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	<title>Commentaires sur : Le joyeux monde de la communication</title>
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	<description>Chroniques journalistiques</description>
	<lastBuildDate>Fri, 25 Dec 2009 17:46:41 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : araok</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2138</link>
		<dc:creator>araok</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2008 22:44:00 +0000</pubDate>
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		<description>Chère Aliocha, vous écrivez en commentaire 12: 
&quot;Et si on y réfléchit 5 minutes, on s’aperçoit que dans une démocratie il ne faut surtout pas qu’on puisse contrôler ce qu’écrivent les médias car sinon, on entre dans un régime totalitaire&quot;. 
 Ma réflexion porte sur ce que je connais, à savoir l&#039;entreprise industrielle (notamment agro-alimentaire) confrontée à une crise. D&#039;accord c&#039;est un peu particulier mais le coté &quot;extrême&quot; permet de mesurer l&#039;importance de l&#039;impact médiatique. 
L&#039;entrée en crise est déterminante car en quelques heures un faux pas, une absence, une incapacité font risquer la disqualification immédiate. En 1990 Perrier et des traces de benzène: résultat Perrier racheté par Nestlé; En 2000 listéria dans les rillettes Coudray: résultat disparition de Coudray (200 licenciements) et graves difficultés pour la maison-mère (paul Prédault). Je peux continuer: incident nucléaire, naufrage Erika, panne informatique, Société générale... C&#039;est seulement pour souligner le risque que court une entreprise par rapport au risque du journaliste. Dés lors il ne faut pas s&#039;étonner que des &quot;guides de communication et une cellule de crise&quot; soient (ou devraient être) préparés. 
Communication ou information &quot;embedded&quot;?
Vous, journaliste, seriez-vous d&#039;accord pour aider les entreprises de votre secteur à mettre en place ces guides, au cas où? 
Merci pour votre blog.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chère Aliocha, vous écrivez en commentaire 12:<br />
&#8220;Et si on y réfléchit 5 minutes, on s’aperçoit que dans une démocratie il ne faut surtout pas qu’on puisse contrôler ce qu’écrivent les médias car sinon, on entre dans un régime totalitaire&#8221;.<br />
 Ma réflexion porte sur ce que je connais, à savoir l&#8217;entreprise industrielle (notamment agro-alimentaire) confrontée à une crise. D&#8217;accord c&#8217;est un peu particulier mais le coté &#8220;extrême&#8221; permet de mesurer l&#8217;importance de l&#8217;impact médiatique.<br />
L&#8217;entrée en crise est déterminante car en quelques heures un faux pas, une absence, une incapacité font risquer la disqualification immédiate. En 1990 Perrier et des traces de benzène: résultat Perrier racheté par Nestlé; En 2000 listéria dans les rillettes Coudray: résultat disparition de Coudray (200 licenciements) et graves difficultés pour la maison-mère (paul Prédault). Je peux continuer: incident nucléaire, naufrage Erika, panne informatique, Société générale&#8230; C&#8217;est seulement pour souligner le risque que court une entreprise par rapport au risque du journaliste. Dés lors il ne faut pas s&#8217;étonner que des &#8220;guides de communication et une cellule de crise&#8221; soient (ou devraient être) préparés.<br />
Communication ou information &#8220;embedded&#8221;?<br />
Vous, journaliste, seriez-vous d&#8217;accord pour aider les entreprises de votre secteur à mettre en place ces guides, au cas où?<br />
Merci pour votre blog.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : louis</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2085</link>
		<dc:creator>louis</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 22:00:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=368#comment-2085</guid>
		<description>@ aliocha, 
je ne souhaite pas faire l&#039;apologie de la corruption, ce que vous avez bien compris. 
mais il est fondamental d&#039;être aidé par des professionnels pour faire face aux médias. Il faut prendre en compte les habitudes de fonctionnement des rédactions leurs besoins leur limites et leurs contraintes. Puisqu&#039;on ne peut pas contrôler ce qu&#039;écrit un journaliste il faut contrôler ce qu&#039;on lui donne. (par exemple le verrouillage de la campagne d&#039;Obama, a été possible parceque les militants démocrates ont été beaucoup plus disciplinés que durant les campagnes précédentes)

