La Plume d'Aliocha

23/09/2008

Vous avez dit racolage ?

Filed under: Comment ça marche ? — laplumedaliocha @ 18:09

Puisque j’ai décidé de vous raconter ici comment fonctionne la presse, permettez-moi une petite observation en passant. On reproche souvent aux journaux leurs titres racoleurs, leurs choix de sujet inspirés davantage par le souci de vendre que par d’autres considérations plus nobles, le manque de curiosité qui les pousse à interroger toujours les mêmes personnes, à parler des mêmes politiques, scientifiques, philosophes, écrivains, peintres etc…Combien de fois ai-je moi-même enragé en lisant, à chaque rentrée littéraire, les mêmes articles sur les mêmes auteurs, vous savez, ceux dont le talent est  inversement proportionnel à la résonnance médiatique. Vous me direz, la bonne nouvelle cette année, c’est qu’ils se sont lassés d’Amélie Nothomb, il était temps. Mais je m’égare. Gérer un blog est édifiant pour un journaliste. D’abord parce que nous sommes rarement confrontés aux réactions de nos lecteurs, sauf quand elles sont particulièrement violentes (coups de fil ou mail d’insulte souvent, félicitations ? vous n’y pensez pas !). Ici, grâce à vos commentaires, je peux mesurer le décalage qui subsiste toujours entre ce que l’on souhaite exprimer et ce qui est perçu par le lecteur. Ensuite, parce que le blog permet d’observer en live l’impact d’un article. Mon tableau de pilotage me renseigne sur les articles les plus lus, le nombre de commentaires, celui des visiteurs (incroyablement plus élevé que celui des commentateurs, à propos, amis timides, prenez un pseudo et lancez-vous, le plaisir d’un blog, c’est la discussion)…Bref, l’enseignement de mon bel outil statistique est sans appel : parlez des subprimes, les lecteurs déferlent, (surtout si vous avez eu l’habileté de placer le mot dans le titre !), évoquez un peintre un peu confidentiel, tout le monde disparait.

Rassurez-vous, je conserverai ma ligne éditoriale et résisterai à la tentation de « l’audimat ». Mais je trouvais intéressant de relever à quel point les lecteurs sont avides de sujets « chauds », de visages célèbres, de scandales et autres événements extraordinaires, même s’ils s’en défendent. D’ailleurs, les patrons de presse le savent bien : on a beau parler d’overdose sarkozienne, une couverture sur son épouse ou sur lui fait toujours bondir les ventes. Du coup, mon esprit naturellement tortueux de journaliste forcément s’interroge : si le sujet n’intéresse personne, alors qui achète ?

A propos, vous voulez un scoop sur le père de l’enfant de Rachida Dati ? Allons, je plaisante….

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45 commentaires »

  1. Bien qu’étant exilé de l’autre côté de la marre je lis tous vos articles quelque soi le sujet et ceci grace à la recommandation de Me. Eolas. Surtout ne changez rien. On peut très bien se passer de « notre Très Bien Aimée Garde des sceaux, qu’un million de papillons volettent autour de ses motards d’escorte ».

    Commentaire par Olivier — 23/09/2008 @ 18:31

  2. bon je me lance. si parler de rachida dati est plus vendeur, c’est aussi plus « closer », « france dimanche ». mais au fond, parler d’un peintre meconnu c’est aussi de l’information qui ne touchera pas tout le monde mais le peu qui est interessé en parlera, et l’objectif sera atteint. la quantité ne fait rien à la qualité, vous le savez. et le role d’un blog, justement c’est de parler de ce qui vous interesse, vous en premier. c’est ce qui fait sa qualité (ou sa pauvreté, dans certains cas). l’information façon pernaud, ne m’interesse pas. ce coté france profonde est non seulement racoleur mais aussi nauséabond dans son racisme larvé. vous vous exprimez, donnez votre sentiments, ce qui est certainement plus difficile à faire dans le cadre d’un article retribué par un employeur dont les motivations commerciales…enfin vous savez. mais l’audimat est trompeur. le fil rss qui mene à vos écrits attire par le titre, bien sur, et le parisianisme de Rouault a peut etre éconduit les obscurs provinciaux dont je suis. remarquez bien, vous auriez parlé de William Turner, j’aurai dévoré. mais peut etre bien dans une solitude qui aurait fait pleuré l’audimat. hier je lisais le livre de F.beigbeder sur les 50 romans du 20eme siecle, et il y avait un passage diasant à peu pres: « n’écoute pas la critique et tes amis, continue dans ce que tu crois ». alors, chère Aliocha, n’écoutez pas l’audimat, n’écoutez que votre coeur.

    Aliocha : ne vous inquiétez pas, je passe mes journées à écrire sur de sujets que je n’ai pas choisis pour mon travail, je ne vais pas m’infliger le même fardeau sur mon lieu de détente ! En tout état de cause, sacrifier le plaisir, l’amour de ce qu’on fait, aux contraintes économiques est toujours un mauvais pari. C’est cet équilibre-là qui est si difficile à trouver dans la presse : faire du bon travail, conforme à l’idée qu’on se fait du métier sans perdre pour autant de vue les réalités économiques. Savoir mêler les sujets racoleurs ou simplement un peu faciles avec les vraies enquêtes….Je me demande si les patrons de presse n’ont pas perdu ce savoir-faire aujourd’hui.

