La Plume d'Aliocha

20/03/2014

Vous avez dit bizarre ? Donc c’est bizarre !

J’ai écouté hier la passionnante interview d’Eva Joly dans laquelle elle fait des révélations à Canal Plus sur l’affaire Kerviel. La vidéo est ici (c’est la deuxième de l’article). Puisque nous allons en commenter une partie, je vous invite à la regarder avant, pour vous faire votre propre opinion, puis a revenir ici (si vous le souhaitez).

"C’est la figure de la lutte anti-corruption , elle a fait trembler les puissants en France, aujourd’hui elle s’intéresse de près, de très, très près à l’affaire Kerviel. L’eurodéputée a des révélations à nous faire !" lance le présentateur pour introduire son sujet. On salive. La juge d’instruction la plus célèbre de France s’est penchée sur le dossier Kerviel, la lumière est proche. Surtout qu’elle a passé des heures et des heures sur le dossier.

Mais avant de l’entendre, on nous propose un petit reportage sur le pénitent de la finance.

Et là, scoop ! Jérôme Kerviel (notez sa tenue noir et rouge aux couleurs de son ex-banque) livre à la caméra amicale et tutoyante de Canal Plus (mode : on est cool, on dézingue la justice, les banque toussa, toussa, on rigole) une nouvelle présentation du dossier qui vaut son pesant de speculos.

En fait, Kerviel a fait gagner de l’argent à sa banque. Si !

- "Je leur ai fait gagner 1,4 milliards", dit-il. C’est vrai. Au 31 décembre 2007, il a investi deux fois 30 milliards (mars-juillet puis août-novembre) et gagné 1,4 milliards d’euros au total. Croyez-vous qu’il ai sauté de joie sur le desk, exigé un bonus proportionnel à ce gain gigantesque ? Du tout. Croyez-vous que ses supérieurs, dont on nous dit qu’ils savaient tout, aient débouché le champagne et enregistré le milliard et demi dans la case bénéfice du groupe en 2007 ? Encore moins. Vous savez pourquoi ? Parce que le trader a caché ce gain. Oui. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui qui le raconte dans son livre. Il est embêté, c’est trop gros. Il a beau se rassurer en se disant que personne n’a jamais été viré pour avoir fait gagner de l’argent à sa boite, il flippe de l’annoncer.  La clef du dossier est là : on ne cache pas ce qui est connu de tous. C’est cette insurmontable incohérence dans la défense du trader qui explique la sévérité des juges à son endroit. Mais revenons aux pertes. En invoquant le gain de 1,4 milliard, le trader oublie un détail : la position de 50 milliards prise en janvier 2008 qui va occasionner 6,3 milliards de pertes. C’est en soustrayant le gain de 1,4 milliard -réalisé à l’insu de la banque mais non contesté par celle-ci dans son existence – qu’on obtient la perte nette de 4,9 milliards.

Mais en fait non, grâce à JK, la banque a gagné aussi :

- 1,7 milliards. Il fait référence au crédit d’impôt lié à la perte de trading de 4,9 milliards. Comme celle-ci n’a pas été expertisée, Kerviel en déduit qu’elles n’existe pas et conclut donc que la banque grâce à lui a économisé 1,7 milliard d’impôts. CQFD. En fait, une grande banque française s’est amusée en pleine crise des subprimes à annoncer au marché qu’elle avait paumé 5 milliards, mais c’était pour rire. Très drôle en effet.

Une fois que le public est bien chauffé par la monstruosité de cette banque qui martyrise un petit breton, se gave de façon occulte de milliards d’euros et vole en plus 1,7 milliard dans la poche du contribuable (chauffe Marcel, chauffe !) on peut passer à l’interview-révélations-choc-attention-scoop-mondial-indignation-et-buzz-garantis :

"Ce qui est remarquable dans ce dossier, c’est "la mort civile"", commente Eva Joly. Qu’on me permette de noter avec amusement qu’elle s’est appropriée les éléments de vocabulaire de la défense Kerviel.  Je trouve étrange qu’une ancienne juge critique le travail de ses collègues sur la seule foi des dires d’une partie au procès, mais bon.  Cette condamnation a été prononcée sur la seule base d’une petite feuille format A4 sur laquelle la banque a écrit le montant de son préjudice, poursuit-elle. Petite feuille A4 dont on oublie de nous dire qu’elle renvoie à des pièces du dossier, aux comptes contrôlés par les auditeurs légaux, à l’enquête de la commission bancaire, et aux listings retraçant les opérations de débouclage. Mais bon.

"Très bizarrement, ils choisissent de vendre le lundi", jour où la bourse américaine est fermée, ils vont accentuer la perte, poursuit la députée.

Quelle joie pour moi d’être en mesure de rassurer la juge.

S’il y a bien quelque chose de parfaitement PAS bizarre dans ce dossier, c’est le timing du débouclage.

Rien de bizarre, absolument rien.

Flash back. Le vendredi 18 janvier 2008, la banque s’aperçoit enfin que quelque chose cloche du côté d’un de ses traders. Le lendemain samedi, elle le somme de venir s’expliquer sur la nature exacte de ses opérations. L’exercice débute à 18 heures, il est long et pénible car le trader, effrayé,  se tait. Aux alentours de minuit, on finit par retracer grâce à ses maigres déclarations mais surtout aux investigations internes, l’existence d’un gain de 1,4 milliards correspondant à des investissements non autorisés en 2007 (deux fois 30 milliards). Mélange d’inquiétude et de soulagement. En général, les rogue traders dissimulent des pertes. Celui-là, c’est pas banal, a dissimulé des gains. Quelqu’un alors pose la question mortelle : et s’il avait repris des engagements depuis le 2 janvier ? Les recherches, poursuivies toute la nuit, vont révéler le dimanche en milieu de matinée l’étendue de la catastrophe : le trader a misé 50 milliards sur le rebond des marchés alors qu’on n’est qu’au début de la crise des subprimes…. "Dommage, c’était une belle banque" murmure le patron Daniel Bouton quand on lui apprend la chose (récit d’Hugues Le Bret). Il ne sait pas alors que le CAC 40 va perdre 45% dans l’année, mais en tant que banquier il s’en doute. Le spectre de la faillite vient de faire irruption dans son bureau. Puis il se reprend et lance les opérations de sauvetage. Parallèlement, il prévient ses autorités de contrôle. En tant qu’établissement bancaire, Socgen relève de l’autorité de la Banque de France. En tant que société cotée, elle est sous la surveillance de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

En principe, Socgen avait prévu  d’annoncer lundi au marché ses pertes sur les subprimes (2,2 milliards d’euros), conformément au souhait du gouverneur de la banque de France qui avait enjoint toutes les banques françaises de communiquer ces informations au marché. Problème, elle doit maintenant annoncer une nouvelle autrement plus grave. En tant que société cotée, elle n’a pas le choix, elle est tenue légalement de communiquer au marché immédiatement  toute information susceptible d’avoir un impact sur son cours de bourse (article 223-2 RGAMF en lien). Sauf si cette communication immédiate a pour effet d’aggraver la situation. Dans ce cas, un délai peut être accordé. Daniel Bouton va donc informer l’AMF et demander un délai pour informer le marché. Pourquoi ? Parce que s’il annonce le lendemain qu’il a une position non autorisée de 50 milliards qu’il doit céder, les fonds de pension vont jouer contre Socgen et c’est la faillite assurée. La seule solution consiste à céder les positions le plus normalement possible et annoncer ensuite au marché non pas une exposition aux conséquences incertaines, mais une perte nette et définitive. De toute façon, la position est illégale et ne peut être conservée. Sa taille est par ailleurs mortelle, ce qui est une raison supplémentaire de la couper. Sur les deux derniers points, je rappelle qu’à l’époque les fonds propres de la banque s’élèvent à 30 milliards. On dit que Daniel Bouton aurait réclamé 8 jours, l’AMF qui n’aime guère que l’on retienne des informations,  n’en accordera que 3. En clair, le dimanche soir Socgen sait qu’elle doit avoir soldé sa position au plus tard le mercredi soir suivant. Voilà pourquoi les opérations de débouclage ont débuté dès le lundi, malgré la fermeture de la bourse américaine et la situation calamiteuse des bourses asiatiques. Il n’y a là rien de bizarre. Il suffit de connaître un peu le droit boursier et un peu le dossier pour comprendre qu’il n’y avait absolument aucune autre solution.

"Si Socgen avait gardé les titres elle se serait considérablement enrichie"…lance le présentateur. Eva Joly acquiesce. A tort. Outre le fait que Mme Joly devrait savoir que la banque ne pouvait pas pour les raisons exposées ci-dessus conserver ces positions, lors du procès devant le tribunal correctionnel un tableau a montré que les positions prises par le trader pouvaient entraîner jusqu’à plusieurs dizaines de milliards de pertes selon la période de débouclage.

Pour conclure, je trouve consternant que l’on jette ainsi l’opprobre sur les banques et sur le système judiciaire avec des arguments aussi légers. Ce n’est évidemment pas propre au dossier Kerviel.  Il suffit désormais à n’importe qui de lancer dans le débat public un "c’est bizarre" pour immédiatement développer suspicion, complotisme et paranoïa. Les médias ont une responsabilité immense. Il serait temps qu’ils pensent à autre chose qu’à faire du buzz.

