    Aliocha : il m’est venu spontanément, ce n’est qu’ensuite que j’ai compris pourquoi mon inconscient m’avait fait cette étonnante proposition et l’influence qu’avait pu avoir Dostoïevski sur moi 😉 C’est joli Dadouche, c’est chantant. Et puis depuis que je vous connais virtuellement, Dadouche signifie pour moi : jeune juge aimant son métier et rédigeant des articles savants et documentés chez Eolas.

    Commentaire par Dadouche — 19/10/2008 @ 12:16

  18. Dadouche, expliquez nous d’où il vient ce joli pseudo que vous semblez regretter! 🙂

    Commentaire par mussipont — 19/10/2008 @ 12:18

  19. […] un très beau billet, Aliocha (une femme de 38 ans, journaliste free-lance) opte clairement pour la seconde branche de […]

    Ping par On a des choses à se dire » Archive du blog » L’anonymat est-il la burqa du blogueur? — 19/10/2008 @ 14:51

  20. Bonjour Aliocha,

    Merci pour ce billet (puissé-je trouver le temps de lire tous les précédents… !).

    Je retiens cette phrase en particulier : « Ecrire sans se soucier de ce que vont penser ceux qui vous connaissent, ceux avec qui vous travaillez, vos employeurs. » C’est tellement vrai aussi pour nombre de commentateurs dont je fais partie. Ceci étant, pour ma part, votre billet me fait réaliser que même derrière un pseudo très générique, mais sans doute déjà trop explicite, je m’auto-censure beaucoup – sans doute une conséquence de ma méfiance viscérale pour les traces électroniques que l’on laisse immanquablement derrière soi. Ca pose effectivement la question de comprendre pourquoi on devrait avoir peur d’user de sa liberté d’expression même de façon raisonnable sur Internet, et d’avoir cette impression curieuse de faire de la résistance.

    En fin de compte, l’utilisation du pseudo est dévoyée quand elle sert à devenir quelqu’un d’autre, que le quelqu’un « dans la vraie vie » n’assumerait pas nécessairement. Les plus introvertis en société deviennent ainsi parfois les meilleurs trolls sur Internet.

    A ce titre, le thème de « Bouc-émissaire » de Daphné du Ma+u+rier (je conseille son magnifique roman « L’auberge de la Jamaïque », mais ça n’a rien à voir) a été repris dans un roman de Benacquista, « Quelqu’un d’autre », qui selon moi vaut également le détour.

    Aliocha : j’aime beaucoup Benacquista, j’avais eu vent de ce roman, mais je ne l’ai pas lu, merci de me le rappeler. Idem pour l’Auberge de la Jamaïque. Je trouve que Daphné Du Maurier est un auteur très sous-estimé

    Commentaire par Paralegal — 19/10/2008 @ 14:56

  21.  » Il me semble cependant que votre carrière, votre âge et votre réputation vous accordent une relative protection à laquelle tout le monde ne peut pas prétendre.  »

    dites-vous à Philippe Bilger.

    Je ne pense pas que Jim * écrive sous protection de quoi que ce soit. C’est un homme qui s’est totalement choisi. C’est tout.

    Jim, c’est comme S. de Beauvoir dans  » L’invitée « , quand elle écrit:

     » Elle avait enfin choisi. Elle s’était choisie  »

    Je pense que la question pseudo ou pas pseudo a beaucoup à voir avec les rapports que chacun entretient avec ses propres identités. Une identité idéale qui unifie et pacifie ceux qui y ont recours avec eux-mêmes.

    L’aspect professionnel que vous évoquez compte bien entendu. Mais peut-être pas autant et pas de façon aussi déterminante que vous le dites.

    * Jim est le pseudo que je donne à PB quand je parle de lui avec mes amis virtuels de son blog.

    Aliocha : Pourquoi Jim ? Ainsi, vous inventez des pseudos à ceux qui n’en ont pas ? C’est amusant.
    En ce qui concerne l’identité, je ne pense pas avoir de problème de ce côté là chère Véronique. Tout au contraire. J’ai été beaucoup marquée par une phrase de Gide, à laquelle j’ai donné un contenu moral que l’auteur de l’Immoraliste contesterait sans doute, celle-ci (de mémoire) : « Ne t’attache en toi qu’à ce que tu sens qui n’est nulle part ailleurs qu’en toi-même et crée de toi impatiemment ou patiemment, ah le plus irremplaçable des êtres ».

