La Plume d'Aliocha

20/09/2008

Subprimes : Mille milliards de dollars !

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 13:44

Allons, vous n’avez pas pu y échapper hier soir à cette nouvelle-là : les Etats-Unis ont annoncé un vaste plan de sauvetage des banques, du coup, la bourse de Paris a bondi de 9,27% en une séance, du jamais vu ! Tout ceci pourrait  coûter la bagatelle de 1000 milliards de dollars, peut-être plus. A partir d’un certain seuil, les chiffres n’ont plus de sens….

Hier soir j’ai reçu un appel d’un ami financier, peu après la clôture. Il a 63 ans, 40 ans d’expérience des marchés derrière lui, nous l’appellerons Oscar :

Oscar : Tu as vu le CAC Aliocha  ? Je n’ai jamais rien connu de pareil de toute ma vie, c’est de la folie. Nous entrons dans une nouvelle ère !

Aliocha : J’ai vu. Une preuve de plus de l’hystérie des marchés.

Oscar : Mais non, c’est formidable au contraire, ça y est, on est sortis d’affaire.

Aliocha : oui, peut-être, jusqu’à la prochaine fois.

Oscar (un peu déconfit) : ça, c’est clair qu’il va falloir interdire certains produits dérivés. Tout le monde a le sentiment que l’économie est sur-régulée, en réalité c’est le contraire. On a laissé faire n’importe quoi en se disant : « allons-y prenons des risques, l’essentiel c’est de surveiller ». En fait, on n’a rien surveillé du tout. Personne n’est capable de surveiller des produits pareils et surtout pas les régulateurs qui n’y comprennent rien.

Aliocha : Ah bon ? Mais n’est-ce pas toi qui me disais il y a encore pas si longtemps : qu’on nous foute la paix, tous ces petits fonctionnaires étriqués de Bruxelles et d’ailleurs sont des trouillards, ils ne comprennent rien aux marchés et à la finance, ils sont complètement hors sujet et passent leur temps à nous étouffer sous des contraintes ridicules, mais on est bien plus fort qu’eux.

Oscar (de plus en plus dépité) : Je te laisse, on m’appelle sur une autre ligne.

Je regarde mon écran où s’affiche la courbe du CAC 40 et je repense à ce que m’a dit Oscar il y a quelques mois alors que nous déjeunions dans un petit restaurant du centre de Paris : « Tu sais Aliocha, les politiques, ils me font bien rire avec leurs grandes déclarations, le pouvoir, ils l’ont perdu depuis longtemps, il est entre nos mains à présent. Que pèse Nicolas Sarkozy face aux pontes de la finance mondiale ? Tu vois l’homme assis là-bas, c’est un de mes anciens collaborateurs, il pèse plusieurs centaines de millions d’euros. Il n’a même plus de domicile, sa vie consiste à faire le tour de la planète en jet privé. Lui, il est vraiment puissant ». J‘étais restée interdite en regardant cet homme ordinaire, semblable à mille autres, qui déjeunait tranquillement à quelques pas de moi. 

C’est toujours ainsi qu’on raisonne dans l’économie et la finance. Tant que tout va bien, les politiques doivent rester à distance et dès qu’il y a un problème, on les appelle au secours. Les photos de banquiers déprimés, un carton dans les bras au pied de leurs établissements en faillite, me reviennent en mémoire. Vous avez remarqué cet air triste ? On aurait dit la mine d’un gamin qui vient de casser son camion rouge et qui ne comprend pas pourquoi il ne marche plus. Les pouvoirs publics américains viennent tout juste de leur promettre de réparer le jouet et les voilà d’un seul coup tout sourire, jusqu’à ce qu’ils le cassent à nouveau…..

Mais dîtes-moi, il ne vous rappelle rien ce chiffre hallucinant de 1000 milliards de dollars ? Moi si. Un excellent film d’Henri Verneuil dont c’est précisément le titre, sorti en 1982, avec Patrick Dewaere. Celui-ci y joue le rôle d’un journaliste qui met à jour un gigantesque scandale politico-financier. Si vous voulez comprendre le rapport de force entre le monde économique et les médias, regardez ce film. Vous y découvrirez comment un journaliste enquête, la manière dont on peut le manipuler, les risques qu’il prend, la peur qui s’empare du directeur du journal quand il faut dénoncer un scandale. C’est un monument.

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39 commentaires »

  1. Un article qui reflète ce que je pense depuis longtemps, « les bénéfices pour nous, les risques pour vous » disent les financiers, il jouent avec des numéros, oublient rapidement les conséquences mécaniques et humaines derrières, points d’entrée, points de sorties, une formule entre les deux, on sait que ça marche, que l’entreprise soit de papier, d’armes, de vetements ou de nourriture n’as pas d’importance, acheter spéculer, vendre. Par contre quand l’effet macroéconomique ce fait sentir, on appele a la rescousse les gouvernements qu’on chassait au loin en période faste, le peuple pairas les bétises…

    Mais bon remettre en cause le dogme de finance reine c’est être un dangereux gauchiste, alors chut!

    😦

    Aliocha : Comme le dit assez justement André Comte-Sponville, il ne faut pas demander à une entreprise de faire autre chose que du profit, c’est son objet même, en revanche, il appartient à la société de se demander quels sont les mécanismes de sécurité à mettre en place pour encadrer l’entreprise.

