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	<title>Commentaires sur : Halte à la paranoïa bloguesque !</title>
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	<description>Chroniques journalistiques</description>
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		<title>Par : Des bisous&#8230; ou pas &#124; Travailleurs Du Web</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-3323</link>
		<dc:creator>Des bisous&#8230; ou pas &#124; Travailleurs Du Web</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2009 08:28:13 +0000</pubDate>
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		<description>[...] parle de la MixBlog Tout comme Kevin&#8230; Arnaud Vallière rebondis sur nos comptes et la mort La plume d&#8217;Aliocha continue le débat sur la baston (dans un mouchoir) entre journalistes et blogueurs Spleenheart me [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] parle de la MixBlog Tout comme Kevin&#8230; Arnaud Vallière rebondis sur nos comptes et la mort La plume d&#8217;Aliocha continue le débat sur la baston (dans un mouchoir) entre journalistes et blogueurs Spleenheart me [...]</p>
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		<title>Par : babozor</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-3186</link>
		<dc:creator>babozor</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2009 05:36:23 +0000</pubDate>
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		<description>Ouh la la, j&#039;arrive un peu après la bataille apparemment... Mon seul commentaire: le monde change, les medias changent, ceux qui s&#039;adapteront survivront, les autres non.
Le même phénomène va arriver dans quelques années avec la télévision, une guerre de pouvoir, ni plus ni moins...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ouh la la, j&#8217;arrive un peu après la bataille apparemment&#8230; Mon seul commentaire: le monde change, les medias changent, ceux qui s&#8217;adapteront survivront, les autres non.<br />
Le même phénomène va arriver dans quelques années avec la télévision, une guerre de pouvoir, ni plus ni moins&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Rémi</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-2343</link>
		<dc:creator>Rémi</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 19:14:27 +0000</pubDate>
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		<description>@ Philarete :

C&#039;est une belle analyse, oui. Je lui reprocherais quand même de concevoir le blog uniquement sous l&#039;axe &quot;journal intime&quot;, c&#039;est à dire en effet très controlé par la spontanéïté ou les sentiments. Mais je crois qu&#039;au delà de cet aspect (qui est encore plus exacerbé dans le &quot;micro-blogging&quot; qui commence à se développer), un blog a aussi une spécificité en tant que lieu où un auteur choisit librement son thème et offre à ses lecteurs un support pour discuter. À ce titre, un blog peut avoir un article tous les mois (ou moins), ne contenir que des dossiers mûrement réflechis (j&#039;en connais certains) : pour reprendre l&#039;analogie, d&#039;un point de vue journalistique, cela redevient de la musique classique, tout en étant clairement un blog.

Mais au dela de ce bémol (décidemment, on métaphorise dans la musique, aujourd&#039;hui !), je reste convaincu qu&#039;il y a en effet de la place pour les deux, sans conflit.

@ Benjamin :

J&#039;attends avec une certaine confiance les innovations technologiques qui rendront ce micro-paiement possible. On a vu de tels changements dans les 20 dernières années (de la carte bancaire au téléphone portable, pour rester dans des objets proches du sujet) et qui ont tellement changé notre société, que je ne serais pas surpris que quelqu&#039;un invente quelque chose d&#039;aussi révolutionnaire à terme. Cela mettra peut-être des années à s&#039;imposer, mais je parie que ça existera bientôt (voir même que ça existe et que je ne suis pas au courant !). Patience, quoi :-)

Pour le fichage, je suis globalement d&#039;accord. Sauf que votre liste oublie un point très important : quel est le bénéfice de ce &quot;fichage&quot; ? C&#039;est une grille d&#039;analyse supplémentaire, tellement évidente que vous oubliez de la mentionner (ou est-ce qu&#039;il vaut mieux ne pas dire qu&#039;un fichage aie de bons côtés ? Non, je taquine... ;-) ). Pour le reste, j&#039;aimerais assez voir les administrations comme le public (et les journalistes ?) discuter sereinement des fichiers en pesant clairement tous ces facteurs. Malheureusement, c&#039;est encore un de ces domaines où la simple mention d&#039;un mot (&quot;fichier&quot;) suffit à empêcher bien de gens de raisonner...

Au final, en effet, la presse ferait sans doute mieux de ne pas attendre quelque chose immédiatement. Mais elle aurait aussi tort d&#039;exclure complétement cette solution, et les patrons de presse feraient bien (mais je suis sûr qu&#039;ils le font !) de surveiller les technologies, parce que comme pour bien des changements, ceux qui seront déjà habitués à ce mode de paiement quand ou si il se généralisera auront un avantage.

Ça n&#039;est certainement pas *la* solution, c&#039;est à mon avis *une* solution (ou au moins une piste).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Philarete :</p>
<p>C&#8217;est une belle analyse, oui. Je lui reprocherais quand même de concevoir le blog uniquement sous l&#8217;axe &#8220;journal intime&#8221;, c&#8217;est à dire en effet très controlé par la spontanéïté ou les sentiments. Mais je crois qu&#8217;au delà de cet aspect (qui est encore plus exacerbé dans le &#8220;micro-blogging&#8221; qui commence à se développer), un blog a aussi une spécificité en tant que lieu où un auteur choisit librement son thème et offre à ses lecteurs un support pour discuter. À ce titre, un blog peut avoir un article tous les mois (ou moins), ne contenir que des dossiers mûrement réflechis (j&#8217;en connais certains) : pour reprendre l&#8217;analogie, d&#8217;un point de vue journalistique, cela redevient de la musique classique, tout en étant clairement un blog.</p>
<p>Mais au dela de ce bémol (décidemment, on métaphorise dans la musique, aujourd&#8217;hui !), je reste convaincu qu&#8217;il y a en effet de la place pour les deux, sans conflit.</p>
<p>@ Benjamin :</p>
<p>J&#8217;attends avec une certaine confiance les innovations technologiques qui rendront ce micro-paiement possible. On a vu de tels changements dans les 20 dernières années (de la carte bancaire au téléphone portable, pour rester dans des objets proches du sujet) et qui ont tellement changé notre société, que je ne serais pas surpris que quelqu&#8217;un invente quelque chose d&#8217;aussi révolutionnaire à terme. Cela mettra peut-être des années à s&#8217;imposer, mais je parie que ça existera bientôt (voir même que ça existe et que je ne suis pas au courant !). Patience, quoi <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Pour le fichage, je suis globalement d&#8217;accord. Sauf que votre liste oublie un point très important : quel est le bénéfice de ce &#8220;fichage&#8221; ? C&#8217;est une grille d&#8217;analyse supplémentaire, tellement évidente que vous oubliez de la mentionner (ou est-ce qu&#8217;il vaut mieux ne pas dire qu&#8217;un fichage aie de bons côtés ? Non, je taquine&#8230; <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  ). Pour le reste, j&#8217;aimerais assez voir les administrations comme le public (et les journalistes ?) discuter sereinement des fichiers en pesant clairement tous ces facteurs. Malheureusement, c&#8217;est encore un de ces domaines où la simple mention d&#8217;un mot (&#8220;fichier&#8221;) suffit à empêcher bien de gens de raisonner&#8230;</p>
<p>Au final, en effet, la presse ferait sans doute mieux de ne pas attendre quelque chose immédiatement. Mais elle aurait aussi tort d&#8217;exclure complétement cette solution, et les patrons de presse feraient bien (mais je suis sûr qu&#8217;ils le font !) de surveiller les technologies, parce que comme pour bien des changements, ceux qui seront déjà habitués à ce mode de paiement quand ou si il se généralisera auront un avantage.</p>
<p>Ça n&#8217;est certainement pas *la* solution, c&#8217;est à mon avis *une* solution (ou au moins une piste).</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Benjamin Bayart</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-2316</link>
		<dc:creator>Benjamin Bayart</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 20:22:48 +0000</pubDate>
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		<description>@Rémi