 

Note du 21 mars : pour les lecteurs occasionnels qui arrivent de Twitter sur ce billet, je signale que le récit complet de l’affaire depuis l’embauche du trader jusqu’au jugement de première instance est raconté dans "Kerviel, enquête sur un séisme financier" que j’ai publié en 2012 chez Eyrolles au terme de deux ans d’enquête. Par ailleurs, les 47 billets de ce blog consacrés à l’affaire sont accessibles ici

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90 Commentaires »

  1. Je ne pense pas que la Société Générale soit critiquable tant sur l’obligation impérieuse,ni l’urgence ni encore sur les modalités de dénouement des positions Kerviel, Quand à affirmer "droit dans les yeux" que les 4,9 Mia€ de pertes n’ont pas fini par englober aussi d’autres reliefs honteux provenant d’autres affaires malheureuses, je préfère ne pas mettre ma main sur le billot et laisser les certitudes aux naïfs : je ne saurai sans doute jamais le fin mot de l’histoire. Alors oui, je suis d’accord avec vous sur le mauvais procès médiatique : éteindre son téléviseur et rallumer son cerveau est la meilleure option.
    Je préfère énoncer qu’il y a tant de raison de faire de bon procès, médiatique ou non, aux banques et à la finance : vous savez, l’ennemie du candidat qui n’était pas encore président.

    Commentaire par remseeks — 20/03/2014 @ 15:53

  2. @remseeks : c’est toujours le problème avec la défense Kerviel, elle n’avance que des arguments foireux. En effet, je suis d’accord avec vous, on a pu le charger d’autres pertes que les siennes. Quoique….sachant que la justice allait être saisie, que la commission bancaire veillait, que Bercy allait forcément tiquer, c’était risqué, mais bon…Seulement voilà, la défense préfère poursuivre des chimères, genre la banque n’a rien perdu, tout ça c’était pour rire. L’ennui c’est qu’au passage on diffuse dans l’opinion des idées fausses sur les choses et ça, en tant que journaliste, ça me fait bondir.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/03/2014 @ 16:00

  3. Je comprend votre indignation "a priori" de journaliste mais ceux qui ont interrogé l’ex-juge Joly ont sans doute leur carte de presse : que toute votre profession relise attentivement et mette en pratique la charte de München et peut-être que la défiance envers médias traditionnels et journalistes diminuera.

    Commentaire par remseeks — 20/03/2014 @ 16:13

  4. Un autre élément de la défense Kerviel repris par Eva Joly (dans Médiapart) est , en substance, qu’on ne sait pas qui a gagné ces 4,9 Mlliards (" Sur ces marchés, le jeu est à somme nulle. S’il y a des perdants, il y a aussi des gagnants"…"Il faut aller voir les relevés de la chambre de compensation, qui a tout. Il faut vérifier aussi les positions prises par les filiales offshore de la Société générale") sous-entendant que la Société Générale a pu gagner de la main gauche ce qu’elle perdait de la main droite.
    Qu’en pensez-vous ?

    Commentaire par xavierc — 20/03/2014 @ 16:57

  5. @Xavier C : je n’ai pas travaillé ce sujet-là contrairement au point que j’évoque dans le billet. A froid, je vous dirais : la question posée n’a d’intérêt que si l’on suppose que la banque n’a rien perdu et qu’on entend prouver qu’elle s’est portée contrepartie via des filiales. C’est un scénario sympa de polar financier, mais vous pensez franchement qu’elle avait un intérêt quelconque à déclencher tout ce bordel ? Pourquoi faire ? Gagner 4,9 milliards plus le crédit d’impôt ? Admettons et elle a planqué ça où ? ça sert à quoi un bénéfice de cette taille si vous ne pouvez pas le mettre en résultat ? Je crois qu’il faut arrêter cinq minutes de jouer à James Bond.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/03/2014 @ 17:28

  6. On a compris que, pour générer 4,9 milliards de pertes, Kerviel avait engagé 50 milliards… A t’on une notion de l’engagement générant 2,2 milliards sur les subprimes ? On ne doit pas être loin des fonds propres, non ?

    Commentaire par Rastaquouère — 20/03/2014 @ 17:31

  7. Eh oui " je trouve consternant que l’on jette ainsi l’opprobre sur les banques ". Que les banques et surtout leurs hautes directions se réjouissent, elles ont trouvé la voix qui les exonère de tout.
    En général, elles ne tardent pas à récompenser par des ménages, des piges dans des publications hors commission paritaire de presse, et autres petits avantages qui n’ont bien sûr aucun rapport avec la bienveillance avec laquelle on les traite.

    Commentaire par Jef Tombeur — 20/03/2014 @ 20:03

  8. @Jef Tombeur : arrêtez cinq minutes. Vous n’avez pas de compte en banque, pas de Livret A, pas d’emprunt immobilier ou de prêt à la consommation ? Si bien sûr, au moins un truc. Donc si vous réfléchissez cinq minutes, vous découvrirez que vous avez besoin des banques et de la finance. Ce que vous critiquez ce sont les dérives, les excès, les délires, tout ce qui fait que la banque et la finance au lieu de servir l’économie la bousillent. Donc ce que vous détestez, c’est Kerviel. Remettons les choses à leur place et ensuite on pourra commencer à discuter très sérieusement de toutes les tares du systèmes bancaire et dieu sait qu’elles sont nombreuses.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/03/2014 @ 20:13

  9. Aliocha, valet stipendié de la haute finance ! Ca pourrait presque me faire rire :)

    Commentaire par VilCoyote — 20/03/2014 @ 23:41

  10. Admettez que quand l’Etat se retrouve à devoir payer 1,4 milliard à la finance spéculative, on soit en droit de s’interroger sur l’exactitude de l’évaluation du préjudice. Vous dites que ça a été contrôlé par des auditeurs légaux. Tant qu’on ne connaît pas les bénéficiaires des dits 6,3 milliards, comprenez qu’on soit laissés un peu sur notre faim par votre argument. Ce qui me paraît possible, c’est que subissant une grosse perte non prévue, la Sogé n’hésitât pas à majorer celle-ci pour en récupérer une partie sous forme fiscale. Je dis possible, pas certain. Mais l’enquête ne dit rien là-dessus. Le doute, même infondé, est destructeur.

    Commentaire par kuk — 21/03/2014 @ 05:41

  11. @Kuk: les "fameux bénéficiaires", c’est de l’enfumage! Ils n’existent pas. Hors scénario très particulier "complot/James Bond" il n’y a aucune raison qu’ils existent. Revenons aux bases: la perte est liée à une différence cours d’achat/cours de vente. donc la banque a une perte. Mais a part une entité mystique que personne n’a jamais vu (le "marché"), il n’y a pas de contre partie-directe. Si vous achetez 10 action à cent euros sur une place de marchée, vous ne savez même qui les cède. manque de chance, vous devez les vendre au plus bas. Vous ne savez pas qui les achète. Potentiellement, 10 vendeurs et 10 acheteurs qui ignorent tout les uns des autres. Donc votre ‘perte’ n’est imputable à aucun d’entre-eux.
    L’image d’achat/vente entre une entité et une autre, fictive, le "marché" donne une image infiniment simple mais fausse. Ca peut arriver, bien sur, une collusion entre deux ou trois entités. Tout est possible. Mais en ce cas, il faut le prouver. Et non essayer de prouver la non-existence de tous les scénarios imaginables.
    Dans ce cas, pour imaginer une symétrie, il faut soit:
    – du temps (et on peut difficilement dire que la SG en ait eu.) Pour mettre en place les structures cachées, leur faire créer une masse de mouvements qui cachent ceux que l’on veut faire passer.
    – l’accord des détenteurs qui avaient vendus. Il faudrait les connaitre, et qu’en plus ils acceptent de reprendre leurs titres. Et tout ça en secret!

    Evaluer une perte "exactement" c’est difficile, puisque les valorisations des titres bougent en temps réels, et leur simple mise en vente change le cours. Que la SG ait perdu "exactement" 4,9 milliards c’est impossible à prouver, tout comme 4,8 ou 5,0.
    Majorer sa perte pour obtenir un gain fiscal, c’est possible? Oui. Mais il faut le prouver, la présomption d’innocence s’applique aussi aux banques. et de toute façon, en quoi cela à-t-il un rapport avec Kerviel? Ce serait alors un litige entre la SG et l’administration fiscale qui ne changerait rien à sa culpabilité (qui au passage à été confirmée!).

    Commentaire par kaeldric — 21/03/2014 @ 07:22

  12. @kaeldric

    Ah bon, 4,8 milliards d’euros ou 5 milliards, c’est pareil ? Le "préjudice" à la louche ? C’est vrai que pour vous et moi, 200 millions d’euros c’est vraiment rien !

    Les contreparties du débouclage, bien sûr qu’on les connaît… On ne vend pas dans le "cloud" !

    Quand à la "présomption d’innocence de la Banque", arrêtez, je m’étouffe de rire !!

    Commentaire par Rastaquouère — 21/03/2014 @ 16:44

  13. Je le remets, au cas où quelqu’un pourrait apporter une réponse :

    "On a compris que, pour générer 4,9 milliards de pertes, Kerviel avait engagé 50 milliards… A t’on une notion de l’engagement générant 2,2 milliards sur les subprimes ? On ne doit pas être loin des fonds propres, non ?"