    Commentaire par Véronique — 19/10/2008 @ 15:09

  22. Mais je n’ai pas parlé de  » problèmes  » avec votre identité. J’ai parlé de rapports que chacun entretient avec sa ou ses identités.

    Dans mon esprit, les verbes unifier et pacifier sont des verbes positifs.

    Mon idée est de dire qu’il y a un moment dans la vie de quelqu’un où dire voilà qui je suis est plus important que les mille et unes raisons professionnelles et/ou sociales qui motivent le choix d’un masque.

    Pourquoi Jim ?

    ça, chère Aliocha, c’est une affaire entre moi et moi. Une parcelle de mon imaginaire.

    Commentaire par Véronique — 19/10/2008 @ 16:55

  23. @ Aliocha et Paralegal

    Ah….Rebecca et l’absente omniprésente, Le Général du Roi ou comment aimer passionnément un type insupportable…Je suis bien d’accord, on sous estime trop Daphné Du Maurier.
    Désolée du HS, mais finalement le hors sujet est la marque des blogs où on se sent bien…

    Aliocha : La littérature n’est jamais hors sujet ici chère Dadouche 😉

    @ Mussipont

    Rassurez-vous, je l’aime bien mon pseudo (tout bêtement le surnom que me donne ma soeur, qui m’a aussi donné mon troll detector), mais à côté de la connaissance, d’un des frères Karamazov, de l’héroïne de mon enfance et d’autres pleins de sens, il manque peut-être parfois un poil de consistance. Cela dit, « Dadouche » dans le Monde, c’était plutôt rigolo…

    Commentaire par Dadouche — 19/10/2008 @ 16:57

  24. Sur Rebecca

    Mais non DdM n’est pas sous-estimée.

    Dans mon travail je réalise des marque-pages avec 15 titres de romans que je rassemble sous un même thème.

    Il y a peu j’en ai réalisé un les romanesques de la littérature. Il y a avait Rebecca, Tess d’Uberville, Madame Bovary (évidemment), Bridget Jones, La Princesse de Clèves, Eugénie Grandet etc. Mon souci était de placer des «  héroïnes » dont le nom constituait le titre du roman.

    Aliocha : Vos rapprochements ne manquent pas d’audace 😉

    Et puis, j’ai réalisé un marque-pages avec des romans qui ont été directement inspirés par des affaires judiciaires. Idéalement, dans la veine de De Sang froid de T.Capote et du Chant du bourreau de N. Mailer.

    En fait, cela m’a demandé beaucoup de travail.

    Commentaire par Véronique — 19/10/2008 @ 17:24

  25. Rouge ou blanc ?

    Aliocha : Les deux bien sûr, en revanche, je ne suis pas fan du rosé, sauf quand je vais en Corse.

    Commentaire par Toto_SRàRien — 19/10/2008 @ 18:30

  26. @ dadouche

    Très franchement, j’ai trouvé que « Fantômette » dans le Monde, c’était juste trop cool. J’étais déjà tombée à la renverse de nous voir cités sur wikipédia, mais là…

    J’aime beaucoup, « dadouche », moi ! Puisque c’est toi!

    Aliocha a raison. A force, on finit par « silhouetter » les commentateurs.

    On leur invente un « ton », un « air », une attitude… C’est assez étonnant. Et puis, peu à peu, on cesse de « lire » le pseudo, on se met à l’entendre et à le voir, en lui associant cette silhouette-là que notre imagination lui a donnée. C’est une drôle d’expérience, je trouve.

    Commentaire par Fantômette — 19/10/2008 @ 19:32

  27. “Mais c’est un homme et vous êtes une femme !”. En effet, je l’ai fait exprès. J’ai horreur des préjugés entourant l’expression de la pensée féminine. Il me semble toujours qu’elle vaut moins que celle d’un homme, qu’elle est sujette à caution. J’ai voulu brouiller les cartes, par jeu, c’est mon côté facétieux.

    Dommage non ?

    Aliocha : Eh oui ! Votre pseudo, c’est une allusion à Olympe de Gouge ?

    Commentaire par olympe — 19/10/2008 @ 20:23

  28. Merci de préciser que oui, être anonyme n’affranchit pas d’une certaine constance, d’une certaine déontologie et d’une certaine honnêteté. Le masque est une contrainte, qui oblige à des silences ou contorsions ne serait-ce que pour qu’il tienne.