    Commentaire par Tshirtman — 20/09/2008 @ 14:02

  2. bonjour aliocha et à tous,
    L’image qui me vient, c’est Paulson conduisant un camion benne ramassant tous les « junks » au seuil des grandes banques américaines…aujourd’hui, dans la presse, on a l’impression que tout ce qui est pourri a été passé par pertes et profits, mutualisations des pertes et bla bla…1000 milliards, c’est 400.000 millards de nos anciens centimes, chers français, çà n’est pas rien…alors demandons à Aliocha comment nos amis américains – en pleine campagne – vont recevoir cette nouvelle, je pense à l’américain moyen qui a emprunté à 8% pour acheter une maison qui vaut aujourd’hui moitié de sa valeur et qui va devoir – par ses impôts – réparer les c.onneries de ses amis les banquiers!

    Aliocha : Ne pas intervenir serait pire….y compris pour l’américain moyen. L’erreur politique majeure a été d’encourager l’accession à la propriété sans encadrement et sans surveillance des organismes de crédit.

    Commentaire par atao — 20/09/2008 @ 14:04

  3. C’est un peut le concept de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes… C’est vraiment un monde que j’ai peine à comprendre… En tout cas bravo pour ce tout jeune blog appelé à un avenir radieux je l’espère.

    Commentaire par Broshing — 20/09/2008 @ 14:25

  4. la phrase prononcée par Oscar, il y a quelques mois sur le véritable pouvoir, le poids réel de nos politiciens, il y a longtemps que je suis d’accord avec cette pensée. depuis la premiere élection de G.W.Bush. d’ailleurs, à voir la tete de ce pauvre Nicolas, dépité devant le pouvoir d’achat auquel les médias font leur choux gras….
    et finalement, si le pouvoir prend des mesures de sauvetage, n’est ce pas à travers les banques elles-mêmes? la BCE fait fonctionner la planche à billet. mais quelles en seront les conséquences sur l’inflation?
    et à qui profite le crime?

    Commentaire par leinad — 20/09/2008 @ 14:30

  5. Quelqu’un a t il des propositions à faire pour que cela ne recommence plus jamais ou bien va t on recommnecer les mêmes c….ries jusqu’au prochain plouf?

    Quelles sont les propostions de Bruxelles en matière de régulation des marchés, ont elles une chance d’aboutir?

    Aliocha : Le plus piquant dans cette affaire, c’est que Bruxelles a lancé en 1999 un plan d’action pour les services financiers visant à établir un marché unique de capitaux en Europe. Celui-ci est quasiment achevé. A l’heure actuelle, tous les Etats de l’Union obéissent aux mêmes règles. Cela a représenté un travail législatif absolument phénoménal, des coûts de mise en place très importants, notamment dans les banques…..Il va falloir se remettre au travail. L’une des difficultés majeures révélées par cette crise, c’est qu’on ne peut plus réglementer et surveiller les marchés financiers à l’échelon national. C’est au niveau mondial qu’il faut travailler et ça, c’est compliqué.

    Commentaire par mussipont — 20/09/2008 @ 14:30

  6. Bonjour,
    C’est tout à fait juste, malheureusement le débat sur ce problème, lui aussi, ne surgit, tout à fait régulièrement d’ailleurs, qu’en cas de crise…
    A lire sur ce sujet, le billet d’Eric Aeschimann, sur un blog que j’ai découvert à l’occasion, qui rappelle les similitudes de la crise actuelle avec celle d’octobre 1987, et de la fascination des financiers – et de tout un chacun – pour le danger et le néant. Sauf que, comme le rappelle Aeschimann, les financiers jouent avec le « néant de l’autre ».
    http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2008/09/qui-se-souvient.html

    Commentaire par Emmanuel — 20/09/2008 @ 15:10

  7. « Quelqu’un a t il des propositions à faire pour que cela ne recommence plus jamais ou bien va t on recommnecer les mêmes c….ries jusqu’au prochain plouf? »

    Oh je connais un facteur qui as des idées ;), bon maintenant faut croire que personne veut en arriver là… si?
    (moi j’ai rien contre, lui ou ses autres copains, j’irais même jusqu’a croire que le PS pourrais faire quelque chose!)

    Commentaire par Tshirtman — 20/09/2008 @ 15:28

  8. Patrick Dewaere mettant à mal le PDG de la World Company, c’était en effet un grand moment ! Mais il n’y a que dans les films que ça se passe comme ça 🙂

    Un qui a l’air lucide, c’est J.P. Spinetta, le PDG d’Air France :

    http://lemaitre.blog.lemonde.fr/2008/09/20/le-pdg-dair-france-predit-une-recession/

    Un indice : le dollar replonge fort… Preuve que « faire marcher la planche à billets » a ses limites… 1000 milliards de dollars perfusés en pure perte ?

    Vraiment, Oscar gobe ça ? Ils sont « too much » ces financiers 🙂

    Aliocha : Bonsoir Ramses ! Mon Oscar n’est pas loin de ressembler au pdg de la world company comme vous dites. Ma scène préférée, c’est lorsque le journaliste est convoqué à un cocktail à 4 h du matin au siège du groupe à Bruxelles au motif que le président de cette firme internationale voyage beaucoup et qu’il est plus simple de s’aligner sur le méridien de New York afin de ne pas le fatiguer. Patrick Dewaere refusant la coupe de champagne et demandant un café et des croissants, c’est un pur bonheur…..