    Commentaire par Rastaquouère — 21/03/2014 @ 16:49

  14. @Kaeldric : bénéficiaires n’était peut-être pas le mot bien choisi. N’empêche, sans même supposer de collusion avec les acheteurs des titres Kerviel, est-on sûr que la banque n’en a pas récupéré une partie ? Avec ces titrisations, on peut imaginer que des bouts se retrouvent dans de multiples lots. Je trouve normal que la banque réclame le max qu’elle peut espérer obtenir. Je trouve plus surprenant qu’une entité extérieure confirme à la virgule près la demande du plaignant. Imaginons que ce soit 5,6 milliards au lieu des 6,1, qui aient été perdus. Ca fait une différence d’impôts de 100 millions. Ca vaut le coup d’être précis. Quant à Kerviel, je m’en fous un peu. Le truc qui me gêne est que le montant de la condamnation au civil est assez imprévisible, puisqu’elle dépend du montant perdu par la Sogé selon les conditions du débouclage, qui peuvent être très changeantes. Or la sanction doit être prévisible (peut-être cela ne s’applique-t-il qu’au pénal ?). On aurait aussi pu imaginer que la Sogé ne déboucle qu’une partie des titres Kerviel, suffisante pour couvrir en fonds propres le reste, et attende une meilleure conjoncture avant de vendre la dernière partie….

    Commentaire par kuk — 21/03/2014 @ 16:50

  15. Quelle que soit la reponse, les pertes subprime ne sont pas imputables a un seul homme (qui n’etait pas un des traders phares de la SG) ; de plus elles etaient supposees etre sans risque, couvertes (ok, aujourd’hui ca fait rigoler…) alors que JK lui a pris des positions ouvertes sans aucune contrepartie.

    Commentaire par Maelle — 21/03/2014 @ 17:12

  16. Les propos d’Eva Joly et de Jean-Luc Mélenchon sont consternants, infantiles.
    Il y a mille raisons et façons de s’opposer à la finance casino et à ses banques mais le faire de cette façon n’a pas de sens.
    Comme vous le dites Kerviel l’incarne cette finance casino. Et, que l’on sache, il n’a pas agi par militantisme anti-banques.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 21/03/2014 @ 17:28

  17. Ah oui, je voulais rajouter qu’evidemment l’encours d’une banque sur les marches va bien au-dela de ses fonds propres. Le probleme ici c’est que les positions que prenait Kerviel n’etaient pas protegees et donc avec un risque reel que la somme soit en majorite perdue.
    Je sais, c’est dur pour beaucoup de l’admettre, mais une banque, meme dans ses activites de propre trading, ce n’est pas un casino, on n’y joue pas, comme Kerviel, a "ca monte, ca descend".

    Commentaire par Maelle — 21/03/2014 @ 17:35

  18. @ Maelle

    Ce serait quand même intéressant de savoir qui, chez SocGen, pilotait les "subprimes", qui couvrait les engagements, à quelle hauteur étaient-ils… Accessoirement, le "responsable" des pertes est-il toujours dans l’effectif, ou est-il parti avec un gros chèque ?

    Sur les positions de Kerviel, désolé, elles avaient évidemment des contreparties et c’est même l’une d’elle (Deutsche Bank si je ne m’abuse) qui a tiré la sonnette d’alarme un peu plus fort que les autres…

    Le plus étrange est que Kerviel reportait systématiquement ses positions, que cela donnait lieu à des "margin call" de la part des contreparties, que SocGen réglait sans sourciller… Il y avait donc bien de l’argent "réel" qui sortait des caisses, sans parler des énormes commissions versées aux intermédiaires…

    Que la Cour n’ait pas voulu creuser de ce côté là me semble tout simplement stupéfiant !

    Commentaire par Rastaquouère — 21/03/2014 @ 17:37

  19. et pendant ce temps là on apprend que la police judiciaire en France, c’est la Stasi, et que les juges, tous des rouges, ont monté un complot contre l’ex-Pdt, mazette ! et vous n’en parlez pas.
    Mais ce qui est étrangement curieux et bizarre, c’est qu’il paraîtrait que c’est l’ex-Pdt lui-même qui lui aurait donné ces pouvoirs de la Stasi.
    Quel polar ! Mieux que le feuilleton Buisson !

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/03/21/ecoutes-quand-sarkozy-renforcait-les-pouvoirs-de-la-police-et-du-parquet_4387240_823448.html

    Commentaire par Arthur — 21/03/2014 @ 19:20

  20. Pauvre citoyen lambda qui a de plus en plus l’impression d’essayer de survivre dans un monde pourri.

    Commentaire par Scaramouche — 22/03/2014 @ 05:37

  21. @ Maelle

    Effectivement on ne devrait pas dire "finance-casino", expression qui sous-entend que seul le hasard compte dans les résultats. On devrait plutôt dire "finance-poker". Le talent, le sang-froid, la mémoire, l’expérience… comptent comme au poker. Ça peut rapporter gros comme le poker. C’est un jeu comme le poker ; il suffit d’une table et d’un jeu de cartes ici, d’une salle de marché et de quelques ordinateurs là, hors tout lien avec le monde extérieur et les "vraies" activités, et enfin comme au poker on n’aime pas les tricheurs…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 22/03/2014 @ 22:53

  22. En fait, Denis, j’ai ecrit et envoye mon commentaire avant de lire le votre ! Ce n’etait pas une reponse a votre commentaire, mais une curieuse coincidence …

    On peut parler bien sur de finance casino ou poker au sens figure. Mais il ne faut pas penser que dans les salles de marche on joue a quitte ou double ; ce n’est pas ca le metier de trader, pourtant in fine ce quitte ou double etait la fameuse martingale que croyait avoir trouvee JK qui se fantasmait trader star.

    Pour le reste, vous avez raison. La finance a tendance a perdre pied avec la realite, que ce soit JK et ses 50 milliards ou les subprimes qui etaient bases, sous les piles de montages et decoupages financiers savamment alambiques pour donner un sentiment de serieux, sur le credit hyper merdique accorde par un courtier marchand de tapis a une pauvre mere celibataire de quatre gamins jonglant entre trois boulots dans une banlieue champignon du Nevada.

    Commentaire par Maelle — 22/03/2014 @ 23:47

  23. J’étais fatiguée hier soir, evidemment je voulais dire "dans les salles de marché de banques telles que la Société Générale" ; les hedge funds font par définition des choses plus risquées quoi que ce ne sont pas non plus tout à fait des casinos !
    Pour ce qui est des subprimes, les banques pensaient sincèrement que c’était des produits financiers assez peu risqués et rapportant beaucoup ; personne ne s’est rendu compte que c’était pourri à la base et pris dans une bulle spéculative où les sommes en jeu devenaient gigantesques.

    Commentaire par Maelle — 23/03/2014 @ 12:09

  24. @ Maelle

    Vous pensez rééllement que les banques en proposant des emprunts à taux variables à des gens simples incapables de rembourser étaient "naïves ? ". Des milliers de gens se sont retrouvés ruinés avec les subprimes . Personne vraiment d’après vous ne savait que c’était pourri en ce qui les concernait ?
    La naïveté et la philanthropie des banques me laissent sceptique.

    Commentaire par Scaramouche — 23/03/2014 @ 15:21

  25. Petite anectode : lorsque j’ai achete mon premier appart’ il y a une quinzaine d’annees, je me suis rendue pour un pret classique au tres serieux Credit Foncier. Une conseillere m’en a propose un extremement attractif mais qui etait a taux variable, ce qu’elle n’avait pas du tout mis en avant, je dirais meme camoufle, sans entrer dans les details. Sans doute pensait-elle que j’etais jeune et naive, a tort …

    J’ai evidemment oublie de preciser dans mon precedent post, que la plus a plaindre est evidemment la mere de famille en question a qui on a fait croire qu’elle pouvait etre proprietaire et qui a finalement tout perdu dans cette affaire et vivote maintenant en mobil’home.
    Sans vouloir entrer dans des considerations politiques, il y a aussi la responsabilite d’un Etat Americain qui a dereglemente completement l’acces au credit (ah, le credit hypothecaire dont revait ce cher Nicolas Sarkozy !) certes pour faire plaisir aux banques, mais aussi, nous ne leurrons pas, pour acheter en quelque sorte la paix sociale pour que tout a chacun est acces a l’argent facile.

    Sur votre point final, ne mesestimez pas la naivete des banques europeennes qui se sont bien faites avoir en accordant du credit a une societe americaine qu’elles ne connaissaient pas si bien que ca. Mais bien sur, tant que ca rapportait a tous les niveaux beaucoup de pognon, personne n’etait tres regardant.

    Autre petite anectode. J’ai un jour personnellement entendu le grand patron d’une banque d’investissement francaise expliquer comment au tout, tout debut de la crise des subprimes, il s’etait poser (enfin!) enormement de questions quand il avait appris que son chauffeur de limo quand il se placait sur NY avait commence un petit fond speculatif avec son beau-frere.

    Commentaire par Maelle — 23/03/2014 @ 18:02

  26. Il me semble Maëlle que tout ce qui est une très bonne affaire doit être examiné avec un un certain scepticisme et que si le citoyen lambda la vieille dame ou le gamin idéaliste peuvent se laisser abuser par un miroir aux alouettes, les vieux renards des banques dont c’est le métier de " faire des affaires" sont peu soupçonnables de naïveté,
    Je n’ai pas plus d’illusions sur Kerviel que sur la Soc Générale et je comprends le jugement de Salomon actuel.

    Commentaire par Scaramouche — 24/03/2014 @ 07:37

  27. Je pense que vous avez tort, "les vieux renards des banques" européennes se laissent aussi bernés par l’American Dream … surtout s’ils sont pris dans une frénésie spéculative qui leur rapporte beaucoup et dont ils se moquent des conséquences fâcheuses quand elles semblent ne pas pouvoir les affecter.

    Le jugement de Salomon comme vous dites qu’a donné la Cour de Cassation a cela de gênant, indépendamment de tout, en ce qu’il risque d’avoir un impact bien au-delà de l’affaire Kerviel, en diminuant le droit des victimes, que nous pourrions, vous et moi, être un jour. Franchement c’est faire beaucoup trop d’honneur à M. Kerviel ! Surtout, plus fondamentalement cela me dérange beaucoup que soient mises sur le même plan négligence et intention de nuire ; j’ai tendance à ne pas apprécier ce qui diminue la responsabilité individuelle, que voulez-vous !