Nous sommes bien d&#039;accord: ce qui bloque, pour le moment, ce n&#039;est pas une infaisabilité technique, mais une difficulté à le rendre utilisable. C&#039;est le point clef, sur cette partie-là. Encore une fois, l&#039;exemple de Monéo est édifiant: s&#039;il faut sortir une carte, avoir un appareil cher, etc, autant utiliser la CB, c&#039;est aussi simple.

Une autre difficulté importante, c&#039;est la question de l&#039;inviolabilité. Il faut qu&#039;on puisse contrôler le système, pour qu&#039;il ne devienne pas une vaste machine à blanchir de l&#039;argent sale. Mais d&#039;un autre côté, il est impératif, vital, que l&#039;économie souterraine continue d&#039;exister. Je sais que ça peut sembler curieux, mais c&#039;est comme ça, il faut une part d&#039;économie souterraine. Or, en informatique, on maîtrise mal la demie-mesure. Si on contrôle, soit c&#039;est trop faible, et en peu de temps tout peut passer, soit c&#039;est trop fort et tout est sous contrôle.

Pour la question philosophique sur le fichage, elle est bien entendu plus complexe que &quot;fichier = mal absolu&quot;. Je pense, pour y avoir souvent et beaucoup réfléchi, qu&#039;il faut la rapprocher de la question sécuritaire: toute mesure de sécurité est une entrave à la liberté. Un des principes, c&#039;est qu&#039;il doit y avoir proportionnalité. Un vrai juriste serait meilleur que moi, pour expliquer ça... En gros, faire suivre tous les gamins du monde par des flics en permanence pour les empêcher de chiper des pommes, c&#039;est disproportionné. Du coup, à chaque fois, sur la question du fichage, il faut plusieurs grilles d&#039;analyse:
- quel usage malheureux peut-on faire du fichier (oui, ça mène souvent au point Godwin, mais après tout, les régimes non-démocratiques sont courants, et les assassinats politiques se pratiquent encore);
- quelle dérive le fichier est-il sensé prévenir, peut-elle être prévenue autrement, le fichier est-il efficace, y a-t-il proportion (par exemple, un des dossiers que je suit de très près en ce moment, c&#039;est le filtrage du net par le ministère de l&#039;Intérieur pour lutter contre la pédo-porno, il a mauvais sur chacun des critères);
- peut-on restreindre ce fichage, comme on restreint les écoutes téléphoniques par exemple;
- ce fichage est une &quot;arme&quot;, elle est entre les mains d&#039;un pouvoir (l&#039;exécutif, normalement), quels sont les contre-pouvoirs, quelles sont les mesures de contrôles, quel est le contrôle du citoyen;
- dans l&#039;usage du fichage, quelle valeur a une fiche (je m&#039;explique: j&#039;en ai croisé des fichiers dans ma vie, beaucoup, et presque tous contenaient des erreurs, des anomalies, peut-on condamner à quoi que ce soit sur la simple entrée dans un fichier? Non, bien entendu. Cependant l&#039;entrée dans le fichier n&#039;est pas inutile. Quel équilibre entre tout et rien?).

Le micro-paiement sur Internet, tout possible qu&#039;il soit, pose ces deux problèmes, technique, sur la facilité d&#039;usage, et éthique. Le problème éthique étant accroché à un problème philosophique qui n&#039;est pas tranché, et qui n&#039;est même pas convenablement débattu.

D&#039;où mon approche: il ne FAUT pas attendre après cette chimère pour faire avancer la question bien plus urgente du nouveau modèle économique de la presse.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Rémi</p>
<p>Nous sommes bien d&#8217;accord: ce qui bloque, pour le moment, ce n&#8217;est pas une infaisabilité technique, mais une difficulté à le rendre utilisable. C&#8217;est le point clef, sur cette partie-là. Encore une fois, l&#8217;exemple de Monéo est édifiant: s&#8217;il faut sortir une carte, avoir un appareil cher, etc, autant utiliser la CB, c&#8217;est aussi simple.</p>
<p>Une autre difficulté importante, c&#8217;est la question de l&#8217;inviolabilité. Il faut qu&#8217;on puisse contrôler le système, pour qu&#8217;il ne devienne pas une vaste machine à blanchir de l&#8217;argent sale. Mais d&#8217;un autre côté, il est impératif, vital, que l&#8217;économie souterraine continue d&#8217;exister. Je sais que ça peut sembler curieux, mais c&#8217;est comme ça, il faut une part d&#8217;économie souterraine. Or, en informatique, on maîtrise mal la demie-mesure. Si on contrôle, soit c&#8217;est trop faible, et en peu de temps tout peut passer, soit c&#8217;est trop fort et tout est sous contrôle.</p>
<p>Pour la question philosophique sur le fichage, elle est bien entendu plus complexe que &#8220;fichier = mal absolu&#8221;. Je pense, pour y avoir souvent et beaucoup réfléchi, qu&#8217;il faut la rapprocher de la question sécuritaire: toute mesure de sécurité est une entrave à la liberté. Un des principes, c&#8217;est qu&#8217;il doit y avoir proportionnalité. Un vrai juriste serait meilleur que moi, pour expliquer ça&#8230; En gros, faire suivre tous les gamins du monde par des flics en permanence pour les empêcher de chiper des pommes, c&#8217;est disproportionné. Du coup, à chaque fois, sur la question du fichage, il faut plusieurs grilles d&#8217;analyse:<br />
- quel usage malheureux peut-on faire du fichier (oui, ça mène souvent au point Godwin, mais après tout, les régimes non-démocratiques sont courants, et les assassinats politiques se pratiquent encore);<br />
- quelle dérive le fichier est-il sensé prévenir, peut-elle être prévenue autrement, le fichier est-il efficace, y a-t-il proportion (par exemple, un des dossiers que je suit de très près en ce moment, c&#8217;est le filtrage du net par le ministère de l&#8217;Intérieur pour lutter contre la pédo-porno, il a mauvais sur chacun des critères);<br />
- peut-on restreindre ce fichage, comme on restreint les écoutes téléphoniques par exemple;<br />
- ce fichage est une &#8220;arme&#8221;, elle est entre les mains d&#8217;un pouvoir (l&#8217;exécutif, normalement), quels sont les contre-pouvoirs, quelles sont les mesures de contrôles, quel est le contrôle du citoyen;<br />
- dans l&#8217;usage du fichage, quelle valeur a une fiche (je m&#8217;explique: j&#8217;en ai croisé des fichiers dans ma vie, beaucoup, et presque tous contenaient des erreurs, des anomalies, peut-on condamner à quoi que ce soit sur la simple entrée dans un fichier? Non, bien entendu. Cependant l&#8217;entrée dans le fichier n&#8217;est pas inutile. Quel équilibre entre tout et rien?).</p>
<p>Le micro-paiement sur Internet, tout possible qu&#8217;il soit, pose ces deux problèmes, technique, sur la facilité d&#8217;usage, et éthique. Le problème éthique étant accroché à un problème philosophique qui n&#8217;est pas tranché, et qui n&#8217;est même pas convenablement débattu.</p>
<p>D&#8217;où mon approche: il ne FAUT pas attendre après cette chimère pour faire avancer la question bien plus urgente du nouveau modèle économique de la presse.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : ramses</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-2312</link>
		<dc:creator>ramses</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 17:37:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=391#comment-2312</guid>
		<description>@ Philarete