    Commentaire par ramses — 20/09/2008 @ 15:33

  9. 1000 milliards ça fait 1 billion.
    Au moins la finance ça permet d’apprendre des nouveaux mots.
    Voilà déjà un point positif !

    Commentaire par Oeildusage — 20/09/2008 @ 16:08

  10. Et mille billions, ca fait un billiard (à trois bandes ?)

    Une réforme urgente : élargir la case « chiffres » des chèques, il n’y a pas assez de place actuellement pour contenir tous ces zéros 🙂

    Commentaire par ramses — 20/09/2008 @ 16:59

  11. Pour faire moins peur au commun des mortels, la finance devrait adopter la notation informatique :

    1K$, 1M$, 1G$, 1T$…

    1.265.000.000.000.000$ deviendrait 1,265T$

    Small is beautiful 🙂

    Commentaire par ramses — 20/09/2008 @ 17:08

  12. Ramses : « Un indice : le dollar replonge fort… Preuve que “faire marcher la planche à billets” a ses limites… 1000 milliards de dollars perfusés en pure perte ? »

    Ce n’est pas dit pour la blanche à billet. Selon un article (in « Le Monde » daté dimanche/lundi) les treasury bills à un mois sont à 0,255%. 140 milliards auraient été levés par les Trésor US depuis mercredi, selon l’auteur.

    Pour le 1000, je retarde sans doute mais j’en était resté à une estimation de 500.
    Quoiqu’il en soit, il me semble intéressant de noter/rappeler que s’agissant de l’aspect crise de liquidités, ces dernières ne sont pas indisponibles au sens strict… et jusqu’à ce jour, que ce soit pour la FED ou la BCE (il serait d’ailleurs intéressant de connaître exactement leurs liquidités disponibles)
    l’article du « Monde  » conclu sur la « bonne nouvelle » de la note de la dette publique américaine qui reste inchangée (AAA by S&P)
    Je vous laisse apprécier…
    Concernant la chute du dollar : cela devrait faire remonter le cours du pétrole!!!

    Commentaire par Eaque — 20/09/2008 @ 17:34

  13. De : John B., Bank of America
    A : G.W., White House

    TRES CONFIDENTIEL

    J’aurais un besoin urgent de 0,6T$ pour renflouer notre filiale de Panama.

    Aurais-tu l’obligeance de les faire virer en Swift sur le compte habituel à Antigua ?

    Merci, G.W. et bon dimanche.

    Bises à Barbara et à Jenna et mes voeux de bonheur aux jeunes époux.

    John B.

    Commentaire par ramses — 20/09/2008 @ 17:35

  14. @ Eaque 12

    Les infos du Monde sont inexactes :

    « La crise financière aux États-Unis pourrait coûter a l’État américain sa notation AAA, prévient Standard & Poors. Les ennuis des financières aux États-Unis pourraient mettre à mal la notation AAA des États-Unis, a déclaré John Chambers, le président du comité de notation de Standard & Poors à Reuters. Le secteur financier mondial n’est qu’à mi-parcours dans les dépréciations d’actifs, prévient l’agence de notation Standard & Poors. » :

    http://www.lesaffaires.com/article/0/services-financiers/2008-09-17/482493/setampp-la-dette-des-eteacutetatsunis-priveteacutee-de-aaa.fr.html

    La monnaie est devenue « virtuelle » aux USA. Pratiquement aucun achat ne se fait sans carte de crédit. Récemment, je me suis vu refuser en Floride le change de 1000€ en dollars par 3 banques successives… Restent les distributeurs ATM… 3% de frais pour la Banque américaine et 4% pour le consortium Visa… Un conseil, changer en France avant le départ (en petites coupures, car même les billets de 100$ sont souvent refusés) et n’utiliser sa carte de crédit que dans des endroits « sûrs » (énormément d’arnaques sur les cartes européennes).

    La chute du baril ne semble plus liée au $, mais à une moins forte demande (les carburants auto ont chuté de 10%) :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/09/vers-le-baril-de-petrole-a-80-dollars_1092973_3234.html

    Commentaire par ramses — 20/09/2008 @ 19:32

  15. C’est le forum des lecteurs de Marianne,ici?

    Commentaire par rocardo — 20/09/2008 @ 22:38

  16. atao: peut etre ton americain moyen qui emprunte pour acheter sa maison a aussi sa part de responsabilite en achetant un bien objectivement trop cher pour lui, qu’il ne peut payer que parce que, par un dogme de la propriete privee, l’etat encourage les banques a preter meme a ceux qui n’ont pas la capacite de remboursement (ou pas l’assise necessaire en cas de remontee des taux).

    Commentaire par Paul — 20/09/2008 @ 23:15

  17. Devinette du week-end :

    Capitaine Hadock : « Mille milliards de mille sabords »

    Le sabord est un terme d’architecture navale désignant une ouverture dans le flanc d’un navire, par laquelle passent les fûts de canons.