    En revanche il a un intérêt énorme pour traiter de sujets que l’on ne pourrait aborder à visage découvert sans qu’il y ait de conséquences directes (en particulier familiales ou professionnelles). Et ça, c’est une chance formidable pour essayer de nouvelles formes d’expression.

    Commentaire par [ Enikao ] — 19/10/2008 @ 23:41

  29. On ne peut pas faire n’importe quoi de son anonymat parce qu’on perd la cohérence de l’identité créée. Dans le fond un pseudonyme, c’est une marque avec une image qui s’installe peu à peu et se détruit très vite. Pour être lu, cette image doit être suffisamment nette.

    À qui a-t-on à faire ? À un personnage de roman, avec la possibilité d’entretenir le même type de rapport intellectuel ou affectif qu’on établit en lisant. Évidemment on a les lecteurs qu’on mérite et naturellement je n’avais pas compris qu’Aliocha était une femme-qu’il-fallait-d’abord-prendre-pour-un-homme-puisque-Dostoïevski-… Naïvement dès le début j’ai cru que c’était une femme, avec tous les préjugés qui vont avec !

    P.-S. Naturellement il y a suffisamment de fadas anonymes sur Internet pour ne pas nécessiter de justifier son anonymat.

    Philippe M.

    Commentaire par Lucas Clermont — 20/10/2008 @ 00:30

  30. Merci, Aliocha de ce très beau billet : on m’a souvent moi aussi reproché l’anonymat en prétendant que c’était un manque de courage. Pas du tout! Juste un respect pour le média pour lequel on travaille et qui n’a pas à assumer nos opinions, quand il s’agit d’opinion.

    Commentaire par le chafouin — 20/10/2008 @ 08:46

  31. Noté.

    Commentaire par Toto_SRàRien — 20/10/2008 @ 09:57

  32. Je me permets une petite parenthèse, pas vraiment un troll, au sujet de cet anonymat qui nous permet de nous balader, voir, chercher, flâner, rencontrer, discuter sur la toile publique en toute sérénité quant à la préservation de son intimité.

    Ce cher Zythom, expert judiciaire informatique, a publié dernièrement sur son blog un petit billet chiffré de ce que nous laissons comme traces à chacun de nos passages sur la toile, plus exactement sur son blog.

    C’est amusant, on peut presque dire qu’il sait ce que vous utilisez, comment vous le faite, par où vous passez, où vous habitez, comment vous vivez, et presque quelles sont vos pensées et vos attentes quand essaimez vos clics sur le web. En plus, connaissant Zythom, je suis sûr qu’il ne nous dit pas tout pour ne pas nous inquiéter davantage !

    C’est un peu comme s’il avait déjà une bonne ébauche de notre portrait robot, jusqu’à la couleur de nos chaussettes, nos habitudes alimentaires, la marque de notre voiture et la race de notre 2.ème animal de compagnie (le premier étant un rongeur), tout ça rien qu’en analysant les traces laissées par les petites pattes de notre discrète jolie petite souris sur la toile !

    Allez voir, c’est surprenant et plein d’humour :
    http://zythom.blogspot.com/2008/10/backstage-0810.html

    Nb: j’ai lu dans une revue spécialisée très sérieuse qu’un logiciel très performant utilisant un algorithme d’analyses syntaxique et sémantique approfondi des pseudos va bientôt sortir et permettre de tracer avec une extrême précision le profil psychologique du bloggueur qui se cache derrière !

    Commentaire par 157-1-43-151 — 20/10/2008 @ 11:10

  33. Je tiens à présenter mes excuses à 157-1-43-151 car je ne sais par quel mystère informatique, j’ai malencontreusement usurpé son identité dans mon dernier commentaire avec le lien vers http://zythom.blogspot.com/
    Moi, je suis en fait 90.15.226.151 et fier de l’être.

    Commentaire par 90.15.226.151 — 20/10/2008 @ 11:47

  34. […] son billet Impérieux anonymat, Aliocha revendique le droit à l’anonymat comme liberté des humbles, elle explique […]

    Ping par SEO berSZerkers » Blog Archive » De l’anonymat considéré comme un des beaux-arts — 20/10/2008 @ 12:14

  35. cela rejoint une réflexion que je m’étais faite à propos de l’anonymat d’Eolas: le jour où le blog d’un anonyme gènera vraiment, nul doute que l’identité du blogueur filtrera auprès de journalistes « amis », en ce sens c’est aussi un talon d’Achille, non?