Je souscris entièrement à cette comparaison musique classique vs jazz, pour illustrer l&#039;apparente contradiction Presse vs blogs. Je suis personnellement passionné de musique et suis même venu à la musique classique après avoir été un fervent amateur de jazz. Les deux genres m&#039;apparaissent aujourd&#039;hui complémentaires.

La désaffection relative de la Télévision et la diminution d&#039;audience des JT ne s&#039;expliquent t&#039;elles pas en partie par la montée en puissance des blogs ? Le temps libre n&#039;est pas extensible et celui qu&#039;on consacre devant son ordinateur l&#039;est forcément au dépend d&#039;autre chose...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Philarete</p>
<p>Je souscris entièrement à cette comparaison musique classique vs jazz, pour illustrer l&#8217;apparente contradiction Presse vs blogs. Je suis personnellement passionné de musique et suis même venu à la musique classique après avoir été un fervent amateur de jazz. Les deux genres m&#8217;apparaissent aujourd&#8217;hui complémentaires.</p>
<p>La désaffection relative de la Télévision et la diminution d&#8217;audience des JT ne s&#8217;expliquent t&#8217;elles pas en partie par la montée en puissance des blogs ? Le temps libre n&#8217;est pas extensible et celui qu&#8217;on consacre devant son ordinateur l&#8217;est forcément au dépend d&#8217;autre chose&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Philarete</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-2304</link>
		<dc:creator>Philarete</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 15:37:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=391#comment-2304</guid>
		<description>Un des pionniers de la bloguerie, Andrew Sullivan, vient de publier un essai passionnant intitulé tout simplement « Why I blog ». C&#039;est ici:
http://www.theatlantic.com/doc/200811/andrew-sullivan-why-i-blog

Le sujet est exactement celui qui est ici évoqué (je ne parle pas de Moneo, mais du billet d&#039;Aliocha…). Sullivan est un journaliste de métier, et ce qu&#039;on peut appeler un poids lourd. Il a notamment dirigé &lt;i&gt;The New Republic&lt;/i&gt;, un des journaux politiques les plus influents aux Etats-Unis, il collabore au &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; et à divers journaux ou revues américaines ou anglaises (il est anglais de naissance). Il tient aussi un blog depuis 2000, ce qui fait de lui un vétéran du blogage, et l&#039;un des premiers journalistes professionnels à se lancer dans ce nouveau medium.

Son article est, en soi, une parfaite illustration de la complémentarité du blogage et de la presse écrite, puisqu&#039;il s&#039;agit d&#039;une réflexion longue, pesée, merveilleusement écrite et pensée, comme seule la presse écrite peut en proposer régulièrement. En même temps, son article est nourri de son expérience de blogueur, et explique fort bien en quoi, pour lui journaliste, l&#039;exercice quotidien du blog est devenu un auxiliaire de son métier de journaliste.

Il ne dissimule pas les travers ou les faiblesses que l&#039;on peut trouver au genre du blog, qui sont, dit-il, des travers typiquement &quot;postmodernes&quot; (Sullivan a un doctorat de sciences politiques, il n&#039;a pas peur des grands mots): le blogueur se sent souvent moins proche de l&#039;écrivain que du DJ, il mélange des tons et des styles, sans grand souci de cohérence, mais en essayant d&#039;avoir le sens du rythme… Un blog ne propose pas de vérités soigneusement pesées et mises en perspective, il est affecté d&#039;un côté transitoire, émotionnel, partiel, que l&#039;on ne supporterait pas dans un article de journal.

Mais, remarque Sullivan, les blogs sont loin de sonner la mort du journalisme. Au contraire, avec eux c&#039;est un nouvel âge d&#039;or qui commence. Je vous laisse lire cela en anglais, car c&#039;est vraiment bien dit (tant pis pour les paresseux):

« There is, after all, something simply irreplaceable about reading a piece of writing at length on paper, in a chair or on a couch or in bed. To use an obvious analogy, jazz entered our civilization much later than composed, formal music. But it hasn’t replaced it; and no jazz musician would ever claim that it could. Jazz merely demands a different way of playing and listening, just as blogging requires a different mode of writing and reading. Jazz and blogging are intimate, improvisational, and individual—but also inherently collective.&lt;/i&gt;

Comparer l&#039;art du blog et son rapport au journalisme imprimé au jazz et à la musique classique, avouez que ça a plus d&#039;allure que de geindre sur la conspiration des journalistes. Toujours cette illusion de croire que les lecteurs sont comme un gâteau: plus le voisin se sert un gros morceau, moins il en reste pour les autres! Alors que c&#039;est juste le contraire: plus il y a de lecteurs, plus il y a de gâteau pour tout le monde…

Et pour ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu&#039;au bout, je traduis la conclusion:
&lt;i&gt;La blogosphère a ajouté un langage entièrement nouveau à l&#039;art d&#039;écrire, et a fait entrer toute une nouvelle génération dans le domaine de la non-fiction. Elle a permis à des auteurs d&#039;écrire tout haut, de façons jamais vues ou comprises auparavant. Et cependant elle est rendue manifeste une soif et un besoin d&#039;écriture traditionnelle qui, à l&#039;âge de l&#039;empire de la télévision, avait semblé en voie de disparaître. »