    Commentaire par leinad — 23/09/2008 @ 18:31

  3. Visiter ne veut pas forcément dire lire 🙂 Tu es répertoriée dans mon Netvibes, tu écris un article je viens jeter un coup d’oeil. Comme dans un journal, si je n’accroche pas aux premières lignes je repars sans lire la suite.
    Pour les commentaires c’est autre chose. Si quelqu’un a déjà exprimé ce que je voulais dire je n’en remets pas une couche. Et pour commenter il vaut mieux avoir quelque chose d’intelligent/intéressant/polémique… à dire. Si on dit seulement « j’aime ton article » ou tout autre banalité ou compliment, même sincère, les autres vous tombent dessus en disant qu’on laisse un commentaire uniquement pour attirer des lecteurs sur son propre blog (ce qui est faux car personnellement je ne clique pas sur les adresses des gens qui me semblent n’avoir rien d’intéressant à dire).
    Voilà donc, à chaud, la réaction d’une de tes lectrices de base ;-D

    Commentaire par Catherine — 23/09/2008 @ 18:35

  4. je rebondis là-dessus :
    Mon tableau de pilotage me renseigne sur les articles les plus lus, le nombre de commentaires, celui des visiteurs (incroyablement plus élevé que celui des commentateurs, à propos, amis timides, prenez un pseudo et lancez-vous, le plaisir d’un blog, c’est la discussion)…

    Non, madame. Permettez-moui de vous dire que l’intérêt d’un blog c’est la découverte. La plupart du temps, mon opinion ne vaut pas le temps que je passerais à la formuler, et encore moins le temps que vous passerez à la lire.
    C’est probablement le plus grand tord du Web 2.0 : toutes les opinions ne sont pas intéressantes, ne sont pas égales.

    Commentaire par Pierre — 23/09/2008 @ 18:39

  5. Je suis un peu d’accord avec Catherine – la plupart de vos lecteurs, réalisant qu’ils n’ont rien d’intéressant à dire, se contentent de lire et de découvrir l’autre côté de l’histoire. D’autres ont quelque chose à dire, mais se sentent intimidés. D’autres n’ont rien à dire, mais le disent quand même – réjouissez-vous plutôt que les trolls n’aient pas encore trouvé votre blog. Quand ils le feront, vous regretterez amèrement ce billet. 🙂

    Commentaire par juliettelucie — 23/09/2008 @ 18:40

  6. Si les ventes explosent lorsque la Une est consacrée à notre Président ou à son épouse, cela signifie un intérêt pour le sujet par une partie du lectorat qui d’habitude ne lit pas le journal. On peut supposer qu’ils ne le lisent pas d’avantage lorsqu’ils l’achètent et se contentent de l’information présidentielle qui les a motivé.
    Au delà du simple calcul marchand, peut-on vraiment se réjouir d’augmenter les ventes sans augmenter la lecture du contenu rédactionnel sérieux du journal ?

    Aliocha : Allons, ne brisez pas les rêves des patrons de presse. La couverture « déclenche l’acte d’achat » ce qui est déjà bien quand on a le nez sur la courbe des ventes. Et celui qui achète le journal ne manquera pas de tomber sur le bulletin d’abonnement, soigneusement encarté dans l’exemplaire qu’il tient entre ses mains tremblantes de curiosité, et quand l’aimable lecteur aura lu le formidable reportage sur notre président, admiré les photosde la première dame, il se dira au minimum qu’il va acheter régulièrement le journal, voire même (là c’est le fantasme pur) qu’il va s’abonner. C’est un peu comme un client qui entre dans une boutique, on n’est jamais sûr qu’il va acheter, mais on est déjà content qu’il regarde 😉

    Remarque qui n’a rien à voir : je partage votre opinion sur Amélie Nothomb.

    Aliocha : j’avais aimé les deux premiers, en particulier hygiène de l’assassin qui titillait mon amour-propre du journaliste. J’ai abandonné quand j’ai eu le sentiment qu’elle n’allait pas au bout de son talent, que son travail ressemblait un peu trop à une bonne copie de normalienne. J’aime les écrivains qui saignent. Mais ce n’est que mon avis.

    Commentaire par Miston — 23/09/2008 @ 18:56

  7. « D’ailleurs, les patrons de presse le savent bien : on a beau parler d’overdose sarkozienne, une couverture sur son épouse ou sur lui fait toujours bondir les ventes. »

    En ce moment ce sont plutôt ses fils qui font les couvertures, ou son ex aussi.

    Je vous confirme que pour ma part je n’achète pas, je confirme…

    Aliocha : Allons, il faut bien que vous ayez au moins regardé pour savoir que ce sont les fils qui font la une, moi, je n’avais même pas fait attention (sourire angélique)

    Commentaire par valéry — 23/09/2008 @ 19:10

  8. Bah, les sujets qui accrochent dans la presse, c’est comme les chansons qui accrochent dans une soirée. Essayez donc de chanter « aux champs Elysées », tout le monde reprendra en choeur, même si c’est d’un ringard fini, mais faites vous plaisir avec une bonne chanson (je vous laisse choisir, c’est une question de goûts personnels) et vous avez de grandes chances de faire un bide. J’ai l’impression que d’une manière générale, on a tendance à répondre positivement à ce qu’on connait déjà, qu’on l’apprécie ou pas et à rester très circonspect ou peu intéressé face à ce qu’on connait peu ou pas.

    Aliocha : Malheureusement en effet, j’ai parfois entendu des rédacteurs en chef dire : on ne peut pas en parler, les gens ne connaissent pas. Si informer, c’est apprendre quelque chose de nouveau, alors nous sommes en face d’une sorte de paradoxe. Cela étant, c’est une question ensuite de proportion entre le connu et l’inédit et aussi une question d’effort : effort du journaliste pour accrocher l’attention par le texte et du secrétaire de rédaction pour le titre, les accroches, bref, tout ce qui va faciliter « l’entrée dans l’article ».

    Commentaire par Nathalie — 23/09/2008 @ 19:39

  9. Merci de blogger avec nous, gente dame.

    « à propos, amis timides, prenez un pseudo et lancez-vous, le plaisir d’un blog, c’est la discussion »

    Encore faut il avoir quelque chose de pertinent à exprimer,une information utile à faire connaître ou une question intelligente à poser.

    Concernant le sujet de votre billet, je pense que les rédactions sont autant fautives que les lecteurs/auditeurs/téléspectateurs. Une des raisons en est le modèle économique choisit qui met les journaux (pour ne parler que d’eux) à la merci des annonceurs, d’où ils n’ont d’autres choix, pour des raisons d’argent (faut bien payer tout le monde) que de mettre des sujets racoleurs qui feront vendre.

    Nous connaissons pour la plupart un journal qui n’a pas ce genre de problèmes, puisqu’il n’y a pas de publicité dans ces pages.

    Aliocha : En effet, mais si le Canard n’a pas d’annonceurs à séduire, il est en revanche particulièrement tributaire de ses ventes puisque c’est sa seule source de revenus. Dès lors, vous aurez sans doute remarqué qu’il racole joyeusement avec des titres humoristico-choc en Une.