    Mille milliard de mille sabords :

    1 000 * 1 000 000 000 * 1 000 sabords = 10^15 sabords

    Or,

    kilo = 10^3
    méga = 10^6
    giga = 10^9
    téra = 10^12
    péta = 10^15

    donc Mille milliard de mille sabords = Péta-Sabords = Pétasse à bord !

    A quelle pétasse Hergé faisait-il allusion ?

    Commentaire par ramses — 20/09/2008 @ 23:32

  18. Merci Ramses pour les précisions.
    Je ne sais pas et ne peux pas savoir si les infos du monde sont inexactes: je les prends telles quelles, dans ce dommaine je n’ai pas le choix…
    J’ose donc imaginer/croire que même si le 17 septembre un membre de S&P déclare que le rating de la dette US pourrait baisser cela n’est pas contradictoire avec un article en date du 20 qui informe du maintient de la notation.
    ma phrase « Je vous laisse apprécier… » ne signifiait ni plus ni moins que la signification de l’info du « monde » à savoir : le 20 le rating est inchangé, ce qui sous entend aussi qu’elle peut évoluer à la baisse. Ce que personne ne peut prévoir avec certitude.
    C’est pour cela que je me suis aussi permis d’écrire que la baisse du dollar ferait remonter le pétrole(!!! inclus) c’est impossible à prévoir!!!
    La prochaine fois j’ajoute un smiley!

    Commentaire par Eaque — 22/09/2008 @ 00:02

  19. @ Eaque 18

    Ne le prenez pas mal, je n’ai pas cherché à vous vexer !

    Les choses évoluent d’heure en heure et bien malin celui qui pourrait prédire où en sera la situation dans un mois… Mais je confirme que l’on ne peut indéfiniment faire tourner la planche à billets, sans que des conséquences graves ne se produisent, y compris en Europe.

    Washington appelle les autres pays à la rescousse… La dette américaine est actuellement de 11.300 milliards $ :

    http://actualite.aol.fr/washington-appelle-dautres-pays-a-relayer/article/20080921125156106390084

    Commentaire par ramses — 22/09/2008 @ 02:49

  20. @ Aliocha commentaire 8

    Moi c’est fait, je suis à l’heure de New-York, il est 9 heures du soir, je vais passer à table…

    Commentaire par ramses — 22/09/2008 @ 03:00

  21. « Oscar : Mais non, c’est formidable au contraire, ça y est, on est sortis d’affaire. »
    Ce cher Oscar sait-il que les plus fortes hausses journalières jamais enregistrées du Dow Jones l’ont été… pendant la crise de 29 ? Ce qui n’a pas empêché l’indice américain d’être, au final, divisé par 9 sur l’ensemble de la crise…

    Commentaire par Xavier — 22/09/2008 @ 09:28

  22. Cela a déjà été dit, c’est la privatisation des bénéfices et la socialisation des pertes ­- comme à chaque faillite de banque ou de grande entreprise.

    Quant aux États-Unis, si j’ai bien compris, ils ont tiré leur croissance par l’endettement. Ils se sont pendant des années moqué des autres pays avec une croissance plus faible, leur faisant la leçon et leur expliquant que c’était parce qu’ils avaient trop de protection sociale ou trop de réglementation ­- relayés en cela, il faut bien le dire, par une bonne partie de la presse.

    Maintenant que la bulle éclate, qu’on se rend compte que, de l’américain moyen jusqu’aux plus grandes banques, on ne peut plus honorer les dettes… le gouvernement américain demande aux autres pays de prendre des mesures afin de rattraper ses bêtises.

    Bref, il semble que dans ce domaine comme dans d’autres, le gouvernement américain ait fait preuve d’arrogance et d’irresponsabilité.

    Commentaire par DM — 22/09/2008 @ 09:47

  23. DM : « Cela a déjà été dit, c’est la privatisation des bénéfices et la socialisation des pertes ­- comme à chaque faillite de banque ou de grande entreprise. »

    Pas besoin d’en arriver à la faillite : dans une grande entreprise de ma connaissance, les NAO tournent régulièrement à la foire d’empoigne car la direction refuse de gonfler l’enveloppe à augmentations quand on fait des bénéfices record (préférant accorder d’énormes primes à un nombre réduit de personnes), mais n’hésite pas à la vider quand la moindre perte se profile. Forcément, ça énerve « un peu » les syndicats.

    Je suis d’accord sur le reste de votre commentaire, soit dit en passant. 🙂

    Commentaire par Oph — 22/09/2008 @ 10:18

  24. Je ne veux pas faire l’oiseau de mauvaise augure, ni plomber le moral d’Oscar (en hommage au film de de Funes ?), mais le problème de fond est de tout autre ordre. Se conjugent 2 choses :