&lt;strong&gt;Aliocha : Ah ! Philarete, non seulement cette analyse est admirablement pertinente mais en plus elle plaide pour la concorde au lieu d&#039;appeler à une guerre stérile, franchement merci ! Voilà qui me rappelle une observation de Céline, il n&#039;avouait que difficilement son admiration pour ses congénères écrivains, estimant qu&#039;il n&#039;étaient pour la plupart que de pâles copistes de ceux qui les avaient précédé. De mémoire, il n&#039;y a que Proust qui trouvait gâce à ses yeux et Morand dont il disait justement qu&#039;il faisait jazzer la langue ;) les blogueurs héritiers de Morand ?&lt;/strong&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un des pionniers de la bloguerie, Andrew Sullivan, vient de publier un essai passionnant intitulé tout simplement « Why I blog ». C&#8217;est ici:<br />
<a href="http://www.theatlantic.com/doc/200811/andrew-sullivan-why-i-blog" rel="nofollow">http://www.theatlantic.com/doc/200811/andrew-sullivan-why-i-blog</a></p>
<p>Le sujet est exactement celui qui est ici évoqué (je ne parle pas de Moneo, mais du billet d&#8217;Aliocha…). Sullivan est un journaliste de métier, et ce qu&#8217;on peut appeler un poids lourd. Il a notamment dirigé <i>The New Republic</i>, un des journaux politiques les plus influents aux Etats-Unis, il collabore au <i>New York Times</i> et à divers journaux ou revues américaines ou anglaises (il est anglais de naissance). Il tient aussi un blog depuis 2000, ce qui fait de lui un vétéran du blogage, et l&#8217;un des premiers journalistes professionnels à se lancer dans ce nouveau medium.</p>
<p>Son article est, en soi, une parfaite illustration de la complémentarité du blogage et de la presse écrite, puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une réflexion longue, pesée, merveilleusement écrite et pensée, comme seule la presse écrite peut en proposer régulièrement. En même temps, son article est nourri de son expérience de blogueur, et explique fort bien en quoi, pour lui journaliste, l&#8217;exercice quotidien du blog est devenu un auxiliaire de son métier de journaliste.</p>
<p>Il ne dissimule pas les travers ou les faiblesses que l&#8217;on peut trouver au genre du blog, qui sont, dit-il, des travers typiquement &#8220;postmodernes&#8221; (Sullivan a un doctorat de sciences politiques, il n&#8217;a pas peur des grands mots): le blogueur se sent souvent moins proche de l&#8217;écrivain que du DJ, il mélange des tons et des styles, sans grand souci de cohérence, mais en essayant d&#8217;avoir le sens du rythme… Un blog ne propose pas de vérités soigneusement pesées et mises en perspective, il est affecté d&#8217;un côté transitoire, émotionnel, partiel, que l&#8217;on ne supporterait pas dans un article de journal.</p>
<p>Mais, remarque Sullivan, les blogs sont loin de sonner la mort du journalisme. Au contraire, avec eux c&#8217;est un nouvel âge d&#8217;or qui commence. Je vous laisse lire cela en anglais, car c&#8217;est vraiment bien dit (tant pis pour les paresseux):</p>
<p>« There is, after all, something simply irreplaceable about reading a piece of writing at length on paper, in a chair or on a couch or in bed. To use an obvious analogy, jazz entered our civilization much later than composed, formal music. But it hasn’t replaced it; and no jazz musician would ever claim that it could. Jazz merely demands a different way of playing and listening, just as blogging requires a different mode of writing and reading. Jazz and blogging are intimate, improvisational, and individual—but also inherently collective.</p>
<p>Comparer l&#8217;art du blog et son rapport au journalisme imprimé au jazz et à la musique classique, avouez que ça a plus d&#8217;allure que de geindre sur la conspiration des journalistes. Toujours cette illusion de croire que les lecteurs sont comme un gâteau: plus le voisin se sert un gros morceau, moins il en reste pour les autres! Alors que c&#8217;est juste le contraire: plus il y a de lecteurs, plus il y a de gâteau pour tout le monde…</p>
<p>Et pour ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu&#8217;au bout, je traduis la conclusion:<br />
<i>La blogosphère a ajouté un langage entièrement nouveau à l&#8217;art d&#8217;écrire, et a fait entrer toute une nouvelle génération dans le domaine de la non-fiction. Elle a permis à des auteurs d&#8217;écrire tout haut, de façons jamais vues ou comprises auparavant. Et cependant elle est rendue manifeste une soif et un besoin d&#8217;écriture traditionnelle qui, à l&#8217;âge de l&#8217;empire de la télévision, avait semblé en voie de disparaître. »</p>
<p><strong>Aliocha : Ah ! Philarete, non seulement cette analyse est admirablement pertinente mais en plus elle plaide pour la concorde au lieu d&#8217;appeler à une guerre stérile, franchement merci ! Voilà qui me rappelle une observation de Céline, il n&#8217;avouait que difficilement son admiration pour ses congénères écrivains, estimant qu&#8217;il n&#8217;étaient pour la plupart que de pâles copistes de ceux qui les avaient précédé. De mémoire, il n&#8217;y a que Proust qui trouvait gâce à ses yeux et Morand dont il disait justement qu&#8217;il faisait jazzer la langue <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  les blogueurs héritiers de Morand ?</strong></i></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Rémi</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-2293</link>
		<dc:creator>Rémi</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 09:52:04 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=391#comment-2293</guid>
		<description>Bon, puisqu&#039;Aliocha ne nous en veut pas de parler d&#039;autre chose, continuons. Pour Monéo, je reconnais, c&#039;est un système bien peu utilisé (à vrai dire, ma carte bleue a le sigle, mais je serais bien incapable de me souvenir d&#039;une seule fois où je l&#039;ai utilisé -- d&#039;un autre côté, ça fait quelques années que je ne rentre plus en France que quelques jours par an, les choses ont peut-être un peu évolué). Il n&#039;empêche, ça illustre le fait qu&#039;un système de micro-transaction électroniques est possible. Certaines limitations sont liées à l&#039;architecture physique nécessaire (les terminaux de lecture de carte), que l&#039;on ne peut pas avoir chez soi : dans le cadre d&#039;internet, cette limitation disparait si on part du principe qu&#039;on va vers une situation où tout le monde a en permanence un accès internet.

