La Plume d'Aliocha

11/10/2010

Mots croisés se penche sur le dossier Kerviel

Filed under: Brèves — laplumedaliocha @ 17:00

L’émission Mots Croisés, présentée par Yves Calvi, reviendra ce soir sur l’affaire Kerviel.

Quatre invités sont chargés de nous éclairer.

Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire au Monde, que tout le monde ici connait. On ne pouvait mieux choisir pour expliquer au public que la décision du Tribunal, n’en déplaise à certains, n’est pas le scandale qu’on s’est plu à dénoncer ces derniers jours.

Philippe Dessertine, professeur de finance, a déjà eu l’occasion sur le plateau de "C dans l’air" (vidéo, à voir ou à revoir), également animé par Yves Calvi, d’exprimer qu’il ne croyait pas un seul instant que Jérôme Kerviel ait pu tromper tout à la fois les systèmes de contrôle et sa hiérarchie. J’aurais aimé personnellement revoir Marc Fiorentino, ancien trader, patron d’Euroland Finance, qui était également très convaincant sur le plateau de cette même émission. Pour l’anecdote, voyez l’empoignade survenue entre lui et Jean Veil, l’avocat de la Société Générale sur BFM TV. On ne critique pas impunément la Société Générale. Néanmoins, certains commencent enfin à s’y risquer. Il était temps ! Vous noterez au passage que pour l’avocat de la banque, Jérôme Kerviel ne mérite plus désormais que d’être qualifié de "type". Très élégant.

Laurent Joffrin, patron de Libération. Le journal a sorti quelques informations retentissantes sur le système financier ces deux dernières années et en particulier sur la Société Générale.

Et puis le désormais incontournable Hugues Le Bret, directeur de la communication de la Société Générale à l’époque des faits, qui vient de livrer ses souvenirs dans un livre intitulé "La semaine où Jérôme Kerviel a failli faire sauter le système financier mondial". Sorti en librairie fort opportunément le 6 octobre, soit le lendemain du jugement, ce livre a déjà fait le malheur de son auteur. Hugues Le Bret a quitté son poste de président de Boursorama le dimanche  3 octobre. Il prétend avoir démissionné pour pouvoir parler librement. Certains en doutent. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’exprimera certainement pas en faveur de Jérôme Kerviel ce soir. Son livre est un récit des heures douloureuses vécues par la banque en janvier 2008, assorti de quelques confidences sur le talent de Daniel Bouton et la manière dont on a tenté, jusqu’à l’Elysée, d’affaiblir la banque alors qu’elle traversait les moments les plus noirs de son histoire, au risque de la faire tomber dans l’escarcelle de BNP Paribas.

Bonne émission !

Note : Merci à Gabbrielle de m’avoir signalé dès le 9 octobre comment j’allais occuper ma soirée aujourd’hui !

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