    Ne voyez pas d’agression de ma part, je donne juste mon ressenti.

    Commentaire par Vitrolaid — 23/09/2008 @ 20:10

  10. Il y a quelque chose d’un peu circulaire dans ces choix de Une : on parle d’un sujet qui « marche », mais s’il marche, c’est également parce que l’on en parle. Je crois en effet que ce qui « déclenche l’acte d’achat », ce n’est pas généralement l’attrait de la nouveauté ni de la pertinence, mais bien souvent l’envie de retrouver un sujet que l’on connaît déjà, le plaisir du « terrain connu ». C’est une opinion désolante, j’en conviens, et qui marque chez moi « trop peu de foi en l’homme ». A supposer qu’elle soit juste, même partiellement, cela ne favoriserait pas l’imagination chez les rédacteurs en chef. C’est pourtant ce qui doit expliquer qu’un lecteur qui s’est déjà tapé 10 newsmags sur Carla Bruni-Sexy achète le onzième (en terme d’information, le bénéfice marginal est très faible).
    Il est souvent, et à juste titre, reproché aux journalistes d’être « moutonniers », d’écrire tous la même chose, de nous refaire toujours le coup de la Carlita ou de planter ad nauseam les marronniers du Salaire des cadres, du Classement des lycées, des Francs-maçons dans la République, des « Riches » (en Une du Point en juillet 2007, puis une nouvelle fois douze mois plus tard), de l’Angot qui supplante Nothomb dans son devenir-marronnier, etc. Ce reproche pourrait pourtant se retourner : ce serait alors parce que le lecteur est moutonnier qu’on lui donne ce qu’il veut, ce qu’il reconnaît, sa pâture.
    Alors bien sûr, je suis trop pessimiste, je force le trait et ne suis pas bien aimable pour le lecteur. Pourtant cette opinion doit bien être un peu partagée par le rédacteur en chef qui plante le marronnier. En somme lui non plus n’estime pas beaucoup son lecteur. (Notons que « le » lecteur est une créature imaginaire, qui vit dans le cerveau du journaliste, c’est l’idée qu’il s’en fait.)

    Comme journaliste, j’aimerais bien sûr travailler dans un journal passionnant, un journal qui ferait de l’information sans aucune concession aux travers du public ou du commerce. Et comme lecteur, car aussi j’en suis un, j’aimerais le lire. Mais dans les conditions régnantes, je crains bien qu’un tel journal n’ait toutes les peines du monde à simplement survivre.

    Aliocha : Où l’on retrouve l’éternel problème de la poule et de l’oeuf…..Cela étant, je pense qu’on pourrait s’en sortir avec un effort d’imagination. Voyez Marianne, certes, ils ont exploité le filon Sarkozy jusqu’à la nausée mais j’aime le ton insolent et l’originalité avec laquelle ce journal traite l’actualité. Ils ont fait récemment une une sur les victimes de l’immobilier en France ce qui est quand même plus intéressant que les dossiers du Point sur le prix du mètre carré, patelin, par patelin avec la traditionnelle analyse de marché des notaires.

    [Sur ce chapitre du « plaisir de la reconnaissance ». J’en vois un exemple comme SR, dans le procédé – que j’utilise – qui consiste à faire un titre qui rappelle une expression connue, lieu commun, titre de film ou de chanson par exemple, le plus souvent sans aucun rapport avec le sujet. On suppose que le lecteur reconnaît, que ça clignote et qu’il aime ça.]

    Aliocha : Tiens, j’avais remarqué mais je ne pensais pas que cela répondait à une stratégie délibérée. Je vous recommande à ce sujet le livre de Partrick Rambaud intitulé « le journalisme sans peine ». Il y dénonce avec un humour décapant les travers d’écriture des journalistes et notamment l’abus d’expressions éculées comme « couper l’herbe sous le pied ». Et comme l’auteur est vache, il invite le lecteur à faire une expérience : prenez un ami, emmenez-le dans une prairie et essayez de lui couper l’herbe sous les pieds avec des grands ciseaux, vous verrez, c’est impossible ! »

    Commentaire par Toto_SRàRien — 23/09/2008 @ 21:07

  11. Mais oui, certains journalistes sont moutonniers : ils parlent de ce que parlent les autres journalistes. S’ils parlent de sujets déjà couverts auparavant, une rapide revue de presse leur donnera des « faits », des idées, et des argumentaires pré-mâchés, qu’il suffira de paraphraser en assaisonnant avec les quelques nouvelles récentes, voire une pincée moralisatrice.

    (Je mets « faits » entre guillemets, car je sais par expérience personnelle qu’ils peuvent également reprendre des nouvelles fausses et déjà démenties.)

    C’est un simple problème économique : le journaliste (surtout pigiste) cherche à répondre aux attentes des journaux (qui veulent qu’on parle de ce que parlent les autres?) à un coût en temps et en travail acceptable (et répéter ce qui a été dit ailleurs est économique).

    C’est un peu comme un étudiant qui rend un travail sans originalité, écrit suivant les marottes du prof’ en repompant des encyclopédies.

    Commentaire par DM — 23/09/2008 @ 21:53

  12. Il faut aussi dire que la magie du flux RSS fait qu’on peut lire les blogs intéressants sans quitter son lecteur de flux, ce qui pousse à ne pas venir commenter, sauf si l’on se sent concerné…

    Regards,
    Skro, lecteur qui commente quand il a quelque chose à dire, c’est à dire, rarement

    Commentaire par Skro — 23/09/2008 @ 22:10

  13. « A propos, vous voulez un scoop sur le père de l’enfant de Rachida Dati ? Allons, je plaisante…. »

    Dites donc Aliocha, pour bluffer, il y a les casinos qui sont là pour ça !!! 😉

    Sinon, continuez comme vous le faites. Je ne commente pas toujours (car comme l’a déjà écrit un « commentateur », on a pas toujours des choses un minimum pertinentes à écrire), mais je lis toujours avec plaisir.