Le coût de la transaction : oui, c&#039;est vrai, les pièces servent à plus de transactions que leur coût de fabrication. Mais en incluant leur coût de traitement (i.e. faire des sacs dans les magasins, porter ça à la banque, que la banque les trie, en fasse des rouleaux et les redistribue...) ? Je ne suis pas sûr que ça reste rentable. Et de toute façon, au dela du simple exemple des petites pièces, mon idée est qu&#039;un outil de transaction peut ne pas être rentable en lui-même, parce que son coût est balancé par ailleurs. Encore une fois, quand je retire des billets au distributeur (ou même quand je paie par carte), il y a un coût. Pourtant, cette transaction est gratuite pour moi. Mais la banque s&#039;équilibre via les frais de gestion de compte et autres revenus. Je ne vois pas ce qui empêcherait ce genre de mécanisme d&#039;être utilisé pour des micro-paiements.

Sur la traçabilité, c&#039;est à mon sens un problème purement technologique. Il me paraît relativement facile de mettre en place des contrôles automatiques qui ne mettent pas en cause l&#039;anonymat (que ce soit avec des clés de contrôle choisies de manière à ne pas être reversibles ou uniques, ou que ce soit en aggrégeant des données statistiques -- trivialement, si on compte le nombre de transactions faites par un individu, on oblige les pirates à générer un grand nombre de comptes pour diffuser leur argent, ce qui complique déjà beaucoup la diffusion de la &quot;fausse monnaie&quot; sans laisser de trace visible pour les autorités) et qui permettront de détecter la majorité des fraudes. Quelques unes survivront ? Oui, tout comme il existe des faux monnayeurs. Mais il y aura toujours des contrôles, des chercheurs qui surveilleront le système et l&#039;IRS qui débusquera les truands ;-) L&#039;important ici n&#039;est pas d&#039;avoir un système complétement inviolable -- ce qui me semble en effet illusoire --, mais d&#039;avoir un système dont les violations ne peuvent pas mettre en danger tout le système. Et ça, intégrer des contraintes strictes dans le design même, on sait assez bien faire. Ça limitera aussi l&#039;utilisation qui est faisable légalement, oui, mais il ne s&#039;agit pas de remplacer tous les modes de paiements, juste d&#039;en ajouter un autre.

Je n&#039;ai pas grand chose à dire sur la &quot;valeur universelle&quot; du fichage (ou non). C&#039;est un point de vue philosophique, domaine dans lequel je n&#039;ai jamais été très à l&#039;aise. Je crois que la question de la surveillance individuelle est plus complexe que l&#039;habituelle simplification &quot;fichier = 1984 = le Mal Absolu&quot;. Les philosophes des Lumières ont conçu un modèle de liberté individuelle dans le cadre d&#039;une société complétement différente de la notre, on leur fait parfois dire un peu ce qu&#039;on veut, je trouve. Mais passons, je n&#039;ai pas vraiment d&#039;argument pour répondre à votre conviction.

Sur les modèles économiques, je ne vois toujours pas ce qui empêcherait un système de micro-paiements de s&#039;instaurer en parallèle des systèmes existants ou qui se développent. Pour prendre un exemple concret, j&#039;aime assez bien ce que j&#039;ai peu lire d&#039;Arrêt sur Image, mais pas au point de m&#039;abonner. De temps en temps, je lirais bien un de leur papiers, parce que ponctuellement ça m&#039;intéresse. Pour ce genre de choses, si je pouvais en deux clics dire &quot;je paie quelques centimes pour lire cet article&quot;, je serais prêt à le faire. Mais il ne faut pas que j&#039;aie à passer du temps à m&#039;inscrire sur leur site (@si, je connais assez pour y tomber fréquemment dessus, mais si c&#039;est un autre site inconnu, je ne veux pas perdre 5 min à m&#039;enregistrer), pas que je rentre mes détails bancaires à chaque fois, etc. (idéalement, j&#039;aimerais aussi pouvoir revenir lire l&#039;article autant de fois que je veux une fois acheté, mais c&#039;est un peu un autre problème)