    Commentaire par Maelle — 24/03/2014 @ 10:00

  28. Jérome kerviel avait un surnom dans les salles de marché "Le Gros", lorsque les équipes changeaient en cours de journée les arrivants lançaient en rigolant "le gros est là?"‘ même la salle de marché du CMB à Releq kerhuon savait si oui ou non le flambeur était là, et les patrons énarques de le Société Générale ne savaient rien!! et tous les spécialistes disent qu’il n’y a qu’en France que Kerviel puissent être jugé

    Commentaire par yves — 24/03/2014 @ 20:51

  29. @Yves : c’est très possible, mais expliquez-moi pourquoi :
    – quand il gagne 600 millions en juillet 2007, il se tait, et la banque qui sait tout n’enregistre pas ce bénéfice faramineux dans ses résultats trimestriels ?
    – quand il gagne 800 millions en novembre 2007, il se tait, et la banque qui sait ce qu’il fait n’enregistre pas ce bénéfice faramineux.
    Bref, le 1,4 milliard de 2007 gagné par JK conformément aux injonctions de sa banque (selon sa version), il le cache (c’est dans son livre), il a peur de le montrer. Pourquoi avoir peur de révéler un bénéfice à des gens qui savent tout de vos activités, donc de vos investissements, vos gains, vos pertes ? Pourquoi ne demande-t-il pas un bonus proportionnel ? Il réclame 500 000 euros pour 2007, on lui en attribuera 300 K, évidemment jamais versés puisqu’il est découvert dans la semaine du 18 janvier pour avoir mal choisi la contrepartie de la fausse opération qu’il a passée pour dissimuler le résultat.
    Je vais vous dire, il est drôlement habile pour faire gober cette couleuvre au public. Tant mieux pour lui si ça marche.

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/03/2014 @ 09:07

  30. @Kuk, 14: avec retard, je suis un peu débordé…
    Sur les scénarios de débouclage, tout d’abord: je ne sais pas s’il suffisait de débouclé partiellement pour repasser en ‘ratio légal’ ou s’il fallait tout déboucler: je ne suis ni juriste ni financier.
    Sur la conduite du débouclage lui même: il est toujours possible de faire mieux après coup: une fois les trois jours écoulés et les évolutions de cours connus. Mais pour autant, a-t-il été ‘mal’ fait…? Ca reste à voir.
    Ce qui nous différencie dans cette affaire, c’est notre point focal. Vous regardez davantage le mécanisme bancaire là ou je regarde davantage un homme qui sombre.
    Dans le cadre du procès, c’est Kerviel qui est jugé. Ni la banque (plaignante, pas accusée), ni la Finance. On ne juge pas des concept, mais des faits. Faisons une hypothèse. Admettons que la SG, par bêtise, malhonnêteté, qu’importe, ait doublé la perte réellement imputable à Kerviel. Pragmatiquement, quelle différence dans le jugement? Il devra rembourser 2,5 milliards au lieu de 5? La belle affaire. Une vie, dix vies n’y suffiraient pas. C’est pour cela que quelques centaines de millions de plus ou de moins m’indiffère totalement, dans la cadre du procès Kerviel. Cet argent est perdu. Il ne reviendra pas.
    Maintenant, je comprend votre point plus général: en condamnant à rembourser l’ensemble du préjudice, il règne une incertitude, celle de l’évaluation. Mais si il faut en plus définir une forme de "taux de responsabilité pour imprudence", le système ne devient pas plus prévisible, mais moins! On multiplie désormais deux incertitudes! De plus, faire un principe général "l’imprudence justifie partiellement le dommage" est assez discutable. Ca ressemble un peu à "fallait pas porter une jupe pour ne pas être agressée". Je peux comprendre que l’imprudence soit sanctionnée, mais pas sous cette forme, trop générale à mon goût. Sans compter que la SG a été sanctionnée, deux fois. Une première par une amende, la seconde, on l’oublie, par ses pertes! Une entreprise est censée faire du profit. Perdre des milliards, ce n’est pas rien!

    Commentaire par Kaeldric — 25/03/2014 @ 09:15

  31. De toutes facons, la SG n’a pas ete maitresse des conditions de debouclage qui lui ont ete imposees par les instances reglementaires bancaires. Croyez-vous serieusement que dans un dossier aussi sensible tout n’a pas ete verifie par ces memes instances, ce qui explique que la justice ne veut pas perdre encore plus de temps et d’argent. Par ailleurs quel interet pour la SG de camoufler des pertes … par d’autres pertes, meme d’un point de vue fiscal ? A moins d’entrer dans une theorie abracadabrante de complot ou les pertes n’existent pas … Et ce, sans considerer, qu’en effet la SG n’avait pas banque les plus de milliard de gains de JK.
    Et ouai, faut vous y faire, JK est un rogue trader. Il n’est pas le seul dans son cas d’ailleurs. renseignez-vous sur K. Adoboli a UBS, meme desk, meme fraude, plusieurs milliards envoles, mais lui n’est pas devenu une icone. Curieux, non ?

    Tres, tres juste votre remarque Kaeldric sur le " fallait pas porter une jupe pour ne pas etre agressee" !

    Commentaire par Maelle — 25/03/2014 @ 10:33

  32. Ah oui, Yves, tous les specialistes disent qu’il n’y a qu’en France que Kerviel puisse etre juge, dites-vous. C’est qui exactement vos specialistes, vous avez des noms. Je vous rappelle qu’en GB M. Adoboli a bel et bien ete juge et condamne a 7 ans de prison.

    Commentaire par Maelle — 25/03/2014 @ 11:24

  33. vous voir hurler avec les loups de la SG est assez pathétique, aliocha, service commandé???????????? paul jorion souteint le contraire de ce que vous avancez

    Commentaire par yves — 25/03/2014 @ 12:01

  34. @Yves : je vous ai posé une question. Elle vous dérange à ce point pour que vous m’insultiez ? Je ne hurle pas avec les loups, simplement je ne supporte pas l’enfumage de votre idole.
    Il vous a dit combien lui avait rapporté la vente de son livre ? A vue de nez 150 000 euros
    Il vous a dit qu’il réclame un million d’euros à Socgen aux Prud’hommes, dont son bonus de 300 000 euros pour 2007 ?
    Il vous a dit qu’il avait vendu les droits de son bouquin à Barratier ?
    Il vous a dit combien il en avait tiré ?
    Alors le petit pèlerin qui rentre de Rome à pieds pour lutter contre la finance, à d’autres ! Il n’a jamais cessé d’être trader. Et là, vous savez ce qu’il fait, il joue le coup de sa vie pour faire cracher la banque au bassinet.

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/03/2014 @ 12:11

  35. bien sûr, Kerviel revendique une part de responsabilité, mais une banque qui met en place un système où la spéculation la plus dingue est la règle et qui ne met en place aucun contrôle et qui s’y brûle les doigts, bien fait pour son patron dont le boulot grassement payé était en autre de veiller à la bonne conduite de ses agents….. mais si on vous écoute les subprimes; la société générale ce sont les lampistes qui sont les coupablesau moins quand un navire va percuter un quai la compagnie s’en prend systématiquement au capitaine

    Commentaire par yves — 25/03/2014 @ 13:05

  36. Petite question a Aliocha : pourquoi aucun journaliste (Mediapart es-tu la ?) n’a la curiosite d’aller mettre son nez dans le petit business Kerviel d’une part, dans l’entourage plutot heteroclite qui gravite autour de lui d’autre part.

    Commentaire par Maelle — 25/03/2014 @ 13:10

  37. au fait vous voulez quoi maelle que ce fils de pauvres aille en prison, qu’il rembourse le 4,9 milliards puisque vous semblez de renseignements "espéciaux" qui restent au stade de l’évocation et du sous entendu (le pire en journalisme) sur une véritable maffia Kerviel, allez mettez tout sur la table de la kerviel connection, si vous le connaissez si bien que cela

    Commentaire par yves — 25/03/2014 @ 13:14

  38. puisque que vous semblez disposer de (scusi)

    bernard tapie doit rigoler si il vous lit, faut pas se tromper de combat!

    Commentaire par yves — 25/03/2014 @ 13:15

  39. @Yves : j’ai écrit dans mon livre que la banque comme le trader étaient coupables, à égalité. Je maintiens. J’ai écrit aussi que les juges étaient allés trop loin en première instance en prétendant que la banque par sa réactivité avait évité un clash mondial alors que précisément elle était coupable de négligence crasse. Je maintiens. Et je vous invite à vérifier. Vous verrez alors si le clan Kerviel a raison de m’agonir d’injures. Je n’ai varié que dans les yeux de ceux qui voudraient me voir me coucher devant les délires consistant à dire que la banque n’a rien perdu ou ceux encore qui tentent de faire de Kerviel une idole. Il a décidé de tuer sa banque et d’empocher ce qu’il considère comme la juste réparation des six ans de procédure dont il a fait l’objet. Je laisse chacun juge de la psychologie qu’il y a derrière, je ne suis pas psy même si j’ai ma petite idée. Bref, grand bien lui fasse. J’ai personnellement d’autres combats à mener que d’aider un loup de la finance à se venger de son employeur et devenir millionnaire. Déjà en 2010 sur ce blog j’écrivais qu’on avait envie de renvoyer le trader et sa banque dos à dos et les laisser régler leurs conneries tout seul. Je n’ai presque pas varié. Presque parce que le flot de fumisteries qui sort de la défense du trader commence à m’irriter sérieusement. En tant que journaliste, je n’aime pas qu’on raconte des conneries au public et qu’on manipule les gens. Mais bon. Je suppose que c’est inéluctable. Tant pis pour ceux qui s’y laissent prendre.