&lt;strong&gt;Aliocha : j&#039;ai bien compris mais votre métaphore pouvait être utilement étirée de votre ressenti vers le mien. Et les mots que vous utilisez ici sont extrêmement évocateurs &quot;puisqu&#039;on ne peut pas contrôler ce qu&#039;écrit un journaliste&quot;, non, on ne le peut pas et c&#039;est heureux. Et si on y réfléchit 5 minutes, on s&#039;aperçoit que dans une démocratie il ne faut surtout pas qu&#039;on puisse contrôler ce qu&#039;écrivent les médias car sinon, on entre dans un régime totalitaire. Or, c&#039;est bien une forme de totalitarisme qu&#039;est en train d&#039;imposer en douceur la communication. Et le plus tranquillement du monde. En invoquant la nécessité que les journalistes, supposés stupides, n&#039;écrivent pas n&#039;importe quoi, en expliquant qu&#039;on ne veut que les aider à faire leur travail. Foutaises ! Je conçois qu&#039;il y ait des mauvais chez nous, et je sais qu&#039;un mauvais article peut faire mal. Mais la communication a beau jeu de faire peur aux clients en leur expliquant que les journalistes sont si dangereux qu&#039;il faut les côtoyer accompagnés, ne surtout rien leur dire et laisser faire les pros. Vous parlez de contrôler l&#039;information qu&#039;on nous donne. Je sais, mais sachez à votre tour qu&#039;on n&#039;en peut plus de cette info contrôlée, c&#039;est-à-dire vidée de son sens, et que le jour où on en aura assez, ça risque de faire mal. Je dis cela sans aucune animosité à votre endroit et même, je vous remercie de votre commentaire qui est intéressant. Simplement, j&#039;aimerais vous faire sentir ce qu&#039;il peut y avoir de discutable d&#039;un point de vue journalistique dans vos préoccupations, même si je les comprends car je me mets toujours à la place de ceux dont je parle quand j&#039;écris un article. La communication dérive. Nous sommes tous bac +5 aujourd&#039;hui et nous avons en face de nous des attachées de presse stupides qui nous sortent des âneries, voire qui nous mentent en niant des faits pourtant avérés. Aucun journaliste n&#039;est dupe et l&#039;agacement monte dans ma profession. Je vous le dis comme ça...&lt;/strong&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ aliocha,<br />
je ne souhaite pas faire l&#8217;apologie de la corruption, ce que vous avez bien compris.<br />
mais il est fondamental d&#8217;être aidé par des professionnels pour faire face aux médias. Il faut prendre en compte les habitudes de fonctionnement des rédactions leurs besoins leur limites et leurs contraintes. Puisqu&#8217;on ne peut pas contrôler ce qu&#8217;écrit un journaliste il faut contrôler ce qu&#8217;on lui donne. (par exemple le verrouillage de la campagne d&#8217;Obama, a été possible parceque les militants démocrates ont été beaucoup plus disciplinés que durant les campagnes précédentes)</p>
<p><strong>Aliocha : j&#8217;ai bien compris mais votre métaphore pouvait être utilement étirée de votre ressenti vers le mien. Et les mots que vous utilisez ici sont extrêmement évocateurs &#8220;puisqu&#8217;on ne peut pas contrôler ce qu&#8217;écrit un journaliste&#8221;, non, on ne le peut pas et c&#8217;est heureux. Et si on y réfléchit 5 minutes, on s&#8217;aperçoit que dans une démocratie il ne faut surtout pas qu&#8217;on puisse contrôler ce qu&#8217;écrivent les médias car sinon, on entre dans un régime totalitaire. Or, c&#8217;est bien une forme de totalitarisme qu&#8217;est en train d&#8217;imposer en douceur la communication. Et le plus tranquillement du monde. En invoquant la nécessité que les journalistes, supposés stupides, n&#8217;écrivent pas n&#8217;importe quoi, en expliquant qu&#8217;on ne veut que les aider à faire leur travail. Foutaises ! Je conçois qu&#8217;il y ait des mauvais chez nous, et je sais qu&#8217;un mauvais article peut faire mal. Mais la communication a beau jeu de faire peur aux clients en leur expliquant que les journalistes sont si dangereux qu&#8217;il faut les côtoyer accompagnés, ne surtout rien leur dire et laisser faire les pros. Vous parlez de contrôler l&#8217;information qu&#8217;on nous donne. Je sais, mais sachez à votre tour qu&#8217;on n&#8217;en peut plus de cette info contrôlée, c&#8217;est-à-dire vidée de son sens, et que le jour où on en aura assez, ça risque de faire mal. Je dis cela sans aucune animosité à votre endroit et même, je vous remercie de votre commentaire qui est intéressant. Simplement, j&#8217;aimerais vous faire sentir ce qu&#8217;il peut y avoir de discutable d&#8217;un point de vue journalistique dans vos préoccupations, même si je les comprends car je me mets toujours à la place de ceux dont je parle quand j&#8217;écris un article. La communication dérive. Nous sommes tous bac +5 aujourd&#8217;hui et nous avons en face de nous des attachées de presse stupides qui nous sortent des âneries, voire qui nous mentent en niant des faits pourtant avérés. Aucun journaliste n&#8217;est dupe et l&#8217;agacement monte dans ma profession. Je vous le dis comme ça&#8230;</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : louis</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2082</link>
		<dc:creator>louis</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 21:32:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=368#comment-2082</guid>
		<description>la communication est la prise en compte de l&#039;existence des médias par tous les métiers. Les cadres, les entreprises, les administations doivent être avertis des conséquence de la médiatisation de leurs décisions et se préparer en conséquence.
 Etant donné les dégats que peut causer un article ou une photo, prendre le risque d&#039;ignorer la communication c&#039;est manquer de professionnalisme. d&#039;ailleurs qui irait devant une cour d&#039;assises sans avocat ?