Je vous invite à aller feuilleter, dans un domaine lié et qui illustre mon point de vue, le site d&#039;un expert en &quot;usabilité&quot; (cad rendre les sites web (et applications, aussi) le plus facile et agréable possible pour l&#039;utilisateur) : http://www.useit.com/alertbox/. Il y a un certain nombre d&#039;articles sur le thème de &quot;qu&#039;est-ce qui fait que les gens, bien qu&#039;intéressés par un produit sur un site web, ne vont pas l&#039;acheter&quot;. Il met clairement en évidence l&#039;énorme impact négatif que quelques clics en plus peuvent avoir. Et je crois qu&#039;on est ici exactement dans ce cas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, puisqu&#8217;Aliocha ne nous en veut pas de parler d&#8217;autre chose, continuons. Pour Monéo, je reconnais, c&#8217;est un système bien peu utilisé (à vrai dire, ma carte bleue a le sigle, mais je serais bien incapable de me souvenir d&#8217;une seule fois où je l&#8217;ai utilisé &#8212; d&#8217;un autre côté, ça fait quelques années que je ne rentre plus en France que quelques jours par an, les choses ont peut-être un peu évolué). Il n&#8217;empêche, ça illustre le fait qu&#8217;un système de micro-transaction électroniques est possible. Certaines limitations sont liées à l&#8217;architecture physique nécessaire (les terminaux de lecture de carte), que l&#8217;on ne peut pas avoir chez soi : dans le cadre d&#8217;internet, cette limitation disparait si on part du principe qu&#8217;on va vers une situation où tout le monde a en permanence un accès internet.</p>
<p>Le coût de la transaction : oui, c&#8217;est vrai, les pièces servent à plus de transactions que leur coût de fabrication. Mais en incluant leur coût de traitement (i.e. faire des sacs dans les magasins, porter ça à la banque, que la banque les trie, en fasse des rouleaux et les redistribue&#8230;) ? Je ne suis pas sûr que ça reste rentable. Et de toute façon, au dela du simple exemple des petites pièces, mon idée est qu&#8217;un outil de transaction peut ne pas être rentable en lui-même, parce que son coût est balancé par ailleurs. Encore une fois, quand je retire des billets au distributeur (ou même quand je paie par carte), il y a un coût. Pourtant, cette transaction est gratuite pour moi. Mais la banque s&#8217;équilibre via les frais de gestion de compte et autres revenus. Je ne vois pas ce qui empêcherait ce genre de mécanisme d&#8217;être utilisé pour des micro-paiements.</p>
<p>Sur la traçabilité, c&#8217;est à mon sens un problème purement technologique. Il me paraît relativement facile de mettre en place des contrôles automatiques qui ne mettent pas en cause l&#8217;anonymat (que ce soit avec des clés de contrôle choisies de manière à ne pas être reversibles ou uniques, ou que ce soit en aggrégeant des données statistiques &#8212; trivialement, si on compte le nombre de transactions faites par un individu, on oblige les pirates à générer un grand nombre de comptes pour diffuser leur argent, ce qui complique déjà beaucoup la diffusion de la &#8220;fausse monnaie&#8221; sans laisser de trace visible pour les autorités) et qui permettront de détecter la majorité des fraudes. Quelques unes survivront ? Oui, tout comme il existe des faux monnayeurs. Mais il y aura toujours des contrôles, des chercheurs qui surveilleront le système et l&#8217;IRS qui débusquera les truands <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  L&#8217;important ici n&#8217;est pas d&#8217;avoir un système complétement inviolable &#8212; ce qui me semble en effet illusoire &#8211;, mais d&#8217;avoir un système dont les violations ne peuvent pas mettre en danger tout le système. Et ça, intégrer des contraintes strictes dans le design même, on sait assez bien faire. Ça limitera aussi l&#8217;utilisation qui est faisable légalement, oui, mais il ne s&#8217;agit pas de remplacer tous les modes de paiements, juste d&#8217;en ajouter un autre.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas grand chose à dire sur la &#8220;valeur universelle&#8221; du fichage (ou non). C&#8217;est un point de vue philosophique, domaine dans lequel je n&#8217;ai jamais été très à l&#8217;aise. Je crois que la question de la surveillance individuelle est plus complexe que l&#8217;habituelle simplification &#8220;fichier = 1984 = le Mal Absolu&#8221;. Les philosophes des Lumières ont conçu un modèle de liberté individuelle dans le cadre d&#8217;une société complétement différente de la notre, on leur fait parfois dire un peu ce qu&#8217;on veut, je trouve. Mais passons, je n&#8217;ai pas vraiment d&#8217;argument pour répondre à votre conviction.</p>
<p>Sur les modèles économiques, je ne vois toujours pas ce qui empêcherait un système de micro-paiements de s&#8217;instaurer en parallèle des systèmes existants ou qui se développent. Pour prendre un exemple concret, j&#8217;aime assez bien ce que j&#8217;ai peu lire d&#8217;Arrêt sur Image, mais pas au point de m&#8217;abonner. De temps en temps, je lirais bien un de leur papiers, parce que ponctuellement ça m&#8217;intéresse. Pour ce genre de choses, si je pouvais en deux clics dire &#8220;je paie quelques centimes pour lire cet article&#8221;, je serais prêt à le faire. Mais il ne faut pas que j&#8217;aie à passer du temps à m&#8217;inscrire sur leur site (@si, je connais assez pour y tomber fréquemment dessus, mais si c&#8217;est un autre site inconnu, je ne veux pas perdre 5 min à m&#8217;enregistrer), pas que je rentre mes détails bancaires à chaque fois, etc. (idéalement, j&#8217;aimerais aussi pouvoir revenir lire l&#8217;article autant de fois que je veux une fois acheté, mais c&#8217;est un peu un autre problème)</p>
<p>Je vous invite à aller feuilleter, dans un domaine lié et qui illustre mon point de vue, le site d&#8217;un expert en &#8220;usabilité&#8221; (cad rendre les sites web (et applications, aussi) le plus facile et agréable possible pour l&#8217;utilisateur) : <a href="http://www.useit.com/alertbox/" rel="nofollow">http://www.useit.com/alertbox/</a>. Il y a un certain nombre d&#8217;articles sur le thème de &#8220;qu&#8217;est-ce qui fait que les gens, bien qu&#8217;intéressés par un produit sur un site web, ne vont pas l&#8217;acheter&#8221;. Il met clairement en évidence l&#8217;énorme impact négatif que quelques clics en plus peuvent avoir. Et je crois qu&#8217;on est ici exactement dans ce cas.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : ramses</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-2291</link>
		<dc:creator>ramses</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 02:06:23 +0000</pubDate>
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		<description>@ Benjamin Bayart

Le problème de Moneo, c&#039;est l&#039;investissement en terminaux chez les commerçants et la difficulté de rechargement de la carte (actuellement en Agence, mais elle pourrait se faire depuis un Distributeur de billets).

L&#039;idée n&#039;est pas abandonnée, mais semble se reporter sur une nouvelle utilisation des téléphones portables... La carte SIM serait créditée par internet (c&#039;est le cas actuellement pour les communications avec cartes SIM de type &quot;Mobicarte&quot;) et les transactions s&#039;opèreraient sur le téléphone du bénéficiaire par Bluetooth selon le mode d&#039;envoi de carte de visite qui fonctionne sur les portables.

Une évolution des mentalités s&#039;impose quand même et prendra du temps... Certaines personnes âgées comptent encore en anciens Francs :)

Aux Etats-Unis, il n&#039;y a pratiquement plus de paiements en espèces et les billets de 100$ sont souvent refusés.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Benjamin Bayart</p>
<p>Le problème de Moneo, c&#8217;est l&#8217;investissement en terminaux chez les commerçants et la difficulté de rechargement de la carte (actuellement en Agence, mais elle pourrait se faire depuis un Distributeur de billets).</p>
<p>L&#8217;idée n&#8217;est pas abandonnée, mais semble se reporter sur une nouvelle utilisation des téléphones portables&#8230; La carte SIM serait créditée par internet (c&#8217;est le cas actuellement pour les communications avec cartes SIM de type &#8220;Mobicarte&#8221;) et les transactions s&#8217;opèreraient sur le téléphone du bénéficiaire par Bluetooth selon le mode d&#8217;envoi de carte de visite qui fonctionne sur les portables.</p>
<p>Une évolution des mentalités s&#8217;impose quand même et prendra du temps&#8230; Certaines personnes âgées comptent encore en anciens Francs <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Aux Etats-Unis, il n&#8217;y a pratiquement plus de paiements en espèces et les billets de 100$ sont souvent refusés.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Benjamin Bayart</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-2286</link>
		<dc:creator>Benjamin Bayart</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 23:27:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=391#comment-2286</guid>
		<description>@Rémi et ramses

On semble assez bien se rejoindre, mais je tiens à insister sur plusieurs points.

D&#039;abord sur l&#039;exemple de Monéo (pour ramses). Il est parfait cet exemple. Voilà bien un résultat inutilisable et inutilisé, d&#039;ailleurs. C&#039;est lent, c&#039;est lourd, c&#039;est pénible, je ne peux pas donner la pièce à mon neveau, bref, c&#039;est nul. Enfin, non, ce n&#039;est pas nul, il y a de bons éléments, mais le résultat global est trop pénible à utiliser, donc personne ne s&#039;en sert, au final.

Ensuite, sur la pièce de 1 centime. Elle coûte plus à produire que sa valeur faciale. Mais elle a une durée de vie. Relativement longue, d&#039;ailleurs. Elle servira, sans être refondue, dans quelques milliers de transaction. Elle a couté mettons 5 centimes à fabriquer, pour faire 10 euros de transaction. Vous voyez le truc? C&#039;est le prix de la transaction qui compte.