    Commentaire par Yves D — 24/09/2008 @ 00:37

  14. Je plussoie. On peut lire des articles, les apprécier et ne pas juger utile de poster un commentaire car sans valeur ajoutée. « j’aime beaucoup ce que vous faites » est à réserver aux vernissages et j’ai été trop lent sur le premier billet. J’en profite donc pour vous encourager ici.

    Au fait comment identifiez vous les articles à succès? En restant sur la première page, on peur en lire plusieurs.

    Aliocha : en effet, mais mon bel outil lui m’indique les consultations par article, allez savoir comment il fait, c’est une autre question, moi je le crois sur parole.

    Commentaire par Stellar — 24/09/2008 @ 00:56

  15. Eh bien perso, j’ai un scoop à propos du père de l’enfant de Rachida Dati, une information de première main :
    Le père, ce n’est pas moi.

    Hum, désolé… (en plus, je ne suis même pas le premier à la faire, si ça se trouve)

    Commentaire par Schmorgluck — 24/09/2008 @ 07:52

  16. La vraie question, ce n’est pas de savoir pourquoi les magazines font leurs couvertures sur des marronniers, c’est de savoir pourquoi pas un d’entre eux n’est capable de proposer chaque semaine une vraie une d’actualité, au lieu de nous rabâcher les sempiternelles accroches Sarkozy/Francs-maçons/100 fortunes de France, ou même les déboires du PS qui semblent inexplicablement faire vendre puisqu’on nous les propose régulièrement. A quand un « Newsweek » ou un « The Economist » français ? Bien sûr ils ont leur propres défauts aussi, mais au moins ils ne nous infligent pas la même une toutes les six semaines… Et je suis gentil.

    Aliocha : Ce qui m’étonne encore plus que les marronniers ce sont les Une historiques. J’ai beau chercher, je ne vois jamais l’intérêt de ce genre de dossiers.

    Commentaire par Emmanuel — 24/09/2008 @ 07:54

  17. Aliocha, je crois qu’il vaut mieux se taire plutôt que de laisser un commentaire sans intérêts (comme celui là par exemple… 😉 ). J’ai apprécié votre billet sur Rouault que je connaissais seulement un peu, cela m’a d’ailleurs donné l’idée d’aller lire sa notice sur wikipedia, de rechercher quelques reproductions sur Google de ses tableaux, c’est déjà pas mal non?

    A part ça, je sais qui est le père de l’enfant de Mme le Garde des Sceaux mais je ne le dirai à personne, n’insistez pas. Bien qu’un chèque à cinq zéros pourrait me décider à parler…

    Commentaire par mussipont — 24/09/2008 @ 08:29

  18. Histoire d’enfoncer une porte ouverte, je reprend deux des idées émises ici:
    – toutes les opinions ne sont pas pertinentes;
    – ce n’est pas utile de commenter pour rien.

    D’ailleurs, ce commentaire est inutile, et sensiblement hors sujet, par rapport au billet.

    Il m’arrive de commenter, sur certains blogs, quand j’estime qu’il y a une approximation dans un raisonnement, ou quelque chose m’échappe, ou que je connais le domaine et pense pouvoir apporter un éclairage. Je connais mon domaine (informatique, télécom, Internet), j’estime, avec beaucoup de prétention, que mon opinion dans ce domaine à plus de pertinence de que celle du quidam moyen. Mais sur la pertinence de la Une racoleuse, je n’ai que l’opinion du quidam moyen qui n’y a pas plus réfléchi que ça.

    Donc, voilà, ce n’est pas par timidité que je n’avais pas encore commenté vos billets, c’est simplement qu’ils sont trop éloignés de mes sujets de compétence (mais assez intéressants pour que je les lise).

    Commentaire par Benjamin Bayart — 24/09/2008 @ 09:16

  19. Lecteur assidu de la presse sur internet, j’y vois beaucoup de monotonie : mêmes sujets, traités de la même façon, peu de valeur ajoutée.
    Ce n’est pas très surprenant car tous les journaux se fournissent chez les mêmes grossistes : AFP, Reuters, AP. Certains journalistes y ajoutent leur sauce, d’autres se contentent de copier/coller. Les « avis » sont souvent mièvres, les vues courtes, je me prends à regretter les éditorialistes dsiparus des années soixante. A part Jean Daniel (dont je ne partage pas toutes les idées) je ne vois aucun éditorialiste digne de ce nom dans la presse française. A chaque fois que je suis intéressé par un sujet, je vais voir la presse étrangère, et j’y trouve la pluspart du temps ce que je ne trouve pas dans la presse française : faits vérifiés, analyses en profondeur, thèses étayées par des références solides.

    Pire, en deux occasions, j’ai pu constater le panurgisme de la presse quasi unanime : la crise en Ossétie du Sud, et l’Afghanistan.

    Pour la Géorgie, toute la presse a endossé la thèse de l’intégrité territoriale, qui est une fiction.

    Plus grave Dimanche dernier, double salto arrière en l’espace de douze heures:

    Dimanche matin, tous les sites répercutent l’article de Globe and Mail sur l’embuscade de la vallée d’Uzbin.
    Dimanche soir, les mêmes font feu à volonté sur l’article du journaliste canadien: fantaisite, mensonger, manipulation, cinquième colonne etc.
    Lundi matin: Hervé Morin nous sert son : »ce n’est pas un rapport, c’est un compte-rendu ». Lundi midi, la presse « Le journaliste de Globe and Mail maintient son article, et confirme la fiabilité de sa source ».
    Au moins, le professionnel maintient : pas comme la presse française…

    Les plus malicieux y verront un revirement sur ordre du ministère de la défense.

    Aliocha : je crois qu’un de nos défauts est d’être trop franco-français ce qui nous sclérose intellectuellement. Je dévore chaque semaine Courrier international et en le refermant, j’ai toujours le même sentiment : que nos vues sont étriquées, que nos centres d’intérêt sont médiocres et nos polémiques stériles. A la décharge de la presse, je dirais que c’est un travers français que de se croire seuls au monde, mais j’admets que ce n’est pas une excuse.

    Commentaire par Mathaf Hacker — 24/09/2008 @ 09:46

  20. @Schmo en 15:
    Rôlala, ce n’est donc pas toi?
    Quelle surprise, quelle déception, quel… j’arrête ici, on frise le flood à ce niveau.