    Commentaire par QIAH — 20/10/2008 @ 13:12

  36. C’est exactement ce raisonnement qui a conduit au choix de mon pseudo. Je déteste qu’on puisse placer une grille pré-définie sur mes textes !
    http://www.toreador.fr/a-propos (par conséquent, je revendique la paternité :-))

    Commentaire par Toréador — 20/10/2008 @ 13:48

  37. Décidément, votre détecteur de troll n’aime pas mes liens.
    A moins que ce soit mes commentaires qui sont hors sujet ou déplacés.

    Aliocha : L’animal est facétieux en effet, mais vous voyez, je viens de lui faire rendre gorge, il ne sera pas dit que l’informatique aura le dernier mot, non mais des fois !

    Commentaire par 90.15.226.151 — 20/10/2008 @ 14:22

  38. […] réagis ici à un billet d´Autheuil, lui même faisant suite à une controverse initiée par Aliocha. Au coeur de la polémique : l’anonymat. Difficile de ne pas entrer dans la mêlée : comme […]

    Ping par Paso Doble n°94 : pour vivre heureux, vivons masqués | “Toreador, un oeil noir … dans l’arène politique !” — 21/10/2008 @ 05:05

  39. Bonjour,

    Je ne peux que souscrire à votre analyse. Journaliste dans la presse économique, je tiens également un blog sur l’éco ,de façon anonyme, qui me permet des sujets et des angles d’attaque totalement différents, avec une liberté de ton totale, et sans interférer avec la ligne de mon canard.

    Je trouve cette liberté précieuse, mais c’est vrai qu’elle donne des responsabilités…

    Aliocha : à ce niveau là, ce ne sont plus des angles d’attaque c’est du décapage de com’ officielle, Audiard racontant la crise, ça fait du bien 😉

    Commentaire par GameTheory — 21/10/2008 @ 13:05

  40. Cadeau du jour… « on a que cela à vendre » s’écrit : On n’a que cela..
    J’ai arrêté ma lecture là, because trop de boulot.

    Commentaire par profdecriture — 21/10/2008 @ 15:04

  41. @ Aliocha et Toto_SRàRien :
    Les rosés de Provence sont aussi très goûteux.

    http://www.guidedesvins.com/provence_roses.php

    À la bonne votre 🙂

    Commentaire par Mazarinet — 22/10/2008 @ 11:37

  42. Héhé, j’avais donc vu juste, Madame Karamazov. Le lien était d’ailleurs renforcé (et donc, peut-être, votre choix orienté ?) par le lieu du délit : sous des histoires d’avocat. Vous témoigniez donc encore au procès de Dmitri.

    Commentaire par tcheni — 22/10/2008 @ 17:22

  43. […] Lapoix a exposé l’impossible “degooglisation” de nos traces sur Internet. Aliocha a ouvert le débat du moment, en évoquant ses raisons d’anonymat, pour répondre à Philippe […]

    Ping par Blog politique : anonyme donc libre « Les coulisses de Sarkofrance — 24/10/2008 @ 13:57

  44. […] La plume d’Alioche>Impérieux anonymat […]

    Ping par (en vrac)> Liens du 31/10/2008 + les identités numériques — 31/10/2008 @ 23:07

  45. […] et Aliocha, deux journalistes qui à l’instar de votre serviteur, mais avec plus de talent, tiennent un […]

    Ping par La transparence exige-t-elle de bloguer à visage découvert? « Pensées d’outre-politique — 01/11/2008 @ 15:57

  46. Bonjour Aliocha,

    Me voici sous un ancien billet – le droit droit de suite existe-t-il en matière de blog, et à partir de quand un billet devient-il une archive ? -, mais j’ai trouvé qu’il était le plus approprié pour vous signaler ceci, à propos de presse et d’anonymat, et de blogging : http://www.rue89.com/2009/06/22/la-presse-a-t-elle-le-droit-douter-un-blogueur-anonyme

    Commentaire par gwynplaine — 23/06/2009 @ 09:13

  47. […] sais, j’avais écrit en son temps un billet en faveur de l’anonymat. J’en maintiens chaque mot et s’il m’était donné de choisir, je préférerais […]

    Ping par Le grand carnaval du web « La Plume d'Aliocha — 02/06/2010 @ 12:09

  48. […] commentaires anonymes. A ce sujet, vous évoquez les débats qui ont eu lieu sur quelques blogs, ici, chez Philippe Bilger et chez Me […]

    Ping par "Tous connectés" : l’éthique journalistique à l’épreuve de la toile | La Plume d'Aliocha — 12/05/2013 @ 19:21


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