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/03/2014 @ 13:17

  40. @ Yves

    Un fils de pauvres !!! Non mais on croit rever !!! Qui vous a donc fait croire ca ?

    C’est extraordinaire, Jerome est en train de construire sa propre hagiographie … devrait essayer de se trouver un lion ….

    @ Aliocha

    Je me retrouve dans ce que vous dites a la fin de votre post 39. Tres franchement ce qui m’indigne le plus dans toute cette histoire, c’est moins Jerome Kerviel (meme si j’ai moi aussi mon opinion sur l’homme) que la facon ehontee dont lui, son entourage et tous ceux qui le soutiennent (certains par interet) ont reussi avec l’aide de media complaisants a manipuler l’opinion. Ca en dit long sur mes concitoyens … Malheureusement quand on voit le resultat des municipales.

    Commentaire par Maelle — 25/03/2014 @ 14:06

  41. Bonjour,

    Dans une affaire qui demande autant de technicité bancaire que juridique, l’ingénieur que je suis, ne prend pas parti mais se permet simplement quelques remarques incidentes, appuyées par son expérience en organisation industrielle et par la lecture de bons auteurs:

    -notre esprit est profondément biaisé en faveur d’explications causales. Notre tendance à voir une logique dans le hasard est irrésistible.
    -on ne peut pas s’empêcher de traiter le peu d’information que l’on a comme si il n’y en avait pas d’autre
    -on édifie la meilleure histoire possibleà partir de ce qu’on a et si c’est une bonne histoire on la croit
    -nous avons tous besoin d’être rassurés par un message simple, les actions ont des conséquences logiques et le succès vient récompenser la sagesse et le courage
    -avec le recul tout semble avoir un sens et donc ce qui a un sens aujourd’hui devait être prévisible hier

    Alors Kerviel…

    Commentaire par araok — 25/03/2014 @ 16:14

  42. @araok : vous me faites penser que je dois faire un billet sur La démocratie des crédules de Gérald Bronner qui explique à peu près ce que vous évoquez. Sur le sens rétrospectif, on est habitué en justice à s’en méfier, car la justice intervient précisément toujours après coup et se trouve donc particulièrement vulnérable sur ce terrain. Les autres biais aussi remarquez sont connus. La solution judiciaire, c’est une application méticuleuse du contradictoire, sur fond de faits avérés et d’expertises le cas échéant. ça n’évite pas tous ces biais, mais en y réfléchissant, c’est quand même pas mal.

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/03/2014 @ 16:44

  43. je ne parlais pas I) de l’aspect jurisprudentiel de l’arrêt de la Cour de Cass,, II) que les conseils de Kerviel aient été parfois folklos (je n’en disconviens pas et mauvais juristes) , etc etc………….. Maelle ( ça fleure bon la Bretonne )je me méfie au plus haut point des chevalières blanches de votre espèce, et que vous veniez m’expliquer à moi qui ai géré une brigade de recherches ce qu’est la circonspection, ça me fait rigoler. mais un lapsus calami vous fait écrire Jérome pour désigner Kerviel: c’est plus de la rage, c’est de l’amour!!

    Commentaire par yves — 25/03/2014 @ 17:48

  44. Euh, si j’ai dit Jerome c’est en reference a St Jerome l’anachorete …
    Petit ;-) a notre hotesse : moi aussi, je suis folle d’amour eperdu pour le beau monsieur Kerviel, on devrait fonder le club des econduites !
    Et sur l’entourage eclectique ( interlope ?) de JK, je pense qu’il y a des choses a ecrire en effet …

    Commentaire par Maelle — 25/03/2014 @ 18:02

  45. et fils de pauvre c’était seulement pour vous expliquer que si il était né dans le 7ème arrondissement, il aurait fait l’ENA,, la direction du Trésor et là vous en conviendrez avec moi, 5 millairds ça va ça vient on n’en fait pas un caca nerveux

    Commentaire par yves — 25/03/2014 @ 18:10

  46. @Maelle : taisez-vous malheureuse, vous allez attirer les kerviellettes, ça va encore être le cirque ! alors comme ça vous aussi vous kiffez les types surendettés qui fument clop sur clop, risquent la taule et suent la névrose ? Vous avez pensé à en parler au groupe, comme dirait un de mes copains ? ;-)

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/03/2014 @ 18:14

  47. @Yves : Daniel Bouton, petit fils de cantonnier, orphelin à 13 ans, patron de banque. Vous voyez, y’a pas de fatalité, on peut ne pas être né dans le 7ème et faire l’ENA…

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Bouton

    l’argument de la lutte des classes, ça mène jamais très loin. Ici, ça montre surtout qu’avec des cartes semblables certains jouent une belle partie utile à plein de monde et d’autres se limitent à foutre la merde puis à geindre quand il faut payer la facture…

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/03/2014 @ 18:17

  48. même source http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Bouton

    "En septembre 2009, Daniel Bouton crée sa propre société de conseil, DMJB Conseil, dont il détient l’intégralité du capital. Cette société de services, à vocation européenne, souhaite profiter de la renommée de Daniel Bouton dans la communauté financière, y compris à l’étranger. Un des premiers clients est la banque d’affaires Rothschild & Cie"

    vous voyez ils ne sont pas rancuniers entre banquiers, Visiblement le carnet d’adresse de Bouton (la seule chose qui compte) est plus épais que celui de kerviel
    Ma question si kerviel s’installe comme conseil/ traders: qui sera son premier client???. sera-t-il aussi fortuné??? on m’a toujours appris qu’il fallait être du côté de l’underdog

    mais comme visiblement Maelle a un sens inné du bon côté du manche, j’apprécierais qu’elle arrête d"‘allusionner" sur l’environnement de Kerviel ou qu’elle nous dise tout de tout!!

    Commentaire par yves — 25/03/2014 @ 18:29

  49. Maelle dit:

    " Petit ;-) a notre hotesse : moi aussi, je suis folle d’amour eperdu pour le beau monsieur Kerviel"

    Alors que Daniel Bouton, lui est beau comme Crésus:
    Je comprends que le choix est difficile!!!!!

    Commentaire par yves — 25/03/2014 @ 18:41

  50. "Sauf si cette communication immédiate a pour effet d’aggraver la situation. Dans ce cas, un délai peut être accordé. Daniel Bouton va donc informer l’AMF et demander un délai pour informer le marché. Pourquoi ? Parce que s’il annonce le lendemain qu’il a une position non autorisée de 50 milliards qu’il doit céder, les fonds de pension vont jouer contre Socgen et c’est la faillite assurée. La seule solution consiste à céder les positions le plus normalement possible et annoncer ensuite au marché non pas une exposition aux conséquences incertaines, mais une perte nette et définitive. De toute façon, la position est illégale et ne peut être conservée"

    et j’en aurai fini; ainsi vous nous annoncez qu’un pékin lambda sans compétences particulières pour la manipulation des systèmes informatiques, peut prendre des positions qui peuvent générer des risques supérieurs au rendement annuel de l’impôt sur le revenu sans que cela n’émeuve personne. c’est un peu comme si vous veniez m’expliquer qu’il est normal que pendant ses vacances Hollande confie le code nucléaire au commandant du Redoutable!!

    Commentaire par yves — 26/03/2014 @ 09:35

  51. @yves : eh si, ça a ému, quand on a réussi à percer les manipulations qui dissimulaient le désastre. Et vous n’avez toujours pas répondu à ma question de cohérence : pourquoi un trader agissant sur les ordres de sa banque dissimule-t-il le bénéfice réalisé conformément aux prescriptions de ses supérieurs ? Pourquoi ces mêmes supérieurs qui ont encouragé ces investissements et sont censés être informés de leur miraculeux résultat font-ils semblant de ne rien voir ? Pourquoi la machine à fric qu’on nous décrit sous les traits de la Société Générale n’inscrit-elle pas le 1,4 milliards gagné en 2007 dans ses résultats annuels ? Vous pouvez retourner le problème dans tous les sens, il n’y a aucune explication cohérente à cela. Il y a donc de très fortes chances que ce soit un mensonge, à moins que celui qui le prétend n’y croit vraiment, dans ce cas….

    Moi quand je vois un type se donner un mal fou pour faire des centaines de fausses opérations, inventer de toute pièce un mystérieux investisseur prénommé Matt et rédiger des faux mails, j’ai du mal à croire ensuite qu’il dit la vérité quand on prétend qu’on lui a demandé d’investir des dizaines de milliards sur les marchés sans couverture. En fait, je vais vous dire, il faut être au choix aveuglé par la haine anti-banque ou touché par le personnage de Caliméro du trader pour le croire encore quand on a lu le dossier. Moi en tout cas je ne marche plus. Ce qui ne m’empêche pas de considérer qu’à défaut d’être complice, la banque a été d’une négligence affolante. Et j’en reviens à ma conclusion déjà énoncée, on a envie de les renvoyer dos à dos et de leur dire d’arrêter de cramer nos impôts en monopolisant la justice sur leurs conneries.