Ensuite, sur la nécessite de tracer. Cette monnaie électronique, qui permet les micro-paiements, il est très simple de s&#039;en servir pour faire de millions de transactions. Si elle est adoptée, il y aura des milliards de transactions par jour (songez à la fréquence à laquelle vous utilisez de l&#039;argent, pour le pain, le journal, le parc-mètre, etc). Du coup, je peux passer assez facilement quelques millions de transactions par jour, surtout sur de l&#039;international, sans que ça se voit. Et ça me permet de transporter, facilement, dans le bruit de fond, des milliards d&#039;euros. Trop dangereux. La recherche de mouvements nombreux formant un motif? On sait faire. Et on sait aussi produire des mouvements ne formant pas de motif détectable... tout simplement en utilisant le même outil (s&#039;il détecte un motif, ajouter un peu d&#039;aléatoire, basiquement).

Enfin, un point important, vraiment important. Quand je dis que, pour moi, il est effrayant de penser un monde où nous serions tous fichés, je me pose sur une valeur universelle. Je ne fais pas de sociologie-fiction. Nos descendants l&#039;accepteront peut-être. N&#039;empêche. Mes ancêtres trouvaient leur monde acceptable, je ne suis pas de leur avis. Quand les philosophes des lumières décrivaient la séparation des pouvoirs, il faisaient un voeu, et ils posaient une base: si on sort de ça, ça va dégénérer. Et l&#039;Histoire semble leur donner raison, à chaque fois qu&#039;on s&#039;en éloigne, ça tourne mal.

Le point que je soulève-là est, pour moi, de la même nature. Si on fiche les gens, alors ce sera forcément un monde pourri (Orwellien, disons, pour faire poli).

Sinon, pour ce qui est de l&#039;avenir de la presse sur le net, j&#039;en reviens à ma position de départ. Le métier de la presse va se scinder et se recomposer. Il y aura les lieux centraux d&#039;aggrégation de contenu, et c&#039;est le financement de ceux-ci qui pose question.

Les lieux plus singuliers sont faciles à traiter. Regardez, par exemple, le blog d&#039;Eolas. Je ne prend pas cet exemple au hasard: très fréquenté, il est trop gros, il ne rentre plus dans le modèle gratuit d&#039;hébergement. Mais relativement modeste, il peut être financé par un particulier. Mais Eolas ne vis pas de son blog. Certes. Il gagne des sous de son expertise, et c&#039;est son expertise qui rend le blog vivant.

Mais gardons ce modèle en tête: notre site singulier, s&#039;il rentre dans la catégorie professionnelle, c&#039;est qu&#039;il correspond à une vraie production de contenu, et d&#039;une contenu de qualité suffisante pour survivre. Alors:
- l&#039;auteur à forcément d&#039;autres sources de revenu (des piges, pour faire simple, mais ça peut se décliner) ;
- l&#039;auteur peut trouver des soutiens (le modèle de financement de ces artistes qui mettent leur musique en ligne, et disent que si ça nous à plu, on peut payer ici); 
- etc.

Bref, pour ces sites-là, le modèle économique existe déjà, avec pub, sans pub, avec dons, sans dons, tout existe. C&#039;est la taille au-dessus qui est délicate, faire vivre toute une rédaction, donc des salaires qui tombent tous les mois, y compris en aout quand il ne se passe rien. Ce sont de gros volumes, c&#039;est complexe. Là, il y a des modèles économiques à monter. Et à mon sens, la bonne idée est de chercher sur les deux critères que j&#039;indiquais, rendre acceptable le paiement (éthique, social, qu&#039;importe dans le fond), et rendre acceptable la répartition de la rémunération.

Moi, si on me certifie que c&#039;est pour mettre en CDI les précaires, et augmenter les salaires anormalement bas, je suis prêt à payer 3% de plus mes courses de tous les jours (et c&#039;est pas négligeable du tout, ça double quasiment la marge de la grande distribution). Mais voilà, ça ne marche pas comme ça. Alors je vais là où c&#039;est le moins cher, parce qu&#039;ils ne sont même pas plus malfaisants que les autres.