&lt;strong&gt;Aliocha : Et qui accepterait que l&#039;avocat mente à la Cour, lui propose des cadeaux pour l&#039;influencer, s&#039;immisce dans la salle des délibérés et finisse par lui expliquer que c&#039;est finalement lui qui va rédiger la décision à sa place ? Je n&#039;ai rien contre la communication en soi, je dis qu&#039;elle dérive et que la presse laisse faire.&lt;/strong&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>la communication est la prise en compte de l&#8217;existence des médias par tous les métiers. Les cadres, les entreprises, les administations doivent être avertis des conséquence de la médiatisation de leurs décisions et se préparer en conséquence.<br />
 Etant donné les dégats que peut causer un article ou une photo, prendre le risque d&#8217;ignorer la communication c&#8217;est manquer de professionnalisme. d&#8217;ailleurs qui irait devant une cour d&#8217;assises sans avocat ?</p>
<p><strong>Aliocha : Et qui accepterait que l&#8217;avocat mente à la Cour, lui propose des cadeaux pour l&#8217;influencer, s&#8217;immisce dans la salle des délibérés et finisse par lui expliquer que c&#8217;est finalement lui qui va rédiger la décision à sa place ? Je n&#8217;ai rien contre la communication en soi, je dis qu&#8217;elle dérive et que la presse laisse faire.</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Philarete</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2078</link>
		<dc:creator>Philarete</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 18:45:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=368#comment-2078</guid>
		<description>Encore un billet bien stimulant…

J&#039;apprécie que vous ne tombiez pas dans le fantasme de la toute-puissance de la com&#039;, qui consiste à croire que l&#039;on peut vraiment faire croire n&#039;importe quoi aux gens. Les premières victimes de ce fantasme sont, bien évidemment, les communicants eux-mêmes. Les autres sont ceux qui les prennent au mot, et en concluent que nous vivons désormais dans le monde de Big Brother: &quot;tous manipulés, tous consentants&quot;. C&#039;est ce qu&#039;on peut reprocher, d&#039;après moi, au livre par ailleurs fort percutant d&#039;Ignacio Ramonet, &lt;i&gt;La Tyrannie de la communication&lt;/i&gt;.

Hannah Arendt a analysé de façon exemplaire ce phénomène d&#039;auto-suggestion dans son essai « Du mensonge à la violence ». On a presque mal à le lire aujourd&#039;hui, tant ce qui fut écrit en 1969 paraît d&#039;une brûlante actualité. Arendt parle des documents, révélés par le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, qui témoignent de la façon dont le gouvernement américains avaient pris ses décisions concernant le Vietnam. Ce que montrent ces documents, remarque Arendt, c&#039;est que « l&#039;objectif primordial » poursuivi au Vietnam n&#039;était ni le pouvoir, ni le profit, mais « la formation d&#039;une image » — celle de la « plus grande puissance mondiale ». Je cite, c&#039;est trop beau:

&lt;i&gt;« Faire de la présentation d&#039;une certaine image la base de toute une politique — chercher, non pas la conquête du monde, mais à l&#039;emporter dans une bataille dont l&#039;enjeu est &quot;l&#039;esprit des gens&quot; — voilà bien quelque chose de nouveau dans cet immense amas de folies humaines enregistrées par l&#039;histoire. »&lt;/i&gt;

Le problème, dit Arendt, c&#039;est que les gens du Pentagone ont vraiment cru qu&#039;ils pouvaient le faire. Ils ont vraiment cru que les résultats sur le terrain n&#039;avaient pas d&#039;importance, qu&#039;on pouvait vraiment manipuler &quot;l&#039;esprit des gens&quot;, en appliquant des recettes publicitaires et en distillant des slogans et des communiqués mensongers. Ils ont ainsi fini par perdre totalement contact avec la réalité. Et c&#039;est ainsi, dit-elle, que « les trompeurs ont commencé par s&#039;illusionner eux-mêmes. » Ils avaient juste oublié que, dans un pays libre, on peut avoir accès à toutes les sources d&#039;information. Autrement dit, ils avaient notamment oublié l&#039;existence des journalistes.