    1 – la prise de pouvoir de l’animal financier sur l’animal politique, par abandon pur et simple du politique pour des raisons idéologiques (ne vous trompez pas, on ne dis pas néocons comme abréviation de conservateurs, mais bien de connards), par manque de compétences des élus (justes choisis pour leurs capacités à attirer la lumière des projecteurs), soit par cupidités (ils ont été achetés).
    Hors la mission même de l’animal politique est d’édicter les règles qui régissent la vie sociale, (règles destinées à protéger les plus faibles, les plus forts n’ayant pas besoin d’être protégés). En dehors de ces missions, le politique ne sert à rien et ne fait juste que coûter comme une maitresse que l’on ne peut qu’entretenir sans la posséder. Si le marché se régulait tout seul, imaginons la société comme un vaste marché et laissons faire l’anarchie ambiante qui s’auto-régulera (pas de vitesses limites sur les routes, pas d’impôts, pas de prélèvements sociaux ni de protection, pas de polices, pas d’armées, et bien sur pas de politique. Un meta-darwinisme social fera de nous un peuple plus fort.) étonnamment, nos politiques veulent bien appliquer à l’économie et à la finance ce qu’ils ne veulent pas appliquer à la société. Ils doivent avoir une forme d’intelligence très sélectives. La crise des subprimes et de la finance mondiale est avant tout une crise politique dont l’élément le plus visible est l’évaporation récente de 3 600 milliards de dollars us. Les volumes dont on parle font plus penser à la roupie ou au rouble (ancien bien entendu, des centimes de roubles) qu’a la monnaie qui est censée être référence (l’est-elle encore ?).

    2 – La déconnexion totale de la finance de la vie réelle. C’est la deuxième jambe de tétraplégique. Lorsque la finance a décollé (fond de pensions, petits porteurs, boursicoteurs), la bourse est devenu la version post-moderne des casinos en lignes : on joue sur les fluctuations de titre pour gagner quelques % sur des aller-retours bien plus obscènes que ceux que Marc Dorcell promouvait. Cette augmentation du nombre de joueurs (il suffit de voir la pub qui a été faite aussi bien en france que dans les écoles US, il y a quelques temps, pour promotionner™ le boursicotage) était la condition sine qua non de ce nouveau jeux : pour qu’il y ait transaction, il faut qu’il y ait des joueurs qui achètent et vendent. Et plus les transaction sont nombreuses, plus il y a de bonnes affaires à faire, mais plus il faut de joueur (dont la moitié va perdre). Le volume de transation augmentant, il a été possible de ‘déconnecter’ le cours du titre de la valeur de la société qui le porte. [il suffit de se rappeler des culbutes entre le CA/bénéfice des sociétés nouvelles technologie et leur valorisation boursière (le P.E.R pour les intimes) … juste avant l’implosion de la première bulle internet]. Ainsi, il y a ces ‘fonds de pensions’ qui achètent et vendent des sociétés (enfin juste les titres) comme des barils de lessives. On met sur essorage 1000 tours et on s’en va. Légal 100%. Entre le moment ou l’entreprise a été achetée et ou elle a été vendue, le titre à pris 15-25-30 %. Est-ce que le ‘marché réel’ de cette entreprise à cru ? Ces bénéfices à long terme ont-ils crus ? [Ce qui devrait faire la valeur du titre (une part de la société que l’on conserve sur le long terme, en pariant sur sa croissance)] et bien non, pas du tout. Au mieux sa valeur objective est restée stable, au pire elle a diminuée car tous les choix court-termistes décidés par le charognard redresseur ont plombé les possibilité d’évolution sur le moyen et long terme.

    Si vous arrivez à visualiser que cette culbute sur des sociétés peut se faire, 2,3,4,5 fois, on imagine sans peine qu’entre les milliards annoncés et la réalité objective, il y a un gouffre qui ne s’effondre pas sous nos pieds car les gouvernants et les financiers font mine d’ignorer qu’ils sont depuis longtemps ‘dans les nuages’. La dure réalité va les rattraper tôt ou tard.

    3 – Je vais ajouter aussi 2 petits bras cassés (car j’avais bien dit tétraplégique et non para), mais c’est tellement insignifiant à coté des 2 membres inférieurs moteurs que j’ai un peu honte de vous l’infliger juste à la clôture.
    En choisissant le matérialisme à outrance qui préfère la machine à l’ouvrier, le tissus industriel mange le bras que le nourrit. Il ne faut pas oublier que c’est le ‘peuple’ qui achète les produits qui fait tourner les machines. [mais il est vrai que ces financiers qui gouvernent les entreprises ne se rendent même pas compte de cela, perdus dans leur tours d’ivoire en résine véritable].
    En écartant volontairement la majorité de la population de cette pantomime, en utilisant les gens comme des choses ou des consommables, ils tuent petit à petit la confiance que les population ont dans le système, qui lui ne résiste QUE parce que les gens ont confiance en lui. Même un régime totalitaire ala (en francais dans le texte, ndlr) « chicago boys » ne peut tenir très longtemps au niveau mondial.

    Cette longue diatribe pour dire à Oscar, le pauvre, que la crise n’est pas loin derrière nous, elle est juste devant, et que les 3 600 milliards qui se sont envolés ces derniers temps ne sont que les apéritifs de l’orgiaque festin qui se prépare. dites à Oscar qu’il me semble avoir lu qu’il « traine » dans les circuit 62 000 000 milliards de crédit swap (l’équivalent de la totalité des déposit bancaires mondiaux.)

    Commentaire par herve_02 — 22/09/2008 @ 12:13

  25. Je me sens comme un chien dans un jeu de quilles a venir bousculer les évidences du plus grand nombres des commentateurs, mais le rebond du CAC 40 de vendredi n’est pas lié a une euphorie soudaine quant a la situation financière globale…

    C’est un rebond « technique »: c’est le contrecoup de l’interdiction des ventes a découvert sur les valeurs financières. Certains acteurs qui s’étaient engagés a vendre des actions qu’ils ne possédaient pas encore a un prix plus bas que celui du marché (pariant ainsi sur la baisse du marché) ont du acheter ces actions au plus vite pour limiter leurs pertes.

