La Plume d'Aliocha

15 décembre 08

Madoff m’a tuer….

Classé dans : Eclairage — laplumedaliocha @ 09:58

Il ne manquait que cette affaire pour achever de chahuter la finance mondiale ! Une fraude de 50 milliards de dollars à Wall Street. Evidemment, vous comme moi, nous ne frémissons même plus quand on nous parle de 50 milliards, une broutille au regard des sommes cramées sur les marchés depuis septembre. Pft, sans intérêt. Pas tant que cela. Car elle touche une fois encore le monde entier, et après tout ce que les banques ont perdu, ces nouvelles pertes avant la clôture des comptes, elles s’en seraient bien dispensées.

Bernard Madoff est un financier américain agé de 70 ans qui a été notamment à la tête du Nasdaq. Une pointure. Depuis des années, son fond crachait du 8% net par an dit-on, certains parlent de 15%. Même dernièrement, avec l’effondrement des marchés, les performances demeuraient les mêmes. Et bien que son fond soit dédié aux investisseurs éclairés car utilisant des techniques risquées, il avait pris avec le temps des allures de placement de bon père de famille. Au point que les banques du monde entier en achetaient pour elle et pour leurs clients fortunés. 

En France, les banques et les grandes fortunes se sont réveillées vendredi matin avec une sacrée gueule de bois. Car la nouvelle est tombée dans la nuit de jeudi : Bernard Madoff a été arrêté pour escroquerie. La rentabilité miraculeuse de son fond ? Vous allez rire, elle s’explique désormais fort bien. Il remboursait les clients avec l’argent des autres clients. C’est l’escroquerie bien connue : donne-moi ton argent, je te le rends quand tu veux avec des intérêts faramineux. Vous donnez votre argent, mais un peu méfiant, vous en demandez le remboursement quelques mois plus tard. Et là, l’escroc souriant vous le rend, avec les intérêts. Voilà, vous avez confiance, du coup, vous y remettez de l’argent et en plus vous en faites profiter tous vos amis. Chaque fois qu’un investisseur demande son argent, on lui donne celui des autres aimables investisseurs. Nul placement, juste de la jonglerie. Le système s’effondre à partir du moment où plusieurs personnes en même temps réclament leur argent. C’était le système Madoff. Que vous et moi puissions tomber dans le panneau, ça s’explique, mais des professionnels, allons, franchement ? Vous savez ces gens qui nous regardent de haut en nous disant : “c’est compliqué, n’essayez pas de comprendre”.

Qui est touché ?

Les banques du monde entier, y compris françaises. Gageons que les calculettes ont du chauffer dimanche pour faire les comptes des pertes. Natixis et BNP Paribas auraient perdu des centaines de millions d’euros. Il n’y a pas qu’elles. Les grandes fortunes détenaient du Madoff soit en direct, soit via des produits financiers taillés sur-mesure. De ces produits réservés précisément aux gens très riches. Les pertes s’élèvent à plusieurs centaines de millions d’euros pour elles aussi. Certains grands investisseurs français ont sauté vendredi dans des avions pour New-York afin de mesurer sur place l’étendue des dégâts. Il faut dire que le FBI a tout bloqué et qu’il est difficile d’avoir une idée précise de la situation depuis Paris. 

Qu’en conclure ?

Hier, une chaîne TV a interviewé un gérant de fond qui confiait “nous n’en avons jamais acheté, une rentabilité pareille, y compris quand les marchés perdent 50% de leur valeur, c’était louche!”. Ah, le bon sens…Comme disait Audiard “quand on parle oseille à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute”, en effet, mais plus personne ne raisonne. Même pas les plus avertis. Une rentabilité entre 8 et 15% ?  C’est que le gestionnaire est plus intelligent que les autres, c’est tout. Intelligent c’est sûr, honnête ….