C&#039;est là que cette économie change de l&#039;ancienne: on est arrivé, par la finance, en concentrant le capital, en déshumanisant le marché, à faire ressentir l&#039;acte de payer comme une extorsion. Or il est possible, et tellement plus sain, de faire en sorte que cet acte soit un plaisir partagé.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Rémi et ramses</p>
<p>On semble assez bien se rejoindre, mais je tiens à insister sur plusieurs points.</p>
<p>D&#8217;abord sur l&#8217;exemple de Monéo (pour ramses). Il est parfait cet exemple. Voilà bien un résultat inutilisable et inutilisé, d&#8217;ailleurs. C&#8217;est lent, c&#8217;est lourd, c&#8217;est pénible, je ne peux pas donner la pièce à mon neveau, bref, c&#8217;est nul. Enfin, non, ce n&#8217;est pas nul, il y a de bons éléments, mais le résultat global est trop pénible à utiliser, donc personne ne s&#8217;en sert, au final.</p>
<p>Ensuite, sur la pièce de 1 centime. Elle coûte plus à produire que sa valeur faciale. Mais elle a une durée de vie. Relativement longue, d&#8217;ailleurs. Elle servira, sans être refondue, dans quelques milliers de transaction. Elle a couté mettons 5 centimes à fabriquer, pour faire 10 euros de transaction. Vous voyez le truc? C&#8217;est le prix de la transaction qui compte.</p>
<p>Ensuite, sur la nécessite de tracer. Cette monnaie électronique, qui permet les micro-paiements, il est très simple de s&#8217;en servir pour faire de millions de transactions. Si elle est adoptée, il y aura des milliards de transactions par jour (songez à la fréquence à laquelle vous utilisez de l&#8217;argent, pour le pain, le journal, le parc-mètre, etc). Du coup, je peux passer assez facilement quelques millions de transactions par jour, surtout sur de l&#8217;international, sans que ça se voit. Et ça me permet de transporter, facilement, dans le bruit de fond, des milliards d&#8217;euros. Trop dangereux. La recherche de mouvements nombreux formant un motif? On sait faire. Et on sait aussi produire des mouvements ne formant pas de motif détectable&#8230; tout simplement en utilisant le même outil (s&#8217;il détecte un motif, ajouter un peu d&#8217;aléatoire, basiquement).</p>
<p>Enfin, un point important, vraiment important. Quand je dis que, pour moi, il est effrayant de penser un monde où nous serions tous fichés, je me pose sur une valeur universelle. Je ne fais pas de sociologie-fiction. Nos descendants l&#8217;accepteront peut-être. N&#8217;empêche. Mes ancêtres trouvaient leur monde acceptable, je ne suis pas de leur avis. Quand les philosophes des lumières décrivaient la séparation des pouvoirs, il faisaient un voeu, et ils posaient une base: si on sort de ça, ça va dégénérer. Et l&#8217;Histoire semble leur donner raison, à chaque fois qu&#8217;on s&#8217;en éloigne, ça tourne mal.</p>
<p>Le point que je soulève-là est, pour moi, de la même nature. Si on fiche les gens, alors ce sera forcément un monde pourri (Orwellien, disons, pour faire poli).</p>
<p>Sinon, pour ce qui est de l&#8217;avenir de la presse sur le net, j&#8217;en reviens à ma position de départ. Le métier de la presse va se scinder et se recomposer. Il y aura les lieux centraux d&#8217;aggrégation de contenu, et c&#8217;est le financement de ceux-ci qui pose question.</p>
<p>Les lieux plus singuliers sont faciles à traiter. Regardez, par exemple, le blog d&#8217;Eolas. Je ne prend pas cet exemple au hasard: très fréquenté, il est trop gros, il ne rentre plus dans le modèle gratuit d&#8217;hébergement. Mais relativement modeste, il peut être financé par un particulier. Mais Eolas ne vis pas de son blog. Certes. Il gagne des sous de son expertise, et c&#8217;est son expertise qui rend le blog vivant.</p>
<p>Mais gardons ce modèle en tête: notre site singulier, s&#8217;il rentre dans la catégorie professionnelle, c&#8217;est qu&#8217;il correspond à une vraie production de contenu, et d&#8217;une contenu de qualité suffisante pour survivre. Alors:<br />
- l&#8217;auteur à forcément d&#8217;autres sources de revenu (des piges, pour faire simple, mais ça peut se décliner) ;<br />
- l&#8217;auteur peut trouver des soutiens (le modèle de financement de ces artistes qui mettent leur musique en ligne, et disent que si ça nous à plu, on peut payer ici);<br />
- etc.</p>
<p>Bref, pour ces sites-là, le modèle économique existe déjà, avec pub, sans pub, avec dons, sans dons, tout existe. C&#8217;est la taille au-dessus qui est délicate, faire vivre toute une rédaction, donc des salaires qui tombent tous les mois, y compris en aout quand il ne se passe rien. Ce sont de gros volumes, c&#8217;est complexe. Là, il y a des modèles économiques à monter. Et à mon sens, la bonne idée est de chercher sur les deux critères que j&#8217;indiquais, rendre acceptable le paiement (éthique, social, qu&#8217;importe dans le fond), et rendre acceptable la répartition de la rémunération.</p>
<p>Moi, si on me certifie que c&#8217;est pour mettre en CDI les précaires, et augmenter les salaires anormalement bas, je suis prêt à payer 3% de plus mes courses de tous les jours (et c&#8217;est pas négligeable du tout, ça double quasiment la marge de la grande distribution). Mais voilà, ça ne marche pas comme ça. Alors je vais là où c&#8217;est le moins cher, parce qu&#8217;ils ne sont même pas plus malfaisants que les autres.</p>
<p>C&#8217;est là que cette économie change de l&#8217;ancienne: on est arrivé, par la finance, en concentrant le capital, en déshumanisant le marché, à faire ressentir l&#8217;acte de payer comme une extorsion. Or il est possible, et tellement plus sain, de faire en sorte que cet acte soit un plaisir partagé.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Damien</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/17/halte-a-la-paranoia-bloguesque/#comment-2254</link>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 09:59:21 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=391#comment-2254</guid>
		<description>Chere Aliocha, 

vous ecrivez : &quot;On sait bien que la presse n’a qu’un impact modéré sur l’opinion&quot;. 

Avez-vous connaissance d&#039;une etude sur le sujet ? Non pas que je veuille vous prendre en defaut, mais plutot que la question m&#039;interesse. Un prejuge repandu me pousse a imaginer que la presse a un impact important sur l&#039;opinion ; mais me mefiant de mes propres prejuges, je suis curieux de savoir ce qu&#039;il en est reellement. 

Par ailleurs, il faudrait savoir de quelle presse on parle ... ecrite, radio, tele ?

Amicalement, 

Damien

&lt;strong&gt;Aliocha : Je n&#039;ai pas d&#039;autre étude que mon indice pifométrique ;) Mais pour moi la grande leçon récente reste la mobilisation de la presse en faveur du oui à la constitution européenne qui n&#039;a engendré qu&#039;un non chez les citoyens. Je me demande si l&#039;influence réelle de la presse pourrait être mesurée avec des outils fiables, j&#039;en doute un peu mais je ne suis pas scientifique. On peut aussi songer à ces hommes politiques pris au milieu de scandales révélés par la presse qui sont réélus triomphalement, au grand désespoir des journalistes qui se demandent à quoi ils servent...L&#039;influence voire la manipulation de l&#039;opinion est le grand fantasme des communiquants et peut-être le rêve arrogant de certains journalistes (souvenez-vous du soutien du Monde à Balladur qui s&#039;est traduit par la victoire de Chirac), mais je ne crois pas que ce soit une réalité. Philarete a parlé de cela dans le commentaire 10 de ce billet : http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication&lt;/strong&gt;/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chere Aliocha, </p>
<p>vous ecrivez : &#8220;On sait bien que la presse n’a qu’un impact modéré sur l’opinion&#8221;. </p>
<p>Avez-vous connaissance d&#8217;une etude sur le sujet ? Non pas que je veuille vous prendre en defaut, mais plutot que la question m&#8217;interesse. Un prejuge repandu me pousse a imaginer que la presse a un impact important sur l&#8217;opinion ; mais me mefiant de mes propres prejuges, je suis curieux de savoir ce qu&#8217;il en est reellement. </p>
<p>Par ailleurs, il faudrait savoir de quelle presse on parle &#8230; ecrite, radio, tele ?</p>
<p>Amicalement, </p>
<p>Damien</p>
<p><strong>Aliocha : Je n&#8217;ai pas d&#8217;autre étude que mon indice pifométrique <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  Mais pour moi la grande leçon récente reste la mobilisation de la presse en faveur du oui à la constitution européenne qui n&#8217;a engendré qu&#8217;un non chez les citoyens. Je me demande si l&#8217;influence réelle de la presse pourrait être mesurée avec des outils fiables, j&#8217;en doute un peu mais je ne suis pas scientifique. On peut aussi songer à ces hommes politiques pris au milieu de scandales révélés par la presse qui sont réélus triomphalement, au grand désespoir des journalistes qui se demandent à quoi ils servent&#8230;L&#8217;influence voire la manipulation de l&#8217;opinion est le grand fantasme des communiquants et peut-être le rêve arrogant de certains journalistes (souvenez-vous du soutien du Monde à Balladur qui s&#8217;est traduit par la victoire de Chirac), mais je ne crois pas que ce soit une réalité. Philarete a parlé de cela dans le commentaire 10 de ce billet : <a href="http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication" rel="nofollow">http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication</a></strong>/</p>
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