J&#039;aimerais développer plus et mieux, voire tirer quelques conclusions pour le débat présent, mais le temps me manque. Et je suis déjà trop long.

&lt;strong&gt;Aliocha : Du tout, vous n&#039;êtes jamais trop long cher Philarete, nous avons besoin de références pour raisonner et souvent ces références me manquent. Que les trompeurs s&#039;illusionnent eux-mêmes, c&#039;est exactement ce que nous constatons au quotidien, nous les journalistes. Exemple, il y a quelques années, j&#039;ai traité l&#039;affaire Enron. Je me souviens à l&#039;époque d&#039;avoir eu des empoignades terribles avec l&#039;un des protagonistes du dossier. Ses proches me disaient qu&#039;il hurlait dans les couloirs que les journalistes étaient des imbéciles quand il lisait mes articles. Simplement parce que je refusais d&#039;écrire ce qu&#039;il me disait. Des années plus tard il est venu me voir et m&#039;a dit un peu piteux : &quot;j&#039;ai relu vos articles, vous aviez raison, mais à l&#039;époque, ce que vous écriviez, on ne voulait pas l&#039;entendre&quot;. La communication dérape me semble-t-il d&#039;un objectif louable consistant à exprimer le plus clairement possible un message, vers celui, beaucoup plus contestable, de donner la meilleure image possible. En d&#039;autres termes vers le marketing pur. Mais ce n&#039;est pas le plus grave. Dans son livre sur &quot;Journalisme et démocratie&quot; Géraldine Muhlmann montre que le journaliste au fond a pour mission de partager l&#039;information détenue par quelques uns avec le plus grand nombre. Certains y voient un rôle essentiel en démocratie dans la possibilité de faire vivre le débat (Kant), d&#039;ouvrir les lieux de savoir et de pouvoir (Foucault), d&#039;autres n&#039;y voient qu&#039;une vulgarisation insupportable (Le Bon et sa haine des foules), une manipulation des puissants (Chomsky), une allégeance au public (Bourdieu)etc. (et sous toutes réserves vous êtes plus savant que moi en philosophie et ces résumés vous paraîtront sans doute hardis). Bref, il me semble que le fait que la communication se soit intercalée entre le message originel et nous modifie la donne. Le message n&#039;est plus délivré à l&#039;état pur et transformé par nous mais déjà digéré, enjolivé, poli avant de nous être transmis. De même, avec le développement de la communication, nous n&#039;allons plus à la recherche de l&#039;information, nous sommes submergés par elle. Voilà à mon avis qui change énormément de choses. Et si on met cela en perspective avec Internet qui rend ces données accessibles à tous, alors là, c&#039;est le grand vertige...&lt;/strong&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Encore un billet bien stimulant…</p>
<p>J&#8217;apprécie que vous ne tombiez pas dans le fantasme de la toute-puissance de la com&#8217;, qui consiste à croire que l&#8217;on peut vraiment faire croire n&#8217;importe quoi aux gens. Les premières victimes de ce fantasme sont, bien évidemment, les communicants eux-mêmes. Les autres sont ceux qui les prennent au mot, et en concluent que nous vivons désormais dans le monde de Big Brother: &#8220;tous manipulés, tous consentants&#8221;. C&#8217;est ce qu&#8217;on peut reprocher, d&#8217;après moi, au livre par ailleurs fort percutant d&#8217;Ignacio Ramonet, <i>La Tyrannie de la communication</i>.</p>
<p>Hannah Arendt a analysé de façon exemplaire ce phénomène d&#8217;auto-suggestion dans son essai « Du mensonge à la violence ». On a presque mal à le lire aujourd&#8217;hui, tant ce qui fut écrit en 1969 paraît d&#8217;une brûlante actualité. Arendt parle des documents, révélés par le <i>New York Times</i>, qui témoignent de la façon dont le gouvernement américains avaient pris ses décisions concernant le Vietnam. Ce que montrent ces documents, remarque Arendt, c&#8217;est que « l&#8217;objectif primordial » poursuivi au Vietnam n&#8217;était ni le pouvoir, ni le profit, mais « la formation d&#8217;une image » — celle de la « plus grande puissance mondiale ». Je cite, c&#8217;est trop beau:</p>
<p><i>« Faire de la présentation d&#8217;une certaine image la base de toute une politique — chercher, non pas la conquête du monde, mais à l&#8217;emporter dans une bataille dont l&#8217;enjeu est &#8220;l&#8217;esprit des gens&#8221; — voilà bien quelque chose de nouveau dans cet immense amas de folies humaines enregistrées par l&#8217;histoire. »</i></p>
<p>Le problème, dit Arendt, c&#8217;est que les gens du Pentagone ont vraiment cru qu&#8217;ils pouvaient le faire. Ils ont vraiment cru que les résultats sur le terrain n&#8217;avaient pas d&#8217;importance, qu&#8217;on pouvait vraiment manipuler &#8220;l&#8217;esprit des gens&#8221;, en appliquant des recettes publicitaires et en distillant des slogans et des communiqués mensongers. Ils ont ainsi fini par perdre totalement contact avec la réalité. Et c&#8217;est ainsi, dit-elle, que « les trompeurs ont commencé par s&#8217;illusionner eux-mêmes. » Ils avaient juste oublié que, dans un pays libre, on peut avoir accès à toutes les sources d&#8217;information. Autrement dit, ils avaient notamment oublié l&#8217;existence des journalistes.</p>
<p>J&#8217;aimerais développer plus et mieux, voire tirer quelques conclusions pour le débat présent, mais le temps me manque. Et je suis déjà trop long.</p>
<p><strong>Aliocha : Du tout, vous n&#8217;êtes jamais trop long cher Philarete, nous avons besoin de références pour raisonner et souvent ces références me manquent. Que les trompeurs s&#8217;illusionnent eux-mêmes, c&#8217;est exactement ce que nous constatons au quotidien, nous les journalistes. Exemple, il y a quelques années, j&#8217;ai traité l&#8217;affaire Enron. Je me souviens à l&#8217;époque d&#8217;avoir eu des empoignades terribles avec l&#8217;un des protagonistes du dossier. Ses proches me disaient qu&#8217;il hurlait dans les couloirs que les journalistes étaient des imbéciles quand il lisait mes articles. Simplement parce que je refusais d&#8217;écrire ce qu&#8217;il me disait. Des années plus tard il est venu me voir et m&#8217;a dit un peu piteux : &#8220;j&#8217;ai relu vos articles, vous aviez raison, mais à l&#8217;époque, ce que vous écriviez, on ne voulait pas l&#8217;entendre&#8221;. La communication dérape me semble-t-il d&#8217;un objectif louable consistant à exprimer le plus clairement possible un message, vers celui, beaucoup plus contestable, de donner la meilleure image possible. En d&#8217;autres termes vers le marketing pur. Mais ce n&#8217;est pas le plus grave. Dans son livre sur &#8220;Journalisme et démocratie&#8221; Géraldine Muhlmann montre que le journaliste au fond a pour mission de partager l&#8217;information détenue par quelques uns avec le plus grand nombre. Certains y voient un rôle essentiel en démocratie dans la possibilité de faire vivre le débat (Kant), d&#8217;ouvrir les lieux de savoir et de pouvoir (Foucault), d&#8217;autres n&#8217;y voient qu&#8217;une vulgarisation insupportable (Le Bon et sa haine des foules), une manipulation des puissants (Chomsky), une allégeance au public (Bourdieu)etc. (et sous toutes réserves vous êtes plus savant que moi en philosophie et ces résumés vous paraîtront sans doute hardis). Bref, il me semble que le fait que la communication se soit intercalée entre le message originel et nous modifie la donne. Le message n&#8217;est plus délivré à l&#8217;état pur et transformé par nous mais déjà digéré, enjolivé, poli avant de nous être transmis. De même, avec le développement de la communication, nous n&#8217;allons plus à la recherche de l&#8217;information, nous sommes submergés par elle. Voilà à mon avis qui change énormément de choses. Et si on met cela en perspective avec Internet qui rend ces données accessibles à tous, alors là, c&#8217;est le grand vertige&#8230;</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Zythom</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2062</link>
		<dc:creator>Zythom</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 12:04:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=368#comment-2062</guid>
		<description>Bonjour Aliocha,