    J’ai donc appris aujourd’hui, à la lecture du commentaire 10, que le procédé que j’utilise couramment pour titrer mes propres notes de blog et même parfois une nouvelle, voire un roman avorté, est répertorié au nombre des « stratégies utiles pour attirer le lecteur ». C’est bien, je me coucherai moins sottement ignorante ce soir.
    Malheureusement, ça ne suffit pas à attirer les éditeurs. 😉

    Commentaire par Oph — 24/09/2008 @ 09:47

  21. « Aliocha : En effet, mais si le Canard n’a pas d’annonceurs à séduire, il est en revanche particulièrement tributaire de ses ventes puisque c’est sa seule source de revenus. Dès lors, vous aurez sans doute remarqué qu’il racole joyeusement avec des titres humoristico-choc en Une. »

    Le canard n’est pas tributaire de ces titres puisqu’il est propriétaire foncier dans Paris intramuros.

    J’ai trouvé votre réponse un poil succincte et avec un ton très sarcastique.

    Quand aux titres de ce journal, ils sont les même depuis sa création, une sorte de marque de fabrique.

    L’aigreur n’amènera aucune solution à votre profession, il est temps que les journalistes remettent sérieusement en question leur dépendance vis à vis des pouvoirs économiques.

    Le malaise de la profession est flagrant et chaque fois que cette question est soulevée les réponses et arguties sont les même.

    Je ne suis pas journaliste, la solution ne peut venir que de votre profession.

    Désolé si je semble sévère mais vous n’êtes pas la première Aliocha à préférer la polémique à l’analyse sur ce sujet.

    L’idéalisme est insuffisant à garantir l’indépendance.

    Mon avis.

    Aliocha : J’aime beaucoup le Canard, il n’y a ni sarcasme ni aigreur de ma part. Je sais qu’il est fidèle à la tradition puisque j’ai trouvé il y a un an le premier exemplaire sorti à la fin de la guerre (émouvant, il avait cessé de paraître en 39 de mémoire). Mais je pense que son insolence est précisément son fond de commerce (pas péjoratif) et pour tout vous dire, je pense aussi que renouer avec cette tradition du journalisme impertinent pourrait être une des solutions. Maintenant, je ne peux pas vous suivre quand vous me dites qu’il ne se préoccupe pas de ses ventes.

    Commentaire par Vitrolaid — 24/09/2008 @ 09:51

  22. « Le canard n’est pas tributaire de ces titres puisqu’il est propriétaire foncier dans Paris intramuros. »

    Remplacer titres dans la phrase ci-dessus, par ventes.

    Je suis un peu trop sévère, vous êtes la première à avoir commenté cet état de fait.

    Je me devais de vous le signaler, vos confrères non pas votre courage (malgré votre tentative de polémique ^^), ils préfèrent ignorer le problème (et quel problème !!!!!).

    Mon avis.

    Commentaire par Vitrolaid — 24/09/2008 @ 09:56

  23. Tout comme certains ici, je lis votre blog sous recommandation de M.Eolas, et je ne suis pas déçu 🙂

    Petite question, votre tableau de pilotage prend il en compte les ‘agrégateurs’ de flux tels que Google Reader? googlesystem sur blogspot

    Commentaire par H. — 24/09/2008 @ 10:37

  24. Le fier géniteur est le patron d’une grande entreprise, dans le secteur des jeux de hazard. Il y aurait là comme un parfum de conflit d’intérêts, dont notre presse bienséante ne saurait parler. Nous sommes un pays civilisé. lol

    Commentaire par Mathaf Hacker — 24/09/2008 @ 10:43

  25. « je ne peux pas vous suivre quand vous me dites qu’il ne se préoccupe pas de ses ventes. »

    Je n’ai pas écrit que la direction du Canard se désintéresse du résultat des ventes.

    Mais une mauvaise année ne leur sera pas trop préjudiciable au vu de leurs réserves, Les frais de justice ne menacerons pas son activité (sauf cas particulier).

    Rappelons que le Canard c’est : Des photos en noir et blanc et seulement pour appuyer les articles, un choix de maquette minimaliste, trois couleurs (je ne sais toujours pas ce que les photos couleurs ont apportées comme pertinence aux informations des autres journaux…).

    Cette liberté économique me semble être la base de leur liberté de ton.

    Il m’apparait que les journalistes se doivent d’aborder les différents sujets importants avec circonspection (autocensure ?) par manque d’indépendance économique, ce qui génère une volonté de faire du résultat au détriment de la qualité rédactionnelle (je parle ici du choix des sujets et du ton qui sera employé pour les traiter).

    Il devient alors important de traiter les même sujets que le voisin qui fait des ventes et de ne pas trop prendre position ou de ne pas approfondir les analyses pour ne pas perdre ses annonceurs. ceux-ci d’ailleurs savent tout cela et en jouent contre les publications.

    Comment attirer des lecteurs (nouveaux ou pas) en ayant les même informations que les autres si ce n’est avec un traitement différent ? Et comment se permettre un traitement différent si c’est les annonceurs qui choisissent les sujets (même par le biais de l’autocensure) et que les journalistes s’interdisent certaines positions ou analyses toujours pour ne pas froisser les même ?

    Les titres racoleurs des journaux ne me semblent être que la conséquence directe de la dépendance des journaux vis à vis de leurs annonceurs (pourquoi supprime t-on la publicité sur le service publique : pour que le seul annonceur/financeur soit l’état comme au bon vieux temps de l’ORTF).

    Mon avis.