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/03/2014 @ 11:32

  52. je vois bien que ce sont les conséquences fiscales de cet arrêt pour la SG qui vous préoccupe (qui avait bénéficié de la bienveillance de la cellule fiscale du cabinet du ministre de l’époque)
    il est certain que si la responsabilité de la SG était reconnue à l’époque, la SG était morte

    Commentaire par yves — 26/03/2014 @ 12:12

  53. Je sais c’est un peu long, mais vous avez déjà tellemnt donné de votre belle jeunesse à la SG qu’un peu plus un peu moins…….. voilà ce que j’ai trouvé sur un blog n’étant pas spécialiste……………..:
    bien à vous

    "Que d’élucubrations, que de mots savants et d’exagérations ont été racontés par l’avocat de la Société Générale à l’audience de la cour de Cassation, le 13 février 2014, lors de l’examen du pourvoi de Jérôme Kerviel pour faire annuler la décision de la cour d’appel du 26 octobre 2012.

    Entre autres curiosités lexicales, il a fait observer à l’assemblée des magistrats que Jérôme Kerviel, opérateur de marché de la Société Générale, « paramétrait les logiciels » pour dissimuler des opérations de trading. Puisque cette question épineuse est source de causerie diverse, je reprends ma plume pour mon plus grand plaisir afin de compléter mes propos.

    La question qui est posée par certains lecteurs est de savoir si, les salariés de la Société Générale, utilisateurs lambda des systèmes informatiques, sont autorisés à pratiquer de la configuration standard comme par exemple, la possibilité de configurer la langue ou alors la taille de police d’un logiciel, ou bien s’ils peuvent mettre les mains dans la mécanique des paramètres comme un administrateur de progiciel ?

    Alan J. Perlis, pionnier dans les langages de programmation, nous informe que : « Tout programme a (au moins) deux buts : celui pour lequel il a été écrit, et celui pour lequel il ne l’a pas été ».

    Qu’en est-il de ces deux objectifs à la Société Générale ? L’utilisateur informatique peut-il utiliser seulement les fonctionnalités d’un programme qui ont été écrites pour lui ou bien franchir le pas de l’utilisation primaire et pratiquer des paramétrages pour remédier aux absences de fonctionnalités du programme ?

    Des fonctionnalités d’un programme qui ont été écrites pour l’utilisateur

    Selon une définition simple de Wikipédia du système d’information, celui-ci « est le véhicule des entités de l’organisation. Sa structure est constituée de l’ensemble des ressources (les personnels, le matériel, les logiciels, les procédures) organisées pour : collecter, stocker, traiter et communiquer les informations. Le système d’information coordonne, grâce à la structuration des échanges, les activités de l’organisation et lui permet ainsi d’atteindre ses objectifs. »

    Ainsi, l’organisation informatique d’une entreprise est censée être la copie conforme de l’organisation interne des services et la reproduction à l’identique de la structure pyramidale de la hiérarchie.

    Lelo 01

    Par conséquent, si beaucoup de logiciels donnent aujourd’hui une grande souplesse d’application et permettent aux utilisateurs de base de les configurer de façon à les adapter à leur utilisation, cette ouverture à la configuration reste néanmoins restreinte.

    Dans l’exemple ci-dessous de paramétrage des accès à un progiciel, le niveau supérieur et le niveau le plus ouvert est 0, le niveau d’accès le plus restreint est 9. Si l’accès à un menu est bloqué, la lettre N est pour Non, si l’accès est ouvert, il est indiqué O pour Oui. Si l’accès est bloqué, l’utilisateur aura une ligne de menu grisée. Le clic de la souris ne permet pas l’accès à l’écran du menu.

    Lelo 02

    La configuration des accès se matérialise ainsi pour les graphes dynamiques de Boursorama. L’administration de l’interface est fermée. Les artefacts de « paramétrage utilisateurs » proposés sont des gadgets pour les clients utilisateurs de cette application.

    S’il est certes possible de « paramétrer des courbes indiquant les volumes, le RSI, le Fibonacci, etc. », ce « paramétrage de l’utilisateur » (si on ose dire) n’a pas d’impact sur le fonctionnement global du logiciel. Ce n’est pas parce que j’utilise un paramètre RSI que je vais changer son mode de calcul. Je vais pouvoir choisir entre le mode RSI 14 ou autre RSI dans l’application Boursorama pour tenter d’anticiper la tendance du marché, mais si je souhaitais par exemple, installer la très utile fourchette d’Andrews, je ne peux pas car je n’ai pas les droits d’accès. De la même manière, si sur Boursorama, je souhaite obtenir une courbe du CAC 40 en dollars américains ou en devise du Zimbabwe, je ne peux pas.

    Lelo 3

    Et encore, même si je pouvais le faire, cela n’est pas du paramétrage véritable. La limite entre l’utilisation et l’administration d’un progiciel, c’est que l’administration d’un progiciel permet de changer son fonctionnement de manière totalement personnalisée, à tel point que la production d’un service bancaire pourrait être totalement bloquée ou alors modifiée.

    Si ce gadget utilisateur est ouvert aux clients, il n’a pas d’impact sur les opérations de trading. Comme dans l’exemple de Boursorama, lorsque j’envoie un ordre d’achat ou de vente d’un actif quelconque, je n’ai aucune influence sur le marché financier, je ne peux pas manipuler le prix ou truquer d’une manière ou d’une autre. Pour un véritable paramétrage, il faudrait avoir les droits administrateurs, l’accès client à l’application Boursorama n’est qu’une aide à la décision.
    Ceci dit, le logiciel Eliot du Desk Delta One de la SGCIB était plutôt plus complexe que ce qui est proposé par Boursorama, même si c’est peut-être un bon exemple. Un programme tel que le logiciel Eliot, affublé d’un patch pour insérer des lignes d’écritures fictives non comptables, peut nous conduire à nous interroger sur la nature exacte de l’intégrité d’un tel programme.

    Des fonctionnalités d’un programme qui n’ont pas été écrites pour l’utilisateur

    Dans le cadre de ce « paramétrage utilisateur », l’avocat de la Société Générale disait des gros mots en arguant, le doigt accusateur, que Jérôme Kerviel paramétrait des écritures fictives pour ensuite les effacer alors qu’il est bien évident en réalité que tout était parfaitement contrôlé par la banque.

    Les mots « opération fictive » sont devenus l’injure suprême, l’acte répréhensible commis par le trader alors que ces opérations étaient autorisées sans l’être officiellement en fait.
    Pourtant, au sens de l’administration pure et simple d’un système informatique normal, cela n’est pas du « paramétrage » à proprement dit, mais simplement une utilisation du progiciel.

    Il est très contestable de dire que d’introduire une ligne d’écriture non-comptable dans le système et de la masquer, est du paramétrage. Masquer une colonne dans le logiciel Excel est d’utilisation assez simple par exemple.

    Certes le programme avait été ouvert pour inscrire des lignes d’écritures fictives car elles étaient une sorte de « patch » pour remédier aux « dysfonctionnements » du système fait maison, le système Eliot. Mais, c’était un patch à un programme qui n’avait pas été prévu pour de telles fonctionnalités. Si ce programme n’avait pas conçu les opérations fictives, à la base, la fonctionnalité avait été ajoutée en addendum au progiciel. Pourtant, le but d’un programme informatique, c’est justement d’écrire un langage qui va, non seulement, fournir un système pour faciliter et accélérer les tâches, mais aussi, refuser l’accès à certaines fonctionnalités aux utilisateurs pour des raisons évidentes du maintien de l’intégrité des données et de la fiabilité du système.

    Or, tous les opérateurs du desk Delta One de la Société Générale utilisaient ce pansement pour bander la plaie de la faille informatique. Le plus surprenant c’est que ce correctif appliqué par les utilisateurs n’était pas officiellement admis. Cela se savait pourtant parfaitement bien à la Société Générale, en commençant par Eric Cordelle le N+1 et Marine Auclair, chargée du contrôle des comptes du trading à la SocGen, qui l’ont expliqué aux juges du fond.

    De surcroit, un trader avait été coincé à utiliser les opérations fictives 10 ans auparavant et s’était suicidé. Rien n’avait été fait pour y remédier par la suite. La hiérarchie savait très bien que cet artéfact de paramétrage d’utilisateur était un secret de polichinelle.

    La configuration du logiciel permettait d’introduire des opérations fictives mais elles ne passaient pas en comptabilité. C’était des opérations latentes. Peut-on alors considérer que le programme était prévu pour des utilisateurs à la base de la pyramide, devenus administrateurs de progiciels sans crier gare, sans respect pour l’organisation intrinsèque des systèmes d’information ?

    En réalité, tout était parfaitement contrôlé.

    La banque savait que Jérôme Kerviel naviguait dans ce système et qu’il ne pouvait donc pas détourner d’argent et de ce fait, ne peut être accusé pour autant d’abus de confiance.

    La banque savait parfaitement que depuis 2000/2001, il fallait appliquer l’équivalent de la loi américaine Sox : mise en conformité qui concerne pour l’essentiel la section 404, dont la mise sous contrôle des rôles opérationnels, avec le respect strict des règles de séparation des tâches.

    Ces contrôles portent notamment sur :
    – La gestion des mots de passe : niveau de sécurité, changement à intervalle régulier ;
    – Le réseau informatique : vérification de l’authentification des accès, protection du réseau par deux pare-feux, contrôle des accès à internet et bon usage d’internet, révocation des accès en cas de départ de l’employé ;
    – La sécurité des ERP : contrôle des accès, longs mots de passe, restriction de l’accès des données aux utilisateurs ;
    – Les sauvegardes : régulières, tests de restauration »

    Ne pas changer les accréditations au logiciel, c’est une goutte d’eau dans la mer de pratiques ostensibles, inadéquates et excessives dans cette banque ! Suivies d’étranges pratiques de la part de la justice.