Résumons donc cette crise. D’abord il y a eu des prêts immobiliers accordés à des ménages américains parfaitement insolvables. Une insulte au bon sens. Ensuite,  des petits génies de la finance  ont “titrisé” ces prêts, autrement dit, ils les ont transformé en instruments financiers et ont spéculé dessus. Avec la bénédiction des agences de notation qui assuraient à tout le monde que c’était de bons produits. Ces crédits pourris ont infesté l’ensemble du système financier jusqu’à l’effondrement général. Sans que personne ne soit en mesure de déterminer exactement l’ampleur du désastre. Et là, c’est la complexité du système qui est en cause. Puis ont commencé les facéties des traders  qui ont tenté en pleine tempête boursière de se refaire. Les marchés de leur côté n’en finissent plus depuis septembre d’afficher des baisses et des augmentations de folie, on était habitué à des +1,2, – 1,80%, nous voilà avec les effets de yoyo de l’ordre de 10%. Il ne manquait plus qu’une fraude magistrale pour couronner cette folie et achever de démontrer que la finance mondiale est vérolée. Nous y sommes.

Mais j’entends déjà mes amis ultra-libéraux s’indigner de mes propos absurdes. La crise ? Normal, c’est le fonctionnement classique du système. Les traders ? Ils n’ont fait que leur métier, à la bourse parfois on gagne, parfois on perd. La fraude Madoff ? Il y a des escrocs partout, cela ne remet pas en cause le système. Tirer les leçons de la crise en encadrant mieux la finance ? Allons, ce sont les réglementations qui nous ont menées là, si on fichait la paix aux marchés, ils fonctionneraient beaucoup mieux. Cqfd !

29 commentaires »

  1. Aliocha : ce qu’il a fait est juste de la vente pyramidale.. illégale dans quasi tous les pays du monde car pas soutenable économiquement et réputée déclencher des crises, des vendettas voire des guerres..

    Aliocha : certes, mais j’aimerais qu’on m’explique comment un pseudo hedge fund, vraisemblablement soumis à une surveillance quelconque de la part de la SEC a pu duper non seulement les investisseurs mais les autorités de surveillances, les commissaires aux comptes etc. Entre nous, c’est de la haute voltige !

    Comment par Paul — 15 décembre 08 @ 10:22

  2. « C’est l’escroquerie bien connue : donne-moi ton argent, je te le rends quand tu veux avec des intérêts faramineux. Vous donnez votre argent, mais un peu méfiant, vous en demandez le remboursement quelques mois plus tard. Et là, l’escroc souriant vous le rend, avec les intérêts. Voilà, vous avez confiance, du coup, vous y remettez de l’argent et en plus vous en faites profiter tous vos amis. Chaque fois qu’un investisseur demande son argent, on lui donne celui des autres aimables investisseurs. Nul placement, juste de la jonglerie. Le système s’effondre à partir du moment où plusieurs personnes en même temps réclament leur argent. »
    Mais n’est-ce pas le principe même du système bancaire (cf L’Argent Dette -http://www.vimeo.com/1711304) ?

    Comment par actarus — 15 décembre 08 @ 10:50

  3. Idem, cette fraude simple est vielle comme le monde, mais je suis dubitatif de voir qu’on peut mettre ça en place a un tel niveau…

    Ils sont vraiment trop contrôlés ça se voit -_-…

    Combien d’autres “petits” escrocs à ce ce niveau? Combien de temps va t’on continuer a compter la stabilité économique mondiale à ces gens?

    Comment par tshirtman — 15 décembre 08 @ 11:05

  4. Quand je pense qu’il y a 10 mois, les 5 milliards de Kerviel c’était le bout du monde. Il y a tellement de zéro qu’on ne sait même plus de quoi on parle…

    Comment par adrien — 15 décembre 08 @ 11:38

  5. actarus, pitié, pas cette escroquerie !
    L’argent-dette a été discuté sur tous les forums, analysé (trop vite à mon goût) par Arrêt sur Images.
    La première partie sur la monnaie est intéressante est bien faite, le reste n’est qu’escroquerie (oui j’affirme que les erreurs grossières qu’il contient ont été faites en toute conscience).
    Et je préfère ne pas évoquer le délire complotiste de la fin…

    Comment par loz — 15 décembre 08 @ 11:49

  6. Ah, le bon sens…Comme disait Audiard “quand on parle oseille à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute”, en effet, mais plus personne ne raisonne. Même pas les plus avertis.

    Très juste sur le fond et très élégant sur la forme.

    Le système Madoff était en fait un schéma dit de Ponzi, d’après M. Ponzi qui le premier a “ndustrialisé” ce procédé dans les années 20.