    (Désolé si mes interventions ressemblent à de la publicité pour un journal mais je n’en connais pas d’autres avec ce modèle en France)

    Commentaire par Vitrolaid — 24/09/2008 @ 10:43

  26. Il me semble que votre billet sur Rouault ne répondait pas à la description qui m’avait envoyé vers votre blog (aussi via Me Eolas). Pour citer un extrait de votre 1er billet ici: « L’ambition de ce blog est simple : vous emmener dans l’univers de la presse pour que vous appreniez à la comprendre et à l’aimer. »

    Aliocha : Aïe, je serais donc infidèle à ma ligne éditoriale, hors sujet, à côté de la plaque, j’aurais déjà trahi la confiance du lecteur…..
    D’abord, ceci est un blog, c’est-à-dire pour moi un espace de liberté et aussi pour les lecteurs car rien ne nous oblige à nous fréquenter que le plaisir d’être ensemble. Convenez que c’est assez rare dans la vie…Je me réserve donc le droit de flâner puisque cela ne nuit pas à votre liberté de ne pas me suivre.
    Ensuite, vous êtes sûr que c’était un hors sujet ? Je passe mes journées avec des gens revêtus de paillettes (titres ronflants, légion d’honneur, services de communication ultra-sophistiqués dont le travail consiste à me faire passer mon interlocuteur pour la 8ème merveille du monde) et mon rôle consiste à éviter de me laisser leurrer, ces paillettes dissimulent parfois de vraies valeurs, d’autre fois non. L’objet de ma quête est différent de celui de Rouault, personne ne me demande de révéler les âmes, mais la méthode est la même, chercher à démêler le faux du vrai.

    Commentaire par pascal — 24/09/2008 @ 10:48

  27. Bonjour Aliocha, j’arrive moi aussi du blog de notre maître eolas a tous, et je tenais a vous encourager pour votre blog.

    En ce qui concerne le titre racoleur humoristico-choc du canard, venant d’un journal qui se définie comme un « journal satirique [avec un i, pas un y] paraissant le mercredi », Ce serait dommage le gros titre ait l’air aussi sérieux qu’un énarque…

    Commentaire par Adrien — 24/09/2008 @ 11:31

  28. Aliocha,

    J’aimerais bien, quand vous en aurez le loisir, que vous fassiez un sujet sur le travail des attachés de presse, leurs approches, leurs objectifs, les entreprises qui les financent, leur influence. Ce devrait être croustillant.

    Commentaire par Mathaf Hacker — 24/09/2008 @ 11:35

  29. Les lecteurs et commentateurs pensent lire un blog économique alors – si j’ai bien compris – qu’il s’agit de presse économique. Autre tic de journaliste, c’est : « selon un expert », « selon un proche du Ministère de l’Intérieur », selon tartempion « senior director, chaiman, directeur des études statistiques de tel obscur organisme » et j’en passe, comme si le journaliste, qui a raison de consulter ces spécialistes, ne pouvait pas intégrer sous sa propre plume ces propos ou l’esprit de ceux-ci; n’est-ce pas un moyen pour leur faire un peu de pub? Autrement, en ce moment, je constate que la plupart des articles liés à la crise sont des reprises de dépêches d’agence un peu agrémentées à la sauce du journal [« tu m’le graisses çà, coco! » ].

    Aliocha : Sur les citations, il faut savoir qu’on nous impose de faire référence à des sources. Un article de journaliste qui se contente de fournir un récit et une analyse de son fait porte le doux nom de « jus de crâne » et n’est guère apprécié. Le plus drôle, c’est que lorsque j’enfreins la règle, mes rédacteurs en chef me disent : tiens c’était une bonne idée, c’est intéressant votre papier, alors que la plupart du temps ils se taisent. D’après un article que je viens de lire dans le dernier numéro de Media (très bon, si vous vous intéressez à la presse, en revanche, évitez Stratégies, le mélange actualité de la communication et de la presse n’est pas pertinent (euphémisme !)), bref, selon ce papier, l’obligation de citer des experts traduit une perte de confiance dans la parole du journaliste…Dommage.

    Commentaire par atao — 24/09/2008 @ 11:48

  30. Bonjour Aliocha,

    Faut bien gagner sa journée, non?

    Donc le racolage est légitime.

    Au fait!

    J’ai une théorie sur ce que doit contenir un blog ou un journal.

    Elle vous intéresse?

    Je prends votre moue dubitative pour un oui.

    Aliocha : du tout, c’était un sourire enthousiaste !

    Voilà: toute entreprise de communication (un média – ou médium?) s’organise autour de trois thèmes, qui sont constants.

    Le premier thème est le fait divers qui se produit dans le domaine d’élection du média. Cela peut être un fait divers lié à notre existence, si le blog est un journal intime du type Me,Myself and I, un fait lié au droit ou à la vie judiciaire (voir blog d’Eolas) un fait lié à l’économie, lié à la presse (votre blog)à la cuisine, à l’astronomie, à l’informatique, à l’automobile, etc.

    Le fait dans sa diversité quoi, du moment qu’il puisse donner lieu à discussion.

    Aliocha : vous voulez dire l’actualité sans doute ?

    Le deuxième thème est l’événement fédérateur: ce qui nous relie. Le plus souvent c’est l’événement sportif ou le décès d’un grand homme (voyez sur le blog d’Eolas, vous repérez facilement l’événement fédérateur sport/décès d’un grand homme).

    Aliocha : je ne vois pas la différence entre le premier et le deuxième thème

    Le troisième et dernier thème c’est le voyage au sens large: le voyage géographique, du genre « mes vacances au Seychelles », ou le voyage culturel (un post sur un peintre confidentiel dans votre blog par exemple) ou le voyage onirique, le rêve, la partie de nous même qui reste fantaisiste (les post sur Harry Potter dans le blog d’Eolas, par exemple).

    Aliocha : vous brouillez mon esprit bien « rubriqué » de journaliste de base….

    Si vous mettez ces trois ingrédients dans un média, n’importe lequel, vous entrez automatiquement dans le code de communication qui permet de s’adresser au plus large lectorat.

    Les blogs qui ne marchent pas (qui attirent peu de lecteurs) pêchent car ils se spécialisent sur une seule de ces thématiques, voire deux.

    Ceux qui marchent ont ces trois ingrédients et trouvent un équilibre.

    Et c’est valable pour un journal, une chaîne TV, tout ce que vous voulez.

    Voilà ma théorie.

    Vous en pensez quoi?