    Il convient en principe de laisser aux professionnels concernés la gestion des failles logicielles et d’y remédier, non par des « bidouilles d’amateur » mais par une consolidation nette et précise de l’intégrité du système avec la rigueur afférente et nécessaire à la gestion des accès et au management des ERP.

    Un cadre règlementaire très strict au sein de la Société Générale lui éviterait de faire porter le fardeau insurmontable de ses manquements intentionnels, sur les épaules très étroites de ses salariés.

    Commentaire par yves — 26/03/2014 @ 12:30

  54. Pour en revenir au sujet initial.
    Ça vous a peut-être échappé mais la SG s’est réservé le droit de poursuivre Eva Joly en diffamation.
    Je me pose une question : elle y croit vraiment à son histoire de compte off-shore ? Hallucinant !

    Commentaire par Maelle — 26/03/2014 @ 13:37

  55. @Yves : vous ne répondez toujours pas à ma question.

    @Maelle : je ne pense pas qu’elle y croit, mais c’est le côté fascinant de notre société dite de l’information. Une politique en panne de visibilité s’accroche à un acteur médiatique de l’actualité en panne de soutien politique et roule la caravane médiatique. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre que la majorité des gens qui parlent dans les médias ne disent pas ce qu’ils pensent mais fonctionnent en sophistes, ils parlent pour créer un effet et obtenir un résultat. Ce qui généralement impose de dire tout sauf ce qu’on pense et moins encore l’idée que l’on se fait de la vérité. Kerviel caricature sa situation pour émouvoir, Joly embraye pour séduire des électeurs potentiels et hop, la grande machine à déconner tourne à plein régime. Je laisse à Edwy Plenel le soin de s’inquiéter pour la DEMOCRATIE, il en a fait sa chose, à titre personnel, je m’interroge plus simplement sur le rapport de la société médiatique à la vérité et encore plus humblement à la réalité des faits. Mais bon…si j’avais le temps, je marcherai comme JK pour dénoncer la tyrannie des médias ;-)

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/03/2014 @ 15:30

  56. @Aliocha: sur ce dernier point, Authueil, qui le vit de près, le décrit ici:http://www.authueil.org/?2014/03/22/2242-la-politique-est-un-metier
    En quelques mots: le rôle d’un politique, c’est la captation du pouvoir. Le reste, c’est un moyen au service de l’objectif.

    Commentaire par Kaeldric — 26/03/2014 @ 16:46

  57. @Yves : vous ne répondez toujours pas à ma question.

    oui mais c’est ma réponse! j’ai été formé à la meilleure école.
    et de toute façon je ne répondrai qu’après que vous m’ayez dit ce que vous souhaitez pour Jérome (selon Maelle) : le supplice du pal ou la décapitation les exécutions américaines étant selon moi trop barbares

    Commentaire par yves — 26/03/2014 @ 17:42

  58. Maelle votre folle passion pour la Société Générale suscite l’émotion des plus endurcis, vous ne supportez pas qu’on lui fasse du mal, soit! mais vous vous êtes rendu compte que ce n’est qu’une personne morale et que jamais vous n’épouserez la Société Générale, je sais c’est dommage ….. votre amour semble si pur!

    Commentaire par yves — 26/03/2014 @ 18:12

  59. Vous placez mal l’objet de ma passion, ou du moins de mon abjection. Kerviel et sa clique, avec l’aide de medias complaisants, prennent les gens pour des cons, et je n’aime pas qu’on me prenne pour une conne Cette demagogie teintee de populisme, quelle horreur !

    Commentaire par Maelle — 26/03/2014 @ 18:57

  60. JK est UN innocent et modeste, il est torturé par son rôle de bouc émissaire, c’est clair comme bcp de petit J Christ qui s’ignorent, il est allé à Rome en + comme toutes les cloches, il n’arrive pas à joindre les debout.

    Commentaire par georges dubuis — 26/03/2014 @ 23:34

  61. Maelle vous pourriez associer la Société Générale à votre juste courroux (hou , hou) ; votre réaction est trop passionnelle pour ne pas être suspecte, vous ne nous dites pas touttttttttttttt!

    Commentaire par yves — 27/03/2014 @ 08:45

  62. http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20140326.OBS1304/jerome-kerviel-je-represente-un-danger-pour-qui.html

    comme je suis un peu perdu Maelle ou Aliocha j’attends votre analyse sévère mais certainement juste, des propos de Jérome (pour Maelle) kerviel (pour Aliocha)

    Commentaire par yves — 27/03/2014 @ 09:24

  63. @Maelle en 59

    Jules Renard disait qu’il y a une forme de volupté à être pris pour un con par plus con que soi.
    Or ce sont toujours les imbéciles qui , sachant de quoi ils parlent, en traitent les autres , ceux qui ont la chance d’être nés intelligents sont habitués à leur supériorité et sont toujours indulgents . (-)
    Ne sous-estimez pas le citoyen lambda qui loin des sphères médiatiques commence sérieusement à être blasé et ne croit que ce qu’il veut loin de tout manichéïsme . Les idernières abstentions et le désaveu des politiques en font foi.. L’électeur n’est pas toujours un "naïf" .
    On sait depuis longtemps qu’en toutes choses les torts sont partagés et que comme pour l’Egalité certains sont mieux partagés que d’autres. Nul doute que le joli Kerviel n’ait un certain talent pour la comédie mais la SG assez peu performante et dont le personnel arrogant fait l’unanimité n’attire pas la sympathie du public ( si toutefois on peu "aimer sa banque" comme l’annonce si bien une publicité.)
    Pour une fois le jugement de Salomon cher à la justice convient parfaitement car je ne pense pas que si Kerviel devait rembourser un centime il indemniserait les perdants de la Société Générale. !!
    Qu´ il aille donc méditer en prison ne serait-ce que pour l’exemple. Contrairement à ce qu’il pense il est un danger public.

    Commentaire par Scaramouche — 27/03/2014 @ 10:00

  64. @Yves : je ne préfère pas répondre à ces propos nauséabonds. J’ai pitié.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/03/2014 @ 14:50

  65. Kerviel c’est Dreyfus, enfin presque!! vous ne m’avez paséérpondu pour ce qui concerne le supplice que vous lui réserveriez si on vous le livrait?

    et pour Dexia quelle est votre position: chaud bouillante, indifférente……
    vous avez vu les 0,01 % les plus riches possèdent plus que les 3 milliards les plus pauvres (dans le mooooouuuuunde entier, si! si!): : ça, ça vous énerve plus ou moins que Kervie???. vous me direz que c’est facile de sortir des fadaises pareilles, les 2 milliards les plus pauvres n’ont rien, c’est de la triche!!!

    mais restez bien concentrée sur Kerviel, sinon on se disperse et c’est le début du bordel!. A mort Kerviel!. vous avez vu on vend aux enchères une guillotine état neuf à 50 000 € je veux bien participer!

    Commentaire par yves — 27/03/2014 @ 16:44

  66. @Yves : je ne lui souhaite rien, ce n’est pas mon rôle de lui souhaiter quoique ce soit. Vous avez pensé à la camomille ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/03/2014 @ 16:51

  67. entre deux lionnes comme Aliocha et Maelle la camomille, c’est la mort assurée!

    Commentaire par yves — 27/03/2014 @ 18:14

  68. il parait que dans la foulée, il attaque SaintJjacques de Compostelle avec axel Kahn et jean Christophe Rufin, Ah le saint homme!

    Commentaire par yves — 27/03/2014 @ 18:31

  69. Yves, si vous voulez parler de Dexia, il va aussi falloir parler des acteurs publics locaux. Parce que, une fois de plus, dans ce dossier, il n’y a pas une méchante banque contre de gentilles et innocentes collectivités qui voulaient juste construire une piscine pour que les enfants aient un peu de bonheur dans les yeux.

    Commentaire par VilCoyote — 27/03/2014 @ 18:51

  70. Vilcoyote que je dites vous, si il ne s’agissait que de piscine…………. mais nos Hôpitaux,

    Commentaire par yves — 27/03/2014 @ 19:08

  71. Même combat, personne n’est blanc dans ce dossier. Ni la banque, qui a proposé des produits dangereux (sur lesquels elle aurait d’ailleurs pu perdre : on ne prévoit pas l’évolution du taux EUR/CHF à 5 ans ; il n’y a donc pas d’ "escroquerie", comme on l’a parfois entendu), ni les acteurs publics locaux, dont les représentants soit ont souscrit les prêts en pleine connaissance de cause (ie. des risques) pour pouvoir présenter des zoulis chiffres à quelques mois des élections grâce à la phase "taux fixe" des emprunts, soit n’ont effectivement rien compris, mais n’auraient jamais signé s’il s’était agi de LEUR argent. Dans les deux cas, ils sont coresponsables du désastre.

    Commentaire par VilCoyote — 27/03/2014 @ 19:17

  72. vilcoyote j’ai tenté, je dis bien tenté récemment de lire et de comprendre le contrat liant une commune à un géant du BTP, pour un PPP pour la bagatelle de 100 millions d’euros, il faudrait un juriste autrement patenté que moi pour déminer toutes les grenades dégoupillées [ pour la commune bien sûr] qui s’y trouvent , mais dans un pays où l’on dépense 5 milliards d’euros pour faire des ronds points anglais et 2 milliards pour leur entretien il ne faut pas désespérer!