    Ce n’est pas une pyramide car le remboursement et le paiement des intérêts/plus value des uns avec le capital des autres était occulte, tandis que ce que l’on appelle une pyramide financière repose ouvertement sur ce principe.
    Aliocha : appelez ça comme vous voulez, pyramide, escroquerie à la boule de neige, ou Ponzi moi il me semble que c’est toujours occulte. J’ai traité un dossier comme ça il y a 15 ans en tant que juriste : un brave monsieur, courtier en vin, à qui on avait fait passer l’afaire pour une petite fraude fiscale sans gravité et qui avait non seulement mis ses sous mais invité tous ses copains à en faire de même. Résultat ? Il s’est retrouvé en correctionnelle pour complicité d’escroquerie, car le plus drôle, c’est que la victime est aussi acteur du système…de là à dire que les banques qui en ont placé à leurs clients du Madoff, hum, non je ne l’ai pas dit ;) c’était juste une blague. A priori, elles n’étaient pas au courant, mais on n’est pas passé loin.

    Comment par Benz — 15 décembre 08 @ 12:02

  7. Vous allez crier au harcèlement orthographique mais dans le sens que vous employez, il s’écrit fonds et non fond même si le système le touche et que les pertes sont abyssales…

    Aliocha : du tout, vous faites fort bien de me corriger, du moment que c’est fait gentiment et avec humour ;)

    Comment par Calliclès — 15 décembre 08 @ 12:57

  8. Ca me fait rire (jaune), les gurus de la haute finance passent finalement pour ce qu’ils sont vraiment: des personnes avec des études surfaites, et qui n’ont finalement de plus que les autres que plus d’ambition et moins froid aux yeux quand il s’agit de prises de risque. Pas plus malins, pas plus fins stratèges, pas plus avisés, mais souvent seulement plus arrivistes…surtout quand il s’agit de l’argent d’autrui (vous remarquerez que je n’ai pas dit moins honnêtes, ne nous lançons pas dans des lynchages de mauvaise foi).

    Pour paraphraser un ami qui avait à l’époque écrit un article qui s’avère prémonitoire:

    “Il est temps de faire descendre de leur piédestal ces brasseurs de millions donneurs de leçons, héros dans un monde du ‘au plus vite plus riches’, au mieux. Il est l’heure de dire au revoir aux caisses d’épargne “banques de casino”, aux Kerviels, aux parachutes en or massif des prophètes de la pas si bonne gouvernance, à la main invisible qui peut être troquée en main dans la caisse de l’état lorsque les affaires tournent mal.”

    http://opiniatre.wordpress.com/2008/10/14/american-way-the-end/

    Comment par Lucaspan — 15 décembre 08 @ 13:48

  9. Bonjour Aliocha

    Je ne suis pas économiste et je ne comprends sans doute pas tout.

    Mais quand je lis la conclusion de votre billet du jour et que je le relie au billet du 3 décembre “Les banquiers se rebellent”, je me demande si la crise qui secoue aujourd’hui les marchés dits financiers et l’économie dite réelle n’est pas d’abord la crise de la notion de ” création de valeur”.

    Avec la crise des subprimes, des établissements bancaires américains ont prétendûment “créé de la valeur” en prêtant à des emprunteurs notoirement insolvables et en gageant les emprunts sur leurs biens immobiliers qui eux-mêmes augmentaient de valeur du seul fait de l’écoulement du temps. En France, la situation était un peu la même, sauf que “les hypothèques rechargeables” n’ont pas beaucoup séduit les banquiers de sorte que la question de l’insolvabilité des emprunteurs se posait essentiellement pour l’accession à la propriété et que leur insolvabilité par rapport au prix des biens a été “compensée” par l’allongement de la durée des crédits.

    Pour ce qui est de l’économie dite réelle, on nous a expliqué qu’on “créait de la valeur”, en supprimant des emplois (délocalisés en Chine ou dans les anciens pays de l’Est), des lignes de production, des usines, en réduisant les coûts, comme si contrairement à ce qu’enseignait Lucrèce , quelque chose pouvait naître de rien.

    A force de financiariser l’économie et de dématérialiser la “valeur”, on finit par la rendre purement virtuelle. Et je crois bien que la réalité se venge.