    Aliocha : Que faites-vous du Canard qui est un des rares journaux en France qui gagne de l’argent. Il me semble qu’il échappe à vos catégories, non ? La réussite dans la presse est un sujet très complexe qu’on ne peut analyser uniquement sur le terrain du contenu. S’y ajoute la ligne éditoriale, à qui je m’adresse, pourquoi, comment ? La périodicité, le format, la maquette et même le papier…Pour les blogs, je ne m’avancerais pas, j’observe depuis près d’un an, c’est passionnant mais je n’ai pas encore assez d’éléments pour oser une analyse.

    Commentaire par tschok — 24/09/2008 @ 11:57

  31. Je fais partie également de ceux qui lisent les blogs notamment celui de maître éolas (comment fait-il pour écrire autant tout en conservant une activité professionnelle !)ainsi que le vôtre depuis quelques jours mais qui ne laissent pas de commentaires; quelquefois parce que je n’ai rien à ajouter ou le plus souvent par paresse ! (ou par peur de se faire agresser par les quelques spécialistes de la traque des fautes d’orthographe ou de grammaire et pour lesquelles je ne suis pas à l’abri, j’en suis conscient !).

    Je ne reproche pas aux journaux leurs titres racoleurs ou leurs sujets à sensation, c’est un commerce et ils proposent ce que les gens demandent, ce que je reproche c’est aux lecteurs de les acheter ! (même remarque pour les programmes de télévision).

    Je ne supporte pas par contre qu’un journal qui se veut différent (j’ai été longtemps un lecteur de Marianne) se transforme en outil de propagande pour un parti politique a l’occasion des dernières élections présidentielles (à coup de titres très racoleurs !!)

    Commentaire par Bibasse — 24/09/2008 @ 12:10

  32. remarque à part, c’est intéressant ces outils statistiques qu’on cache sur les blogs et sites internet. fou ce qu’on arrive à savoir, même avec une version simplifiée. effrayant, presque quand on imagine tous les endroits où l’on passe. on ne se figure pas toujours avant d’en avoir vu un fonctionner. et puis quelle surprise quand on dit à un de ses amis, « tu es passé à 16h35, tu venais de là, tu es parti là ». je ne parle même pas des recherches et des mots clés, on a des surprises parfois. mais qu’est ce que je raconte…

    Commentaire par david — 24/09/2008 @ 12:14

  33. Etant très très myope, je n’arrive pas à distinguer si l’illustration au titre de votre blog représente un stylo à plume, ou à bille?

    Commentaire par Mathaf Hacker — 24/09/2008 @ 12:19

  34. Oui, c’est « Le Journalisme sans peine », par Michel-Antoine Burnier (ne l’oublions pas) et Patrick Rambaud, Plon, 1997. Il est sur ma table de chevet, c’est un vrai manuel de SR, épuisé malheureusement. Il faudrait le rendre obligatoire dans les écoles de journalisme. Je le feuillette en ce moment et je ris tout seul.

    Il est clair que Marianne est autrement imaginatif que le Point, l’Obs et l’Express. Je l’achète de temps en temps (les autres aussi d’ailleurs) mais je ne suis jamais vraiment satisfait : je n’aime pas beaucoup leur ton. En fait, je rêve de presse anglo-saxonne.

    Aliocha : Ah, je désespérais de rencontrer un jour un lecteur de ce livre ! A chaque fois que j’en parle, personne ne connait.
    Amis lecteurs, voici une illustration parmi d’autres du rôle d’un secrétaire de rédaction, il corrige et précise les écrits approximatifs de l’auteur de la copie. En prime une petite merveille, corrigée in extremis par le SR d’un journal économique où j’ai travaillé : le journaliste avait écrit « le pavé dans la mare a fait boule de neige ». Le lendemain, nous avions un mail du SR taisant pudiquement le nom du malencontreux auteur de la bourde mais nous enjoignant d’éviter autant que possible ce genre fantaisie….

    Commentaire par Toto_SRàRien — 24/09/2008 @ 13:21

  35. Je crois que beaucoup de commentateurs ont résumé ce que je pense: on vient sur un blog pour lire, mais parfois on a le sentiment que le commentaire que l’on peut faire, à chaud, sur ce qui est écrit serait sans intérêt. Voila pourquoi entre autre, je lis beaucoup mais commente peu…

    Aliocha : je respecte votre réserve, mon idée était d’encourager les timides dont j’ai fait partie quand j’ai découvert les blogs. On débarque dans une petite communauté, au milieu de gens qui se connaissent, se comprennent à demi-mots entre initiés, bref j’avais trouvé cela impressionnant chez Eolas….. Par ailleurs, je trouve cela triste un blog sans commentaires, ça perd beaucoup de son sens à mes yeux.

    Commentaire par Stéphane — 24/09/2008 @ 13:52

  36.  » Je dévore chaque semaine Courrier international et en le refermant, j’ai toujours le même sentiment : que nos vues sont étriquées, que nos centres d’intérêt sont médiocres et nos polémiques stériles. »

    En même temps, j’aime accroire que la rédaction de Courrier International ne choisit que les meilleurs articles, ce qui me laisse supposer que le reste ne vaut guère mieux que ce qu’il y a chez nous (ça me rassure à peu de frais ^^).

    Par contre, la médiocrité des articles en France est vraiment inquiétante pour la démocratie, car je veux croire que les média sont un des piliers de celle-ci.

    Mon avis.

    Commentaire par Vitrolaid — 24/09/2008 @ 14:50

  37. « le pavé dans la mare a fait boule de neige ». Magnifique! Bravo! Je dois avouer qu’il m’arrive de laisser ce genre de perles quand je tombe dessus : il faut respecter les auteurs qui se donnent du mal.

    Aliocha : vous êtes vache !

    Les mêmes auteurs on publié en 1978 un « Le Roland Barthes sans peine » (Balland). Je voudrais me le procurer…

    aliocha : là vous me faites saliver

    Commentaire par Toto_SRàRien — 24/09/2008 @ 15:18

  38. « Les mêmes auteurs on publié en 1978 un “Le Roland Barthes sans peine” (Balland). Je voudrais me le procurer… »

    Je crois l’avoir vu dans la bibliothèque de ma maman, mais je suppose qu’elle refusera de s’en séparer.