Comment faites-vous pour choisir l&#039;information que vous allez relayer (ou analyser) dans vos articles?
Faites-vous un filtrage personnel pour proposer ensuite un sujet à un comité rédactionnel (qui lui même reçoit son propre flot d&#039;information)? Ou bien est-ce votre rédacteur en chef qui vous demande de plancher sur tel ou tel sujet?

Dernière question: la com&#039;, malgré son côté publicitaire, est-elle une source d&#039;information pour vous, malgré tout?

&lt;strong&gt;Aliocha : On choisit les sujets en fonction de l&#039;actualité et de leur intérêt. Les idées viennent de tout le monde, journaliste, chef de rubrique, rédacteur en chef. Ensuite on trie et on hiérarchise. Les sujets peuvent être inspirés par les communiqués de presse. Tous ne sont pas stupides et puis il faut bien qu&#039;à l&#039;ère de la communication les gens informent la presse de ce qu&#039;ils font. A nous d&#039;en évaluer l&#039;intérêt puis ensuite d&#039;étudier le sujet en démèlant ce qui est du marketing de ce qui présente un vrai contenu informatif. Un peu comme un démaquillage.Que les gens soient tentés de valoriser leurs actions et leurs projets, c&#039;est normal. Ce que je stigmatise c&#039;est la généralisation de ce type de procédés et surtout l&#039;aplomb grandissant des comuniquants qui ne jouent plus le jeu et refusent qu&#039;on écrive autre chose que ce qu&#039;ils ont décidé. Ils opèrent un véritable contrôle de l&#039;information, entraînent les gens qu&#039;ils nous font rencontrer à ne rien dire que de la langue de bois etc. C&#039;est une véritable guerre. Après tout, on ne peut pas leur en vouloir de faire leur métier, sauf quand ils mentent effrontément. En revanche, je voudrais montrer que la lutte commence à devenir franchement inégale entre eux et nous les journalistes. La presse n&#039;a plus d&#039;argent, c&#039;est entendu et quand on n&#039;est pas indépendant financièrement on ne peut pas être indépendant moralement. C&#039;est pourquoi je ne vois qu&#039;une solution qui ne coûte rien et pourrait rétablir le rapport de force : une déontologie, obligatoire et sanctionnée. Moins pour la sanction, il ne faut pas se leurrer, on n&#039;atteindra pas le risque zéro et bien des dérapages seront indétectables.Mais je pense qu&#039;on amorcera une spirale vertueuse et qu&#039;on y gagnera en poids symbolique. Or, il y a beaucoup de symboles dans le métier de journaliste, c&#039;est même cela que nous avons plus que jamais à offrir. Je dis plus que jamais parce que je crois qu&#039;au fond on n&#039;a jamais eu autant besoin des journalistes pour trier le bon grain de l&#039;ivraie dans cette avalanche d&#039;informations marketing. Encore faut-il qu&#039;on le fasse en ayant des raisons objectives à opposer à tous ceux qui souhaitent nous en empêcher&lt;/strong&gt;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Aliocha,</p>
<p>Comment faites-vous pour choisir l&#8217;information que vous allez relayer (ou analyser) dans vos articles?<br />
Faites-vous un filtrage personnel pour proposer ensuite un sujet à un comité rédactionnel (qui lui même reçoit son propre flot d&#8217;information)? Ou bien est-ce votre rédacteur en chef qui vous demande de plancher sur tel ou tel sujet?</p>
<p>Dernière question: la com&#8217;, malgré son côté publicitaire, est-elle une source d&#8217;information pour vous, malgré tout?</p>
<p><strong>Aliocha : On choisit les sujets en fonction de l&#8217;actualité et de leur intérêt. Les idées viennent de tout le monde, journaliste, chef de rubrique, rédacteur en chef. Ensuite on trie et on hiérarchise. Les sujets peuvent être inspirés par les communiqués de presse. Tous ne sont pas stupides et puis il faut bien qu&#8217;à l&#8217;ère de la communication les gens informent la presse de ce qu&#8217;ils font. A nous d&#8217;en évaluer l&#8217;intérêt puis ensuite d&#8217;étudier le sujet en démèlant ce qui est du marketing de ce qui présente un vrai contenu informatif. Un peu comme un démaquillage.Que les gens soient tentés de valoriser leurs actions et leurs projets, c&#8217;est normal. Ce que je stigmatise c&#8217;est la généralisation de ce type de procédés et surtout l&#8217;aplomb grandissant des comuniquants qui ne jouent plus le jeu et refusent qu&#8217;on écrive autre chose que ce qu&#8217;ils ont décidé. Ils opèrent un véritable contrôle de l&#8217;information, entraînent les gens qu&#8217;ils nous font rencontrer à ne rien dire que de la langue de bois etc. C&#8217;est une véritable guerre. Après tout, on ne peut pas leur en vouloir de faire leur métier, sauf quand ils mentent effrontément. En revanche, je voudrais montrer que la lutte commence à devenir franchement inégale entre eux et nous les journalistes. La presse n&#8217;a plus d&#8217;argent, c&#8217;est entendu et quand on