    Comment par ranide — 15 décembre 08 @ 13:48

  10. “En Espagne, la première banque, Santander, a annoncé dimanche que les clients de son fonds spéculatif Optimal Strategic étaient exposés à hauteur de 2,33 milliards d’euros à la fraude Madoff. Santander, deuxième banque européenne par la capitalisation, a ajouté qu’elle avait investi 17 millions d’euros pour son propre compte dans des produits de Madoff.”

    Si elle n’a investi “que” 17 millions d’euros pour son propre compte, sur une “exposition” de 2,33 milliards, ça semble démontrer que Santander n’y croyait pas trop, à ces mirages :)

    http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/12/15/scandale-madoff-bnp-paribas-annonce-une-possible-perte-de-350-millions-d-euros_1131123_1101386.html#ens_id=1131042

    Malheureusement, on n’est sûrement pas au bout de nos surprises dans cette “crise financière”, qui ressemble à un château de cartes…

    Et dire que 50 milliards d’euros, c’est moins que ce que réclament les grands constructeurs automobiles aux USA, pour sauver 20 millions d’emplois…

    Mais en France aussi, Carlos Ghosn (PDG de Renault-Nissan sans parachute doré) tire la sonnette d’alarme.

    Pour sauver l’industrie, ce n’est pas de “plans financiers” pour renflouer les fonds propres des Banques dont on a besoin, c’est d’un soutien du crédit et de la relance de la consommation par du pouvoir d’achat.

    Sinon, des millions d’emplois vont être détruits à court terme.

    Comment par ramses — 15 décembre 08 @ 14:16

  11. Ne manquez pas de cliquer sur la pub “Société Générale” dans le lien que je viens d’indiquer en 10, ça vaut son pesant de cacahuètes :)

    Comment par ramses — 15 décembre 08 @ 14:22

  12. Puis-je me permettre une petite remarque.
    Je lis avec intérêt votre blogue, mais je suis souvent génée par vos réponses intercalées à l’intérieur du commentaire.

    je préfère lire un commentaire dans sa totalité et ensuite la réponse de l’hôte.
    lire un commentaire sans intrusion permet de mieux appréhender ce que veut véhiculer le commentateur. On en apprécie mieux la réponse.
    Simple souhait.

    Comment par La Vieille — 15 décembre 08 @ 16:26

  13. @Ramses:
    “En Espagne, la première banque, Santander, a annoncé dimanche que les clients de son fonds spéculatif Optimal Strategic étaient exposés à hauteur de 2,33 milliards d’euros à la fraude Madoff”

    Et vous savez ce qui est le plus drôle là dedans? Santander et son CEO-guru Emilio Botin étaient jusqu’ici dans le top 10 des “winners” de la crise financière, de par la bonne gestion de leurs fonds en amont. Cfr. article de Money Times datant du 30 Octobre dernier:

    http://timesbusiness.typepad.com/money_weblog/2008/10/the-10-biggest.html

    Ce top 10 était à l’époque déjà bien trouvé, aujourd’hui il devient carrément drôle.
    Nous découvrons aujourd’hui qu’il y avait pas mal de second degré et de d’ironie qui nous avaient échappés dans l’économie et la finance jusqu’ici… :)

    @La vieille: Ah bon? Moi je trouvais ça assez original les commentaires intercalés (surtout qu’ils ne s’intercalent pas vraiment *dans* le commentaire, mais à la fin de celui-ci). Ça évite aussi d’oublier à quoi cette réponse se réfère lorsqu’elle apparaît bien après le commentaire original. Mais bon ça c’est une question de goûts…
    Si j’étais vraiment sournois (et presque méchant) je pourrais même dire que ce que je trouve dérangeant de mon côté ce sont les commentaires sur la mise en forme du blog qui viennent s’intercaler dans des discussions sur les finances mondiales ;) , mais comme je suis doux comme une brebis je n’en ferai rien…

    Comment par Pedrock — 15 décembre 08 @ 16:48

  14. Puisque les différentes agences, les différents acteurs de la finance communiquent peu sur les scandales, on doit bien pouvoir imaginer que les échos qui parviennent aux oreilles et aux yeux des étrangers de ce monde qui semble bien plus virtuel (volatile) que le World Wide Web ne sont que la partie infime qui émerge d’un iceberg, dont le socle reposerait sur ?