    Commentaire par Oph — 24/09/2008 @ 16:16

  39. Bon, j’espère que je n’aurais pas laissé passer celle-là. Dans la presse économique, ça ferait évidemment mauvais genre. Mais dans un féminin jeune et fun, pourquoi pas ? (Enfin j’imagine, le féminin jeune et fun, je ne suis pas précisément « cœur de cible ».)

    Commentaire par Toto_SRàRien — 24/09/2008 @ 16:39

  40. @Aliocha: Cette histoire de pavé dans la mare et de boule de neige est une parfaite illustration de l’abus d’expression cliché qui finissent par former un tout indigeste voire ridicule.

    (Tant qu’à recommander des ouvrages sur l’écriture, je recommande _On writing well_ de William K. Zinsser.)

    @Vitrolaid: J’avoue qu’après avoir travaillé aux USA et voyagé dans différents pays, je trouve certaines de nos fixations franco-françaises totalement ridicules.

    Commentaire par DM — 24/09/2008 @ 17:15

  41. Oui,vu aussi.

    Vous avez besoin de temps pour une réflexion approfondie sur quoi?

    La légitimité du racolage ou ma théorie?

    Nan je blague.

    Quoique…

    Commentaire par tschok — 24/09/2008 @ 20:24

  42. Ma chère (si je puis me permettre) Aliocha,

    Merci de nous inciter à commenter vos articles (et, je suppose, les commentaires des lecteurs).
    J’y prendrai grand plaisir si le sujet m’inspire.
    J’espère, par contre, que vous avez demandé à Maître Eolas un rejeton de Troll Detector. car j’ai la fâcheuse habitude d’intervenir surtout (et parfois de façon assez acerbe, je le reconnais) lorsque je ne suis pas d’accord avec un article ou un commentaire (sinon – fayotons, fayotons – j’aurais sans doute applaudi plusieurs fois à vos commentaires en terre Eolasienne)

    Amicalement.

    Aliocha : Je comprends que certains blogueurs éprouvent du plaisir simplement à publier leurs écrits. En tant que journaliste je fais cela tous les jours depuis plus de 12 ans. Voir ma signature dans un journal ne me fait plus frissonner de plaisir depuis longtemps. L’intérêt du blog à mes yeux, c’est ce qui me manque en tant que journaliste, comprendre comment les lecteurs réagissent, discuter avec eux, lancer des débats, ça c’est passionnant.

    Commentaire par lambertine — 25/09/2008 @ 08:44

  43. @ Mathaf Hacker

    Est-ce votre extrême myopie qui vous a empêchée de lire mon commentaire #13 qui livrait, sous une forme plus élégante (faut bien que je m’envoie des fleurs de temps en temps), l’information que vous présentez comme un scoop ?

    Commentaire par Yves D — 27/09/2008 @ 00:09

  44. @ Aliocha,

    Bonsoir, comment allez vous?

    Aliocha : Toujours bien quand vous apparaissez même si quelque chose me dit qu’à la fin de votre commentaire j’aurais les neurones en bataille.

    A vos réponse en com 30:

    – la différence entre le fait divers et le fait fédérateur est que le second nous fédère, alors que souvent le premier nous divise.

    Aliocha : jusque là, tout va bien.

    La fonction du « fait divers », qui n’est pas nécessairement d’actualité et est divers au regard du média en question pas de l’actualité du média, est de donner lieu à discussion ou à commentaires.

    Aliocha : Grande inspiration pour oxygéner mon esprit fatigué (par ma journée, pas par vous)

    Il ne s’agit pas d’une catégorie journalistique si vous préférez.

    Aliocha : c’est pour cela que j’ai du mal, mais je ne déteste pas qu’on me sorte de mes cases intellectuelles

    Par exemple le fait divers dans un blog consacré à la cuisine va être la publication d’un post sur la réalisation d’une recette.

    Aliocha : j’ose imaginer que vous n’avez pas choisi la métaphore de la cuisine parce que je suis une femme mais juste parce que vous êtes gastronome…

    – Je brouille votre esprit: navré.

    Aliocha : Non, du tout, je suis toute mobilisée et prête à entendre la suite

    Je ne dois pas être assez clair.

    Aliocha : Ou moi trop embrumée….

    – Qu’est ce que je fais du Canard: je le mange pardi!

    Aliocha : c’est bien ce qu’il m’avait semblé, la faim vous tenaille ! j’ai cru un instant qu’il s’agissait de misogynie

    Sérieusement, dans le Canard vous trouverez le « fait divers » c’est à dire l’article parlant d’un sujet dans le domaine d’élection du média (la politique, la société, l’économie, les rumeurs, le mur du çon d’untel, etc) vous trouverez une page littéraire et artistique (le voyage, ici le voyage intérieur, le voyage intellectuel, quoi) enfin vous trouverez des articles consacrés à l’événement fédérateur (pas tellement le sport, parfois un article sur le décès d’un grand homme) mais surtout, ce qui fait l’événement fédérateur c’est à dire ce qui rassemble les lecteurs du Canard: la dénonciation du scandale.

    Aliocha : Fichtre, ce n’était donc qu’une question de vocabulaire, nous en revenons aux fondamentaux : de l’actualité, une ligne éditoriale. Je reprends pied.

    Chaque thématique doit être adaptée au média en question, mais dans l’ensemble ça marche.

    Aliocha : Et dans l’ensemble nous sommes d’accord, j’aime bien votre fait fédérateur qui est finalement plus parlant que la ligne éditoriale

    Attention: cette théorie ne porte que sur la thématique du contenu ouvrant au code de communication le plus large, elle ne définit pas la maquette ni la ligne éditoriale ni le format.

    Aliocha : Mince, il y a une suite ? Pourquoi me faire languir 😉

    PS: mais si, osez l’analyse. Ca coûte rien.

    Aliocha : D’accord, mais ce sera divers, ou fédérateur ? Ne me dites rien, je crois que je sais : tout dépendra de la nature du sujet analysé, j’ai bon ?

    Commentaire par tschok — 29/09/2008 @ 20:31

  45. Tout à fait.

    Et bien sûr de votre envie.

    PS: non, non cette théorie n’a pas de suite.

    Hélas… Snif! J’aurais bien aimé lui en trouver une.

    Commentaire par tschok — 30/09/2008 @ 11:47


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