n&#8217;est pas indépendant financièrement on ne peut pas être indépendant moralement. C&#8217;est pourquoi je ne vois qu&#8217;une solution qui ne coûte rien et pourrait rétablir le rapport de force : une déontologie, obligatoire et sanctionnée. Moins pour la sanction, il ne faut pas se leurrer, on n&#8217;atteindra pas le risque zéro et bien des dérapages seront indétectables.Mais je pense qu&#8217;on amorcera une spirale vertueuse et qu&#8217;on y gagnera en poids symbolique. Or, il y a beaucoup de symboles dans le métier de journaliste, c&#8217;est même cela que nous avons plus que jamais à offrir. Je dis plus que jamais parce que je crois qu&#8217;au fond on n&#8217;a jamais eu autant besoin des journalistes pour trier le bon grain de l&#8217;ivraie dans cette avalanche d&#8217;informations marketing. Encore faut-il qu&#8217;on le fasse en ayant des raisons objectives à opposer à tous ceux qui souhaitent nous en empêcher</strong>.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : prof</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2059</link>
		<dc:creator>prof</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 10:18:27 +0000</pubDate>
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		<description>Et oui la com&#039; fait sont travail dans la sphère privée autant que publique. Les journalistes ont la lourde tâche de vérifier, trier, recouper, analyser. Ou est le problème? N&#039;est-ce pas justement que les communiqués de presse ou les opérations de com&#039; se retrouvent sans filtre dans la presse sans travail journalistique, sans distanciation? Et je suis désolé de devoir vous le dire mais le champion toute catégorie dans ce domaine est pour moi le JDD qui a une capacité à relayer la com&#039; gouvernementale proprement honteuse.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et oui la com&#8217; fait sont travail dans la sphère privée autant que publique. Les journalistes ont la lourde tâche de vérifier, trier, recouper, analyser. Ou est le problème? N&#8217;est-ce pas justement que les communiqués de presse ou les opérations de com&#8217; se retrouvent sans filtre dans la presse sans travail journalistique, sans distanciation? Et je suis désolé de devoir vous le dire mais le champion toute catégorie dans ce domaine est pour moi le JDD qui a une capacité à relayer la com&#8217; gouvernementale proprement honteuse.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Par : Oeildusage</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2058</link>
		<dc:creator>Oeildusage</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 10:17:58 +0000</pubDate>
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		<description>Elle est belle ma salade, elle est belle...
Finalement le monde de la Com&#039; c&#039;est un pittoresque souk au puces !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est belle ma salade, elle est belle&#8230;<br />
Finalement le monde de la Com&#8217; c&#8217;est un pittoresque souk au puces !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Oeildusage</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2056</link>
		<dc:creator>Oeildusage</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 10:10:27 +0000</pubDate>
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		<description>Tiens j&#039;ai une petite anecdote concernant la Com&#039; : je viens de proposer à la mairie de ma commune un projet pédagogique concernant &quot;l&#039;éducation à l&#039;environnement&quot;. Le projet a semble-t-il séduit et convaincu les élus de ma commune et un service de la mairie a été désigné pour mettre en place le projet. Ce service est... le service communication ! 
(c&#039;est sùr, c&#039;est porteur les belles photos du maire et de son équipe au milieu des enfants en pleine nature :))</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tiens j&#8217;ai une petite anecdote concernant la Com&#8217; : je viens de proposer à la mairie de ma commune un projet pédagogique concernant &#8220;l&#8217;éducation à l&#8217;environnement&#8221;. Le projet a semble-t-il séduit et convaincu les élus de ma commune et un service de la mairie a été désigné pour mettre en place le projet. Ce service est&#8230; le service communication !<br />
(c&#8217;est sùr, c&#8217;est porteur les belles photos du maire et de son équipe au milieu des enfants en pleine nature <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> )</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Par : Vonric</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2055</link>
		<dc:creator>Vonric</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 09:49:59 +0000</pubDate>
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		<description>Communication? N&#039;est ce pas le mot moderne pour &quot;propagande&quot; ?