    Ou alors on voit réellement ce qu’il y a à voir, même si c’est avec du retard ?

    Comment par DePassage — 15 décembre 08 @ 17:07

  15. Juste une remarque sur votre conclusion fustigeant les ultra-libéraux.

    Madoff gérait un Hedge Fund bidon ayant pignon sur rue. Ses clients étaient des institutions financières de haut niveau, avec des experts payés pour surveiller leurs placements, ou des grandes fortunes ayant les moyens de se payer de tels experts. La SEC a enquêté quatre fois sur Madoff, sans rien voir.

    N’est-il pas permis de se demander dès lors si plus de régulations et plus de régulateurs est VRAIMENT une solution ?

    (Et au passage, coup de chapeau à la justice américaine qui a laissé ce monsieur en liberté, quand notre (minable) Kerviel national a été mis en détention sur appel par le parquet sur instruction de la Chancellerie).

    Aliocha : Très honorée de votre visite mon Cher Maître. Il est évident qu’à l’issue de cette crise comme des précédentes, le risque est grand d’adopter en urgence des réglementations féroces et marketing qui ennuiront tout le monde sans apporter la moindre sécurité supplémentaire. Et même, pourraient inciter aux pires dérives pour les contourner (utilisation du hors bilan pour anticiper Bâle 2 par exemple). Mais on peut aussi imaginer que de bonnes régulations soient possibles, d’ailleurs beaucoup de gens très savants planchent là-dessus notamment en France à la chaire de régulation de Sciences Po sous la direction de Marie-Anne Frison-Roche. J’observe par ailleurs que la crise est partie d’un secteur non surveillé (les prêts hypothécaires américains) et que l’affaire Madoff met en cause un hedge fund, or, ceux-ci ne sont que très peu régulés. C’est tout le problème des hedge.

    Comment par Eolas — 15 décembre 08 @ 17:35

  16. @ Pedrock

    Et ce qui est encore plus drôle, c’est que Times Online, le 17 novembre, continuait à encenser la Banque Santander pour “ses grandes ambitions”, concernant le transfert de son quartier général…

    http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/banking_and_finance/article5167766.ece

    Mon opinion est qu’il faut presque autant se méfier des journaux financiers que des financiers eux-mêmes. Leurs “conseils” en matière d’investissements privés sont presque toujours à côté de la plaque.

    Comment par ramses — 15 décembre 08 @ 17:47

  17. @ Eolas

    La justice française a aussi laissé Me Achoui en liberté, ce qui ne l’a pas empêché d’être incarcéré dès le prononcé du Jugement.

    Comment par ramses — 15 décembre 08 @ 17:52

  18. Ramses,

    Oui mis ça c’est une horreur judiciaire.

    Comment par tschok — 15 décembre 08 @ 17:54

  19. Quelques définitions pour se familiariser avec la finance internationale :

    http://www.eagletraders.com/other/glossary_fin_terms.htm

    A noter qu’aux USA un Hedge Fund n’est pas soumis à une quelconque régulation, si il fédère moins de 100 personnes…

    Bienvenue au Club :)

    Comment par ramses — 15 décembre 08 @ 18:38

  20. @11 “Et dire que 50 milliards d’euros, c’est moins que ce que réclament les grands constructeurs automobiles aux USA, pour sauver 20 millions d’emplois…”
    Et dire qu’avec 1/10e de cette somme, on diminuerait de 70%, d’après l’OMS, les décès dus aux maladies infectieuses (17M chaque année dans le monde). Mieux : cette somme serait sans doute un des investissements les plus rentables qui existent, vu le coût chronique de maladies qui pourraient être éradiquées après un gros effort, et vu que les plus touchés sont des jeunes, entraînant une ponction dans la population active.