    Le rebond n’est pas lié au sauvetage complet du système auquel tu les financiers croiraient dans un état second sous influence de drogues psychotropes… si Oscar croit ca il est temps pour lui de partir a la retraite (et pourtant je suis favorable a l’augmentation de l’âge de départ…).

    Aliocha, encore une fois et toujours respectueusement de vos opinions, je m’étonne des termes que vous utilisez pour qualifier les financiers. Croyez-vous vraiment que la préoccupation des employés de Lehman Brothers vidant leurs bureaux soit leur « jouet cassé » et non leur famille et leur avenir ? Au delà de la critique d’un système en faillite, il y a de votre part une dérision des personnes que je ne m’explique pas et que j’avais déjà pointée dans votre article précédent (la presse économique en question).

    Aliocha : Je n’entends pas jeter l’opprobre sur toute une profession et encore moins sur le système. Pour répondre à la question que vous n’avez pas posée mais que je devine en filigrane, je me définis comme libérale et suis plutôt de droite. Mais force est de constater qu’il y a eu un sérieux problème et que les errements de certains sont directement à l’origine de cette crise. En particulier les fameux vendeurs à découvert que vous évoquez à juste titre. Quant à Oscar, il reflète parfaitement l’état d’esprit d’une partie des financiers que je cotoîe, je vous assure que vendredi ils voyaient moins un rebond technique qu’une euphorie comunicative, liée à l’ampleur inédite de ce rebond technique.

    Commentaire par henri — 22/09/2008 @ 12:32

  26. « Vous y découvrirez comment un journaliste enquête, la manière dont on peut le manipuler, les risques qu’il prend, la peur qui s’empare du directeur du journal quand il faut dénoncer un scandale ».

    oui mais, si je me souviens bien – ça fait une paie (pas en milliards de dollars) que j’ai vu le film, le gentil gagne à la fin. aidé par ses proches – les gens qui l’aiment et qu’il aime, il parvient à publier son papier, les infos sortent, le scandale est dévoilé. un petit canard de province, les gros journaux de la capitale sont vendus, leurs directeurs des notables qui prennent leurs ordres auprès des puissants, se figurant d’ailleurs être eux-mêmes de ces puissants, prend sur lui de sortir l’affaire, honneur du métier et respect de ses valeurs et principes. rien n’est jamais perdu. pour le reste, on s’en fout. y’a jamais que les gens sérieux qui perdent quelque chose.

    Commentaire par david — 22/09/2008 @ 12:42

  27. @david…

    Mais dans la vrai vie, un Denis Robert, qui n’est pas un acteur, doit laisser tomber dans l’indifférence la plus totale.

    Commentaire par herve_02 — 22/09/2008 @ 12:50

  28. c’est très juste.
    d’ailleurs, de plus en plus, dans la vraie vie, ce sont les maisons d’édition qui font le boulot des journaux pour ce qui est de publier les grosses enquêtes.

    Commentaire par david — 22/09/2008 @ 12:56

  29. @Henri: Permettez-moi de vous faire remarquer qu’au niveau de paye des « traders » (je parle bien sûr de leur bonus et non de leur fixe), même si l’on est viré, on n’a pas de grandes inquiétudes à avoir, sauf à avoir eu un comportement dépensier ou à s’être indûment endetté au regard des risques encourus.

    Le smicard qui se fait virer peut s’inquiéter pour sa famille. Le « trader » à plusieurs centaines de milliers d’euros par an, s’il a bien géré son patrimoine, a le temps de « voir venir ».

    Bref, un peu de décence.

    Aliocha, vous qui vous réclamez de droite libérale, je fais preuve de gauchisme ou c’est simplement mon bon sens paysan qui remonte?

    @david: Je crains qu’un tel scénario ne soit guère possible en France, vu la concentration des quotidiens régionaux en quelques grands groupes.

    Commentaire par DM — 22/09/2008 @ 13:26

  30. @ David: C’est donc bien de cela qu’il s’agit: « Ne nous apitoyons pas trop sur ces salopards de riches »…

    Je concède que le salaire des financiers est parfois (voire souvent) indécent. Mais cela doit-il guider notre propre réaction face a leur mise a la porte ?
    Que je sache, ces traders payent leur impôts, que leur reprochez-vous donc ? Leur réussite (temporaire apparemment) ?
    D’autant que toute la société était bien contente de pouvoir compter sur leur dépenses pour faire tourner la machine…

    Aliocha : J’ignore ce que pense David mais deux observations quand même en réponse à votre commentaire. D’abord, l’une des propositions actuelles pour tirer le sleçons de la crise consiste à revoir les rémunérations des traders qui ont un effet pousse-au-crime et je vous promets que ce ne sont pas des gauchistes révolutionnaires qui le préconisent mais les éminents représentants du capitalisme français qui composaient le groupe de travail de René Ricol. Ensuite, j’ai interviewé récemment un professeur de Paris-Dauphine qui ne m’a pas semblé appartenir à la LCR et qui me faisait observer que les traders se comportaient comme des stars, qu’ils travaillaient pour leur image plus que pour leur banque et que c’était une vraie faiblesse de la banque de marché et d’investissement, défaut d’ailleurs non spécifique à la France. Je pense que critiquer le système, identifier les responsabilités, admettre les erreurs est une condition indispensable pour assurer sa survie. Dans le cas contraire, je parie que la prochaine crise sera fatale.