Tiens au fait j&#039;ai vu Luc Chatel ce matin sur TV5 Monde.... c&#039;est pas possible cette maladie du gouvernement de refuser de prononcer le mot recession... Le journaliste lui demande si on est en recession. Réponse: on ne peut pas qualifier la situation si simplement... blablabla... je rappelle que sur l&#039;année on est en croissance... blablabla... Mais &quot;#¤%&amp;/ est ce qu&#039;on ne peut pas leur dire une fois pour toute de dire si OUI ou NON ils foutent du monde en faisant de la com? On ne demande pas si on est en recession, car ON Y EST. C&#039;est la definition: 2 trimestres consecutifs de decroissance. Et inutile de refuser le mot en prenant l&#039;exemple de l&#039;année... pourquoi ne pas dire qu&#039;on n&#039;a jamais jamais connut de recession parce qu&#039;en 10, 100, 1000 ans la richesse a progressé ? Pfff tout est une question de referentiel!

Alors qu&#039;il serait plus simple de dire: &quot;oui, on est en recession ; comme l&#039;Allemagne ; comme la Grande Bretagne. Mais voila ce que le gouvernement va faire pour relancer la machine...etc&quot;. Arrgh ca m&#039;énerve cette langue de bois, j&#039;ai envie de foutre des baffes.