    Quant à votre billet, Aliocha, je crois qu’il n’y a rien à rajouter. Je ne comprends pas ce qui se passe : à ce niveau, ce n’est même plus de la malhonnêteté générale, une politique de classe pour se reproduire socialement, et pour avoir le plus grand pouvoir individuel possible ; non, à ce niveau c’est simplement de l’ultra-bêtise. J’espère que la désobéissance civile, violente, reviendra au goût du jour. Ah, si un nouveau Herbert Marcuse avait droit de cité à la télévision, ou dans les grands journaux, plutôt que ces thuriféraires des riches qui crient au génie de la finance, et du remboursement des mises des perdants !
    Sans s’apesantir sur le fait que ces individus sont libérés sous caution…

    Comment par Irfan — 15 décembre 08 @ 18:58

  21. @Irfan:
    Ouvrir les yeux, ridiculiser le système, le réformer (même en profondeur, même en très grande profondeur), d’accord, mais pas de violence, s’il vous plaît! Nous sommes entre personnes civilisées ;)

    Pour ce qui est de la liberté sous caution c’est un bon point que vous soulevez-là. Je pose donc ces questions (ouvertes) ouvertement:

    Pour l’instant les cautions sont-elles uniquement fixées proportionnellement à la probabilité de délit de fuite et de la dangerosité de l’accusé?.
    Tiennent-elles aussi compte des finances de l’accusé?
    Est-ce que 10M de dollars pourront retenir Madoff de filer vite fait au caraïbes avec quelques milliards sous le bras?

    Cordialement,
    (http://opiniatre.wordpress.com/2008/10/14/american-way-the-end/)

    Comment par Pedrock — 16 décembre 08 @ 12:04

  22. Le “Madoff” est au “Kerviel” ce que l’euro est au Franc : une parité d’environ 6,6.

    Madoff était l’”Ecureuil” du riche, ses noisettes étaient 3 fois plus grosses.

    Relire : “La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf” (Jean de La Fontaine)

    Comment par ramses — 16 décembre 08 @ 15:08

  23. @ Aliocha : Mais je visite régulièrement ; je commente peu, nuance.

    @ramses : vous êtes hors sujet avec ce pauvre Karim Achoui ; mais le mandat de dépôt est de droit devant la cour d’assises pour une peine de prison ferme non couverte par la détention provisoire : art. 367 du CPP.

    Comment par Eolas — 16 décembre 08 @ 18:44

  24. Chère Aliocha,

    Je ne suis pas sur que vous ayez compris la “nature” des expositions de Natixis et BNPP. Après tout, c’est normal, puisque vous expliquez dans votre post suivant que personne n’en parle ^^

    En échos à certains autres commentaires, le vrai problème des hedge funds, ce n’est d’ailleurs pas leur technique de fonctionnement, c’est que des “gens” acceptent d’y investir sans comprendre ce que c’est. Voire pire, en croyant avoir compris.

    @Eolas également, je m’étonne (presque) que votre mot sur la SEC ne vous ait pas conduit à une remarque supplémentaire sur les conflits d’intérêts (mot très doux pour cacher bien de vilaines choses)

    Aliocha : Ah ? J’ai évoqué des pertes, je ne les ai pas expliquées, donc je vois mal ce qui vous permet de dire que je n’ai pas compris.

    Comment par decalage — 18 décembre 08 @ 00:40

  25. c’est subtil, j’en conviens, mais vous expliquez que les banques ont “acheté” du Madoff, pour en déduire qu’elles “auraient perdu”.
    Puisque Madoff est en banqueroute, si elles ont ont acheté, elles ont perdu. Si on en est au conditionnel sur les pertes, c’est peut-être que les banques que vous citez n’en ont pas “acheté” mais sont exposées différemment.

    Ceci dit vous occultez ma seconde phrase et le smiley qui s’en suivait, directement corrélés à la remarque en question. Car, oui, c’était un détail qui ne change pas le fonds de l’histoire, juste une ouverture pour se poser quelques questions de plus …

    Comment par decalage — 18 décembre 08 @ 15:31

  26. becht posait une question: qu’est -ce qui est le plus nuisible: braquer une banque ou la fondation même de cette banque?

    Comment par vafanculo liberalisme — 10 mars 09 @ 22:08

  27. amis braqueurs…au travail…

    Comment par vive l'argent — 10 mars 09 @ 22:11

  28. et les cols blancs tous a fleury… gouteront à d’exquises pénétrations de leurs niches respectives

    Comment par vive l'argent — 10 mars 09 @ 22:12


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