    Commentaire par yves — 27/03/2014 @ 21:10

  73. @Maelle : quand je disais un peu plus haut que ça devenait nauséeux…

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/03/2014 @ 07:45

  74. Commentaire censuré, commentateur black listé, comme dirait Eolas, don’t feed the troll ! Aliocha

    Commentaire par yves — 28/03/2014 @ 09:52

  75. Si je voulais être vraiment désagréable, je vous parlerais de quelqu’un qui, sans aucune vergogne, avance comme prétexte faire le deuil de son père pour ne pas prendre de vacances et éviter ainsi que le collègue qui reprenne son desk ne découvre sa fraude …

    [précision : p.ex. en GB, réglementairement, un trader doit obligatoirement prendre 5 jours de congés de suite par an ]

    Commentaire par Maelle — 28/03/2014 @ 10:25

  76. Vous avez raison, Aliocha. Comme une idiote j’allais répondre à Yves que JK avait accordé une interview à Closer, qu’on n’était pas dans une paparazzade.

    Commentaire par Maelle — 28/03/2014 @ 10:40

  77. A la décharge de JK (si,si!), il faut dire qu’à Closer, depuis qu’ils ont fait éclater l’affaire Hollande/Gayet, ils se prennent pour Mediapart et laissent à Voici&co les candidates de téléréalité aux boob jobs ratés et les starlettes en robes de mariée pour s’occuper de choses plus sérieuses !

    Commentaire par Maelle — 28/03/2014 @ 10:46

  78. Excusez-moi Aliocha, mais c’est plus fort que moi … ce matin je surfe pas mal …

    http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2014/03/28/marc-beauge-rhabille-jerome-kerviel_4390780_1616923.html

    Peut-être que bientôt Karl Lagerfeld ou Jean-Paul Gautier font se pencher sur le cas Kerviel et Jérôme pourra aller à la une de Vogue Homme.

    Commentaire par Maelle — 28/03/2014 @ 12:29

  79. @Maelle : mais ne vous excusez pas, je viens de le voir via Twitter. Figurez-vous qu’un article aussi con est paru dans l’Obs de cette semaine….

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/03/2014 @ 12:57

  80. L’article dans lequel JK confie que l’argent du film est pour sa mère malade m’a fait penser inexplicablement à ce tweet incendiaire de l’intéressé contre un journaliste qui avait osé appeler sa mère :

    Le plus sage pour que la presse se tienne à l’écart de la vie privée c’est encore de ne pas la balancer dans les médias…

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/03/2014 @ 13:11

  81. L’attitude ( la personnalite?) de Jerome Kerviel est fondamentalement ambivalente ; les paradoxes, les contradictions ca n’a pas l’air de beaucoup le gener.
    Je suis perso completement a l’ecart de twitter, mais on m’a fait remarquer que JK (et D. Koubbi) y etaient particulierement actifs.
    Bon, je sais bien, je devrais, comme disent les Americains, get a life sur Kerviel, mais tout ca m’indigne tellement !

    Commentaire par Maelle — 28/03/2014 @ 13:26

  82. Et oui Maelle c’est une victime de lui même, il faut absolument l’embaumer, les droits des victimes c’est les droits de l’homme dixit la tribu sarko.

    Commentaire par georges dubuis — 28/03/2014 @ 14:36

  83. Une question pour Aliocha et Maelle :

    Bien que j’aie du mal à admettre que la Banque ignorait tout des positions prises par Kerviel, comment expliquez-vous qu’elle ait réglé à de nombreuses reprises des "margin calls" et des commissions faramineuses sur ces opérations ?

    Est-ce que son laxisme pouvait aller jusqu’à ne pas contrôler le bien-fondé des factures qu’on lui présentait ?

    Est-ce que le fait de régler des commissions sur des opérations qu’on prétend ignorer peut encore s’appeler du laxisme ?

    Commentaire par Rastaquouère — 31/03/2014 @ 04:20

  84. @Rastaquouère : ça ne fonctionne pas comme un service compta qui examine une facture et la règle, on se situe plutôt dans des procédures automatiques d’inscription dans des systèmes informatiques et souvent dans des mécanismes de compensation, il s’agit donc de mouvements d’écritures. En 2007, les services de trading de Socgen traitaient 160 000 opérations par jour. Allez donc identifier les quelques dizaines d’opérations d’un trader, même sur des montants importants, au milieu de tout ça, a fortiori si l’intéressé fait tout pour distraire l’attention des contrôles….Si vous voulez me dire que c’est une négligence crasse, je vous accorde le point sans difficultés. Et si tout le monde n’était pas concentré sur le cul du trader qui au demeurant ne mérite pas tant d’attention vu qu’il admet avoir dérapé, on comprendrait que la négligence est beaucoup plus grave qu’une éventuelle complicité. Mais bon, ça aussi je l’ai dit dans mon livre. Les complotistes préfèrent voir autre chose, tant pis.

    Commentaire par laplumedaliocha — 31/03/2014 @ 10:27

  85. Si on hésitait encore, avec ses dernières initiatives de protestation il est clair que Kerviel cherche à utiliser les media contre la justice. Il a une stratégie médiatique pour toucher l’opinion et cette stratégie exige qu’il dise et fasse n’importe quoi en justice.

    ce qui est choquant dans son rapport à la justice c’est qu’il n’a jamais reconnu ses torts et qu’il a toujours accusé la banque, en inventant toutes les hypothèses possibles jusqu’au complot, soutenant toujours avec constance que en somme c’était la banque qui était coupable, que la banque aurait su, l’aurait utilisé, manipulé, puis lâché finalement… + d’autres vilenies qu’il lui impute.

    mais comme l’a fait remarqué Aliocha il y a un manque total de logique à ce qu’il dissimule ses gains à la banque si c’était elle qui l’avait poussé à dépasser les limites.

    Donc, si les banques ne sont pas très sympathiques et n’ont pas la sympathie du public, Kerviel s’est dit qu’il pouvait enfoncer la sienne, l’accuser, en inventant toutes sortes de scenari même les plus improbables.

    Ce qui n’est pas très sympathique non plus de sa part, ajouté au refus de reconnaître ses torts, ce manque de logique qui a pour résultat une défense fondée sur le mensonge jusqu’aux limites d’explications délirantes, sa stratégie de gagner les media pour les faire jouer contre la justice, et pour finir, espérer gagner le gros lot sur le dos de la banque (à qui il a tout de même fait perdre…)

    Donc si les banques ne méritent pas notre compréhension car elles ne sont pas sympathiques, en effet, et si en plus elles sont incapables de se protéger contre des petits malins avides de faire fortune en jouant avec l’argent comme au casino, certes, mais pourquoi avoir en avoir pour ces traders fous prêts à tout sur le dos des autres, poussés par l’appât du gain ?
    Serait-ce plus sympathique ? En quoi cela justifie-t-il de soutenir un type pareil ? Franchement, j’ai beau retourner la question dans tous les sens, je ne vois pas.

    Une question : le jugement qui le condamne à la prison est-il exécutoire ?

    Ce qu’il y a de bizarre dans

    Commentaire par Arthur — 03/04/2014 @ 02:34

  86. @Arthur
    Disons, il y a une opinion qui, en ces temps de crise, a bien voulu se laisser manipuler par un petit gars bien de chez nous, un peu gendre ideal, un maitre en la matiere qui a compris que David contre Goliath a notre epoque ultramediatique ca n’a plus trop de sens.
    Je dis "a bien voulu se laisser manipuler" car je ne pense pas qu’au fond les gens soient si betes (enfin la plupart…), surtout si on leur montre ce que leur point de vue a de contradictoire.  Mais ca leur fait plaisir dans leur vision des choses de penser que la SG a fomente un complot sur le dos de Kerviel.

    Commentaire par Maelle — 03/04/2014 @ 08:38

  87. Car aujourd’hui , face à ce qu’on ne comprend pas, car trop compliqué, le recours à des "explications" prédomine, dans tous les domaines, c’est plus facile, plus simple, offre une réponse immédiate, épargne l’effort de rechercher, s’informer , vérifier, analyser et prendre le temps.

    Conséquence de la multiplication et surtout de l’accélération de la circulation des infos, grâce à internet.
    L’information partout tout le temps, en temps réel, occupe l’espace de pensée, empêche l’enquête et l’analyse et se substitue, souvent, à la compréhension et au souci de vérité.
    Ne reste que la croyance. Croire à ce qu’on a envie de croire.

    Dans le cas présent on veut croire Kerviel victime, comme nous qui subissons les effets de la gestion des banques. Donc une sorte d’identification à Kerviel seul contre LA banque (comme système), impuissant, comme nous?

    Besoin de se retrouver en Kerviel (gentil garçon) de se reconnaître dans cette image de pauvre petit (pas du tout magouilleur, ni tricheur, ni menteur, et oubliées ses opérations folles …) ?
    Pourtant le trader ne fait-il pas partie de la logique du système bancaire qu’il fait tourner et qui use aussi de moyens malhonnêtes, prêts toxiques, et jouer l’argent de la banque comme certains traders s’y risquent ?

    Identification à Kerviel victime supposée, qui efface toutes les manipulations et irrégularités de celui-ci pour se focaliser sur un autre sujet , -que son procès où il devrait rendre des comptes-, la gestion des banques ?

    Vous croyez ?

    Commentaire par Arthur — 03/04/2014 @ 12:10

  88. je voulais dire
    aujourd’hui , face à ce qu’on ne comprend pas, car trop compliqué, le recours à des "explications" par le complot prédomine

    Commentaire par Arthur — 03/04/2014 @ 12:11

  89. Maelle, surtout quand David est Goliath, il se fait encore plus de soucis, hi, hi c’est le serpent qui se mord le que et la queue. Hallucinant comme dit Enthoven à son compère où bizarre, comme t’y veut t’y choise, les Marx non brothers ? Juif au naturel où culturel ?

    Commentaire par georges dubuis — 03/04/2014 @ 16:14


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