    Commentaire par henri — 22/09/2008 @ 18:43

  31. @Henri: C’est vous qui utilisez des mots comme « salopards », ou qui m’accusez de leur reprocher quoi que ce soit.

    Je constate simplement que ces personnes exercent un métier dont les actions sont soumises à de fort aléas, en conséquence de quoi ils perçoivent des rémunérations importantes et fortement variables. Le fait d’être renvoyé en cas de gros problème fait partie des éventualités assez probables ; et si ces personnes ont utilisé prudemment les sommes qu’ils ont déjà gagnées, notamment en faisant des placements peu risqués, elles resteront dans une situation très confortable.

    Si j’ai bien compris, vous me demandez de m’apitoyer sur des irresponsables, des cigales qui ne pourraient faire face à une baisse soudaine de revenus malgré les énormes sommes déjà gagnées. Non. Responsabilisons un peu les gens, bon sang!

    Commentaire par DM — 22/09/2008 @ 19:22

  32. @aliocha: Si j’ai bien compris, le « trader » se fiche de l’intérêt de sa banque et n’a pour objectif que ses revenus personnels à moyen terme (le temps de quitter le « trading »), et donc sa réputation, qui lui permet d’exiger au besoin des bonus plus importants ou de changer de banque ?

    Le même phénomène a je crois été relevé dans un grand nombre de métiers qualifiés aux États-Unis (ingénieurs, etc.). L’époque où les gens rentraient dans de grandes entreprises pour y rester dans une certaine sécurité d’emploi est révolue ; l’heure est à la flexibilité. Cette nouvelle donne a pu initialement plaire aux DRH, mais une conséquence déplaisante est que les employés qualifiés « papillonnent » au plus offrant (sauf période de crise) et se fichent de l’entreprise qui les emploie à un instant donné.

    Commentaire par DM — 22/09/2008 @ 19:27

  33. Je trouve que vos billets sur la finance, fort bien écrits certes, reflètent tout de même la méconnaissance généralisée de la sphère financière. On n’en finit plus, ici et ailleurs, dans les médias et dans les bistrots, d’imputer la crise aux financiers et de saluer l’intervention salvatrice du pouvoir politique. Cette opposition n’est que façade et il est grand temps d’y mettre fin: aucun secteur n’est plus contrôlé par les pouvoirs publics que la finance. Ce sont en effet les banques centrales, de puissants appendices des ministères des finances du monde entier, qui mènent la danse en fixant les taux d’intérêt, autrement dit le « prix » de l’argent. Un peu comme si la boulangerie du coin se voyer fixer le prix du pain, et soit obligée de vendre ses produits au même prix que la concurrence bien que la qualité soit différente. Cela semble ridicule, et pourtant c’est de cette manière que l’on procède sur le marché monétaire: une banque centrale fixe les règles du jeu, et toutes les banques sous son joug sont contraintes d’agir selon ses plans. Quelque soit le domaine, un contrôle des prix a toujours les mêmes conséquences. Le prix fixé est plus bas que le marché, il y aura surproduction, le prix fixé est plus haut que le marché, il y aura pénurie. Pourquoi cela? Simple: la raison d’être d’une BC, c’est de faire baisser le taux du marché, en faisant cela elle rend service aux politiciens qui la contrôlent, car elle peut agir à court terme pour shooter l’économie. Mais en faisant cela, elle génère donc de la surproduction dans le domaine du crédit, en décalage avec la sphère réelle. Si on ajoute à cela une intervention malheureuse du ministère des finances US dans l’immobilier par l’intermédiaire des banques semi publiques fred mac et fan mae, dont la vocation étaient de garantir des prêts immobiliers douteux sur fonds publics pour faciliter l’achat d’une maison par les américains (le fameux rêve US), on obtient un cocktail explosif qui débouche inévitablement sur un ajustement brutal.

    La solution reviendrait à dénationaliser la gestion des monnaies, et à la confier de nouveau aux banques comme c’était le cas au 19°siècle (l’âge d’or libéral de la finance et de l’économie, qui a permis à des millions de gens de sortir de la misère et d’amorcer la société de consommation). Un système bancaire doit être décentralisé au maximum afin de coller au plus près des demandes de liquidité. C’est ce système financier qui a permis des années de croissance saine et ininterrompue, et à faire des US la première puissance mondiale en même pas 50 ans. Un taux d’intérêt uniforme pour des millions de gens c’est une hérésie, ça peut convenir aux politiciens mais surement pas à stabiliser le marché.

    Aliocha : Ainsi donc, quand on n’est pas d’accord avec vous on a tort ? Un libéralisme à deux vitesses ? La banque libre mais la pensée muselée ? Pas ma tasse de thé, désolée.