Mais pourquoi on n&#039;a pas en France un Jeremy Paxman qui n&#039;a pas hésité a poser 12 fois la meme question au leader du party conservateur au Royaume Uni parce que ce dernier était évasif...?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Communication? N&#8217;est ce pas le mot moderne pour &#8220;propagande&#8221; ?</p>
<p>Tiens au fait j&#8217;ai vu Luc Chatel ce matin sur TV5 Monde&#8230;. c&#8217;est pas possible cette maladie du gouvernement de refuser de prononcer le mot recession&#8230; Le journaliste lui demande si on est en recession. Réponse: on ne peut pas qualifier la situation si simplement&#8230; blablabla&#8230; je rappelle que sur l&#8217;année on est en croissance&#8230; blablabla&#8230; Mais &#8220;#¤%&amp;/ est ce qu&#8217;on ne peut pas leur dire une fois pour toute de dire si OUI ou NON ils foutent du monde en faisant de la com? On ne demande pas si on est en recession, car ON Y EST. C&#8217;est la definition: 2 trimestres consecutifs de decroissance. Et inutile de refuser le mot en prenant l&#8217;exemple de l&#8217;année&#8230; pourquoi ne pas dire qu&#8217;on n&#8217;a jamais jamais connut de recession parce qu&#8217;en 10, 100, 1000 ans la richesse a progressé ? Pfff tout est une question de referentiel!</p>
<p>Alors qu&#8217;il serait plus simple de dire: &#8220;oui, on est en recession ; comme l&#8217;Allemagne ; comme la Grande Bretagne. Mais voila ce que le gouvernement va faire pour relancer la machine&#8230;etc&#8221;. Arrgh ca m&#8217;énerve cette langue de bois, j&#8217;ai envie de foutre des baffes.</p>
<p>Mais pourquoi on n&#8217;a pas en France un Jeremy Paxman qui n&#8217;a pas hésité a poser 12 fois la meme question au leader du party conservateur au Royaume Uni parce que ce dernier était évasif&#8230;?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Parayre</title>
		<link>http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/11/13/le-joyeux-monde-de-la-communication/#comment-2054</link>
		<dc:creator>Parayre</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 07:38:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://laplumedaliocha.wordpress.com/?p=368#comment-2054</guid>
		<description>Et la communication gouvernementale? Les médias y ont, sans s&#039;interroger, cédé ces derniers jours en traitant/relayant/diffusant/accréditant l&#039;interpellation et le placement en garde à vue d&#039;individus qualifiés &quot;d&#039;ultra-gauchistes&quot; par le ministère de l&#039;intérieur...

Dès l&#039;info/com connue, aucun quotidien national ou local ne s&#039;est posé de question sur la nature juridique de l&#039;enquête diligentée, sur la notion d&#039;acte terroriste au sens du code pénal et donc sur l&#039;applicabilité au cas d&#039;espèce des règles dérogatoires au droit commun 

Or, aux termes des articles 421-1 et suivants du code pénal, les infractions de destructions constituent des actes de terrorisme lorsqu&#039;elles sont intentionnellement commises en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l&#039;ordre public par l&#039;intimidation ou la terreur.

Quelques réserves sur le &quot;trouble grave&quot;, &quot;l&#039;intimidation&quot; et la &quot;terreur&quot; n&#039;auraient-elles pas été opportunes?

Comme écrivait l&#039;autre, &quot;il faut savoir douter où il faut, se soumettre où il faut, croire où il faut...&quot;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et la communication gouvernementale? Les médias y ont, sans s&#8217;interroger, cédé ces derniers jours en traitant/relayant/diffusant/accréditant l&#8217;interpellation et le placement en garde à vue d&#8217;individus qualifiés &#8220;d&#8217;ultra-gauchistes&#8221; par le ministère de l&#8217;intérieur&#8230;</p>
<p>Dès l&#8217;info/com connue, aucun quotidien national ou local ne s&#8217;est posé de question sur la nature juridique de l&#8217;enquête diligentée, sur la notion d&#8217;acte terroriste au sens du code pénal et donc sur l&#8217;applicabilité au cas d&#8217;espèce des règles dérogatoires au droit commun </p>
<p>Or, aux termes des articles 421-1 et suivants du code pénal, les infractions de destructions constituent des actes de terrorisme lorsqu&#8217;elles sont intentionnellement commises en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l&#8217;ordre public par l&#8217;intimidation ou la terreur.</p>
<p>Quelques réserves sur le &#8220;trouble grave&#8221;, &#8220;l&#8217;intimidation&#8221; et la &#8220;terreur&#8221; n&#8217;auraient-elles pas été opportunes?</p>
<p>Comme écrivait l&#8217;autre, &#8220;il faut savoir douter où il faut, se soumettre où il faut, croire où il faut&#8230;&#8221;</p>
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