    Commentaire par Brice — 22/09/2008 @ 20:01

  34. @ Aliocha:
    Mode sarcastique on. Et qui fixe les rémunérations de ces traders, si ce n’est les patrons bancaires qui composent précisément cet éminent aréopage ayant rédigé ce brillant rapport ?
    N’est-ce pas ces patrons qui étaient aux premières loges pour restreindre les propres excès de leur propres salles des marches ? Et quid de leur propre rémunération ? Mode sarcastique off.

    Vous me devinez bien sur en phase avec vous sur votre remarque. Ce que je souhaite simplement éviter par mes récents commentaires, c’est un phénomène de bouc-émissaire sur l’ensemble des financiers, alors que la responsabilité est incroyablement diluée dans cette crise (d’où la prise de risque inconsidérée au final). Et j’avais l’impression (fausse très probablement) que la tendance est tout de même a blâmer un petit segment d’une industrie, des excès de tout un système économique …

    @ David :
    Pardonnez-moi, je poussai votre raisonnement a fond en utilisant le terme de « salopard », pour la raison que j’ai dite ci-dessus, et je présume que vous l’avez bien compris ainsi.
    Je ne vous demande pas de vous apitoyer sur des traders, mais sur des gens qui ont perdu leur emploi. Point a la ligne.

    Ce que je remets en question, c’est qu’il n’est pas certain que TOUS les traders ou employés de Lehman Brothers en faillite soient irresponsables comme vous l’assenez…
    Apres, c’est tout a fait votre droit de trouver que la perte de son emploi par un riche est moins important que par un pauvre. Mais je n’aime pas trop le présupposé.

    Commentaire par henri — 22/09/2008 @ 20:45

  35. @Henri: C’est pourtant exact : la perte de son emploi par un riche, qui a pu se constituer des économies, est moins grave que pour un pauvre qui consomme dans le mois sa paye du moins précédent.

    C’est à la fois objectif et évident. Le second sera plongé dans la misère, le premier devra simplement sacrifier un peu de son confort en attendant de retrouver un emploi.

    @Brice: Il me semble me rappeler que le free banking a eu de graves conséquences néfastes aux USA… quelqu’un pour me rafraîchir la mémoire?

    Commentaire par DM — 22/09/2008 @ 21:29

  36. L’idée débile qu’il faut encore plus de libéralisme qu’actuellement est d’autant plus malvenue que le ‘peu’ de libéralisme actuelle conduit les gouvernements à nationaliser les pertes et injecter pas loin de 2 000 milliards de dollars dans le maché libéral.

    J’approuverais brice si en plus de ‘lacher les banques’ et leur laisser le choix de fixer eu même les taux directeurs on les laissait aussi éponger les passifs qui partent en fumée. On ne peut pas en même temps demander plus de liberté aux banques et renflouer en même temps leurs pertes.

    Aucune théorie ne marche à moitié, on ne peut pas être a demi libéral. Lorsque les banques ont sciemment vendu des crédits que les gens ne pourrait pas rembourser. Lorsque les banques ont sciemment titrisé ses créances fantomes pour gagner encore dessus. Lorsque les banques ont commencé à mettre les gens hors de chez eux pour limiter les dégats. Le rubicon était passé. Je trouve innadmissible qu’on injecte de l’argent public pour tenter de sauver un système qui fondamentalement ne fonctionne pas. Le jouet ne marche pas : la notice est alléchante, mais en vrai, il ne marche pas.

    Commentaire par herve_02 — 23/09/2008 @ 11:39

  37. Quel démarrage pour un nouveau blog, j’en reviens pas !
    C’est bien que vous ayez finalement indiqué votre formation initiale de juriste.
    Les commentaires et vos remarques en gras sont tout aussi intéressante que l’article lui-même.

    A propos de cinéma, regardez donc cet extrait issu du film Le Sucre 1978, il y a 30 ans.

    Aliocha : Un monument ce film !

    Commentaire par paul2canada — 24/09/2008 @ 02:37

  38. Aujourd’hui c’est la WaMu. Demain… gardez un oeil sur UBS.
    Et si vous voulez des tuyaux il faudrait une adresse email ou vous contacter.

    Aliocha : Je sais, je sais, c’est tout neuf ici, il manque encore un tas de choses. voici donc en exclusivité pour vous et avant que je ne remplisse enfin ma page de présentation : aliocha.karamazov@club-internet.fr (je sais, comme pseudo, c’est too much, je l’ai pris un jour par facilité, depuis, il me colle à la peau).

    Commentaire par incognito — 26/09/2008 @ 09:06

  39. Ne vous inquiétez pas la crise est loin d’être finie comme je l’ai déjà dit. Les milliards injectés le seront à fond perdus. Oscar peut dire ce qu’il veut, dans un an ou deux il sera à la soupe populaire comme beaucoup.

    Comme je l’ai déjà dit Août 2008 était la date suivante d’augmentation des taux des crédits à risques, bon nombre de ménages ne vont plus pouvoir faire face, les faillites vont continuer dans les mois qui viennent.

    Le Japon, premier prêteur envers les Etats Unis, va boire la tasse, ses actifs états-uniens ne valant plus rien, ils vont retirer leurs billes, ce qui accélèrera la chute Etat-Unienne, puis Européenne.

    Ca commence par Fortis en Europe qui sera rachetée (sûrement par branche, donc certaines activités seront liquidées).

    Commentaire par AndreRequin — 28/09/2008 @ 16:59


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